Pont-de-Buis-lès-Quimerch

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Pont-de-Buis-lès-Quimerch
La mairie
La mairie
Blason de Pont-de-Buis-lès-Quimerch
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Châteaulin
Canton Le Faou
Intercommunalité Communauté de Communes de l'Aulne Maritime
Maire
Mandat
Roger Mellouët
2014-2020
Code postal 29590
Code commune 29302
Démographie
Gentilé Pontdebuisien, Pontdebuisienne
Population
municipale
3 887 hab. (2011)
Densité 94 hab./km2
Population
aire urbaine
7 203 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 15′ 19″ N 4° 05′ 18″ O / 48.255278, -4.08833448° 15′ 19″ Nord 4° 05′ 18″ Ouest / 48.255278, -4.088334  
Altitude 96 m (min. : 0 m) (max. : 278 m)
Superficie 41,39 km2
Localisation

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Liens
Site web Le site officiel de la commune

Pont-de-Buis-lès-Quimerch [pɔ̃dbɥi lɛ kimɛx] (officieusement Pont-de-Buis-lès-Quimerc'h) est une commune française du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France, issue de la fusion en 1965 des trois communes de Pont-de-Buis, Quimerc'h et Logonna-Quimerc'h. La commune fait partie du Parc naturel régional d'Armorique.

Pont-de-Buis-lès-Quimerc'h est située à mi-chemin entre Quimper et Brest au confluent de l'Aulne et de la Douffine.

Graphie et toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Pont-de-Buis-lès-Quimerc'h provient de « Pont Buis » (= pont qui est près du lieu-dit “Ar Veuzenn” qui signifie “étendue de buis”), qui est le nom du pont qui enjambe la Douffine en contrebas au nord du bourg. Le suffixe Quimerc'h vient des mots bretons kein et merh (chevaux) et signifie « échine de chevaux »[1]. Donc “Pont-de-Buis-lès-Quimerc'h” veut dire en clair : "le pont qui est près du lieu planté de buis en forme d’échine de chevaux".

En breton ou localement, la graphie est -merc'h. Cette graphie est utilisée sur le site web officiel de la commune, sur les panneaux routiers, et en général par tous les textes locaux. Par contre, les textes officiels et l’Insee utilisent la graphie Quimerch : en breton, les lettres c'h et ch sont différentes.

Quimerc'h se prononce [kimɛʁx] « kimerr' » en breton comme en français, or la graphie ch indique une prononciation [kimɛʁʃ] « kimer ».

Ses habitants sont appelés les Pontdebuisiens et les Pontdebuisiennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Un relief très accidenté[modifier | modifier le code]

Le viaduc ferroviaire entre Lopérec et Pont-de-Buis (ligne Quimper-Landerneau)

Pont-de-Buis-lès-Quimerc'h se trouve à 6 km au nord de Châteaulin, à 25 km au sud de Landerneau, à mi-chemin entre Brest et Quimper, à proximité de la presqu'île de Crozon, de la rade de Brest et des monts d'Arrée.

Communes limitrophes de Pont-de-Buis-lès-Quimerc'h
Le Faou, Rade de Brest Hanvec, Forêt du Cranou Saint-Rivoal
Rosnoën, Presqu'île de Crozon Pont-de-Buis-lès-Quimerc'h Brasparts, Monts d'Arrée
Dinéault Aulne, Douffine,Port-Launay, Châteaulin Lopérec, Saint-Ségal

Desservie par la voie expresse route nationale 165 Brest-Quimper-Nantes (l'ancienne route nationale 170 allant de Quimper à Brignogan-Plages, mais qui était en fait déjà l'axe Brest-Quimper-Nantes traversait le bourg de Pont-de-Buis, étiré tout en longueur le long de cet axe, sinueux et pentu, connu alors pour ses embouteillages) ; la commune est aussi desservie par le rail depuis 1867 (ligne Quimper- Brest construite initialement par la Compagnie des chemins de fer d'Orléans), le relief accidenté nécessitant la construction en 1865 d'un viaduc sur la Douffine[2] et possède toujours une gare SNCF. Elle est traversée par la Douffine, dénommée aussi « rivière de Pont-de-Buis » et bordée au sud par l'Aulne et au nord par la rivière du Faou.

Pont-de-Buis : vue panoramique depuis Roscoat
Pont-de-Buis : vue panoramique du quartier du Squiriou et de la vallée de la Douffine
Pont-de-Buis : la vallée de la Douffine et le quartier de Ty-Beuz vus depuis la mairie

Le relief de la commune est très accidenté : si le bourg (mairie) se situe aux environs de 54 mètres d'altitude, l'altitude moyenne de la commune étant de 139 mètres, les altitudes au sein du finage communal vont du niveau de la mer (confluence Douffine-Aulne) à 278 mètres au signal de Quimerc'h, et même les altitudes au sein du bourg sont très variables en raison de son site très pentu. La commune connaît de ce fait assez fréquemment des coulées de boue sur ses pentes et des inondations dans ses fonds de vallée (12 au 13 décembre 2000, 25 au 29 décembre 1999, 17 au 31 janvier 1995, 26 au 31 décembre 1994, 5 au 6 juillet 1991, 12 au 17 juillet 1990, 4 octobre 1987, etc.)[3].

Le bourg de Pont-de-Buis est très étiré en longueur le long de la Douffine, ainsi que le long de l'ancienne route nationale 165. Resté longtemps un simple petit hameau, peu de constructions y sont antérieures au XIXe siècle.

La Compagnie des chemins de fer d'Orléans s'intéressa aux gisements calcaires de la commune et commença à les exploiter dans la deuxième moitié du XIXe siècle[4].

La vallée de la Douffine et le quartier du Pont-Neuf[modifier | modifier le code]

Pont-de-Buis-les-Quimerch est situé à cheval sur les deux rives de l'estuaire de la Douffine, estuaire modestement navigable par le passé à marée haute jusqu'à Ty-Beuz. Le "Pont-Neuf" fut longtemps le dernier pont sur ce fleuve côtier.

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Économie[modifier | modifier le code]

  • Nobel Sport contrôle depuis 1996 la poudrerie de Pont-de-Buis, fabriquant désormais essentiellement de la poudre de chasse[5]. Elle fabrique également des munitions utilisées dans le maintien de l'ordre (grenades lacrymogènes), a un chiffre d'affaires de 23 millions d'euros annuel et emploie 120 employés (chiffre 2009[6]).
  • Livbag (fabrication d'airbags ; 950 salariés en 2009, moins en 2011 en raison de 150 suppressions de postes en 2009 ; l'usine appartient au groupe suédois Autoliv).
  • Salaün Holidays est une agence de voyages d'origine familiale.
  • Novatech Technologies[7] filiale de Novatech Industries, entreprise de sous-traitance en électronique. Elle emploie 230 salariés et réalise un chiffre d'affaires de 70 millions d'euros annuel en 2012.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Pont-de-Buis n'était au XVIIe siècle qu'un simple hameau, dénommé aussi « Port-de-Buis », près d'une chapelle de la paroisse de Saint-Ségal, situé au niveau du pont sur la Douffine. La localité ne devient paroisse qu'en 1909 et commune qu'en 1949.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les restes d'un four à chaux gallo-romain et d'une villa gallo-romaine, ainsi qu'une sépulture de la même période, ont été trouvés à Goaz-an-Eyet, à 800 mètres en aval du bourg de Pont-de-Buis, en bordure de la rivière qui subit à cet endroit l'influence de la marée et est navigable à marée haute. D'autres constructions gallo-romaines ont été trouvées à Pont-de-Buis (à Coat-ty-Beuz, à Boutariec, à Kerguden, au château du Drénit), ou dans les parages (à Kerancaroc en Logonna-Daoulas). Le nom même de « Pont-de-Buis » ("Pont-ar-Veuzen") semble une présomption (d'autres toponymes se rapportant au buis existent dans la région comme le hameau de Buzit à un kilomètre au nord du bourg de Pont-de-Buis). La voie romaine allant de Quimper à Landerneau passait par Pont-de-Buis. Tous ces indices témoignent d'une présence gallo-romaine au Pont-de-Buis[8].

Création de la commune[modifier | modifier le code]

If multiséculaire (quatre siècles) près de l'église Saint-Pierre au vieux bourg (abandonné) de Quimerc'h

Pont-de-Buis-lès-Quimerc'h est la plus jeune des communes du Finistère. Elle fut créée en 1949 sous le nom de Pont-de-Buis sur des parcelles prises aux communes du Faou, de Saint-Ségal et de Quimerc'h[9]. En 1965, elle fusionna avec les deux communes de Quimerc'h et Logonna-Quimerc'h[9], et prit son nom actuel. C'est une commune atypique mêlant Pont-de-Buis, cité ouvrière, ainsi que Quimerc'h et Logonna-Quimerc'h, bourgs ruraux.

L'ancienne commune de Quimerc'h[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Quimerc'h.

L'ancienne commune de Logonna-Quimerc'h[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Logonna-Quimerc'h.

L'ancienne commune de Pont-de-Buis[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pont-de-Buis.

La poudrerie de Pont-de-Buis[modifier | modifier le code]

La création et les débuts de la poudrerie[modifier | modifier le code]

Un arrêté de Colbert autorise le 19 novembre 1687 Berthelot, fermier des poudres et salpêtres, à transformer un moulin à blé en un moulin à poudre à Pont-de-Buis, qui entre en production en 1688 sous les ordres de l'intendant de marine Desclouzeaux. Le site a été choisi en raison de sa proximité du port de guerre de Brest et de l'existence d'une chute d'eau aménageable sur un torrent pentu qui avait déjà permis l'installation de moulins à blé. La présence à proximité de bois contenant de la bourdaine, un des constituants de la poudre, a aussi joué. Dès 1692, quatre moulins à poudre fonctionnent et un petit débarcadère est installé sur la Douffine, en profitant du fait que l'estuaire de la Douffine est accessible à marée haute[10].

Au XVIIIe siècle, la poudrerie est un établissement très important avec un bâtiment long de 90 mètres et d'une superficie totale de 36 152 m2[11]. En 1775, Lavoisier en est temporairement le régisseur. La poudrerie de l'île d'Arun, en Rosnoën, servait au séchage, au stockage et à la protection de la poudre neuve fabriquée dans la poudrerie de Pont-de-Buis[12].

L'attaque de la poudrerie par Georges Cadoudal en 1795[modifier | modifier le code]

L'attaque de la poudrerie par les chouans (tableau, auteur inconnu)

Le 17 juin 1795, le chef chouan Cadoudal, récemment échappé de la prison de Brest, et réfugié à Locoal-Mendon dans le Morbihan, parcourt en 4 jours en évitant les villes 25 lieues, pour faire un coup de main audacieux, à la tête de 500 hommes environ, à la poudrerie de Pont-de-Buis. À Edern, un de ses lieutenants, Éveno, exécute de 4 balles le curé assermenté devant les villageois terrorisés et rançonna six charrettes tirées chacune par deux chevaux, emmenant également en otages trois paysans. La poudrerie, trouvant un moteur parfait dans la force motrice du ruisseau sur lequel elle était installée, semblait à l'abri des attaques et l'exportation de sa production était facilitée par la rade de Brest toute proche. La garde de la manufacture avait été confiée à 15 vétérans commandés par un sergent quadragénaire ; Cadoudal réussit sans peine à investir avec ses hommes la poudrerie mal gardée emportant des barils de poudre et la caisse, détruisant le matériel et la poudre qu'ils ne pouvaient emporter. Sur le chemin du retour, à Saint-Ségal et Briec, Éveno fusillait encore deux curés jureurs. Cadoudal arrivait à la hauteur de Pleyben lorsqu'il comprit que trois bataillons républicains de Quimperlé couraient à sa poursuite, l'attendant du côté de Pont-Calleck. Mais Cadoudal parvint à les éviter, rentrant en Morbihan par Glomel et Trégarantec. Cadoudal réussit à rapporter le poudre qu'il avait promis aux chefs chouans assemblés à Locoal, cachant le stock dans une chapelle latérale de l'église avec la complicité du curé de Locoal[13].

L'essor de la poudrerie aux XIXe et XXe siècles et le « scandale des poudres »[modifier | modifier le code]

La Douffine en 1844 (eau-forte de Charles Jacque)

Transformée en « Agence Nationale des Poudres et Salpêtres » lors de la Révolution française, puis en « Service National des Poudres et Salpêtres » en 1819, la superficie de la poudrerie est alors de trois hectares. Elle est agrandie en 1841, puis sous la Troisième république avec aussi l'aménagement d'un quai supplémentaire dans le port de Py-beuz, sur la Douffine[14].

En 1840, la durée du travail est limitée à 14 heures par jour et une assurance-maladie est créée. En 1887, la fabrication de la poudre noire[15] est abandonnée au profit d'une nouvelle poudre, dite « poudre B » (du nom du général Boulanger, alors ministre de la Guerre), dont le constituant principal, le coton-poudre, provient d'une usine construite au Moulin Blanc au Relecq-Kerhuon près de Brest[16]. Des accidents liés à l'instabilité de cette nouvelle "poudre B"[17] (explosion de deux cuirassés, le Iéna en 1907 et le Liberté en 1911, qui font plus d'une centaine de morts à chaque fois et plusieurs autres cuirassés endommagés) tous les deux dans le port de Toulon) provoquent des polémiques entre les directeurs respectifs de la poudrerie de Pont-de-Buis, Albert Louppe, et de la poudrerie du Moulin blanc, Léopold Maissin, par ailleurs rivaux au Conseil général du Finistère, qui se rejettent la mauvaise qualité de la fabrication de la poudre[18].

« Ce qui est terrible, c'est l'insuffisance du contrôle dans les poudreries. On peut ainsi fournir à l'État pour ses poudres des éléments de fabrication détestables sans que ceux qui ont mission d'exercer la surveillance s'aperçoivent de quoi que ce soit[19]. »

Les deux directeurs sont dans un premier temps permutés, puis la polémique persistant entre les deux directeurs[20], licenciés en 1912.

Caricature parue dans Les Hommes du jour le 18 novembre 1911
Article détaillé : Léopold Maissin.

La construction du réseau ferroviaire a aussi permis d'acheminer au début du XXe siècle de la tourbe extraite des marais du Yeun Elez pour les besoins énergétiques de la poudrerie, en dépit de l'incommodité de la rupture de charge en gare de Châteaulin nécessitant un transbordement de la tourbe en raison de l'existence de deux gabarits ferroviaires différents (chemin de fer à voie étroite entre Brasparts et Châteaulin, à voie normale entre Châteaulin et Pont-de-Buis).

« Quand on a commencé à embaucher à la poudrerie, on savait que ça allait recommencer, que la guerre n'était pas très loin. Mon mari y est allé, ma belle-mère, mes copines, mes cousines, tout le monde » témoigne une personne âgée[21]. Pendant les deux guerres mondiales, l'activité est maximale : en 1914, la poudrerie emploie 736 ouvriers et 221 ouvrières et en 1917 la production atteint jusqu'à 50 tonnes par jour avec 2500 ouvriers et 3000 ouvrières. La même année des grèves immobilisent l'établissement pendant cinq jours, à l'initiative des femmes qui revendiquent des augmentations de salaire. La poudrerie de Pont-de-Buis recrute aussi pendant la Première Guerre mondiale plusieurs milliers de femmes en Bretagne pour les envoyer travailler dans la poudrerie de Bergerac (Dordogne)[22]. En 1939, la poudrerie emploie 863 ouvriers et 241 ouvrières et peut produire 288 tonnes de poudres BFPA et 1 080 tonnes de poudres à canon par mois. Par contre, la poudrerie cesse son activité pendant l'occupation allemande, les bâtiments étant mis sous séquestre[10].

L'histoire de la poudrerie est aussi marquée par des accidents survenus dans l'usine même : un accident fait 6 morts le 18 février 1863, une quinzaine d'accidents graves ayant été enregistrés au cours de ses trois siècles d'existence, le premier datant de 1713. Un autre accident fit 3 morts en juin 1922[23].

La poudrerie depuis la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La poudrerie reprend son activité en 1945 après quelques combats lors de sa libération le 1er août 1944 entre les Allemands et les maquisards. Mais elle ne retrouva jamais son activité d'avant-guerre malgré les diversifications de fabrication (produits lacrymogènes et pyrotechniques, poudre de chasse, moulage d'objets en matière plastique, répartiteurs de têtes de câbles téléphoniques, etc.), des changements de statuts (l'entreprise est absorbée par la Société nationale des poudres et explosifs en 1971 et par Nobel Sport en 1996[6]), privatisation de certaines activités, cession de terrains à d'autres entreprises comme par exemple Livbag entreprise du groupe Suédois Autoliv en 1992 qui y fabrique des "générateurs de gaz" (sorte de capsule explosive) pour les airbags des automobiles. Les effectifs ne cessent de diminuer.

Le 7 août 1975, des explosions en chaîne tout le long de la chaîne de fabrication, à la suite d'une explosion initiale survenue dans un séchoir à poudre, se produit vers 13h15, « provoquant 4 morts, 36 blessés, plusieurs disparus et trois kilomètres de ruines autour de la poudrerie »[24]. Tous les ateliers furent détruits et la catastrophe fit même craindre la fermeture de l'entreprise en raison des dégâts matériels provoqués[25]. La poudrerie n'occupe plus guère qu'une centaine d'ouvriers sur un site de taille désormais démesurée, une centaine d'hectares.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Pont-de-Buis : le collège François Collobert

Le collège d'enseignement technique ouvre en 1960 et le lycée d'enseignement professionnel en 1976. Un collège d'enseignement général existe également : le collège François Collobert.

Les 19 et 26 octobre 2013, de violents affrontements eurent lieu sur la voie rapide Quimper-Brest en raison de l'installation à Pont de Buis d'appareils destinés à la perception d'une taxe sur les transports routiers.

Les trois communes de Pont-de-Buis, Quimerch et Logonna-Quimerch ont chacune leur monument aux morts.

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Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution démographique récente[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004
3 509 3 366 3 060 3 999 3 916 3 710 3 373 3 385 3 632
2006 2009 2011 - - - - - -
3 665 3 821 3 887 - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Commentaire : Le gain subit de 939 habitants survenu entre 1962 et 1968 s'explique par la fusion communale survenue avec les anciennes communes de Quimerc'h et Logonna-Quimerc'h. Sinon, depuis sa création comme commune en 1949, Pont-de-Buis a perdu régulièrement des habitants jusqu'en 1990, en proie à une récession industrielle marquée (déclin de la poudrerie, dont l'« âge d'or » fut la fin du XIXe siècle et les deux guerres mondiales, et des autres activités industrielles). Une certaine reprise démographique se manifeste toutefois récemment dans la première décennie du XXIe siècle. L'évolution du solde naturel en témoigne : si jusqu'en 2005, il était souvent négatif (70 décès pour 53 naissances en 2003 par exemple), il est redevenu positif en 2006 (62 naissances pour 49 décès) et 2007 (72 naissances pour 45 décès). Le solde migratoire, négatif pour la période 1975-1990 (- 0,8 % pour la pétiode 1982-1990 par exemple) est redevenu positif depuis 1990 (+ 1,3 % pour la période 1999-2007)[27]. Un redémarrage de l'urbanisation est sensible : 125 logements supplémentaires sont recensés en 2007 (1944 logements) par rapport avec 1999 (1819 logements)[28].

L'évolution démographique plus ancienne[modifier | modifier le code]

Évolution démographique reconstituée des communes formant l'actuelle commune de Pont-de-Buis-lès-Quimerc'h avant la fusion survenue en 1965[29]:
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876
1438 1646 1731 1840 1952 1954 2024 2159 2055 2056 2111 2023 2018
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2223 2241 2370 2480 2646 2808 2860 2840 2711 2604 2580 2838 (4386) 4654 4297
Nombre retenu à partir de 1968 : Population sans doubles comptes

Commentaire : Ces résultats ont été obtenus en additionnant les chiffres des recensements de Quimerc'h et Logonna-Quimerc'h pour la période 1793-1946 et ceux des trois communes de Pont-de-Buis, Quimerc'h et Logonna-Quimerc'h pour la période 1946-1962. Deux années posent problèmes : les chiffres de 1806 ont été volontairement omis car les résultats du recensement à Logonna-Quimerc'h cette année-là sont aberrants; un double résultat est indiqué pour 1946, l'addition des deux communes alors existantes donnant 2838 habitants, mais la population reconstituée de la seule commune de Pont-de-Buis dans ses limites lors de sa création en 1949, donc y compris avec la partie du territoire annexé faisant alors partie des communes de Saint-Ségal et du Faou, donnant alors un résultat (incertain) de 4386 personnes.

L'analyse de l'évolution démographique ainsi reconstituée de l'ensemble du territoire qui forme l'actuelle commune de Pont-de-Buis-lès-Quimerc'h montre une augmentation régulière de la population tout au long de la première moitié du XIXe siècle (+ 721 habitants entre 1793 et 1851, soit + 50,1 % en 58 ans), puis, après un léger déclin pendant le troisième quart du XIXe siècle, une reprise de l'essor démographique jusqu'en 1911 (+ 842 habitants entre 1876 et 1911, soit + 41,7 % en 35 ans) ; l'entre-deux-guerres enregistre un déclin démographique modéré mais la seconde guerre mondiale, quel que soit le chiffre retenu pour l'année 1946, montre une reprise démographique liée à la poudrerie; le maximum démographique absolu est atteint en 1954 avec 4654 habitants suivi d'un déclin important ensuite : l'ensemble des communes constituant Pont-de-Buis-lès-Quimerc'h perd 1281 habitants entre 1954 et 1990, soit - 29,4 % en 36 ans en raison d'un net déclin industriel. L'ensemble connaît toutefois un léger renouveau démographique ces dernières années.

Les résultats de ces recensements ne montrent que partiellement les changements de rapport de force intervenus entre les trois localités constituant l'actuelle commune de Pont-de-Buis-lès-Quimerc'h : Logonna-Quimerc'h s'est marginalisée en raison de sa faible importance démographique et de son isolement (15,7 % de la population totale en 1793 mais seulement 2,6 % en 1962), Quimerc'h, pourtant l'ancien chef-lieu communal dont Pont-de-Buis ne fut longtemps qu'un simple hameau également (84,2 % de la population totale, en incluant alors le hameau de Pont-de-Buis, en 1793, 26,2 % du total en 1962), l'ancien hameau de Pont-de-Buis concentrant lors du dernier recensement avant la fusion communale de 1965, donc lors du recensement de 1962, déjà la majeure partie de la population (71,2 % de la population totale).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Pont-de-Buis : l'ancienne mairie (date de 1953)
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1974 Suzanne Ploux[30] UDR Députée, secrétaire d'État
         
mars 2001 réélu en 2008[31] Roger Mellouët PS Conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Blason de Pon-de-Buis-lès-Quimerch.
De gueules au pont d'or, accompagné de quatre étoiles flamboyantes de cinq rais du même

Sites et monuments[modifier | modifier le code]

L'ossuaire du vieux bourg de Quimerc'h
Le bourg actuel de Quimerch : l'église paroissiale du Sacré-Cœur
    • L'enclos paroissial du vieux bourg de Quimerc'h comprenant :
      • l'église Saint-Pierre, en ruines, est classée monument historique depuis 1932. Cette église de style gothique flamboyant breton, XVIe siècle), est l'ancienne église paroissiale de Quimerc'h, abandonnée en 1877 après que le bourg a été déplacé à quatre kilomètres de là pour le reconstruire sur la route Landerneau - Quimper, près de la nouvelle voie ferrée Landerneau - Quimper. Elle abritait autrefois des pierres datées de 1511 et 1584 qui ont été dérobées[32].
      • l'ossuaire, construit en 1579, récemment restauré, classé comme monument historique depuis 1966.
      • L'église du Sacré-Cœur, au « nouveau bourg » de Quimerc'h, date de la fin du XIXe siècle mais réemploie des éléments de l'ancienne église Saint-Pierre du "Vieux bourg" de Quimerc'h, d'où proviennent aussi le calvaire et la chapelle funéraire qui y ont été transplantés.
  • À Logonna-Quimerc'h :
Logonna-Quimerch : l'église paroissiale Saint-Onna
Pont-de-Buis : l'église paroissiale Sainte-Barbe
    • L'église Saint-Onna, consacrée à saint Onna ou saint Nonna, date du XVIIe siècle.
    • Le manoir de Kermorvan
  • À Pont-de-Buis :
    • l'église Sainte-Barbe (1910-1914) de la paroisse de Pont-de-Buis, édifiée en 1910 sur les plans de Chaussepied. L'édifice comprend une nef de six travées avec bas-côtés, terminée par un chœur à chevet droit peu débordant. L'église abrite une statue ancienne de sainte Barbe et deux Vierges[1].
    • L'ancien manoir de Guernevez date pour partie du XVe siècle ; c'était le siège d'une petite seigneurie dans la mouvance de la vicomté du Faou qui appartenait en 1426 à Olivier de la Palue[33].
    • Le moulin de la Palue[34] date de 1758 et dépendait de la seigneurie de la Vileneuve.
    • La maison dite manoir de la poudrerie, construite vers 1694, pour Gilbert de la Forêt, directeur des moulins à poudre de la poudrerie (réaménagée aux XVIIIe siècle et XIXe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Conen de Saint-Luc.

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hélène et Yves Rolland, Entre terre et mer ou la naissance de deux communes au fil de l’Aulne, Port-Launay : 1840 - Pont-de-Buis : 1949, Châteaulin, Port-Launay, Saint-Ségal, Pont-de-Buis, Quimerc’h, Imprimerie régionale de Bannalec, 2003.
  • Alain Darney, la Poudrerie de Pont-de-Buis (1688-1988), trois siècles d'histoire au bord de la Doufine.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b InfoBretagne.com
  2. Photos de la construction du viaduc en 1865 consultables sur Gallica, photos 30 et 31
  3. Annuaire mairie Pont-de-Buis-lès-Quimerc'h
  4. Louis Chauris, "Quand la Compagnie du chemin de fer d’Orléans s’intéressait aux calcaires de Pont-de-Buis (Finistère)", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, tome CXXVIII, 1999
  5. Le journal des entreprises
  6. a et b « NobelSport. Nouveau marché en ligne de mire », Le Télégramme de Brest, publié le 17 janvier 2009
  7. Site officiel de Novatech Industries
  8. Chanoine Jean-Marie Abgrall, Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1911, consultable sur Gallica
  9. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. a et b Site de Pont-de-Buis-lès-Quimerc'h
  11. André Le Gall, La fabrication des poudres et la poudrerie de Pont de Buis (1750 - 1815), SNPE, 1988
  12. Patrimoine architectural et mobilier en Bretagne
  13. Journal Le Temps no 15863 du 8 juillet 1903 et no 15864 du 9 juillet 1903
  14. A. Le Grand, "Des moulins à poudre à la poudrerie nationale du Pont-de-Buis", Bulletin de la Société archéologique du Finistère", tome LXXX, année 1954
  15. La poudre noire était traditionnellement composée de 75 % de salpêtre, 12,5 % de soufre et 12,5 % de charbon
  16. Frédéric Naulet, "La ferme des poudres et salpêtres création et approvisionnement en poudre en France (1664 - 1765)", Institut de Stratégie Comparée, consultable sur Patrimoine architectural et mobilier en Bretagne
  17. Victor Méric, "La poudre B", Revue Les Hommes du jour no 200 du 18 novembre 1911, consultable sur Gallica
  18. Journal L'Ouest-Éclair no 4660 du 27 octobre 1911, consultable sur Gallica, no 4664 du 31 octobre 1911, consultable sur Gallica, no 4666 du 2 novembre 1911, consultable sur Gallica et no 4679 du 15 novembre 1911, consultable sur Gallica
  19. Ingénieur Pierre, déclaration au journal La Dépêche de Brest et de l'Ouest, citée par Gustave Téry, "Les Allemands chez nous", 1918, consultable sur Gallica
  20. Article "La question des poudres et les accusations de Mr Maissin", journal Le Figaro no 300 du 27 octobre 1911, consultable sur Gallica et no 301 du 28 octobre 1911, consultable sur Gallica
  21. L'Expansion
  22. Des hommes, des prisons et des camps
  23. Journal L'Ouest-Éclair no 7522 du 8 juin 1922, consultable sur Gallica
  24. Journal Le Télégramme no 9428 du 8 août 1975
  25. La poudrerie de Pont-de-Buis, trois siècles d'histoire, 1988
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  27. Insee - population
  28. Insee - logements
  29. EHESS Cassini - Logonna-Quimerc'h ; EHESS Cassini - Quimerc'h ; EHESS Cassini - Pont-de-Buis-lès-Quimerc'h
  30. INRP, Liste des ministres de l’Éducation nationale, consultée le 12 mai 2010
  31. Préfecture du Finistère, Liste des maires élus en 2008, consultée le 12 mai 2010
  32. page d'information de la Communauté de communes de l'Aulne Maritime
  33. Topic Topos
  34. Topic Topos
  35. Gaston de Carné, Revue historique de l'Ouest, 1896, consultable sur Gallica
  36. Les amis de la Résistance du Finistère

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]