Pierre II de Bretagne

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Pierre II
Sceau du duc en 1454
Sceau du duc en 1454
Titre
Duc de Bretagne
14501457
Prédécesseur François Ier
Successeur Arthur III
Comte de Montfort
14501457
Monarque Pierre Ier
Prédécesseur François Ier
Successeur Arthur III de Bretagne
Biographie
Titre complet Duc de Bretagne
Comte de Montfort
Comte de Guingamp
Dynastie Maison capétienne de Montfort
Nom de naissance Pêr a Vreizh
Date de naissance
Date de décès
Lieu de décès Nantes
Père Jean V
Mère Jeanne de France
Conjoint Françoise d'Amboise

Pierre II de Bretagne
Duc de Bretagne

Pierre II dit le Simple, né le , mort le à Nantes, duc de Bretagne de 1450 à 1457, fils de Jean V, duc de Bretagne, et de Jeanne de France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre II de Bretagne en prière devant la Vierge à l'Enfant (livre d'heures de Pierre II de Bretagne)
Tombeau de Pierre II et de Françoise d'Amboise

Alors comte de Guingamp, il combat contre les Anglais en Normandie en 1449 et en 1450 avec son frère le duc François Ier de Bretagne, et son oncle le connétable de Richemont et prend plusieurs villes, parmi lesquelles Coutances, Saint-Lô et Fougères. Il devient duc, à la mort de François Ier. Celui-ci n'ayant pas de fils, suivant les dispositions du premier traité de Guérande (1365) qui défavorisait les filles, désigna son frère Pierre de préférence à ses propres filles, Marguerite et Marie, pour lui succéder. Pierre II fit poursuivre les assassins de son autre frère, Gilles.

En 1455, Pierre II et son épouse, la bienheureuse Françoise d'Amboise, ne peuvent avoir de descendance. Avec les problèmes de santé de Pierre II, se pose la question de sa succession. Pour éviter que le trône de Bretagne ne tombe entre des mains étrangères, le duc décide de marier sa nièce, Marguerite de Bretagne, fille de son frère ainé François Ier, à son cousin, François de Bretagne, comte d'Étampes, futur duc de Bretagne. Pour sceller cette union, le duc convoque les Etats de Bretagne à Vannes, lesquels s’y réunissent le jeudi , dans la salle haute de la Cohue. S’y rassemblent les principaux seigneurs bretons, ainsi que les évêques, les abbés et les représentants des villes. Tous approuvent l’union matrimoniale voulue par Pierre II.

Les noces débutent le 16 novembre par une grande messe en la cathédrale Saint-Pierre de Vannes, présidée par l’évêque de Nantes, Guillaume de Malestroit. S'ensuit des banquets et des danses au château de l’Hermine, les joutes animent la place des Lices.

« Au disner, le duc mena la dame nouvelle espousée en la salle de l’Hermine,où elle prit place au milieu du dais… Le duc disna dans la chambre à parer avec les principaux seigneurs… Le duc avait le marié près de lui, sous son dais… Après le disner, environ quatre heures commencèrent les danses aux haults menestriers. Le duc mena Madame de Malestroit, Monsieur de Laval mena la duchesse, les autres seigneurs les autres dames, et continuèrent les danses jusqu’à la nuit… Le lendemain commencèrent les joutes, qui durèrent quatre jours ; et après que les seigneurs les eurent passé en grande joie, festes et esbatemens, ils quittèrent Vennes. »

— Pierre Le Baud

Le règne relativement court de ce duc n'a pas marqué l'histoire. Ses contemporains ont décrit Pierre II le simple, bien conseillé par sa femme, mais peu fait pour la fonction ducale, lourd d'esprit comme de corps, sujet à des sautes d'humeur. Il participe à la bataille de Castillon en 1453.

Il se fait faire de son vivant, alors qu'il était encore seulement comte de Guingamp, un tombeau sculpté à la collégiale Notre-Dame de Nantes, disparu à la Révolution. On raconte qu'à l'ouverture de son tombeau (peut-être par les révolutionnaires), on ne découvrit à l'intérieur qu'un mannequin. Le mystère sur la véritable destinée de ce duc naquit alors. Avait-il organisé sa fausse mort pour s'échapper ?[réf. nécessaire]

Union[modifier | modifier le code]

Il épouse en juin 1441 Françoise (1427-1485), fille de Louis d'Amboise, vicomte de Thouars et prince de Talmont, à qui l'église accordera la qualité de "bienheureuse". Mais il n'y eut pas d'enfant de ce mariage. Son oncle Arthur de Richemont lui succéda sous le nom d'Arthur III.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]