Thyréostimuline
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La thyréostimuline, ou thyréotropine, en anglais TSH (thyroid-stimulating hormone), est une hormone qui est sécrétée par l'anté-hypophyse. Son rôle est de stimuler et de régir la sécrétion d'hormones thyroïdiennes.
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Thyréostimuline chez l'homme [modifier]
Structure [modifier]
C'est une glycoprotéine de 28kDa formée de deux sous-unités alpha de 96 acides aminés et d'une sous-unité beta de 110 acides aminés. La sous-unité alpha est non spécifique à la TSH, elle est en effet la même que pour la FSH, la LH et la HCG. Tandis que la sous-unité beta est spécifique de la TSH.
Sécrétion [modifier]
La sécrétion de la TSH est régulée par des mécanismes complexes où dominent l'action de la TRH hypothalamique (Thyreotropin Releasing Hormone) qui stimule la synthèse et la sécrétion, les hormones thyroïdiennes qui agissent par le biais d'un rétro-contrôle négatif.
D'autre part, la sécrétion de la TSH est modulée négativement par les corticostéroïdes. La sécrétion basale et la réponse de TSH sous TRH est diminuée en présence de dopamine et somatostatine et augmentée en présence d'œstrogènes.
Action [modifier]
L'action principale de la TSH se situe au niveau de la glande thyroïde où elle facilite toutes les étapes conduisant à la sécrétion des hormones thyroïdiennes ainsi que la croissance et le développement de la glande.
Il existe en outre des récepteurs à la TSH sur les fibroblastes de la peau, du cœur et des muscles oculaires.
Durant la grossesse, la hCG a une action "TSH-like" (similaire à celle de la TSH) directe sur la glande thyroïde.
Thyréostimuline chez les vertébrés [modifier]
Grâce au séquençage du génome du coq Bankiva, dernier ancêtre sauvage des poules domestiques, on a trouvé une mutation du récepteur de l'hormone thyréostimuline[1] Cette mutation a libéré la poule de sa dépendance (pour la reproduction et la ponte) à la durée du cycle jour-nuit. Cette mutation semble dater de plusieurs milliers d'années et elle a permis aux poules domestiques de pondre presque toute l'année, ou toute l'année quand on les éclaire artificiellement[1].
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
Bibliographie [modifier]
Notes [modifier]
- Pour la Science, n° 391, Mai 2010 ; Brève intitulée "La poule mutée", page 7.