Ovaire (anatomie)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ovaire.
Appareil reproducteur interne de la femme

Les ovaires sont les gonades femelles, où sont produits les ovules. Les ovaires sont au nombre de deux et font partie de l'appareil reproducteur interne des femelles ; ce sont les homologues des testicules mâles.

Fonctions[modifier | modifier le code]

Coupe d'un ovaire au microscope

Leur fonction première est la production des ovocytes. Ils font également partie du système endocrinien par la synthèse des hormones sexuelles.

Production des ovules[modifier | modifier le code]

La maturation de l'ovocyte, gouvernée par FSH, a lieu chaque mois à partir de la puberté et se déroule tout au long d'un cycle au sein du follicule ovarien pour aboutir à l'ovulation, déclenchée par LH. À ce moment l'ovocyte quittera l'ovaire pour rejoindre l'ampoule, située dans les trompes, et y être éventuellement fécondé.

Fonction hormonale[modifier | modifier le code]

Les ovaires font également partie du système endocrinien par la synthèse des hormones sexuelles : en particulier les œstrogènes et progestérone mais aussi de petites quantités de testostérone. Cette production hormonale est contrôlée par LH et FSH d'origine hypophysaire.

Anatomie[modifier | modifier le code]

La plupart des oiseaux n'ont qu'un seul ovaire en fonction ; les serpents en ont deux, l'un en face de l'autre.
Les mammifères (dont la femme) possèdent deux ovaires situées de chaque côté de l’utérus et la paroi du bassin. L'ovaire est le seul organe posé dans la cavité péritonéale sans être recouvert de péritoine; il est dit intra-péritonéal "vrai".
La région périphérique de l'ovaire se nomme le cortex ovarien, tandis que la région centrale correspond à la médullaire; c'est dans cette dernière que vont circuler les nerfs et les vaisseaux.

Morphologie[modifier | modifier le code]

La forme des ovaires rappelle celle d’une amande en deux fois plus gros.

  1. Poids d'environ 10 grammes.
  2. 4 cm de long, 2 cm de large, et 1 cm d'épaisseur.
  3. Deux faces : une médiale, une latérale.
  4. Deux bords : supérieure libre et inférieure mésovarique portant le hile ovarien.
  5. Deux extrémités : antérieure (utérine) et postérieure (tubaire), l'extrémité postérieure se situant plus cranialement.
  6. Couleur : blanc nacré.
  7. Surface : marquée par des sillons, cicatrices d'ovulations, et par des saillies, correspondant aux follicules ovariens.

Moyens de fixité[modifier | modifier le code]

  1. Ligament propre de l'ovaire tendu entre la corne utérine et l'extrémité utérine de l'ovaire.
  2. Ligament suspenseur, attachant l'extrémité tubaire de l'ovaire au rétropéritoine (niveau L2)
  3. Ligament infundibulo-ovarique tendu entre l'extrémité tubaire de l'ovaire et le pavillon de la trompe.
  4. Le péritoine, formant le mésovarium, adhérant au bord inférieur (mésovarique) de l'ovaire. Par ce mésovarium passent les éléments vasculaires et nerveux.

L'ovaire est un organe qui reste cependant très mobile, pouvant basculer en fonction de l'état de réplétion rectale, vésicale, mais aussi utérine (utérus gravide).

Rapports[modifier | modifier le code]

  • Face médiale : cachée par la trompe utérine et le mésosalpinx.
  • Face latérale : répond à la paroi pelvienne (os coxal, muscle obturateur interne et muscle élévateur de l'anus), aux axes vasculaires iliaques, et à l'uretère.
  • Bord antérieur : en rapport avec le ligament large.
  • Bord postérieur : répond à l'uretère et, en fonction de la position, aux anses grêles, ou à droite au cæco-appendice et à gauche au sigmoïde.

La position de l'ovaire varie entre la femme nullipare et multipare. Dans le premier cas, l'ovaire est situé dans la fossette ovarienne (de Krausse) limitée par les vaisseaux iliaques externes en haut, iliaques internes en arrière, et le ligament large en bas. Chez une femme multipare, l'ovaire est dans la fossette sous-ovarienne, limitée en avant par l'artère iliaque interne et l'uretère, en arrière par la paroi pelvienne, et en bas par le pli recto utérin.

Vascularisation[modifier | modifier le code]

L'artère utérine, branche de l'artère iliaque interne, donne, à la jonction utérus-trompe, une branche tubaire et une branche ovarienne. L'artère ovarienne, naissant de l'aorte au niveau L2/L3, accompagne le ligament suspenseur de l'ovaire pour donner ensuite une branche ovarienne et une branche tubaire à proximité de l'ovaire. Les branches tubaires et ovariennes provenant de ces deux artères sont ensuite anastomosées entre elles.

Réseau anastomosé autour de l'ovaire, naissant dans le hile, et se drainant des deux côtés, vers la veine ovarienne et la veine (ou plexus) utérine. La veine ovarienne se jette dans la veine cave caudale à droite et dans la veine rénale à gauche.

Sont satellites des éléments veineux, et se drainent en direction des régions lombaires et iliaques externes.

Pathologies ovariennes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Gonades

Système hormonal

Malformations, anomalies

Cancers

Médecine, Recherche

Divers