Gallus gallus domesticus

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Articles principaux : Gallus gallus et Gallus (genre).

Poule, coq, poulet

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Coq Gaulois doré

Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Aves
Ordre Galliformes
Famille Phasianidae
Genre Gallus
Espèce Gallus gallus

Sous-espèce

Gallus gallus domesticus
(Linnaeus, 1758)

La poule (femelle) ou coq (mâle) ou encore poulet domestique (Gallus gallus domesticus) est une sous-espèce d'oiseau de l'ordre des Galliformes. Cet oiseau est élevé à la fois pour sa chair, pour ses œufs, pour le combat et parfois pour ses plumes. Il existe de nombreuses races principalement issues de la domestication d'une espèce sauvage particulière, le Coq doré. Il s'agit de l'espèce d'oiseaux dont la population est la plus importante avec environ 52 milliards d'individus sur Terre[1].

Noms désignant les représentants de l'espèce[modifier | modifier le code]

Détail de la tête d'une poule

Le mâle de la poule est le coq. Un jeune est appelé poussin et un pré-adulte mâle est appelé coquelet puis devient poulet ; un poulet femelle est une poulette. Un jeune coq châtré pour que sa chair soit plus tendre est un chapon. Autrefois on pratiquait également l'ablation des ovaires sur des poulettes destinées à devenir des poulardes. De nos jours il s'agit seulement de poulettes qui n'ont pas encore pondu, et qu'on engraisse de la même manière que les chapons. Chapons et poulardes sont plus corpulents et ont une chair plus grasse que leurs équivalents non castrés.

Répartition[modifier | modifier le code]

Cette sous-espèce, bien que d'origine tropicale, a une répartition géographique très large, due à l'action de l'Homme. Elle s'adapte à une multitude de milieux, si l'on excepte les hautes latitudes, au-delà du cercle polaire, où les jours sont trop courts en hiver. Les yeux des poules ne leur permettent pas de voir la nuit (absence de bâtonnets), ce qui en fait un animal diurne exclusivement.

Biologie[modifier | modifier le code]

La poule est un animal terrestre et nidifuge.

C'est un animal adapté à la course (trois doigts posés au sol), et volant peu.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Le maïs est un aliment de base pour les poules.

Une poule pondeuse adulte mange entre 100 et 150 grammes de provende par jour soit environ 45 kg/an[2], en sachant qu'elle mange plus en hiver qu'en été pour résister au froid, et que les besoins augmentent aussi pendant la période de mue. Lorsque les poules mangent moins à cause de la chaleur, il est conseillé de leur donner des aliments plus concentrés pour qu'elles aient un apport suffisant en éléments nutritifs malgré la diminution de leur consommation.

Idéalement, les volailles doivent avoir libre accès à la nourriture et à l'eau et peuvent en consommer autant qu’elles le désirent. En général, elles se contentent de la quantité nécessaire à la satisfaction de leurs besoins nutritifs. À défaut, deux repas par jour sont recommandés[3].

L'oiseau est omnivore. Son alimentation se compose généralement de :

  • céréales : grains de maïs (jusqu'à 65 % de l'alimentation quotidienne), millet (jusqu’à 45 %), blé (jusqu’à 35 %), son de blé, riz, orge (jusqu’à 15 %), seigle, avoine (jusqu’à 10 %, l'avoine favorise la couvaison). Toutes ces graines peuvent être germées pour améliorer leurs qualités nutritives,
  • oléagineux : tourteaux de soja (jusqu’à 30 %), Colza, lin, tournesol (jusqu’à 10 %),
  • protéagineux : pois, lupin (jusqu’à 10 %), lentilles,
  • insectes,
  • invertébrés du sol : vers, limaces, escargots,
  • divers minéraux comme  :
    • le calcium qui a une grande importance dans le processus de fabrication de la coquille des œufs (environ 4 grammes de calcium par jour est nécessaire pour la formation de la coquille). Il peut être ajouté sous forme de pierre de chaux, de produits transformés comme le phosphate bicalcique, de coquilles d’huîtres ou autres mollusques. On peut aussi utiliser des coquilles d’œufs à condition de les piler finement puis les mélanger au blé ou au maïs pour éviter que les poules ne prennent l'habitude de manger leurs œufs. Les volailles en croissance ont besoin de 0,9 % de calcium dans leur aliment alors que les poules en ponte ont besoin de 3-4 % de calcium.
    • Le soufre présent dans la moutarde et le colza, est indispensable aux poules pondeuses.

Les minéraux peuvent être fournis de façon précise sous forme de granulés disponibles dans le commerce ou sous forme plus aléatoire à partir de divers fruits, légumes, feuilles et graines d'herbacées tels que : sarrasin, oseille, navets, salades, choux, épinards, orties, topinambours, betterave, pomme de terre, sarclages des jardins,

  • petits cailloux qui servent au broyage des aliments dans le gésier après avoir été imbibé de mucus dans le jabot.
  • et de l'eau propre.
  • Pour les poussins et les jeunes poulets, on donne un supplément de phosphore et de calcium sous forme de farine d’os ou de poudre d’os cuite à la vapeur.

NB : L'apport de graines de lin à l'alimentation des poules permet d'augmenter la teneur en oméga 3 des œufs.

Attention, l'excès de sel est dangereux pour les volailles. Il faut donc veiller à ne pas leur donner trop de restes de fromages, charcuteries et autres aliments salés.

On peut également préparer des pâtées. Ainsi le poulet de Bresse (seul poulet AOC) est nourri pendant ses deux dernières semaines uniquement de farine de maïs blanc délayé dans du lait et il est abreuvé au lait et petit lait, ce qui contribue à l'engraisser et lui donner une chair blanche.

Les aviculteurs considèrent qu'il faut 4 kg de céréales pour produire 1 kg de poulet[4].

Reproduction[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Appareil reproducteur (oiseau).

La poule atteint l'âge adulte et pond (même en l'absence d'un coq) à partir de l'âge de cinq à neuf mois (selon les races). Animal ovipare, ses œufs correspondent à des ovules non fécondés. L'œuf ne peut bien sûr être fécondé que s'il y a présence d'un coq, donnant naissance à des petits poussins. En aviculture, il est conseillé pour obtenir un bon résultat de fécondation d'avoir un bon cheptel : un coq pour dix poules en races légères, un coq pour huit poules en races moyennes et un coq pour six poules en races lourdes.

Dans son aire d'origine, elle pond toute l'année, les saisons n'étant pas marquées. Dans les zones tempérées, elle cesse de pondre quand les jours raccourcissent (d'août à décembre) et recommence quand les jours rallongent car l'hormone déclenchant l'ovulation n'est produite qu'après au moins dix heures d'exposition de la poule à la lumière (notion de photopériode). Dans ce cas, le lendemain matin, un jaune d'œuf est libéré dans l'oviducte où il s'entoure d'albumen (le blanc), puis la coquille est fabriquée dans l'utérus en seize à dix-neuf heures. Les séries de ponte sont fonction des séquences d'ovulation et d'ovoposition (acte de pondre et de placer ses œufs dans un endroit particulier)[5].

La poule pond un œuf par jour ou un tous les deux jours (en moyenne un œuf tous les 26 heures, soit cent à trois cents œufs par an selon les races et l'âge). Chaque année, la poule diminue sa ponte de vingt à trente pour cent, jusqu'à épuisement des ovocytes (ménopause, vers 7-9 ans)[6].

Les œufs sont pondus dans des nids grossièrement bâtis. Ils sont de couleurs variées selon les races de poules pondeuses. Les consommateurs urbains achètent certaines couleurs : œufs roux en Europe, blancs aux États-Unis, par exemple ; cela procède d'un préjugé fortement ancré socialement.

Une fois que huit à douze œufs sont déposés dans le nid, la poule change de comportement. Elle se met à glousser et se déplume au niveau du bréchet, le tout étant déterminé par une augmentation du taux de progestérone. Les œufs sont alors incubés : la poule se lève une fois par jour pour s'alimenter et prendre un bain de terre ; elle retourne régulièrement les œufs (indispensable au développement harmonieux du fœtus). Le développement embryonnaire s'effectue au cours d'une période d'incubation pendant laquelle l'œuf est maintenu à une température aux alentours de 38-39 °C. C'est l'objet de la couvaison assurée naturellement par la poule ou artificiellement, par un incubateur artificiel. Au départ de la couvaison, la poule diffuse beaucoup de chaleur, mais vers la fin, elle chauffe moins les œufs, le métabolisme des poussins prenant le relais. La couvée arrive à terme de façon parfaitement synchrone, et il y a communication[Comment ?] entre les poussins prêts à éclore (il faut dix-neuf à vingt-et-un jours, selon les races et la taille).

Les poussins sont élevés d'un mois et demi à trois mois selon les races. Les jeunes s'emplument progressivement. Lorsque le taux de progestérone baisse chez la mère, et qu'elle va recommencer à pondre, elle rejette les jeunes, qui vivent alors en fratrie jusqu'à l'âge adulte.

Longévité[modifier | modifier le code]

Si la longévité de la poule peut atteindre dix-huit ans, les nombreuses maladies et sa mauvaise santé ne lui permettent que rarement de vivre plus de douze ans. La ménopause survient vers 7-9 ans, lorsque les ovocytes de l'ovaire unique (le gauche) sont épuisés.

Dimorphisme sexuel[modifier | modifier le code]

Coq Phoenix doré avec ses poules

Le coq se distingue de la poule par sa taille plus importante, par une crête rouge vif sur la tête et ses barbillons plus développés, par ses ergots, par les coloris plus éclatants de son plumage et par sa queue en panache de plumes. Il se distingue aussi par son cri, le « cocorico ».

La combativité naturelle des coqs est mise à profit pour organiser des combats. Cette tradition fut très vivace dans le Nord de la France, où elle peut encore être observée, et en Belgique, où elle est désormais interdite. Elle perdure également dans le sud-est asiatique ainsi qu'en Amérique latine.

À la suite de dérèglements hormonaux, une poule ménopausée peut prendre partiellement les caractères sexuels secondaires du coq.

Communication[modifier | modifier le code]

Article connexe : Coq#Chant et transcriptions.
Article détaillé : Vocalisation des oiseaux.

La poule cagnette, caquette (quand elle pond), claquette, cloque (quand elle parle à ses poussins dans l'œuf), clousse (quand elle couve), crételle, glousse (quand elle converse avec ses congénères). Il lui arrive même, rarement, de chanter comme un coq.

Le poussin pépie, piaille, piaule. Son cri est appelé le pépiement.

Le coq se distingue aussi par son cri, le « cocorico » dont la transcription phonétique varie selon les langues (cock a doodle do en anglais, quiquiriqui en espagnol, kokeriko en espéranto, etc.). Le chant du coq est inné, il n'est pas appris.

« Cocorico » est utilisé par certains Français pour manifester leur chauvinisme, probablement parce que ce cri est interprété comme une manifestation d'orgueil de la part du coq, mais surtout parce que le coq gaulois est l'emblème du pays.

Organisation sociale[modifier | modifier le code]

Dans une basse-cour, les poules sont clairement rangées par ordre de priorité pour la nourriture, les perchoirs, les partenaires sexuels ; généralement, la hiérarchie de dominance est linéaire : elle comporte un animal A qui domine tous les autres, un animal B qui les domine tous sauf l'animal A, etc.

De la même manière, une hiérarchie de dominance règne au sein des coqs.

Les poules sont dotées d'une intelligence assez développée. Par exemple, elles sont capables de reconnaître individuellement chacune des poules du poulaillers, même sur photographie[7].

Elles sont également dotées d'empathie. Une étude britannique en 2011 montre que les poules sont sensibles aux souffrances de leurs semblables (augmentation de leur rythme cardiaque et de leurs gloussements lorsqu'elles sont en présence de leurs poussins dont les plumes sont ébouriffées par des souffles d'air)[8].

Captivité[modifier | modifier le code]

En poulailler : protéger l'animal du vent et de la pluie ; compter au minimum un mètre carré pour deux poules. Le poulailler doit comporter perchoirs, nids (caisses stables remplies de foin ou paille), abreuvoirs.

En liberté : une poule revient toujours dormir au même endroit si elle s'y sent bien : abritée, au calme, disposant d'un haut perchoir.

Systématique[modifier | modifier le code]

Histoire de la domestication[modifier | modifier le code]

Le poussin est le petit de la poule. Dans les élevages, le poussin industriel tend partout à remplacer le poussin naturellement couvé par la mère.

Différents types de volailles sauvages sont apparus sur chaque continent : le tétras en Europe, la pintade en Afrique, la dinde en Amérique et le coq doré en Asie. C'est cette dernière espèce qui a donné lieu à la première domestication probablement en Nouvelle-Guinée ou en Asie du sud il y a entre 7 000 et 4 000 ans av. J.-C.. Puis sa forme domestique s'est diffusée dans le monde entier pour la production de viande et d'œufs, si on se base sur le fait que le mot pour désigner le poulet domestique — *manuk — appartient à la langue reconstituée proto-austronésienne. Les poules, avec les chiens et les cochons, faisaient partie des animaux domestiques de la culture Lapita, la première culture néolithique de l'Océanie.

Grâce au commerce antique et aux mouvements de populations, les poules ont atteint tous les continents.

Les premières représentations de poules en Europe se trouvent sur les céramiques corinthiennes du VIIe siècle av. J.-C.

Dans la Grèce antique, les poules étaient rares et constituaient une nourriture de luxe. Il semble que Délos ait été un centre d'élevage du poulet.

Sur l'île de Pâques, les poules n'ont été introduites par les navigateurs polynésiens que vers le XIIe siècle, et elles y étaient le seul animal domestique. Elles étaient logées dans des poulaillers de pierre particulièrement solides.

De même, les poules Araucana (qui pondent des œufs à coquille bleue) sont arrivées en Amérique bien avant l'explorateur Christophe Colomb. Elles y ont été introduites par les Polynésiens, selon une étude génétique publiée dans les Annales de l'Académie nationale des Sciences.

Génétique[modifier | modifier le code]

Le 9 décembre 2004, la revue scientifique Nature a annoncé qu'une équipe internationale de 170 chercheurs est parvenue à établir le séquençage du génome de la poule. C'est le premier génome d'oiseau séquencé.

Les espèces proches (faisan, caille) produisent toutes des hybrides stériles. Les espèces du genre Gallus produisent peu d'hybrides fertiles.

Elle serait issue des sous-espèces du coq doré, ainsi que d'autres sous-espèces disparues, car :

  • la diversité génétique des races domestiques ne peut être justifiée seulement par la descendance des seules sous-espèces encore présentes à l'état sauvage ; cela a été prouvé récemment par les progrès de la recherche en génétique ;
  • la présence d'un gène issu d'hybridation avec Gallus sonneratii, découvert par des chercheurs européens (dont une Française, Mme Tixier-Boichard), ayant transmis le caractère héréditaire récessif (W*Y) « peau jaune » à plusieurs races domestiques, est inexistante dans les populations sauvages du coq doré[9].

Races de poules[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des races de poules.

Il existe plus de 200 grandes races de poules (dont 45 françaises), de forme, de taille et de couleur diverses et autant de races naines.

Article détaillé : Races de poules françaises.
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Élevage[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Aviculture et poussin de un jour.
Quatre œufs de poules

Traditionnellement, l'élevage se faisait en basse-cour. Dès le Moyen Âge, chaque ferme ou même chaque maison villageoise avait un poulailler qui fournissait des œufs pour la consommation familiale et pour la vente au marché, ce qui permettait un revenu régulier même avec un effectif très réduit. La gestion du poulailler était le domaine des femmes et des enfants.

L'élevage industriel utilise le plus souvent des cages disposées en batteries ou au sol, dans des poulaillers. Le législateur a dû intervenir pour réglementer l'espace vital des poules en batterie. Pour sa part, le Conseil de l'Union européenne a pris la directive 1999/74/CE qui impose que les cages aménagées offrent une surface minimale de 750 cm² par animal (contre 500 cm² auparavant). Cette directive entre en application en novembre 2011.

Pour stimuler la ponte, l'accouveur joue sur l'éclairage dont la durée quotidienne est progressivement augmentée pour atteindre jusqu'à seize heures en période de ponte.

La France est le plus gros producteur européen avec 790 millions de poulets élevés chaque année. L'INRA constatait en 2004 que 75 % à 90 % des poulets claudiquaient, dont 26 % à 30 % « sévèrement ». Selon le Canard enchaîné du 26 juillet 2006, qui rapporte ces chiffres, ils passent près de 90 % de temps couchés faute d'espace (contre 60 à 70 % dans les années 1980), ce qui entraîne des déformations des pattes.

(voir aussi bien-être animal)

Importance économique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Volaille.

Les œufs de poule sont de loin les plus consommés des œufs mis sur le marché.

Un coquelet est un poulet qui est abattu à un poids inférieur à un kilogramme (alors que le poids d'un poulet standard peut varier de 1,5 à 2,5 kg et plus).

Élevage industriel de poules pondeuses issues de Leghorn « type américain »
Évolution de la production mondiale de poulet d'après la FAO[10], (en millions de têtes par année)
1964 1969 1974 1979 1984 1989 1994 1999 2004
4 228 4 986 5 801 6 922 8 275 10 285 12 535 13 689 16 365
La production de volaille mondiale de 2004[11]
(en milliers de tonnes)
Rang Pays Production Rang Pays Production
1 Drapeau des États-Unis États-Unis 15 536 11 Drapeau de la Russie Russie 1 060
2 Drapeau de la République populaire de Chine Chine 9 475 12 Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud 973
3 Drapeau du Brésil Brésil 8 668 13 Drapeau du Canada Canada 950
4 Drapeau du Mexique Mexique 2 250 14 Drapeau de la Turquie Turquie 940
5 Drapeau de l'Inde Inde 1 650 15 Drapeau de l’Argentine Argentine 885
6 Drapeau de l'Espagne Espagne 1 268 16 Drapeau de la Thaïlande Thaïlande 878
7 Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 1 242 17 Drapeau de la Malaisie Malaisie 825
8 Drapeau du Japon Japon 1 241 18 Drapeau de l'Iran Iran 820
9 Drapeau de la France France 1 135 -
10 Drapeau de l'Indonésie Indonésie 1 100 -

Poules de race pondeuse, à chair, d'ornement ou mixte[modifier | modifier le code]

Poule gâtinaise
Poule nègre-soie variété blanche
Coq Crèvecœur

On choisit une race de poules en fonction de l'usage qu'on souhaite en faire. En effet, il existes des races :

  • couveuses comme la Nègre-soie qui est aussi une poule d’ornement,
  • à chair comme la cou-nu, la Géline de Touraine, la Houdan, la Crèvecoeur, la Dorking, la Faverolles, la poule du Sussex. La majorité des poulets de chair qu'on trouve dans le commerce est produite à partir de variétés développées par l'industrie avicole. Elles sont le plus souvent issues de croisement sélectionnés entre les variétés "Combattant indien" et "White Rock" (connus sous le nom de "Cornish x Rock hybrids")[12]. Le coq peut peser jusqu'à 5,5 kg et la poule 4 kg. Les variétés anciennes atteignent leur maturité tard, (8 mois et plus) alors que les souches de poulet industriel sont sélectionnées pour leur croissance rapide, ce qui permet d'abattre les poulets entre quarante et quatre-vingt-dix jours après leur naissance, selon le mode de production (élevage industriel ou traditionnel). Les races à chair sont plus lourdes et volent moins que les légères, elles n'ont donc pas besoin d'une clôture très haute. 1,5 m de haut suffit. Elles donnent peu d'œufs mais peuvent couver.
  • mixtes ou "à deux fins” : races disposant de plusieurs de ces qualités, la Gâtinaise (race ancienne au plumage blanc élevée pour sa chair et pour ses œufs) ou la poule du Sussex (bonne pondeuse et chair à peau blanche très appréciée).

En hiver, les poules pondent moins voire pas du tout. Pour assurer une petite production d’œufs durant cette période froide, on peut opter pour une poule réputée bonne pondeuse l’hiver, telles que la poule d’Alsace, la géline de Touraine, la gâtinaise ou la Faverolles.

Mode d'élevage[modifier | modifier le code]

Il existe différents modes d'élevages[13] :

  • L'élevage en batterie, c'est-à-dire en cages. 80 %[Quand ?] des poules en Europe et en France sont élevées de cette manière. Les normes en vigueur en Europe depuis le 1er janvier 2012, concernent l'espace dont doivent disposer les poules dans la cage : 750 cm2 (ou environ 30 cm sur 25 cm) d'espace dans les cages par poule, contre respectivement 550 cm2 (ou environ 22 cm sur 25 cm) auparavant. Néanmoins, environ 30 % des éleveurs ne sont pas encore aux normes[14]. En Suisse, ce mode d'élevage est interdit depuis 1991, et en Allemagne depuis 2010.
  • L'élevage au sol. Les poules ne sont pas en cage et peuvent se déplacer, mais elles restent à l'intérieur.
  • L'élevage en plein air. Les poules peuvent sortir à l'extérieur durant la journée. Dans le cadre d'une agriculture biologique, elles ont encore plus d'espace pour s'ébattre et une alimentation adaptée.

Production d'œufs[modifier | modifier le code]

Grâce au séquençage du génome du coq Bankiva, dernier ancêtre sauvage des poules domestiques, on a trouvé une mutation du récepteur de l'hormone thyréostimuline. Cette mutation a libéré la poule de sa dépendance (pour la reproduction et de ponte) à la durée du cycle jour-nuit. Cette mutation semble dater de plusieurs milliers d'années et elle a permis aux poules domestiques de pondre presque toute l'année, ou toute l'année quand on les éclaire artificiellement[15].

Statistiques de production[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

En France [16],[17]

En 2010 :

  • 43 160 000 poules pondeuses d’œufs de consommation
  • 8 150 000 poules pondeuses d’œufs à couver
  • 124 249 000 poulets de chair (y compris coqs et coquelets)
  • 17 353 000 poulettes
  • Le nombre moyen de poules par exploitation est de 21 580.

En 2008 :

  • Nombre d'œufs de poules de consommation : 11 857 745 000 (près de 12 milliards)

dont

    • 363 077 000 œufs bio (3 % de la production française)
    • 520 573 000 œufs non bio issus d'élevages au sol (soit 4,4 %)
    • 1 135 094 000 œufs non bio, élevages en plein air (9,6 %)
    • 9 839 001 000 œufs non bio, élevages en cage (soit près de 83 % de la production française)

Plus de 80 % de la production française en œufs provenait d'élevages en batteries.

  • Nombre d’œufs de poules à couver: 1 422 674 000
  • Âge de mise en place des poulettes : 18 semaines
  • Taux de mortalité en période de ponte : entre 5 et 12 %
  • Âge d'abattage des poules de ponte : de 68 à 74 semaines [18]

Marquage des œufs[modifier | modifier le code]

En Europe, un code est obligatoirement imprimé sur la coquille des œufs.

Un œuf allemand issu de l'agriculture biologique, reconnaissable au premier chiffre, « 0 », suivi de « DE » pour Deutsch.
  • Le premier chiffre désigne le mode d’élevage :
    • 0 pour les œufs issus de l’agriculture biologique ;
    • 1 pour les œufs issus de poules élevées en plein air ;
    • 2 pour les œufs issus de poules élevées au sol ;
    • 3 pour les œufs issus de poules élevées en cage, ou élevage en batterie.
  • Les 2 lettres qui suivent correspondent au code du pays :
    • FR pour la France,
    • BE pour la Belgique,
    • CH pour la Suisse,
    • DE pour l'Allemagne,
    • etc.
  • Les derniers caractères identifient le numéro du producteur (et donc le lieu de production) et éventuellement, en sus, le numéro du pondoir.

Maladies[modifier | modifier le code]

Le poulet est sensible à de nombreuses maladies, dont à la grippe aviaire hautement pathogène (H5N1 notamment).

Mais aussi la salmonellose, transmissible à l'homme, la coccidiose, qui ne l'est pas, et de nombreux autres virus mortels. En général, une poule malade a peu de chances de survivre, donc mieux vaut prévenir, par l'hygiène et une alimentation saine.

Culture[modifier | modifier le code]

Symbolique[modifier | modifier le code]

Symbolisme du coq[modifier | modifier le code]

  • Dans la symbolique occidentale le coq est associé à la vigueur, au courage, à la vaillance, à la fierté et à la prétention.
  • Le terme de coq a donné son nom à cocktail, mélange de boissons de diverses couleurs.
  • Le coq gaulois est le symbole national de la France. Ceci est dû à un habile jeu de mots, car coq se disait gallus, en latin et la Gaule se disait Gallia. C'est à la Renaissance que le gallinacé, symbole religieux d'espoir et de foi au Moyen Âge, est associé à l'idée de nation ; les effigies des rois sont souvent accompagnées d'un coq. Ce dernier ornait également des monnaies, des uniformes et il figure toujours sur la grille de l'Élysée. Bien qu'il ne soit plus reconnu comme emblème officiel par la République française, il l'est bel et bien dans l'imaginaire collectif.
  • Le coq est également l'emblème de deux entités fédérées de Belgique : la Communauté française de Belgique et la Région wallonne. Afin de se distinguer du coq gaulois qui est statique, le coq wallon lève une patte.
  • Dans la symbolique chrétienne, le coq est associé au Christ : tel le coq qui annonce une nouvelle journée, le Christ annonce une nouvelle ère.
  • Dans la symbolique du bouddhisme tibétain, le coq représente l'avidité.
  • Au Japon, le coq est lié aux Toriis.

Symbolisme de la poule[modifier | modifier le code]

  • Dans la symbolique occidentale, la poule est associée à la fécondité, la maternité et l'instinct maternel. L'origine de cette symbolique réside dans le fait que la poule peut pondre un œuf chaque jour, qu'elle les couve éventuellement avec assiduité et qu'elle porte une très grande attention à ses poussins.
  • En France, traditionnellement, à Pâques, c'est la poule qui est associée aux œufs dans l'imagerie populaire et non le lapin de Pâques comme dans les pays anglo-saxons[19].

Expressions[modifier | modifier le code]

Expressions avec la poule[modifier | modifier le code]

  • Une poule : prosaïquement, une prostituée ou plus familièrement, une petite amie.
  • Une poule de luxe (péjoratif) : courtisane, maîtresse.
  • Une poule mouillée : individu craintif.
  • la poule aux œufs d'or : source de richesse inépuisable (d'après la légende d'une poule qui pondait tous les jours un œuf en or). Tuer la poule aux œufs d'or : en référence à La Fontaine, gâcher une fortune à venir pour un profit immédiat.
  • Être une mère-poule/Être un père ou un papa poule : être très maternante/être très couvant, parents excessivement protecteurs.
  • Avoir la chair de poule : au propre, horripilation, au figuré, avoir peur (provient de la similitude d'aspect que prend la peau humaine quand elle a froid, avec la peau d'une poule qui vient d'être plumée).
  • Avoir la bouche en cul de poule : mimique caractérisée par un arrondissement des lèvres, parfois pour montrer le dédain.
  • Quand les poules auront des dents : se dit quand un évènement n'est pas près de se réaliser, par extension : jamais. En tchèque, l'expression devient Quand le coq pondra des œufs.
  • Pied-de-poule : type précis de petit motif géométrique sur des tissages (en plus grand : pied de coq).
  • La poule-au-pot : plat à base de poulet cuit à l'eau dans une marmite, et dont le roi Henri IV voulait que chacun puisse profiter au moins une fois par semaine.
  • Ça roule, ma poule : Expression paronymique populaire qui dénote une certaine forme d'affection ou d'amitié, et qui signifie tout simplement que tout va bien.
  • La poule est la meilleure solution que les œufs ont trouvé pour se reproduire : réponse humoristique à la question de savoir qui de la poule ou de l'œuf a donné naissance à l'autre.
  • Un nid-de-poule : trou dans la chaussée, par référence au trou creusé par la poule non pour pondre mais pour se poudrer de sable et éliminer ses parasites[21].
  • Cul de poule : récipient hémisphérique utilisé en cuisine.
  • En tchèque, le mot slepice qui signifie poule est couramment utilisé pour désigner les commères qui passent leur temps à médire dans le dos des autres ou à discuter entre elles sur des sujets futiles.
  • Être comme une poule qui a trouvé un couteau : perplexe, comme devant un objet dont on ignore l'usage.
  • Un Lait de poule : est une boisson à base de lait, de crème, de sucre et de jaune d'œuf.
  • Se lever et se coucher avec les poules : se lever tôt et se coucher tôt.
  • Une cage à poule : appartement de petite taille, dans un grand ensemble immobilier.

Expressions avec poulet, poulette, cocotte[modifier | modifier le code]

  • Les poulets : surnom courant donné aux policiers.
  • Ma poulette : termes affectueux désignant un petit enfant
  • En parlant aux enfants, on utilise souvent le mot cocotte (poule) pour parler affectueusement.

La poule dans la culture[modifier | modifier le code]

Contes et Légende[modifier | modifier le code]

Poules de fiction[modifier | modifier le code]

Ginette la Poule, dans les Babibouchettes.

Jeux[modifier | modifier le code]

  • Poule ou coq était un jeu enfantin, qui consistait à parier sur sa forme finale avant de dénuder une tige de graminée d'un coup sec.
  • Poule renard vipère est un jeu collectif par équipes. Le but des renards est d'attraper les poules, celui des poules de manger les vipères et les vipères doivent attraper les renards.

Livres[modifier | modifier le code]

  • La Petite Poule rousse, livre pour enfants de Pierre Delye et Cécile Hudrisier. Ed. Didier Jeunesse, 2007.
  • Les P'tites Poules est une série de livres pour les enfants écrite par Christian Jolibois et Christian Heinrich et publiée aux éditions Pocket Jeunesse.
  • La Petite Poule rousse, un conte traditionnel russe.

Films d'animation[modifier | modifier le code]

Arts[modifier | modifier le code]

Musique :

  • Jean-Philippe Rameau a composé un célèbre morceau pour piano intitulé La Poule, publié dans son Troisième livre de pièces de clavecin (« Nouvelles suites »), parmi les suites en Sol (1728).
  • Modeste Moussorgski est pour sa part l'auteur de La Cabane de Baba-Yaga sur des pattes de poule, 9e « tableau » des Tableaux d'une exposition, d'après la toilé éponyme de Victor Hartmann (1874).

Sculpture :

Objets :

  • La poule couveuse est une forme souvent reprise pour la fabrication de soupières ou de terrines dont une corbeille forme le récipient et la poule le couvercle.
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Utilisation culinaire[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sur le site Fréquence Terre
  2. Fiche technique Poule pondeuse.
  3. L'élevage des poules à petite échelle.
  4. Bruno Parmentier, directeur de l'École supérieure d'agriculture, auteur de l'ouvrage "Nourrir l'humanité : Les grands problèmes de l'agriculture mondiale au XXIe siècle" - Éditions La Découverte/Poche - 2009 et dans le documentaire "Vers un crash alimentaire."
  5. Bernard Sauveur, Michel de Reviers, Reproduction des volailles et production d'œufs, Éditions Quae,‎ 1988, p. 51-52
  6. Pierre Mongin, Physiologie de la formation de la coquille de l'oeuf chez les oiseaux : rôle de l'équilibre acido-basique, P. Mongin,‎ 1969, p. 6
  7. Réponse de René Zayan, professeur d'éthologie, à la cinquième question de l'émission Les P'tits Bateaux du 18 juillet 2010 sur France Inter.
  8. (en) J. L. Edgar & coll, « Avian maternal response to chick distress », Proceedings of the Royal Society,‎ 9 mars 2011 (DOI 10.1098/rspb.2010.2701)
  9. (source : La Revue avicole, no 1683, janv.-février 2009)
  10. Archives des séries statistiques de production (interrogation par production, produit : poule, pays et années - FAO
  11. (de) Handelsblatt - Die Welt in Zahlen (2005)
  12. Raising Chickens For Dummies Par Kimberly Willis,Rob Ludlow
  13. [1]
  14. http://www.30millionsdamis.fr/acces-special/actualites/detail/article/3975-un-avenir-meilleur-pour-les-poules-pondeuses.html
  15. La poule mutée, dans Pour la Science,no 391, mai 2010, p. 7.
  16. http://agreste.agriculture.gouv.fr/thematiques_7/productions_animales_84/volailles_oeufs_lapins_equides_94/index.html
  17. http://agreste.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf_aviculture2010T12-2.pdf
  18. http://www.l214.com/oeufs-poules-pondeuses
  19. Qui apporte les œufs de Pâques ?
  20. [PDF]Les gallinacés, Sources littéraires et symbolique
  21. Cécile Schmitt, Mes poules et moi, Rustica Editions,‎ 2012, p. 36

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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