Ovocyte

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L'ovocyte est la cellule sexuelle femelle des métazoaires. Seuls quelques-uns évolueront en ovules après maturation.

On distingue deux types d'ovocyte, qui apparaissent successivement :

L'ovocyte I[modifier | modifier le code]

  • Il succède à l'ovogonie durant l'ovogenèse. Ce passage a lieu durant la vie fœtale chez la femme vers sept mois de grossesse ou 32 semaines d'aménorrhée. L'ovogonie prend alors le nom d'« ovocyte de premier ordre » ou « ovocyte I », cellule diploïde qui a un contenu dit « [2N] ». La méiose I se bloque alors au stade « diplotène » de la prophase I et pourra rester bloquée de la puberté à la ménopause.

L'ovocyte II[modifier | modifier le code]

  • À partir de la puberté et jusqu'à la ménopause, au cours du cycle menstruel féminin, un ovocyte I par cycle pourra terminer sa première division de méiose (celui qui se trouve au sein du follicule mûr) lors de l'ovulation (= expulsion de l'ovule, en réponse au pic de LH, 24 à 36 heures avant ladite ovulation).
  • La télophase I asymétrique de la méiose I fait qu'il y a expulsion de l'ovocyte qui contient l'essentiel du cytoplasme (il s'agit de l'« ovocyte de deuxième ordre » ou « ovocyte II », haploïde qui a un contenu dit « [N,2C] » (=N chromosome et 2C ADN)) et du globule polaire I qui contient le matériel génétique excédentaire.
  • L'ovocyte II entame ensuite sa deuxième division de méiose où il sera de nouveau bloqué au stade de la métaphase II. Cet « ovocyte II bloqué en métaphase II » constituera le gamète féminin : il est dans l'état dit « d'instabilité méiotique » (il n'est pas encore tout à fait « pur » haploïde puisqu'il a encore un contenu 2C ADN).
  • Il ne devient ovule qu'après fécondation avec la pénétration du spermatozoïde qui déclenche le déblocage et la fin de la deuxième division de méiose.

L'ovocyte II contient

- d'une part une moitié du matériel génétique qui contribue au futur zygote après la fécondation (l'autre moitié étant apportée par le gamète mâle ou spermatozoïde) ;
- d'autre part le génome mitochondrial uniquement transmis par la mère au fils ou à la fille.
- l'ensemble du cytoplasme du futur zygote. Ce cytoplasme contient des réserves énergétiques (appelé « vitellus ») qui s'accumulent au cours de la vitellogénèse.

Classification[modifier | modifier le code]

On classe les ovocytes dans le règne animal selon la quantité de vitellus :

  • ovocytes alécithes : peu ou pas de vitellus (homme) ;
  • ovocytes oligolécithes : peu de vitellus (oursin) ;
  • ovocytes hétérolécithes : quantité importante de vitellus répartie de manière hétérogène dans le cytoplasme (amphibiens) ;
  • ovocytes télolécithes : quantité très importante de vitellus (céphalopodes, oiseaux (le jaune d'œuf est un ovocyte), reptiles).

Contenu[modifier | modifier le code]

Le cytoplasme de l'ovocyte contient aussi les mitochondries, les ribosomes, les molécules du cytosquelette (actine, microtubule…) qui seront héritées par le futur embryon, qui est incapable de les synthétiser par lui-même dans un premier temps.

Ce cytoplasme contient aussi certains ARN messagers et certaines protéines qui déterminent la mise en place des axes de polarité (antéro-postérieur, dorso-ventral) de l'embryon.

Vulnérabilités[modifier | modifier le code]

Les ovocytes sont produits durant l'embryogenèse et ne seront activés que bien plus tard.

Cette production est sensible à une exposition à certains perturbateurs endocriniens, mais aussi pour des raisons mal comprises à certains produits reprotoxiques dont par exemple le tritium chez la souris de laboratoire [1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) R. Lowry Dobson & T. Chinnie Kwan (1976) « The RBE of Tritium Radiation Measured in Mouse Oocytes: Increase at Low Exposure Levels » Radiation Research June 1976, Vol. 66, no 3, p. 615-625 (résumé)

Articles connexes[modifier | modifier le code]