Montcornet (Aisne)

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Montcornet
Chaourse et Montcornet s'alignent dans la vallée de la Serre.
Chaourse et Montcornet s'alignent dans la vallée de la Serre.
Blason de Montcornet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Aisne
Arrondissement Laon
Canton Rozoy-sur-Serre
Intercommunalité Communauté de communes des Portes de la Thiérache
Maire
Mandat
Guy Le Provost
2014-2020
Code postal 02340
Code commune 02502
Démographie
Population
municipale
1 507 hab. (2011)
Densité 263 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 41′ 47″ N 4° 01′ 05″ E / 49.6963888889, 4.01805555556 ()49° 41′ 47″ Nord 4° 01′ 05″ Est / 49.6963888889, 4.01805555556 ()  
Altitude Min. 108 m – Max. 177 m
Superficie 5,74 km2
Localisation

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Montcornet

Montcornet est une commune française, située dans le département de l'Aisne en région Picardie, au confluent de la Serre et de l'Hurtaut.

Géographie[modifier | modifier le code]

Montcornet est situé dans un carrefour très important, entre Laon et Reims et aussi près de la Belgique. Il y a beaucoup de passages et l'été beaucoup de voyageurs hollandais.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

De sable à la bande d’argent, accompagnée en chef d’un écusson écartelé : au 1) et 4) d’argent aux trois fasces de gueules, au 2) et 3) d’argent aux trois doloires de gueules et en pointe d’un écusson d’azur à la hache consulaire d’argent entourée d’un faisceau de verges d’or et à la fasce brochant de gueules chargée de trois étoiles d’or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
 ?  ? Carton-Fossier   pharmacien
(Né à Montcornet en 1802 - Décédé le 10 mars 1890)[1]
 ?  ? René Listre   Industriel et homme d'affaires[2]
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 12 mai 2014)
Guy Le Provost PS Professeur au Collège de Montcornet
Réélu pour le mandat 2014-2020[3]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 507 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 200 1 250 1 723 1 364 1 535 1 583 1 743 1 763 1 728
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 697 1 700 1 773 1 552 1 655 1 562 1 725 1 549 1 608
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 550 1 547 1 490 1 526 1 535 1 507 1 520 1 384 1 447
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 439 1 486 1 623 1 781 1 755 1 690 1 654 1 507 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Histoire[modifier | modifier le code]

L'Antiquité[modifier | modifier le code]

Le bourg de Montcornet bâti sur la rive droite de la Serre est d’origine très ancienne puisque située à l’intersection des voies romaines de Laon à Charleville-Mézières et de Reims à Bavay. Montcornet était un castrum gallo-romain ‘ville fortifiée’ (voie d’Antonin le Pieux sous le règne de Dioclétien vers 280) prouvent que c’était déjà un point historique important de l’ancienne Thiérache.

L’origine de son nom de commune est dû à son ancien nom de bourg qui était « Mons Cornutus » ce qui voulait dire « le mont qui est corné » du fait qu’en haut de la colline où Montcornet était installée poussaient deux énormes chênes qui donnaient l’impression de deux cornes sur le mont.

Autrefois, la région était presque entièrement recouverte de bois ; les hommes qui y vivaient élevaient du bétail qu’ils nourrissaient avec les glands des chênes et d’autres fruits de la forêt. Les habitants faisaient très peu de cultures ils se servaient des animaux qu’ils élevaient et chassaient pour se nourrir et s’habiller ainsi que la cueillette des fruits de la forêt. La vraie culture des terres commencera un peu plus tard.

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le saint patron de Montcornet est saint Martin (Saint-Martin de Montcornet).

L'Époque moderne[modifier | modifier le code]

Les sapeurs-pompiers[modifier | modifier le code]

Les sapeurs-pompiers de Montcornet furent créés à partir du 22 mars 1831 sous la tutelle de Garde nationale. Le 22 janvier 1852, ils sont placés sous la responsabilité préfet du département. De 1854 à 1856, le capitaine Desjardin prend le commandement du détachement de Montcornet qui compte alors 60 hommes. En 1877, le sous-lieutenant Clovis Alcide Maillard entre à la compagnie des sapeurs-pompiers de Montcornet avant d'être nommé lieutenant l’année suivante, puis capitaine commandant le 6 décembre 1886.

En 1878, un monument commémoratif est élevé sur la route de Dizy-le-Gros à Montcornet, près de la garenne de Vierge. Sur ce monument, on peut lire : « ici a été tué, le 1er septembre 1878, Cyprien Jean Baptiste Hubert, âgé de 36 ans, sous-lieutenant de sapeurs-pompiers de Dizy-le-Gros. » La compagnie se rendait à Montcornet, où un feu violent avait éclaté vers onze heures du soir. M. Hubert a été tué sur le coup en tombant par-dessus la pompe à incendie.

L'Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le centre de secours (situé rue Paul-Doumer, quasiment en face de la maternelle) de Montcornet a été mis en veille. En 1956, est construit le nouveau centre de secours rue Saint-Martin.

La sucrerie de Montcornet[modifier | modifier le code]

En 1866, la sucrerie de Montcornet est fondée par la famille Linard suivie par l’installation en 1867 près de la ferme de Saint-Aquaire de la première râperie de France qui alimentera la sucrerie de Montcornet. Le dispositif est ensuite renforcé par la râperie de Montloué qui sera active jusqu’en 1886.

Locomotive 130 T Corpet Louvet N° 75 ‘’Guespunsart ‘’ le 14 octobre 1956 rachetée à la compagnie ferrée des Ardennes. Le transport de betteraves à la sucrerie se fera par train jusqu’en 1961.

Le 6 janvier 1988 ferme la sucrerie après plus 100 ans de service.

Guerre de 1870-1871[modifier | modifier le code]

Le vendredi 2 septembre 1870, les premiers soldats français en retraite devant l’ennemi prussien arrivent dans la région après la capitulation de Sedan. Le jeudi 3 septembre 1870 au matin, les premiers Prussiens passent avec le duc de Mecklembourg et l’état-major d’uhlans en direction de Laon venant des Ardennes.

Aux dires des habitants de la région, au début de l’occupation, les soldats ennemis sont silencieux, jamais agressifs, rarement exigeants avec les civils (sauf quelques cas isolés). Par la suite, ils commirent bon nombre d’exactions. Leur admirable organisation militaire fait partout l’étonnement des populations. On remarque que les officiers prussiens ont d’excellentes cartes lithographiées et la copie de cartes d’état-major français.

Le vendredi 9 septembre 1870, alors que le duc Mecklembourg et le général Thérémin d’Hame vont signer la capitulation de la ville de Laon ; le garde d’artillerie Henriot, par un acte de désespoir de livrer la ville à l’ennemi, met le feu a la poudrière. L’explosion de la poudrière de la citadelle de Laon a fait plusieurs centaines de morts parmi les Prussiens, les prisonniers français et les habitants de Laon. Il y aura 132 victimes de la 7e compagnie de mobiles du canton de Rozoy-sur-Serre qui étaient mobilisés dont 28 de Montcornet. Le duc de Mecklembourg fut légèrement blessé et le général Théremin d’Ham gravement blessé décédera quelques jours plus tard.

Dans la région, les mobiles et les francs-tireurs essaient de se regrouper en petits groupes pour lutter contre l’envahisseur.

Le dimanche 16 septembre 1870, le ballon de Jules Favre, parti le matin de Paris, passe au-dessus de Montcornet et atterrit à Dinant en Belgique et donne les premières nouvelles de Paris qui est coupé du Nord qui résiste toujours et de la bataille de Soissons.

Il y eut quelques grandes batailles contre les uhlans (prussiens) dans la région. Celle de Soissons par exemple les 12, 13, 14, 15 octobre 1870 ; les Prussiens y resteront un an.

Le mardi 1er novembre 1870, à Montcornet, un groupe de francs-tireurs de Vervins et Hirson enlève une ambulance prussienne qui stationnait là avec quelques soldats ennemis. Le vendredi 4 novembre 1870, un détachement de cavaliers ennemis partis de Laon envahit Montcornet et signifie à la municipalité, tout en se soldant en amendes diverses, qu’elle est condamnée à payer une contribution de 8600 Fr. pour le fait de l’enlèvement des malades et blessés prussiens quelques jours auparavant par les francs-tireurs.

Le 26 novembre 1870, un instituteur de la région de La-Ville-aux-Bois est emmené à Avesnes puis à Lille par les francs-tireurs, soupçonné de connivence avec l’ennemi. Il sera, à la fin de la guerre, disculpé par le conseil de guerre de Lille.

Le 3 décembre 1870, Vervins et les alentours sont toujours occupés par les troupes françaises (Vervins ne sera pas occupée par l’ennemi avant la fin de la guerre mais après l’armistice).

Le mercredi 21 décembre 1870, une colonne de Prussiens venant de Marle entre dans Montcornet traquant les francs-tireurs.

Le jeudi 22 décembre 1870, les journaux de Reims annoncent un affrontement entre les troupes mobiles, francs-tireurs de Vervins et sa région qui n’est pas encore occupé par l’ennemi avec les troupes prussiennes.

Le samedi 24 décembre 1870, un contingent de 6000 hommes de l’armée prussienne traverse Montcornet direction le nord et Saint-Quentin pour renforcer leurs pertes à la bataille de Pont-Noyelles où le général français Faidherbe bat les Prussiens.

La guerre prit fin par l’armistice du 28 janvier 1871 après la capitulation de Paris et le traité de paix (de Francfort) du 10 mai 1871. Pendant cette période de guerre les Prussiens ont prélevé dans tout le département 8 500 000,00 francs.

Le 1er avril 1872, un monument commémoratif en bronze (la colonne des mobiles) est construit dans le cimetière de Montcornet en mémoire des victimes de Laon. Vingt-huit noms y sont inscrits (ce monument a été construit grâce à la générosité des habitants de Montcornet et de son curé M. Guyenne).

La Première Guerre mondiale à Montcornet[modifier | modifier le code]

Le 28 juillet 1914, commencement du départ des militaires en permission à Montcornet pour rejoindre leurs régiments (sous-officiers et soldats).

Le 29 juillet, départ des officiers.

Le 1er août 1914 à 17 heures 15, le bourdon de l’église Saint-Martin sonne à toute volée pour annoncer la mobilisation générale. Les trains partent avec les mobilisés de la région à partir de 18 heures.

Le 4 août 1914, une affiche à la mairie annonce la déclaration de la guerre de l’Allemagne à la France. Tous les habitants non-français sont réunis sur la place et emmenés à Laon.

Le 26 août 1914, les troupes belges qui se replient commencent à traverser Montcornet vers le sud.

Les 1er et 2 septembre 1914, les premiers uhlans à cheval de l’armée allemande entrent dans Montcornet, une bataille s’engage avec les cuirassiers qui sont stationnés dans le village (9 cuirassiers français furent tués dans l’engagement).

Le 8 septembre 1914, premières réquisitions de la mairie et d’habitations: le mot Kommandantur apparaît avec le drapeau allemand sur la façade de la belle maison de monsieur Delaunay au numéro 3 de la rue des Juifs près du Hurtaut. Le pays est officiellement en possession des Allemands et ceci pour 51 mois. L’église sert d'hôpital provisoire. Les blessés sont allongés à même le sol sur de la paille.

Le 8 septembre 1914, un train de troupes allemandes qui est à l’arrêt en gare de Montcornet est attaqué par l’aviation et immobilisé pour plusieurs heures. On comptera de nombreuses victimes parmi les Allemands.

Le 10 septembre 1914, la première affiche émanant de la Kommandantur allemande est placardée à la mairie avertissant de l’occupation de Montcornet par la IIe armée et l’état-major allemand.

Le commandement allemand fait appliquer des consignes très strictes pour la propreté des jardins, des rues, de l’hygiène des habitants, sur l'observation d’une grande politesse envers les militaires allemands, sur l'interdiction de la vente d’alcool, pour livrer toutes les armes à la Kommandantur, sur l'interdiction de sortir aux habitants de leurs maisons de 21 heures à 5 heures du matin, sur le rassemblement de tous genres. Si un coup de fusil est tiré d’une maison, celle-ci sera brûlée et les habitants fusillés.

À partir du 11 septembre 1914, l’état-major de la IIe armée et tous ses services prennent possession de Montcornet et particulièrement de la mairie. Les soldats sont logés dans des maisons réquisitionnées par l’armée allemande. Bien souvent les propriétaires et locataires doivent cohabiter avec les Allemands qui occupent les plus belles pièces.

Dès le 12 septembre 1914, et pendant deux semaines, 4 000 blessés viennent se soigner à Montcornet. De nombreux blessés allemands sont amenés dans l’église, au collège et aux écoles (il y a parmi eux quelques blessés français). Les blessés sont également installés dans les hôtels et chez des particuliers.

Début octobre 1914, ordre est donné de livrer toutes les bicyclettes à la Kommandantur et de tuer tous les pigeons.

Le 5 octobre 1914, première arrestation et déportation de trois civils de la commune.

Au mois de novembre 1914, la gare de Montcornet voit la pancarte chemin de fer du nord remplacée par Deutsche Militär Eisenbahn. Sur la place est ouvert un magasin allemand où on peut lire "il est défendu d’entrer pour les Français".

Dès février 1915, les rues, la place de l’hôtel de ville, des magasins, des cafés portent des noms et enseignes allemands pour le plaisir des troupes de la IIe puis la VIIe armée Allemande. La place de l’hôtel de ville devient Marktplatz. La rue des juifs devient la Kaiser Wilhemstrasse. La rue Bouillard où résidait le général Von Groeben dans une maison réquisitionnée, devient la Groeben Strasse. Les magasins et les cafés sont transformés en Deutsches Haus ou Offizierheim, lieux de rencontre et de plaisir pour les troupes allemandes.

Le travail est obligatoire. L’occupant veut en tirer un grand profit. Seuls les infirmes, les vieillards et les jeunes enfants y échappent.

Les travaux des champs sont effectués par des équipes de soldats allemands qui constituent les kolonnes et qui nécessitent chaque jour l’emploi d’ouvriers français réquisitionnés en fonction de l’époque. Les récoltes sont propriété allemande. Les hommes sont employés en fonction de leur métier d’origine et peuvent être affectés à des brigades de travail et quitter la région. Les femmes n’échappent pas au travail et sont employées dans divers travaux de nettoyage, de déblayage et autres travaux harassants. Les enfants sont parfois chargés de tâches étonnantes comme rabatteurs pour les officiers allemands amateurs de chasse, cueilleurs d’herbes médicinales, ou trieurs de légumes.

En avril 1915, il ne reste à Montcornet que 1 188 habitants dont 38 de Vincy.

Le 18 avril 1915, inauguration du cimetière allemand de Montcornet. Il y aura plus de 2 000 tombes à la fin de la guerre.

En août 1915, les arcades du marché couvert de la mairie sont barricadées.

Une boulangerie de campagne est installée. Elle pouvait cuire jusqu'à 2 000 pains par jour pour alimenter le front allemand.

Les 4 et 5 avril 1917, les tuyaux de l’orgue de l’église Saint-Martin sont démontés, fondus et transformés en lingots. Les bancs sont démontés et sciés pour faire de la place pour les centaines de blessés et prisonniers français.

Dans la nuit du 30 avril au 1er mai 1917 eut lieu le premier bombardement sur la gare et ses environs. Une dizaine de soldats allemands sont tués. Les bombardements continueront régulièrement jusqu'à la fin de la guerre.

Du 18 au 24 juin 1917, 4 cloches de l’église sont démontées et brisées à coup de masse par des prisonniers russes et envoyées en Allemagne pour y être fondues. La cinquième est restée jusqu’au 12 avril 1918, date à laquelle elle est tombée sur le sol détrempé sans se briser. Elle fut conservée dans un bâtiment de la rue neuve où les Allemands entassaient des métaux de toutes sortes. Cette cloche fut remontée à la fin de la guerre par des prisonniers allemands.

Les 6 et 7 septembre 1917, les militaires allemands enlèvent les lustres, la grande couronne accrochée au plafond, les candélabres, les plats à quêter et les tuyaux de cuivre.

En octobre 1917, les autorités allemandes font replacer une cloche de l’église par une nouvelle en tôle.

En novembre 1917, les occupants ont encore besoin de logements pour leurs troupes supplémentaires. Plusieurs familles doivent quitter leur maison pour loger chez de la famille ou des voisins.

Le 7 novembre, 71 personnes sont obligées de quitter Montcornet pour être réparties dans des villages voisins.

Le 19 novembre, 132 personnes sont convoquées sur la place. Des habitants de villages voisins viennent grossir les rangs. Ils seront conduits à la gare et embarqués dans des wagons à bestiaux.

En décembre 1917, un deuxième cimetière allemand est créé.

Dans la nuit du 28 au 29 décembre 1917, vers deux heures du matin, des aéronefs français bombardent la commune.

Dans la nuit du 2 au 3 février 1918, vers quatre heures du matin, nouveau bombardement de Montcornet : tout le quartier de la rue Des Haut Vents a été fort éprouvé.

Le 14 mai 1918, vers 15 heures 30, 11 jeunes filles de Lislet et Montcornet périssent dans l’explosion de la poudrière allemande de Lislet. Un militaire allemand est tué. Les blessés sont envoyés dans le bâtiment-hangar près de l’église de Chaourse et dans le lazaret rue du collège à Montcornet. Neuf autres jeunes filles succomberont de leurs blessures au lazaret de Chaourse. Il y eut aussi 3 blessées grièvement, 11 moins gravement. Onze autres personnes échappèrent à ce fléau.

Pendant les mois qui suivirent, Montcornet fut à plusieurs reprises bombardée, causant morts et destructions.

Le 19 octobre 1918, les Allemands font sauter la boulangerie allemande.

Dans la nuit du 5 au 6 novembre 1918, les Allemands quittent Montcornet après avoir détruit les ponts la veille.

Le 6 au petit matin, les militaires français entrent dans Montcornet. Du côté du Mont de Laon, un drapeau français est hissé à l’hôtel de ville vers 10 heures du matin. Les maisons sont pavoisées dans la liesse générale pour accueillir le général Feraldini.

Le 10 novembre 1918, le général Liebmann prend le commandement des troupes de la région.

Le 11 novembre 1918, on fête pour la première fois depuis 1913 la Saint-Martin, le patron de la commune et la paix retrouvée. Le lendemain, la liesse populaire se traduit par un merveilleux défilé dans les rues puis une retraite aux flambeaux dans la soirée.

Le 14 novembre 1918, l’archiprêtre de Laon rend visite à Montcornet fraîchement libérée. Cela fut possible par le prêt du véhicule du général Mangin.

Le 17 novembre 1918, les Montcornétois sont invités à pavoiser. Ce qui ne fut pas une mince affaire lorsqu’il faut trouver les couleurs nationales alors qu’il manque de tout. Une grande cérémonie a lieu dans l’église Saint-Martin en présence du général Jobart et de son état-major.

Bataille de Montcornet[modifier | modifier le code]

Monument en mémoire de la bataille de Montcornet.

Le 14 mai 1940, Charles de Gaulle est désigné pour commander la nouvelle 4e division cuirassée (5 000 hommes et 85 chars) avec laquelle il exécute une contre-attaque vers Montcornet. Cette bataille est fréquemment citée comme la seule contre-attaque alliée de la campagne de France qui parvint à repousser les troupes allemandes, cependant, il ne s'agit pas du seul engagement de blindés (voir : bataille de Hannut et bataille de Stonne). L'engagement suivant du colonel de Gaulle eut lieu à la bataille d'Abbeville sous les ordres du général Weygand.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin
Article détaillé : Église Saint-Martin de Montcornet.
Église de Moncornet
Mairie de Moncornet au centre du village

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://lavieremoise.free.fr/dossiers/dossiers.php?id_dossier=212 Nécrologie
  2. http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/camt/fr/egf/donnees_efg/1993_005/1993_005_INV.pdf
  3. « Guy Le Provost poursuit son action avec un nouveau conseil municipal », La Thiérache, no 2575,‎ 6 avril 2014, p. 23 (ISSN 0183-8415)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011