Pissenlit

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Pissenlit
Nom commun ou
nom vernaculaire ambigu :
L'expression « Pissenlit » s'applique en français à plusieurs taxons distincts. Page d'aide sur l'homonymie
Fleur et Aigrettes d'un pissenlit dit commun
Fleur et Aigrettes d'un pissenlit dit commun
Taxons concernés

Parmi la famille des Asteraceae :

  • Genres :
    • Taraxacum
    • de nombreux genres proches
      de ce dernier (voir texte)

Pissenlit (ou Dent-de-lion) est un nom vernaculaire ambigu en français. On appelle « pissenlit » diverses plantes à tige généralement creuse et dont l'inflorescence est un capitule plat et jaune. Ce capitule est généralement à fleurons ligulés. C'est la couleur jaune du capitule et sa forme plate qui déterminent généralement l'emploi du nom « pissenlit » pour désigner telle ou telle espèce.

Les pissenlits « véritables » sont des espèces du genre Taraxacum. Des espèces d'autres genres de la famille des Asteraceae peuvent prendre néanmoins ce nom vernaculaire.

Genre Taraxacum[modifier | modifier le code]

Les espèces du genre Taraxacum sont des plantes dicotylédones anémocores.

C'est le genre des pissenlits véritables, même s'il existe dans ce cas des « pissenlits blancs » (comme Taraxacum albidum).

Les akènes à aigrettes que produisent souvent les espèces de ce genre sont très connus. Il est traditionnel de souffler dessus pour les voir s'envoler.

Ce sont des plantes vivaces, de plein soleil ou mi-ombre, à racine charnue pénétrant profondément dans le sol (plus de 50 centimètres), ce qui leur permet de résister au gel intense des régions froides (Russie, Canada). Dans ces régions, la partie aérienne meurt à la fin de l'automne, mais repousse dès la fonte des neiges, et la floraison survient une vingtaine de jours après la repousse ; une autre floraison de moindre importance se produit parfois en fin d'été.

Pissenlits communs[modifier | modifier le code]

Les feuilles (très riches en vitamine C et β-carotène), les fleurs et les racines des pissenlits dits « communs » ou « officinaux » sont également consommées (voir salade de barabans). On remarquera que « pissenlit commun » est également une appellation vague qui regroupe plusieurs espèces, qu'il est parfois difficile de différencier.

Certaines de ces espèces formaient l'agrégat d'espèces Taraxacum officinale agg. Cet agrégat a été abandonné et les espèces sont maintenant réunies au sein d'une des sections du genre Taraxacum, la section Ruderalia. Le pissenlit officinal peut être utilisé comme complément à la médecine conventionnelle, de par ses vertus diurétiques (d'où son autre nom vernaculaire le Pisse-au-lit) et dépuratives.

Genre Microseris[modifier | modifier le code]

Genres proches de Taraxacum[modifier | modifier le code]

D'autres plantes, d'autres genres, peuvent être appelées, à tort, « pissenlit » :

ou encore

La forme recourbée des dents des feuilles de Taraxacum sp. lui vaut aussi le nom de dent-de-lion

Ce sont généralement des plantes dont les feuilles ou les capitules (souvent jaunes) ressemblent à ceux des pissenlits communs.

Étymologie, autres noms, expressions[modifier | modifier le code]

  • Le nom « pissenlit » est attesté dès le XVe siècle ; il provient des propriétés diurétiques de la plante, c'est-à-dire de certaines des espèces du genre Taraxacum, notamment de la section Ruderalia.
  • Le pissenlit commun est aussi connu sous le nom de dent-de-lion, lié à la forme recourbée de ses feuilles.

Cette expression est à l'origine du terme anglais dandelion[1]. Cette image se retrouve également en italien (dente di leone), en catalan (dent de lleó), en espagnol (diente de león), en portugais (dente-de-leão), en gallois (dant y llew), en allemand (Löwenzahn), en espéranto (leontodo), en danois (løvetand), en roumain (dintele leului), en cornique, (dans-lew), en norvégien (løvetann), en néerlandais (leeuwentand).

  • Il existe d'autres appellations régionales, notamment en Franche-Comté : des cramaillots[2].

Ennemis[modifier | modifier le code]

Les papillons de nuit (hétérocères) suivants se nourrissent de pissenlit :

Utilisations par l'homme[modifier | modifier le code]

Les feuilles de pissenlit comme la racine sont comestibles en salade, en soupe, infusion ou pour un usage pharmaceutique. De ses fleurs, on tire également le vin de pissenlit, boisson artisanale très appréciée au début du XXe siècle.

Elles peuvent être contaminées par la douve du foie, comme le cresson, et ne doivent donc pas être consommée crue en cas de risques dus à la proximité de pâturages.

Histoire et mythologie[modifier | modifier le code]

Il est courant de faire un vœux lorsque l'on souffle sur les pistils de ce petit génie. Le rituel est similaire à celui de la lampe à huile, de l'étoile filante ou du bouton d'or.

Divers[modifier | modifier le code]

Dans le calendrier républicain français, le 26e jour du mois de ventôse, est officiellement dénommé jour du Pissenlit.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]