Berrien (Finistère)

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Berrien
La rue principale du village.
La rue principale du village.
Blason de Berrien
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Châteaulin
Canton Canton de Huelgoat
Intercommunalité Communauté de communes des Monts d'Arrée
Maire
Mandat
Paul Quéméner
2014-2020
Code postal 29690
Code commune 29007
Démographie
Gentilé Berriennois
Population
municipale
963 hab. (2011)
Densité 17 hab./km2
Population
aire urbaine
3 853 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 24′ 18″ N 3° 45′ 02″ O / 48.405, -3.75055648° 24′ 18″ Nord 3° 45′ 02″ Ouest / 48.405, -3.750556  
Altitude Min. 92 m – Max. 355 m
Superficie 56,42 km2
Localisation

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Berrien [bɛʁjɛ̃] est une commune française située dans le département du Finistère en région Bretagne, membre de la communauté de communes des monts d'Arrée et qui fait partie du parc naturel régional d'Armorique.

Géographie[modifier | modifier le code]

D'une superficie de 56,42 km2, la commune est située dans la partie est des monts d'Arrée entre 355 m et 92 m d'altitude, le bourg se trouvant vers 260 mètres[1]. Le territoire communal est drainé principalement par la rivière d'Argent, qui traverse ensuite le célèbre chaos rocheux d'Huelgoat ainsi que par le Squiriou et le Mendy, tous trois affluents de l'Aulne. Le quart environ de la superficie communale, soit environ 1 500 ha, est constitué de crêtes schisteuses, landes et tourbières depuis le Roc'h Tredudon à l'ouest jusqu'aux landes de Cragou à l'est. Si ces espaces n'ont pas de grande valeur économique (ils en ont eu autrefois lorsqu'ils fournissaient litières, combustibles, fourrages, et servaient de lieux de cultures temporaires et de pacage extensif en période estivale), ils ont une valeur écologique inestimable.

Article détaillé : Monts d'Arrée.

Berrien abrite entre autres sur son territoire le principal site d'une plante rare et protégée, découverte en 1862 par le botaniste morbihannais Arrondeau, l'asphodèle d'Arrondeau, plante de la famille des lys et jacinthes dont la tige peut mesurer jusqu'à 1,20 m et qui fleurit en mai-juin.

Asphodèle d'Arrondeau.

Le busard cendré a un lieu de nidification en Bretagne à Berrien. Au retour d'un hivernage africain de six mois, il s'installe là où il a peu de chances d'être dérangé (landes, friches, bordures de marais) et niche à terre au fond d'un « puits de verdure » de 20 à 40 cm de profondeur dans une lande fauchée depuis trois ou quatre ans de préférence. Son cousin, le busard Saint-Martin est également présent[2].

Berrien reste une terre bretonnante[3]: « Berrien est l'une des huit communes du canton de Huelgoat elle est au cœur même de la Basse Bretagne. Au nord et à l'ouest, la commune est limitée par les Monts d'Arrée, dépassant parfois les 300 mètres, ce qui, pour la Bretagne, est une hauteur considérable. À l'opposé de cette vaste zone de marais et de landes, nous avons, au sud et à l'est, des vallées très profondes et boisées qui descendent vers l'Aulne. Lorsqu'on sait que, durant des siècles, les voies romaines Carhaix - Morlaix et Carhaix - Landerneau furent les seules routes du canton (seule la première traverse Berrien dans sa partie est), l'on comprend beaucoup mieux le profond isolement géographique de la région. Certains aspects conservateurs du parler local ont été favorisés par un tel isolement »[4].

Le bourg : la place du 9-Juillet-1962 au niveau du carrefour principal.

Lieux-dits, écarts et hameaux[modifier | modifier le code]

Berrien, outre le bourg, est constitué de 22 "villages" (hameaux) dont voici la list : Coscastel, Kerampeulven, Kerboulou, Kermaria, Kernevez, Kernon, Kervran, la Garenne, le Brignou, le Cran, le Mendy, le Reuniou, le Squiriou, Liorzou, Navalennou, Niquelvez, Quinimilin, Quinoualc'h, Restidiou vraz et Bihan, Tilibrennou, Trédudon-le-Moine, Goassalec.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Des origines au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La région a été habitée dès le néolithique[5] si l'on en juge par les traces de défrichement par le feu (datées au carbone 14, 2600 avant J.-C. à Juno Bella[6], de 2300 ans avant J.-C. à Goarem Goasven), les monuments mégalithiques (dolmens à Coz-Castel et Quinoualc'h, menhir à Kerampeulven) et nombreux tumulus[7] (53 sépultures) de l'âge du bronze[8] trouvés sur le territoire communal[9] dont celle de Goarem-Nevez, à 600 mètres à l'ouest du village de Trédudon-le-Moine[10].

Des enclos de l'âge du fer ont aussi été identifiés[11]. Une stèle de la même époque[12] (peut-être remployée en borne milliaire à l'époque romaine, sur le tracé de la voie romaine Vorgium-Gesocribate[13]) a été trouvée à Croaz-Pulviny[14]. À Berrien, les voies romaines[15] en direction de Morlaix et de Kerilien (aujourd'hui un simple hameau de Plounéventer) se séparaient. Un trésor monétaire romain a aussi été trouvé sur le site du Goënidou[16] (les pièces datent de 117 à 192 après J.-C.), témoignant de l'occupation ancienne de ce site[17]. La voie romaine passait par le bourg actuel de Berrien et Croas-Spern, puis par le "gué de la montagne" rejoignait Pen ar Prajou (le Bout des Prés) et le lieu-dit « la Caserne » en Plounéour-Ménez; dans la montagne la voie est désignée sous le nom de "Hent Dukez Anna" (le chemin de la Duchesse Anne). Dans le passage de Plounéour on l'appelle "Hent Ahes" (le chemin d'Ahès). Le tronçon qui va du bourg de Berrien à Croas Peulviny est connu dans ce pays sous le nom de "Al Leo Drez[18]. Une statuette en bronze représentant un Dieu-lare tenant un rhyton, d'origine gallo-romaine, a aussi été trouvée dans une parcelle dénommée Lein-ent-Callac près du village de Quinoualc'h, toujours en bordure d'une voie romaine[19]. Le patrimoine archéologique de la commune est donc riche et diversifié[20].

Aujourd'hui encore, Berrien et sa région gardent le souvenir de cultes préchrétiens comme en témoignent les légendes se rapportant au rocher "Ar Roc'h Wareg"[21] qui serait un "omphalos" (une "pierre à sacrifices") où les vieillards auraient autrefois été conduits pour être sacrifiés[22].

Au VIIIe siècle, saint Herbot, né dans l'île de Bretagne (Grande-Bretagne actuelle) s’installe en ermite dans la région à Berrien. Son cantique nous indique qu'il vint prêcher la bonne parole sur les pentes arides des Monts d'Arrée. Il y construisit son ermitage, préférant la compagnie des bêtes à cornes à celle des hommes. Les malades désireux de retrouver la santé venaient le voir dans sa cellule monastique. La légende raconte que les femmes de Berrien, fatiguées de voir leurs époux plus préoccupés de l'enseignement de l'anachorète que de leur travail, le chassèrent à coup de pierres[23]. « Puisque c'est ainsi, s'écria-t-il, je vous prédis que désormais le territoire de Berrien ne sera plus que pierres. Dieu lui-même, malgré sa toute-puissance, ne pourra le désempierrer » se serait-il écrié[24]. Il s'installa alors au-delà de la rivière Ellez, au Rusquec, près de là où se trouve la chapelle de Saint-Herbot[25] située dans la commune de Plonévez-du-Faou. Il est aussi vénéré pour la santé du bétail.

La localité de Berrien s'est d'abord appelée Plebs Berriun au XIe siècle, puis son nom est transcrit Berian en 1262, Beryan en 1296[26], Beryenn en 1306-1308 et enfin Berrien vers 1330 (en breton Berien). Son nom proviendrait de sainte Berrione (en), ermite irlandaise qui aurait vécu dans la Cornouailles britannique, qui aurait aussi donné son nom à une localité Saint-Beryan (en) située dans cette province anglaise[27].

Aux XIIIe ‑ XIVe siècles, les moines cisterciens de l'abbaye du Relec facilitent des défrichements en créant une forme originale d'exploitation des terres, la quévaise (chaque paysan reçoit un lot comprenant un emplacement de maison, un petit jardin et un lopin de terre) illustré par les ruines du village médiéval du Goënidou[28] formé d'au moins cinq exploitations agricoles composées chacune de trois bâtiments disposés autour d'une cour et d'une dépendance, environnés de jardins et d'enclos délimités par des talus ; les maisons abritaient à la fois les familles et leur bétail[29] ; le site a été abandonné vers 1350 ; on y retrouve un habitat égalitaire (maisons identiques à cheminées centrales réparties symétriquement), qui rappelle le système des bastides dans le sud-ouest de la France[30].

Article détaillé : Abbaye du Relec.

Berrien a d'abord fait partie de la « Ploue de la montagne », dite aussi Plouenez ou Ploumenez au Haut Moyen Âge, puis après la scission de celle-ci la paroisse de Berrien engloba aussi au XIe siècle le territoire des actuelles communes de La Feuillée et Botmeur et les trêves de Huelgoat, de Botmeur, de Locmaria-[Berrien] d'après le Cartulaire de Landévennec[31]. Sa superficie dépassait alors 12 500 hectares. Même Commana en aurait fait partie un moment si l'on en croit la première dénomination trouvée dans les archives de cette localité au XIe siècle : "Cummana in plebe Berriun"[32]. C'est une « prébende canoniale » au XIIIe siècle et une des seize prébendes de Quimper au XVIe siècle. Un trésor monétaire enfoui, 29 pièces d’argent (1 espagnole et 28 françaises) et 4 pièces d’or (espagnoles), datant de 1596 ou 1597, a été découvert dans un talus près du four à pain, au Crann, en 1968. Cette époque fut particulièrement troublée en Bretagne : Guerre de la Ligue, exactions de la bande de brigands commandée par Guy Eder de La Fontenelle.

Trédudon-L'Hôpital, hameau de La Feuillée, dépendait des Hospitaliers et Trédudon-le-Moine, hameau de Berrien, de l'abbaye du Relec.

Du XVIe au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le 22 mars 1652, Claude Du Chastel, marquis de La Garnache[33] (1621-1688), tua en duel Donatien de Maillé, marquis de Carman, seigneur de Tymeur[34], époux de Mauricette de Ploeuc et descendant de la famille noble léonarde des Lesquelen, originaire de Plabennec ainsi que ses deux témoins, les sieurs des Salles et de Kerincuff. La cause du duel n'est pas très claire : il s'agirait d'une querelle de "mouvance de fief" [= limite entre deux fiefs] à propos d'un village dépendant du marquisat de Tymeur, situé à Poullaouen, qui appartenait aux De Ploeuc[14] famille de son épouse.

Entre 1761 et 1763 se déroule devant la juridiction de Châteauneuf-du-Faou le procès des « délibérateurs concussionnaires de Berrien » qui mit en cause les principaux habitants de cette paroisse[35].

La Révolution française et le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le 9 mai 1802, après avoir fait relâche au village de Kéréon en Guimiliau, sept chouans dirigés par Jean François Edme Le Paige de Bar prennent en otage Alain Pouliquen, propriétaire et fabriquant de toiles au village de Mescoat en Ploudiry, le conduisent au village de Lestrézec en Berrien où il est menacé de mort, puis à Scrignac où Le Paige de Bar bénéficie de complicités[36] , et le font chanter jusqu'à ce qu'il écrive dans les jours qui suivent plusieurs lettres à ses enfants exigeant une rançon de 30 000 francs, à déposer tantôt à l'auberge du Squiriou, tantôt dans une auberge de Carnoët où elle est finalement remise à Le Paige de Bar, l'otage étant enfin libéré le 30 mai 1802[37].

La paroisse avait été démembrée une première fois au XIIe siècle lors de la création de la commanderie de La Feuillée qui coupa la paroisse en deux, la terre du Botmeur se retrouvant séparée du reste de la paroisse, elle l'est une seconde fois lors de la création de la commune du Huelgoat en 1792, celle-ci obtenant même le statut de chef-lieu de canton au détriment de Berrien et une troisième fois lors de la création de la paroisse de Locmaria, désormais Locmaria-Berrien, le 10 avril 1802[38]. La paroisse de Berrien perdit même un temps son indépendance, rattachée par la loi du 12 septembre 1791 à celle du Huelgoat[39]. La commune est enfin démembrée une quatrième fois lors de la création de la commune de Botmeur en 1851, réclamée depuis longtemps par ses habitants.

Carte de Cassini (XVIIIe siècle): la région de Berrien.

« M. de la Boissière nous a communiqué le fait suivant : Un jour qu'il y avait foire à Berrien, un brouillard très épais s'éleva dans un vallon qui traverse l'un des deux chemins qui aboutissement au bourg ; cependant un certain nombre de personnes n'hésitèrent pas à continuer leur route ; mais quand le brouillard fut dissipé, on retrouva les cadavres de dix-sept d'entre elles qui avaient été asphyxiées[40]. » Cette anecdote semble quelque peu exagérée, mais illustre quand même le brouillard fréquent des monts d'Arrée.

"De tout temps, Berrien et ses environs[41] furent une zone refuge, de nombreux vestiges prégaulois et celtiques l'attestent, exemple le camp d'Arthus (...). Plus tard, les gens en quête d'un lieu tranquille et isolé s'installèrent (...). Zone refuge, Berrien fut aussi une zone rebelle ; la légende, plus que l'histoire, a gardé le souvenir de ces brigands qui traquaient les voyageurs le long des mauvais chemins. (...) Berrien avait aussi de nombreux contacts avec l'extérieur grâce aux marchands de toile et aux chiffonniers (pilhaouerien) qui colportèrent les nouvelles (...). Bien plus que les marchands ambulants, c'était les mendiants, très nombreux dans la région, qui colportaient les nouvelles et surtout les histoires, toutes plus merveilleuses les unes que les autres. Certains de ces mendiants étaient encore "en activité" à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Ils continuaient en quelque sorte une tradition bardique tombée dans la misère[42].

Article détaillé : Pilhaouer.

XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

Les mariages[modifier | modifier le code]

Les mariages étaient l'occasion de grandes fêtes: en mai 1906, les sœurs Marie-Louise et Marie-Jeanne Keriel épousent deux frères, Pierre-Marie et Yves-Marie Le Maître : la noce se déroule au village de Kerber en présence de 1 800 convives "attablés" assis dans des tranchées creusées dans le sol. Douze marmites furent nécessaires pour cuire le ragoût ; six barriques de vin et 14 de cidre furent consommées. Dans la commune voisine de Scrignac, une noce réunit même 2 100 personnes qui utilisèrent 200 charrettes et chars à bancs pour se rendre à l'église.

« Blancs » contre « Rouges »[modifier | modifier le code]

Berrien, comme la plupart des autres communes des Monts d'Arrée et du Poher, a été à l'époque moderne, un fief successif du républicanisme, du socialisme et du communisme. les controverses et luttes entre « cléricaux » et « anticléricaux », « blancs » et « rouges » y ont été nombreuses au fil de ces deux siècles[43]. En voici quelques exemples:

En 1871, le maire de Berrien écrit au sous-préfet de Châteaulin[44]: « Pour le desservant de Berrien, la domination est le but avoué en toute circonstance. (...) Lui seul a le droit de commander la commune. Sous prétexte de défendre une morale que lui-même viole à chaque instant, par les injures qu'il adresse (...), souvent armé d'un pistolet, le recteur a fait entendre qu'il ne craindrait pas de s'en servir. Il a osé en chaire dire qu'il est inutile de se présenter à la maison commune pour une déclaration de naissance, décès, mariage, l'intervention de l'Eglise étant seule nécessaire. (...) ». La même année, le maire porte plainte contre le « recteur » (curé en Bretagne) l'accusant de refuser d'accomplir ses devoirs de prêtre à l'égard de la population alors qu'il « reçoit un traitement de l'État, ainsi que son vicaire »[43]. La même année encore, un paysan de la commune écrit au préfet du Finistère pour se plaindre de l'intransigeance du recteur qui lui refuse la communion pascale parce qu'il reçoit de «  »"mauvais journaux »[43].

En 1906, la « querelle des inventaires » provoque des incidents sérieux lorsque le percepteur du Huelgoat, chargé d'inventorier les biens du clergé, vient à Berrien : il est malmené par les fidèles[45]. La même année, le maire de Berrien conteste en justice le legs effectué par une habitante de la commune en faveur de l'école privée de filles[46].

Vers la modernité[modifier | modifier le code]

La voie ferrée du réseau breton entre Morlaix et Carhaix est mise en service en 1892, empruntant la vallée du Sqiriou, une gare "Berrien-Scrignac" étant construite à mi-chemin entre les deux localités; la voie ferrée inaugurée en 1896 par le président de la République Félix Faure qui s'arrête trois minutes à la gare de Scrignac-Berrien. Félicitations du maire et réponse du président. Les binious soufflent à pleins poumons[8]. Cette voie ferrée eut une grande importance pour la population, facilitant les déplacements vers Carhaix ou Morlaix et suscitant un important trafic de céréales et d'animaux vivants, surtout lors des foires de Scrignac. Charbon, engrais industriels, chaux vive (en provenance de Saint-Pierre-la-Cour en Mayenne) parvenaient dans les communes concernées chaque semaine grâce à elle. Le courrier également, acheminé ensuite en chars à bancs jusqu'à Berrien et Scrignac[47]. Le trafic voyageurs cessa dès 1939 (transféré sur autocar) et le trafic marchandises le 25 septembre 1962. Les rails furent déposés en 1967.

Au XXe siècle, la commune reste longtemps très pauvre, comme l'illustre cet état des lieux de l'école communale en 1923: "Berrien : le plancher, en très mauvais état, s’effondre sous le poids des élèves ; écoles très humides, cour malsaine, combustible insuffisant (une corde de bois pour trois classes). La commune ne prend pas les frais de balayage à sa charge. Deux cabinets seulement pour 140 élèves, la fosse, qui n’a pas été vidangée depuis 1917, déborde dans la cour. Les tables d’écoliers, branlantes, doivent être calées après chaque balayage. Logement des instituteurs : aucune réparation depuis onze ans ; en hiver, il pleut partout. Quatre classes dont deux trop petites (25 élèves en surcharge)"[48].

Les combats de la résistance[modifier | modifier le code]

Selon le fichier "Mémoire des Hommes", 112 soldats de Berrien sont morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale, soit 4,7 % de la population communale de 1911 (Finistère : 3,7 %, France : 3,0 %)[49].

Panneau commémoratif de la résistance à Trédudon-le-Moine
Stèle commémorative de la résistance à Trédudon-le-Moine.

Le 17 mai 1943 vers 13 heures, un combat aérien se déroule au-dessus des communes de Plonévez-du-Faou, Scrignac et Berrien. Un avion anglais tombe en flammes à l'est du bourg de Plonévez-du-Faou, et des incendies, provoqués par la chute des réservoirs ou des projectiles, se déclarent sur le territoire des communes de Plonévez-du-Faou, La Feuillée et Scrignac[50].

Pendant la Deuxième Guerre mondiale, un hameau de Berrien, Trédudon-le-Moine[51] fut, à l'instigation des communistes locaux, un des premiers villages résistants de France ; le titre de « premier village résistant de France » lui fut accordé par l'État Major du Front National FTPF à Paris après la Libération Le village de Trédudon-le-Moine en Berrien (Finistère) a toutefois le titre de "Premier village résistant de France", qui lui fut décerné après la Libération car des armes y furent cachées par Pierre Plassart, un dirigeant local de l'Organisation spéciale, avec la complicité de la population, et le village servit de dépôt d'armes, de lieu de refuge et de réunions clandestines pour les dirigeants du FTPF pendant toute la guerre[52]. Dans son livre, Jean Kerdoncuff[53] fait le compte douloureux de ses martyrs : "vingt-deux fusillés, seize déportés dont dix morts en déportation, onze tués au combat, un disparu". Il écrit encore: « La discrétion des survivants, la dispersion des responsables ( voulue et organisée) à la Libération, l'afflux massif des résistants de la dernière heure, la joie de la liberté, ont jeté un grand voile sur les extraordinaires exploits des soldats de l'ombre dans notre « montagne »; que ces quelques lignes que vous venez de lire, vous fasse partager toute l'admiration et l'émotion que je ressens en les écrivant. » Il ajoute: « Le Relecq-Plounéour-Ménez fut pour beaucoup de Résistants le chemin du ravitaillement, du repos, de l'espoir, parfois celui de l'angoisse et de la détresse, jamais celui du doute. Nombreux sont ceux qui y firent leurs derniers pas de combattants et d'hommes libres »[53]".

Deux résistants de Berrien (Pierre Caouren, Marcel Grall) ainsi que deux de Scrignac (Francis et Louis Coant) firent partie des 32 fusillés par les Allemands au Colombier à Rennes le 8 juin 1944[54]. Jean-Louis Plassart, originaire de Squiriou-en-Berrien, né le 18 août 1924, s'évada le 6 août 1944 à Langeais du "train de Langeais", dernier train de déportés à avoir quitté Rennes le 3 août 1944[55]. François Paul, né à Berrien le 20 mai 1923, déporté de Compiègne le 15 août 1944 vers le KL Buchenwald (matricule : 77601), puis dans un autre lieu de déportation : Ellrich, kommando de Dora où il décède le 29 janvier 1945 ; François Le Jeune, né le 1er août 1925 à Berrien, est déporté de Compiègne le 22 janvier 1944 vers le KL Buchenwald. (matricule : 42885). Autres lieux de déportation : Flossenbürg, Theresienstadt (Terezin). Il décède le 15 avril 1945[56].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie (ancienne école des garçons).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Berrien fait partie de la communauté de communes des monts d'Arrée.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1809 après 1809 Jean Quéméner   Cultivateur
avant 1853 après 1867 Jean-Louis Le Gac   Nommé par le pouvoir impérial
mai 1912   Louis Guyomarc'h Républicain  
1947   François Plassart    
mars 1977 mars 2008 Daniel Créoff PCF puis PS Conseiller général du canton d'Huelgoat depuis 1982
mars 2008 2014 Marie-Pierre Coant-Jaouen DVG  
mars 2014 en cours Paul Quéméner    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 963 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 867 1 693 1 949 2 039 2 211 2 400 2 540 2 670 2 117
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 033 2 069 2 100 2 076 2 187 2 195 2 128 2 235 2 254
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 388 2 488 2 393 2 321 2 300 2 135 2 032 1 840 1 538
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 331 1 179 1 069 1 018 1 005 940 952 953 963
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[57] puis Insee à partir de 2004[58].)
Histogramme de l'évolution démographique


Vers 1780, la paroisse de Berrien (incluant les trèves du Huelgoat et de Locmaria-Berrien) compte environ 3400 « communiants » - ce qui exclut les jeunes enfants.[réf. nécessaire]

Traditionnellement, le bourg n'était que très faiblement peuplé : lors du recensement de 1886, la population agglomérée au bourg n'est que de 88 personnes pour une population communale totale de 2 128 habitants.

La commune connaît une croissance démographique quasi continue au XIXe siècle, si l'on excepte l'année 1851 qui voit Botmeur obtenir son indépendance.

Par contre, depuis 1906 et tout au long du XXe siècle, la commune subit l'exode rural qui entraîne un déclin démographique important : perte de 60 % de la population en un siècle. Le minimum démographique est atteint en 1999 avec 940 habitants. Le recensement de 2007 montre cependant une très modeste reprise.

Économie[modifier | modifier le code]

Exploitation du kaolin[modifier | modifier le code]

L'exploitation du kaolin a commencé en 1967. Le minerai est la kaolinite[59], de couleur blanchâtre, une argile provenant de l'altération mécanique ou chimique de granites, gneiss ou schistes, qui est utilisée en céramique et pour la fabrication de la porcelaine[60]. Le minerai a cessé d'être exploité à Berrien au début de la décennie 2000, mais la mise en exploitation en 1998 de la carrière de Menez Du dans une commune proche, à Loqueffret, permet le maintien d'une certaine activité industrielle sur le site car le minerai extrait de cette nouvelle carrière y est acheminé, en dépit des inconvénients écologiques liés à cette exploitation[61]. La société exploitante est depuis 2006 le groupe Imerys, qui exploite aussi le site de Plœmeur dans le Morbihan, mais l'avenir de cette exploitation minière est très incertain[62].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Pierre vue du vieux cimetière.
Le calvaire de 1515 dans l'enclos paroissial.
  • Les monts d'Arrée.
  • le menhir de Kerampeulven[63], bloc de granite local haut de six mètres, régulièrement fusiforme, situé au niveau d'une source, est considéré comme l'un des plus beaux de la région. Une photographie ancienne de Noël Le Boyer le représente[64].
  • les vestiges du village médiéval de Goenidou au cœur des monts d'Arrée[65].
  • l'église paroissiale Saint-Pierre datant du XVIe siècle[63] dans le bourg est classée Monument historique depuis 1915 ; son clocher est de style Beaumanoir doté de trois cloches et de charpente apparente tout comme le porche. Le clocher a été détruit par la foudre en 1923[66], mais restauré ensuite. L'intérieur de l'église est à trois nefs avec transepts voûtés en bois. Une pierre du clocher porte une inscription de 1575 mais qui doit dater d'un édifice antérieur[67].
  • la chapelle Saint-Ambroise, qui surplombe le confluent du Squiriou et de la Rivière d'Argent, qui se jettent dans l'Aulne, date du XIIe siècle, mais a été restaurée au XVIIe siècle. Son nom proviendrait d'une confusion entre Merlin (Merlin ambroisius, « Merlin l'immortel », c'est-à-dire Merlin l'Enchanteur de la légende arthurienne) et saint Ambroise de Milan, archevêque de cette ville[21] entre 374 et 397.
  • l'ancienne chapelle Sainte-Barbe, implantée originellement à 2 km du bourg sur le tracé de l'ancienne route royale menant à Morlaix entre les villages de Squiriou et Ty ar Gall, en lisière de la forêt de Saint-Ambroise, fut déplacée en 1876[67] près du bourg en bordure de la nouvelle route Carhaix-Morlaix, son remontage ne s'achevant qu'en 1896. Elle fut détruite par la foudre le 17 juin 1955, il n'en reste que les murs[21].
  • Les quatorze calvaires[68], au bourg et dans la plupart des villages. Un calvaire dans le cimetière date de 1515 (réparé en 1864) et représente, d'un côté la crucifixion et de l'autre un "Ecce Homo", saint Pierre et Madeleine étant représentés sur les croisillons[67]. Le second calvaire, en granite de Kersanton, représente d'un côté le Christ, saint Jean, la Vierge et les deux larrons, de l'autre une pietà[67].
  • la stèle de Blake[69]: elle illustre un fait divers survenu le 21 janvier 1821 : un ingénieur de la mine de plomb argentifère de Locmaria-Berrien, personnalité connue dans la région à l'époque, qui chassait le sanglier, fut tué par l'un d'entre eux, même s'il le tua également.
  • le tumulus de Réuniou[63], contient un grand caveau de 2,70 m de long, 1,90 m de large et 1,70 m de haut dans lequel a été découvert un squelette et du mobilier.
  • la Haute vallée du Mendy (à cheval sur les communes de Berrien et du Cloître-Saint-Thégonnec) fait l'objet d'une mesure de protection de biotope « considérant que la haute vallée du Mendy renferme à elle seule toutes les espèces végétales protégées des tourbières acides à sphaignes connues en Basse-Bretagne, et en particulier la sphaigne de La Pylaie (Sphagnum pylaisii) ; qu'elle abrite notamment le malaxis des tourbières (Hammarbya paludosa), dont les effectifs présents représentent près de 20 % de l'effectif français connu pour cette espèce, la spiranthe d'été (Spiranthes aestivalis), le lycopode inondé (Lycopodiella inundata), l'asphodèle d'Arrondeau (Asphodelus arrondeaui), plantes toutes protégées au niveau national ainsi que la linaigrette engainée (Eriophorum vaginatum) protégée en région Bretagne ; que le biotope abrite plusieurs espèces protégées d'oiseaux, de mammifères, d'amphibiens et de reptiles, inféodées aux divers milieux qui le composent »[70].
  • Des moulins, dont celui de Quinimilin qui fut possession ducale, puis royale[71]. Le moulin Lidien fut le dernier à fonctionner à Berrien jusque dans la décennie 1950.
  • L'ancienne gare de Berrien-Scrignac, reconvertie un temps en Ecomusée de la chasse et de la faune sauvage.
  • L'ancienne voie ferrée Carhaix-Morlaix a été reconvertie en "voie verte" piétonne et cycliste (et VTTiste).
  • Nombreuses maisons en granite et puits remarquables, souvent accolés aux maisons.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre CAOUREN[72]. Né le 8/5/1922 à Locmaria en Berrien. Militant communiste. dans la clandestinité, sous l'occupation allemande, propagandiste résistant, diffuse les tracts et les journaux du P.C.F., du F.N. etc. Versé aux FTP ; il prend une part active à de nombreuses opérations contre l'occupant. Fusillé le 8 juin 1944 à la caserne du Colombier à Rennes.
  • Marcel GRALL[72]. Né le 17/1/1924 à Berrien. Communiste, commandant de FTP des Côtes-du-Nord. Manœuvre, célibataire, demeurant La Feuillée dans le Finistère. Arrêté le 3 août 1943, lors d'une mission à Plounévez-du-Faou avec CREOFF, LE FLOC'H et Ernest LE BORGNE par des gendarmes français de la brigade de Châteaulin, sur indication de la police allemande., livré à la Gestapo. Incarcéré à Brest, Saint-Brieuc puis à Rennes. Fusillé le 8 juin 1944 à la caserne du Colombier à Rennes.

Événements[modifier | modifier le code]

  • Toute l'année, expositions, petits concerts au café-librairie "l'Autre Rive", à Berrien.
  • le "gouren"[73] (lutte bretonne) est très pratiqué à Berrien. La commune abrite une "école de gouren" ("Ti ar gouren").

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Blason de Berrien.
D'argent aux trois jumelles de gueules, au franc-canton d'or chargé d'un lion de sable.
(c'était les armoiries de la famille de Berrien)

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrick Galliou, avec la collab. d'Eric Philippe, Le Finistère, Paris, Académie des inscriptions et belles-lettres, 2010 (1re éd. 1989), p. 105-107 et fig. 40-41 (Carte archéologique de la Gaule [Pré-inventaire archéologique], 29) (ISBN 978-2-87754-251-7).
  • Christel Douard, Florent Maillard et Judith Tanguy-Schroër, « Présentation de la commune de Berrien » et « Le patrimoine archéologique de Berrien », dans Glad, Dossiers électroniques du service de l'inventaire du patrimoine de Bretagne, Rennes, Service de l'inventaire du patrimoine culturel, 2008, avec bibliogr. mise à jour (en ligne et suite sur region-bretagne.fr).
  • Le Patrimoine des communes du Finistère, 1, sous la dir. d'Anita Six, avec la collab. de Jérôme Le Bel, Charenton-le-Pont, Flohic éd., 1998, p. 550-561 (Le patrimoine des communes de France, 29) (ISBN 2-8423-4039-6) (en ligne sur topic-topos.com).
  • Jacques Elbaum, Essai d'histoire rurale en Bretagne intérieure. De la Préhistoire au bas Moyen Âge (région de Berrien) [Maîtrise : Histoire de l'art et archéologie : Paris I : 1989], non publié.
  • Yves-Pascal Castel, avec la collab. de Jo Irien, Louis-Pierre Le Maître et Bernard Tanguy, Atlas des croix et calvaires du Finistère, Quimper, Société archéologique du Finistère, 1980, p. 24-25, croix no 36-49 (OCLC 461854140) (compléments en ligne).
  • Louis Pape, La civitas des Osismes à l'époque gallo-romaine [Thèse de doctorat : Lettres : Rennes 2 : 1976], Paris, Klincksieck, 1978, p. A-56 et A-57 (Institut armoricain de recherches historiques de Rennes, 26) (OCLC 461698309).
  • Jean-Marie Abgrall et Paul Peyron, « Notices sur les paroisses du diocèse de Quimper et de Léon : Berrien », dans Bulletin de la Commission diocésaine d'architecture et d'archéologie, 3e année, Quimper, 1903, p. 47-64 (en ligne sur gallica) (OCLC 472132043).
  • Jean-Baptiste Ogée, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, 1, Nantes, 1778, p. 72-73 (en ligne sur archive.org) ; nouv. éd. par Alphonse Marteville et Pierre Varin, Rennes, 1843, t. 1, p. 82 (en ligne sur books.google)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

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  2. Patrimoine des Monts d'Arrée" n°11, années 1992-1993, publié par "Parimoine des Monts d'Arrée", Berrien
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  11. Jacques Briard, Pierre-Roland Giot, Louis Pape, Protohistoire de la Bretagne, Ouest-France Université, 1995 (ISBN 2858820899). Voir aussi, pour tout ce paragraphe : Patrick Galliou, Le Finistère (2010), p. 105-107.
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  14. a et b « Les seigneurs du Tymeur en Poullaouën ( XIIIe- XVIIIe », sur Plouec Généalogie (consulté le 18 avril 2010)
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  16. Michael Batt, « Le Goënidou, Berrien (29) : un exemple de parcellaire antique ? », Aremorica - Études sur l'Ouest de la Gaule Romaine -, no 1, 2007
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  22. Jean-Marie Ploneis, L'identité bretonne, la toponymie celtique, éditions du Felin, 1996
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  31. Arthur de La Borderie, Le cartulaire de Landévenec, coll. « Histoire de Bretagne », 1889, 70 p. Texte en français et contient des annexes en latin. - Extr. des Annales de Bretagne, t. IV, 1889.
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  36. Parmi les complices arrêtés peu de temps après, Charles Le Foll, cultivateur et marchand de bœufs à Rustang en Scrignac ; Corentin Jaffray, de Scrignac ; Maurice Le Masson, aubergiste au Squiriou ; Joseph Guitton, du Cosquer du Run en Carnoët, etc... Charles Le Foll, Corentin Jaffray et Joseph Guitton sont condamnés à mort par le tribunal spécial de Quimper le 8 février 1803 (19 pluviôse an XI) et guillotinés quatre jours plus tard
  37. Daniel Bernard, Recherches sur la Chouannerie dans le Finistère", revue "Annales de Bretagne", n°3 et 4, année 1937, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115338s/f354.image.r=Guerlesquin.langFR
  38. Chanoines Jean-Marie Abgrall et Paul Peyron, Notices sur les paroisses. Berrien, Bulletin de la commission diocésaine d'histoire et d'archéologie, Quimper, 3e année, 1903, p. 47-64.
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  40. Marteville et P. Varin : continuateurs et correcteurs d'Ogée. 1843. Réédition E.R O. Mayenne. 1993
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  42. Jean-Marie Ploneis, "Le parler de Berrien", Paris, SELAF, 1983 (ISBN 978-2-85297-128-8)
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