Yverdon-les-Bains

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Yverdon-les-Bains
Yverdon-les-Bains
Vue du château depuis la Place Pestalozzi à Yverdon-les-Bains.
Blason de Yverdon-les-Bains
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Vaud Vaud
District Jura-Nord vaudois
Localité(s) Gressy, Sermuz
Communes limitrophes Montagny-près-Yverdon, Cheseaux-Noréaz, Cuarny, Pomy, Belmont-sur-Yverdon, Épendes (VD), Treycovagnes, Essertines-sur-Yverdon, Valeyres-sous-Ursins
Syndic Jean-Daniel Carrard
NPA 1400, 1401
N° OFS 5938
Démographie
Gentilé Yverdonnois
Population
permanente
29 977 hab. (31 décembre 2016)
Densité 2 658 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 46′ 44″ nord, 6° 38′ 24″ est
Altitude 433 m
Superficie 11,28 km2
Divers
Langue Français
Localisation
Localisation de Yverdon-les-Bains
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.

Géolocalisation sur la carte : canton de Vaud

Voir sur la carte administrative du Canton de Vaud
City locator 14.svg
Yverdon-les-Bains

Géolocalisation sur la carte : Suisse

Voir la carte administrative de Suisse
City locator 14.svg
Yverdon-les-Bains

Géolocalisation sur la carte : Suisse

Voir la carte topographique de Suisse
City locator 14.svg
Yverdon-les-Bains
Liens
Site web www.yverdon-les-bains.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Yverdon-les-Bains est une ville et une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district du Jura-Nord vaudois, dont elle est le chef-lieu.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue d'Yverdon-les-Bains et sa région depuis le sommet du Chasseron Yverdon-les-Bains est située à 60 km au sud-ouest de Berne, à l'extrémité sud-ouest du lac de Neuchâtel.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'étymologie d'Yverdon, peu claire, est discutée dans le Dictionnaire toponymique des communes Suisses. En l'état actuel de la recherche, il semble impossible de déterminer de manière certaine si le nom d'Yverdon a été formé avec le nom d'une personne ou avec le nom commun homonyme[3]. En effet, ce toponyme, attesté sous la forme latinisée Eburodunum provient (du celtique eburo, c'est à dire Eburos (nom de personne celtique) ou du nom commun ibar, if, suivi de l'élément dūno-, fort, forteresse, oppidum[4]). Parmi les plus anciennes mentions, on trouve vers l'an 300 Eburoduno, vers 325, castrum Ebredunense, en 971 in pago Everdunense, en 1177 in valle de Euerdun, en 1324, Stephanus de Yverdun. Par la suite, on trouve régulièrement Yverdon (en francoprovençal Invèrdon), mais sous l'Ancien Régime, l'administration bernoise utilise aussi la forme allemande Ifferten[3]. Le nom Yverdon-les-Bains a été introduit en 1982 pour rappeler que la ville est depuis longtemps un centre thermal de réputation[5].

Armoiries[modifier | modifier le code]

Les armoiries d'Yverdon-les-Bains ont été définies par un arrêté municipal du 24 septembre 1898. Elles se lisent ainsi: de sinople à deux fasces ondées d'argent, au chef d'argent chargé d'un Y gothique d'or. Elles ont auparavant connu différentes variantes: de sinople à trois fasces ondées d'argent; d'argent à trois fasces ondées de sinople surmontée d'un Y gothique d'or ou de sable[6].

Histoire[7][modifier | modifier le code]

Yverdon-les-Bains compte parmi les plus anciennes villes de Suisse. Elle possède un riche patrimoine témoignant d’un passé de plus de 6 000 ans.

Les origines de la ville remontent à l’âge du Néolithique et peuvent être situées aux alentours de 4 000 avant notre ère. Au cours du IIe siècle av. J.-C., les Helvètes s’installent sur le Plateau suisse et la région d’Yverdon-les-Bains fait dès lors partie de leur territoire. Sous domination romaine dès la fin du Ier siècle av. J.-C., Eburodunum connaît un développement et un essor dus essentiellement à sa situation géographique aux abords d’un carrefour routier et fluvial d’importance européenne. Les Burgondes s’y installent au Ve siècle et l’occupation du site se poursuit sans discontinuité. Au cours du XIIIe siècle se développe un nouveau noyau urbain entre le lac et la cité gallo-romaine. Le futur comte Pierre II de Savoie décide d’y construire un château et une ville neuve. Après plus de trois siècles de régime savoyard, la cité est conquise en 1536 par les troupes bernoises. Haut lieu de l’imprimerie et de l’édition, Yverdon-les-Bains resplendit au XVIIIe siècle d’un faste que reflète l’architecture de ses édifices publics et de ses plus riches demeures. Sa source thermale suscite de nouvelles constructions, attire une clientèle cosmopolite et participe au rayonnement de la cité qui devient vaudoise après la révolution de 1798. L’esprit des Lumières se perpétue avec Johann Heinrich Pestalozzi qui enseigne au château de 1805 à 1825. L’industrialisation et l’arrivée du chemin de fer en 1855 modifient le paysage urbain. La ville s’étend et connaît un accroissement continu de sa population. Deuxième ville du canton de Vaud, Yverdon-les-Bains compte de nos jours plus de 30 000 habitants.

Menhirs et stations lacustres[8][modifier | modifier le code]

Les plus anciens témoignages du passé d’Yverdon-les-Bains se situent à proximité des rives du lac, entre la plage et le Centre Pro Natura de Champ-Pittet. Il s’agit de 45 statues-menhirs érigées dès l’âge du Néolithique, soit entre 4 500 et 4 000 avant notre ère. Mis au jour en 1878 suite à l’abaissement du niveau du lac consécutif à la première correction des eaux du Jura, les menhirs de la baie de Clendy n’ont cependant été redécouverts et identifiés comme tels qu’en 1975 et réimplantés en 1986. Placé sous protection de la Confédération suisse, le site est depuis lors classé monument historique.

Répartis en deux alignements rectilignes et en quatre groupes, ceux-ci forment un vaste espace structuré en forme de losange long de plus d’une centaine de mètres. L’endroit, qui dominait alors le lac, avait vraisemblablement un caractère religieux et pourrait avoir servi de lieu de rassemblement. Alors que les plus petits menhirs ne mesurent que quelques dizaines de centimètres, les plus grands atteignent une hauteur de 4,50 mètres et pèsent plus de cinq tonnes. D’origine glaciaire, ces blocs ont été taillés avant d’être implantés verticalement dans des fosses creusées à cette intention. Certains d’entre eux ont été façonnés de manière à représenter une silhouette humaine. Deux outils d’époque ayant pu être utilisés à cet effet ont été retrouvés sur place.

Plusieurs stations lacustres ont été découvertes à proximité. Les nombreux objets et vestiges d’habitat mis au jour attestent d’une présence humaine de plusieurs millénaires sur le littoral yverdonnois.

Eburodunum, cité gallo-romaine[9][modifier | modifier le code]

Les vestiges de l’époque gallo-romaine se laissent découvrir à quelques centaines de mètres au sud du château. Depuis le IIe siècle avant notre ère, Helvètes et Gallo-Romains se sont succédé sur ces terres situées entre le lac de Neuchâtel et les marais de la plaine de l’Orbe. Établie sur un cordon littoral entre ces deux milieux humides, l’agglomération portait alors le nom d’Eburodunum. Elle est dotée d’un rempart dès 80 av. J.-C. et connaît une activité commerciale florissante. La navigation joue un rôle important dans le développement de la cité antique située au carrefour d’importantes voies terrestres et fluviales ainsi que l’atteste la découverte de deux embarcations gallo-romaines à peu de distance du castrum. Elles sont aujourd’hui exposées au Musée d’Yverdon et région.

Les fouilles archéologiques ont par ailleurs permis de reconstituer le tracé du castrum, vaste camp fortifié construit dès 325 après J.-C. environ sous le règne de l’empereur Constantin. La porte de l’Est, quelques fragments de murailles et fondations de bâtiments témoignent de l’importance du site. D’une surface de plus de deux hectares, la forteresse comptait notamment deux portes monumentales, quinze tours, des thermes et différents édifices publics. Réemploi et destruction ont fait disparaître la majeure partie de ces vestiges. La cité était à l’époque la base d’une flotte militaire destinée notamment à la surveillance des cours d’eau. Deux embarcations gallo-romaines sont exposées au Musée d'Yverdon et région, qui possède également une riche collection d'objets d'époque burgonde.

Divers témoignages ont également été mis au jour aux Bains. La fréquentation de la source thermale sulfureuse remonte aux premiers siècles de notre ère. Elle était alors vraisemblablement un lieu de culte. Ses eaux pourraient avoir été canalisées afin d’alimenter les thermes publics de la cité situés à quelques centaines de mètres de distance.

Le château et la ville neuve de Pierre de Savoie[10][modifier | modifier le code]

Le château d’Yverdon-les-Bains est l’œuvre du comte Pierre II de Savoie. Sa construction débute en 1259 sous la direction de Pierre Mainier de Chambéry et remplace une construction plus ancienne édifiée par Amédée III de Montfaucon aux environs de 1235. Elle s’inscrit dans le cadre de l’expansion savoyarde en Pays de Vaud. Son édification au nord de l’antique castrum gallo-romain s’accompagne de la création d’une ville neuve s’articulant autour de trois rues principales (les actuelles rues du Lac, du Milieu et du Four) et dont la structure est au cœur du développement urbain yverdonnois. Le château, désigné comme « carré savoyard », est un édifice régulier géométrique pourvu d’une grande tour de plan circulaire et de trois tours d’angle. Son rôle et non seulement de protéger la ville mais également de défendre le Pays de Vaud au nord duquel Yverdon-les-Bains occupe une position stratégique.

Le château a une fonction à la fois administrative, défensive et résidentielle. Une chapelle y est aménagée. Incendié par les troupes confédérées en 1476 durant les guerres de Bourgogne, l’édifice subit d’importants dommages. Après la conquête de la ville par les Bernois, le château est restauré, transformé et des appartements richement décorés y sont aménagés. Devenu propriété de la Ville suite à la Révolution vaudoise de 1798, il accueille entre 1805 et 1825 l’institut d’enseignement du célèbre pédagogue Johann Heinrich Pestalozzi. Dévolu à l’enseignement jusqu’en 1974, le majestueux édifice accueille de nos jours notamment le Musée d’Yverdon et région ainsi que le Théâtre de l’Echandole.

L’architecture civile et militaire bernoise (XVIe-XVIIe s.)[11][modifier | modifier le code]

La vieille ville ne conserve que peu de témoignages de l’architecture des XVIe et XVIIe siècles, notamment en raison des transformations réalisées au cours des siècles suivants. L’une des plus anciennes habitations de la cité est visible au numéro 10 de la rue du Collège. Elle a été aménagée aux alentours de 1557 pour le bailli Jakob Wyss, représentant du gouvernement bernois à Yverdon-les-Bains. Derrière sa façade d’époque, les pièces d’habitation conservent un riche décor peint. Une toile peinte datée de 1559 comportant les armoiries du bailli et de son épouse ornait l’une des chambres. Elle est conservée au Musée d’Yverdon et région. La maison Bernardin située à l’angle des rues du Milieu et du Pré date également de la seconde moitié du XVIe siècle ainsi qu’en témoignent ses fenêtres de style gothique tardif.

En 1609, les autorités bernoises décident de reconstruire la porte de Gleyre qui s’était effondrée. Les travaux sont confiés à l’architecte bernois Daniel Heintz, qui avait auparavant reconstruit l’une des tours du château et qui surélèvera le clocher du temple. Le pont qui devait permettre le franchissement de la Thièle ne fut cependant pas réalisé et la porte, aujourd’hui intégrée dans le complexe des anciennes casernes, fut murée dès sa construction. Surmontée de deux bouches à feu, celle-ci a conservé sa façade d’origine dans laquelle on distingue l’étroit passage destiné aux piétons. Depuis 1995, une passerelle permet de franchir la rivière et la porte a retrouvé sa fonction d’origine. L’horloge qui orne sa toiture se trouvait sur la porte des Boucheries située à l’extrémité de la rue du Milieu et aujourd’hui disparue.

L’éclat du siècle des Lumières (XVIIIe s.)[modifier | modifier le code]

Le rayonnement culturel d’Yverdon-les-Bains au XVIIIe siècle se reflète dans son architecture. Le domaine de la construction connaît à cette époque une intense activité. La ville se transforme et plusieurs édifices majeurs voient le jour.

En 1737 débutent les démarches destinées à construire un nouveau temple[12] en lieu et place de l’ancienne église Notre-Dame. Plusieurs projets sont élaborés avant que son emplacement définitif ne soit déterminé. Deux variantes sont proposées : ériger le temple sur son site actuel ou le déplacer à l’endroit occupé par les anciennes halles de ville. Cette solution consistant à intervertir la position du temple et celle de l’hôtel de ville n’est finalement pas retenue et les plans de l’architecte genevois Jean-Michel Billon sont agréés. Le nouvel édifice intègre la tour médiévale du clocher dont la base laisse apercevoir des blocs provenant des ruines de l’antique cité gallo-romaine. Construit en pierre de Hauterive, il présente une façade monumentale couronnée d’un fronton orné de différents emblèmes du culte protestant. L’intérieur abrite quatorze stalles en bois sculpté du début du XVIe siècle. Constituées à l’origine de seize panneaux, elles représentent sept apôtres et sept prophètes. Elles se trouvaient dans l’ancienne église catholique dont le mobilier a été brûlé en 1536 lors de la conquête bernoise qui introduisit la Réforme en terres yverdonnoises. Inauguré en 1757, l’édifice est doté d’un orgue en 1767.

A la même époque, les autorités communales examinent les plans destinés à la construction d’un nouvel hôtel de ville[13]. Deux architectes sont en concurrence : Abraham Burnand de Moudon et Béat de Hennezel d’Yverdon-les-Bains. Alors que les plans du premier sont retenus pour la construction de l’hôtel de ville, le logis attenant est réalisé selon ceux du second. L’édification de ces deux bâtiments marque le terme d’un réaménagement urbanistique d’envergure autour de l’actuelle place Pestalozzi.

La façade de l’hôtel de ville présente un avant-corps rythmé par quatre pilastres soutenant un fronton triangulaire au milieu duquel sont représentées les armoiries yverdonnoises ainsi que la date de 1769 qui marque l’achèvement des travaux. Les halles voûtées situées au rez-de-chaussée accueillent de nos jours le Centre d'art contemporain (CACY). Poêles et boiseries d’époque ornent les pièces des étages supérieurs dont les éléments décoratifs comptent également une série de représentations mythiques de l’histoire de la ville peintes au XVIIe siècle.

La construction du logis débute en 1775. Il s’inscrit en continuité de l’hôtel de ville. Baptisé l’Aigle royal, il a fonction d’auberge communale. Dès 1799, il est loué à des particuliers avant d’accueillir un pensionnat et finalement les bureaux de l’administration communale.

Plusieurs demeures privées sont également construites à cette époque : on peut notamment citer la maison Haldimand (rue du Lac 4), le Cercle d’Yverdon (rue du Lac 10), les maisons Bourgeois de la Forêt, Bourgeois des Clées et Rusillon (rue du Four 17, 23 et 25), la résidence de Champ-Pittet ou la villa d’Entremont aux Bains.

Les Bains[14][modifier | modifier le code]

Le Grand Hôtel des Bains, la villa d’Entremont et le Centre thermal composent un ensemble architectural au sein duquel se côtoient l’éclat du siècle des Lumières, le charme de la Belle Epoque ainsi que l’esthétique des infrastructures modernes.

Les plus anciens témoignages de la fréquentation de la source remontent aux premiers siècles de notre ère. Elle était à l’époque un lieu de culte. Il est par ailleurs vraisemblable que l’eau ait été canalisée afin d’alimenter les thermes de la cité gallo-romaine d’Eburodunum situés à quelques centaines de mètres seulement. Alors que les informations font défaut pour les premiers siècles du Moyen Age, des installations de bain sont attestées dès le XVe siècle. L’exploitation de la source connaît dès cette époque un destin contrasté. Périodes de négligence puis de remise en valeur alternent tandis que le développement des infrastructures demeure modeste. Dès la seconde moitié du XVIIe siècle, de nouvelles réalisations voient le jour.

En 1728, la ville décide de procéder à d’importants travaux et d’ériger un nouvel établissement destiné à accueillir et à loger les visiteurs. La construction de ce bâtiment est à l’origine de l’actuel Grand Hôtel des Bains. L’établissement se compose d’un corps de bâtiment principal flanqué de deux tourelles ; il comportait à l’origine une annexe accueillant vingt-cinq baignoires, une étuve et diverses installations techniques. Afin de faire face à la croissance de la demande, deux ailes (aujourd’hui disparues) sont construites au cours du XIXe siècle.

L’extension du domaine hôtelier se poursuit avec la construction de la rotonde qui débute en 1895. Dessinée par l’architecte Henri Verrey, cette construction de prestige réunissait les principaux services de l’hôtel. A l’étage supérieur se trouvaient le hall accueillant les concerts, ainsi que les différents salons s’articulant autour de la coupole centrale. Richement meublés, ceux-ci renfermaient de précieux décors peints exécutés par l’artiste italien Giuseppe Ferrero. La rotonde présente un plan circulaire d’inspiration byzantine. L’ensemble a été entièrement restauré entre 1986 et 1989.

Sur le terrain situé face à l’établissement thermal et hôtelier s’ouvre en 1778 le chantier de construction de la villa d’Entremont. Résidence privée, la bâtisse accueille cependant dès la fin du XVIIIe siècle des hôtes de marque et joue progressivement un rôle complémentaire, et parfois concurrentiel, à celui de l’établissement hôtelier. La demeure comportait au rez-de-chaussée les pièces de réception et à l’étage supérieur les chambres et les pièces destinées à la vie intime. Aujourd’hui utilisées comme salles de séminaires, elles sont agrémentées d’un riche décor de style Louis XVI. L’actuel Centre thermal est inauguré en 1977. Il a depuis lors été plusieurs fois agrandi et un étage supplémentaire a vu le jour en 2002 afin d’accueillir de nouveaux espaces de détente et de soins. Son architecture moderne symbolise la renaissance du thermalisme à Yverdon-les-Bains après plusieurs années d’interruption des activités.

Développement urbain, chemin de fer et industrie au XIXe s.[15][modifier | modifier le code]

L’arrivée du chemin de fer ainsi que l’extension du tissu urbain caractérisent le développement de la ville au XIXe siècle.

La première ligne ferroviaire de Suisse romande est inaugurée le 1er mai 1855 entre Yverdon-les-Bains et Bussigny. L’aménagement des infrastructures ferroviaires s’accompagne de la mise en valeur du périmètre compris entre la gare et la vieille ville. De part et d’autre de ce vaste espace sont construits successivement l’ensemble locatif bordant l’actuelle rue du Casino, le collège de la Place d’Armes ainsi que l’Hôtel des Postes qui abrite de nos jours les collections de la Bibliothèque publique fondée en 1763. Le siècle se termine avec la construction en 1898 du casino-théâtre, actuel Théâtre Benno Besson. Construit sur le modèle du casino de Monte-Carlo, son architecture de prestige répond au souhait de doter la ville d’une salle de spectacle et de réunion digne de son rang de station thermale.

Durant ce siècle, plusieurs réalisations importantes voient par ailleurs le jour. Le bâtiment qui abrite aujourd’hui la Maison d’Ailleurs est construit en 1806. Avant d’être dédié à l’utopie et à la science-fiction, il accueille notamment les prisons de la ville.

En 1837 débute la construction de l’église catholique Saint-Pierre, située à la rue de la Maison-Rouge. Elle est l’œuvre de l’architecte Henri Perregaux.

Alors que la rue Pestalozzi est aménagée, une statue dédiée au célèbre pédagogue est érigée sur la place du même nom en 1891. A cette profonde transformation du paysage urbain yverdonnois participe également la construction du pavillon des officiers surplombant la Thièle, dessiné par Francis Isoz à qui l’on doit également le collège de la Place d’Armes.

La ville moderne et contemporaine (XXe-XXIe s.)[16][modifier | modifier le code]

L’architecture et l’urbanisme du XXe siècle sont influencés par le développement industriel de la ville.

En 1909 est fondée la société Leclanché. Elle produit des piles et des batteries dans ses ateliers de l’avenue de Grandson. L’établissement qui occupe un vaste espace à l’entrée de la ville constitue un élément marquant du paysage industriel yverdonnois, de même que les usines Paillard construites en 1920. Agrandies en deux étapes successives, elles produisent notamment les célèbres machines à écrire Hermès. Reconvertis et transformés, les bâtiments situés entre la voie ferrée et le lac accueillent de nos jours divers locataires parmi lesquels la Haute École d’Ingénierie et de Gestion du canton de Vaud. Cet important développement économique et démographique s’accompagne dès la seconde moitié du XIXe siècle de la création de nouveaux lotissements dans le quartier des Cygnes. La chapelle bordant la rue du Parc est inaugurée en 1901 et une première passerelle permettant de franchir la Thièle est construite en 1909. Le pont actuel date de 1956.

En 1956, l'imprimeur Henri Cornaz imprime clandestinement la charte de la Soummam, acte fondateur du Front de libération nationale algérien, à Yverdon-les-Bains[17],[18]. En 1960, le président du Conseil communal, Jean Mayerat, est arrêté en France pour y avoir importé des exemplaires du journal El Moudjahid, alors imprimé à Genève[19].

Le patrimoine religieux de la ville s’enrichit par ailleurs d’un nouveau lieu de culte avec la construction du temple de Fontenay achevé en 1964. L’édifice a été conçu par l’architecte parisien Henri Beauclair.

La renaissance du thermalisme en 1977, après vingt-huit ans d’interruption, s’accompagne du changement de nom de la ville qui devient officiellement Yverdon-les-Bains en 1981. Alors qu’au cours des dernières décennies le tissu urbain subit de nombreuses transformations, le nouveau millénaire débute avec l’exposition nationale Expo.02 dont les créations architecturales éphémères n’ont vécu que le temps d’une saison. Le , la commune de Gressy intègre celle d'Yverdon-les-Bains (qui comprend également le village de Sermuz) en fusionnant avec elle.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Inventaire suisse des biens culturels d'importance nationale[modifier | modifier le code]

Commune d'Yverdon-les-Bains
Objet Edifice Collections Archéologie
Objets A[20] (état au 1er janvier 2018)
Bibliothèque publique d'Yverdon-les-Bains, rue de l'Ancienne-Poste 4 Bibliothèque
Château et Musée d'Yverdon-les-Bains et région, place Pestalozzi Objet multiple Musée
Clendy, stations littorales / zone mégalithique préhistorique Archéologie
Eburodunum, oppidum celtique / vicus romain / ville médiévale et moderne Archéologie
Hôtel de ville, place Pestalozzi 1 Objet simple
Ancien hôtel de l'Aigle, place Pestalozzi 2 Objet simple
Maison Thorens (ancienne maison Steiner), rue du Four 17 Objet simple
Temple, place Pestalozzi / rue du Lac Objet simple
Villa d'Entremont, avenue des Bains 20 Objet simple
(Gressy) Oppidum de Sermuz, âge du Fer Archéologie
Objets B[21] (liste provisoire; état au 1er janvier 2018)
Ancienne maison Crinsoz de Givrins, rue du Four 18 X
Ancienne maison de Mandrot, rue du Lac 48 X
Anciennes casernes avec tour d'enceinte et arsenal, rue des Moulins X
Anciennes halles et ancien Casino "Café du Château", place Pestalozzi 13 X
Anciennes prisons, Maison d'Ailleurs, place Pestalozzi 14 X
Archives communales, place Pestalozzi 1 X
Collège, place d'Armes X
Hôtel des Bains avec rotonde, orangerie et fontaine, avenue des Bains 22 X
Maison Constançon, ancienne maison Bourgeois, rue du Four 23 X
Maison du Cercle d'Yverdon (1777), rue du Lac 10 X
Maison Gonset, ancienne maison Haldimand, rue du Lac 4, 6 X
Maison Piguet, ancienne maison Roguin, rue de la Plaine 14, 16 X
Maison Vaucher, ancienne maison Russillion, rue du Four 25 X
Musée de la science fiction, de l'utopie et des voyages extraordinaires dans la Maison d'Ailleurs (anciennes prisons), place Pestalozzi 14 X
Musée suisse de la mode, place Pestalozzi X
Nouveau Casino, rue du Casino 9 X

Inventaire fédéral des sites construits d'importance nationale à conserver en Suisse (ISOS)[22][modifier | modifier le code]

Yverdon-les-Bains, ville (qualités de situation, spatiales, historico-architecturales)

Patrimoine mondial de l'UNESCO[modifier | modifier le code]

Sites préhistoriques palafittiques autour des Alpes[23]: baie de Clendy

Patrimoine suisse[modifier | modifier le code]

La Ville d'Yverdon-les-Bains a reçu en 2009 le Prix Wakker de Patrimoine suisse pour "la manière dont elle gère son espace public, la collaboration exemplaire qu'elle entretient avec les communes avoisinantes et la volonté manifeste d'aménagement de ses autorités communales"[24]. Attribué chaque année à une commune politique, le Prix Wakker met à l'honneur la qualité d'un travail exemplaire.

Économie[modifier | modifier le code]

Industries[modifier | modifier le code]

La ville d'Yverdon-les-Bains est dotée d'un riche passé industriel qui a débuté après l'ouverture de la première ligne de chemin de fer de Suisse romande entre Yverdon et Morges, en 1855[25]. Peu après la construction de la ligne ouvrent en effet les Ateliers de construction et de réparation de wagons, existant encore aujourd'hui sous le nom d'Ateliers CFF. Fondés à l'origine par Charles Bonzon, ils seront repris en 1858 par la Compagnie de chemin de fer de l'Ouest suisse et finiront par appartenir aux Chemins de fer fédéraux (CFF) en 1903. Au début du XXe siècle, les Ateliers comptent déjà pas moins de 400 employés[26].

L'industrie du tabac arrive à Yverdon presque en même temps que les Ateliers, puisque la maison Vautier, de Grandson, y ouvre une usine dès 1858[27]. Trente ans plus tard, environ 200 personnes travaillent déjà dans l'usine yverdonnoise de Vautier[28]. L'entreprise restera plus d'un siècle sur place, malgré plusieurs périodes de turbulence. En 1958, un siècle après son arrivée, elle inaugure de nouvelles usines. Deux ans plus tard, l'entreprise est rachetée par British American Tobacco, après avoir été en possession de la même famille pendant plus d'un siècle. Les activités cessent progressivement au début des années 1970 et les derniers employés yverdonnois sont licenciés en 1975[29]. Deux autres manufactures de cigares ont existé à Yverdon à la fin du XIXe siècle et au début du XXe : Notter et Jung. Elles disparaîtront toutefois rapidement.

L'année 1920 est marquée par l'arrivée de l'entreprise E. Paillard SA[30]. Ayant son siège à Sainte-Croix, dans le Jura vaudois, elle était jusque-là spécialisée dans la fabrication de boîtes à musique, de phonographes et de gramophones[31]. L'usine ouverte à Yverdon, en Saint-Roch plus exactement, est destinée à la fabrication de machines à écrire. La première machine Hermès, coproduite entre Yverdon et Sainte-Croix, sera mise sur le marché en 1923. La production des machines à écrire est centralisée ici dès 1927. Deux ans plus tard, l'entreprise commence à produire les caméras Bolex après avoir racheté le brevet à un ingénieur français, Jacques Bolgopolsky[32]. Paillard a produit aussi des récepteurs de radio durant une vingtaine d'années, de 1932 à 1953. C'est alors un des plus grands fabricants suisses indépendants dans cette branche. Cependant, au début des années 1950, sous la pression de la concurrence allemande relevée de la guerre qui produit en masse, Paillard n'arrive plus à développer de nouveaux modèles innovants et concurrentiels. Il en sera de même pour les téléviseurs, dont le lancement d'un premier modèle Aldepa en commun avec deux autres fabricants suisses se solde par un échec. La branche radio sera alors stoppée au profit de la branche cinéma dont les affaires sont en plein essor en ce milieu des années 1950. L'entreprise grandit rapidement : en 1963, elle compte 5 500 employés sur les trois sites d'Yverdon, Orbe et Sainte-Croix et elle est, à ce moment, la deuxième entreprise de Suisse romande. Elle comptera jusqu'à 2 300 salariés à Yverdon à la fin des années 1960. L'entreprise connaît toutefois un déclin rapide depuis cette période, et l'usine fermera définitivement ses portes en 1989, après avoir été rachetée par Olivetti en 1981[33].

Entreprises[modifier | modifier le code]

  • Leclanché, fabrique de piles et de batteries
  • Le parc scientifique et technologique Y-Parc regroupe plus de 130 entreprises au sud de la ville[34]

Démographie[modifier | modifier le code]

Population d'Yverdon au 31 décembre :

1850 1860 1870 1880 1888 1900 1910 1920 1930 1940 1950 1960 1970 1980 1990 2000 2010 2011 2012 2013 2014
3 619[35] 4 986[35] 5 782[35] 5 940[35] 6 275[35] 8 006[35] 7 783[35] 8 785[35] 9 742[35] 10 741[35] 12 269[35] 16 452[35] 20 669[35] 20 374[35] 22 300[35] 23 048[35] 27 364 27 826 28 002[36] 28 360[36] 28 972[37]

La ville a franchi la barre des 30 000 habitants à la fin de l'année 2015[38].

Politique[modifier | modifier le code]

Municipalité (exécutif)[modifier | modifier le code]

Le Conseil municipal, appelé plus communément la Municipalité, constitue l'exécutif des communes du canton de Vaud. La Municipalité d'Yverdon-les-Bains compte sept membres[39], élus par la population pour une durée de cinq ans au système majoritaire à deux tours. La Municipalité est présidée par le syndic, élu par le peuple parmi les sept conseillers municipaux.

Lors des élections de fin 2001 (législature 2002-2006), la gauche perd la majorité après la non-réélection du syndic sortant, Olivier Kernen (socialiste). Rémy Jaquier, nouvellement élu à la municipalité sur la liste du parti radical-démocratique, est nommé tacitement syndic.

En 2006, Cédric Pillonel (Les Verts) ravit le siège de la conseillère municipale sortante du POP, Hélène Grand-Greub. Le rapport droite-gauche est inchangé et Rémy Jaquier est reconduit tacitement à son poste de syndic.

Le 8 mars 2009, à la suite de la démission du syndic Rémy Jaquier (radical), son siège municipal passe au socialiste Jean-Claude Ruchet, élu avec 3335 voix contre 3099 à l'ancienne préféte radicale Pierrette Roulet-Grin[40]. La gauche obtient donc la majorité à l'exécutif. Le 17 mai 2009, Daniel von Siebenthal (PS) est élu syndic par 3137 voix contre 2796 à Marc-André Burkhard (libéral).

Les élections communales qui se sont déroulées en mars 2011 ont confirmé la composition de 2009: trois libéraux-radicaux, trois socialistes et une verte. Gloria Capt remplace Paul-Arthur Treyvaud, qui ne se représentait pas, et Marianne Savary prend la place de Cédric Pillonel, non réélu.

À la suite de la démission du syndic Daniel von Siebenthal (PS)[41], l'élection complémentaire du 21 décembre 2014 a attribué son siège de municipal à Valérie Jaggi-Wepf (PLR), qui était opposée au socialiste Stéphane Balet[42]. Le poste de syndic a été attribué tacitement au municipal Jean-Daniel Carrard (PLR) le 26 février 2015, à la suite du changement de majorité et faute d'autre candidat[43].

Les quatre sortants du PLR sont réélus au premier tour des élections communales 2016[44].

Répartition des dicastères (services)[modifier | modifier le code]

Dicastères législature 2016-2021 [45] Municipal
Administration générale, finances, ressources humaines, sports Jean-Daniel Carrard (syndic, PLR)
Travaux et environnement Marc-André Burkhard (vice-syndic, PLR)
Urbanisme et bâtiments Gloria Capt (PLR)
Jeunesse et cohésion sociale Jean-Claude Ruchet (PS)
Sécurité publique, SDIS, ORPCI, Mobilité Valérie Jaggi-Wepf (PLR)
Culture et tourisme Carmen Tanner (Verts)
Énergies Pierre Dessemontet (PS)

Conseil communal (législatif)[modifier | modifier le code]

Le Conseil communal yverdonnois compte 100 membres élus pour cinq ans au système proportionnel. Un membre du conseil est élu par ses pairs au poste de président. Le poste est renouvelé chaque année lors de la dernière séance du mois de juin.

La gauche a été majoritaire au conseil communal entre 1973 et 1985, entre 1989 et 1993, entre 1997 et 2001 et de 2006 à 2011.

En 2006, l'UDC a fait son entrée dans l'organe délibérant. La même année, les Verts quittent le groupe Solidarité & Écologie.

La répartition des sièges après les élections de mars 2011 est la suivante: 29 socialistes, 33 libéraux-radicaux, 15 Verts, 11 UDC, 6 Solidarité & Écologie-La Gauche (formation locale regroupant des membres du POP et des indépendants de gauche) et 6 pour la liste UDF, PDC et Verts libéraux[46]. Depuis ces élections, droite et gauche comptent 50 sièges chacune.

En 2016, le PLR, l'UDF et les Vert'Libéraux présentent une liste commune. Solidarité & Écologie échoue à atteindre le quorum. La répartition des sièges après les élections est la suivante: 40 libéraux-radicaux, UDF et vert'libéraux, 30 socialistes, 15 Verts, 15 UDC[47]. La droite prend dès lors la majorité au Conseil communal.

Répartition des sièges par groupe et législature[modifier | modifier le code]

Liste 2002-2006 2006-2011 2011-2016 2016-2021
Union démocratique du centre 9 11 15
Parti libéral 14 12
Parti radical-démocratique 29 22
Parti libéral-radical 33
Union démocratique fédérale 9 6
UDF & Verts'libéraux 6
PLR, UDF & Verts'libéraux 40
Total droite 52 49 50 55
Parti socialiste 36 32 29 30
Les Verts 13 15 15
Solidarité & Écologie 12 6 6
Total gauche 48 51 50 45

Démocratie directe[modifier | modifier le code]

Les citoyens yverdonnois disposent, comme les citoyens de la plupart des communes suisses, de deux instruments de démocratie directe : le droit de référendum, qui leur permet de contester une décision prise par le Conseil communal, et le droit d'initiative, qui leur permet de soumettre une proposition au vote. Le droit d'initiative au niveau communal a été introduit dans le canton avec la Constitution du canton de Vaud de 2003[48].

L'usage de ces instruments de démocratie directe est plutôt rare à Yverdon-les-Bains :

  • Le 14 septembre 2003, un référendum a eu lieu à propos du maintien de la structure du nuage Blur, qui avait été mise en place pour l'Exposition nationale de 2002 pour y installer la Maison d'Ailleurs avec le soutien de l'Agence spatiale européenne. Ce maintien a été refusé par la population[49].
  • En 2008, l'UDC locale a inauguré le droit d'initiative à Yverdon en soumettant un texte demandant l'installation de caméras de surveillance sur la place de la gare. Elle a été acceptée le 8 février 2009 par 56,4 % des votants[50].
  • En 2012, des membres du PLR ont lancé l'initiative "Stop aux bouchons" en faveur de la construction d'une nouvelle route de desserte. Elle a été acceptée le 25 novembre 2012 par 61,2 % des votants[51].

Députés au Grand conseil du canton de Vaud[modifier | modifier le code]

La ville compte actuellement 7 députés au sein de l'organe législatif cantonal (législature 2012-2017).

Conseillers nationaux[modifier | modifier le code]

La ville compte actuellement une seule conseillère nationale (législature 2011-2015).

Lever de soleil sur le lac de Neuchâtel depuis Yverdon-les-Bains

Sports[modifier | modifier le code]

En football, le club masculin le mieux classé de la ville est Yverdon-Sport FC, qui évolue en 1re ligue. Le FC Yverdon Féminin évolue en Ligue Nationale A féminine. Dans les ligues inférieures, on trouve également :

L'Union Sportive Yverdonnoise (USY) regroupe l'athlétisme, le basketball et le handball. L'équipe de handball voit sa première équipe masculine accéder en 1re ligue du Championnat de Suisse de Handball en 2011.

Autres clubs sportifs notables :

Il existe plus de 25 clubs d'arts martiaux à Yverdon-les-Bains, pour un total d'environ 1500 pratiquants[52] dont plusieurs champions du monde et vice-champions du monde.

Le parapente est également pratiqué dans la région d'Yverdon-les-Bains.

Culture[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château d'Yverdon (XIIIe siècle).
  • Le temple a été bâti en 1757 d'après des plans de l'architecte Jean-Michel Billon[53], de Genève à la place de l'ancienne chapelle Notre-Dame dont il a gardé le clocher, qui avait été reconstruit en 1608 d'après un original du XIVe siècle. Les quatorze stalles proviennent de l'ancienne chapelle, tandis que les orgues ont été construites en 1766[54]. Classé monument historique en 1900[55].
  • L'hôtel de ville a été construit entre 1768 et 1773 sur le modèle de l'Hôtel de musique de la ville de Berne[56]. Classé monument historique en 1959[57].
  • L'ancienne prison de district (actuellement "Maison d'Ailleurs", musée de la science-fiction) a été bâtie selon les plans de l'architecte lausannois Alexandre Perregaux (1805)[58]. Classé monument historique en 1954[59].

Ces quatre bâtiments bordent la place Pestalozzi, qui constitue le centre de la ville d'Yverdon-les-Bains.

Statue en l'honneur de Johann Heinrich Pestalozzi à Yverdon-les-Bains
  • L'église catholique (1838), de type basilical, néoclassique, est l’œuvre de l’architecte lausannois Henri Perregaux[60]. Classée monument historique en 1993[61].

Sites[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

Salles de spectacle[modifier | modifier le code]

Théâtre Benno Besson
  • Théâtre Benno Besson
  • Théâtre de l'Échandole
  • Salle de concert L'Amalgame
  • Salle polyvalente La Marive
  • Salle de cinéma Bel-Air

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • Expo02, l'exposition nationale suisse en 2002
  • Brandons (carnaval), chaque année en mars
  • Abbaye (fête des tireurs)
  • Comptoir du Nord vaudois
  • Baleinev, bal d'étudiants
  • Sonisphere 2012, festival open air
  • SwissEurobot, la Coupe suisse de robotique, les années impaires en alternance avec Rapperswil-Jona. En 2005 a eu lieu la finale européenne Eurobot.
  • Numerik Games, festival du numérique (chaque année en septembre).

Médias[modifier | modifier le code]

La série documentaire Romans d'ados y a été tournée de 2002 à 2008.

Le quotidien La Région Nord vaudois y a son siège, de même que la chaîne de télévision locale MaxTV.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville d'Yverdon-les-Bains est jumelée avec[63] :

Yverdon-les-Bains a également signé des Chartes d'amitié avec :

Personnalités[modifier | modifier le code]

Yverdon-les-Bains est le lieu de naissance ou a vu passer des personnalités telles que :

  • Élie Bertrand, pasteur, géologue, naturaliste (1713-1797), il fonde la bibliothèque (1761) ainsi que la société économique de la ville.
  • Benno Besson, acteur, metteur en scène et directeur de théâtre. Né à Yverdon en 1922.
  • René Borchanne (1905 - 1979), écrivain né à Yverdon.
  • Pierre Cevey, conseiller d'État du canton de Vaud de 1984 à 1994.
  • Charles Chatelanat né à Yverdon en 1833, Poète, prédicateur et écrivain religieux (Pasteur en 1858). Auteur de : Emmanuel, Poésies; Vie chrétienne; Consolations, ouvrage d'édification très-répandu
  • Henri Cornaz (1920-2008), imprimeur
  • Fortunato Bartolomeo De Felice (1723-1789), il dirigea à Yverdon la rédaction de l'Encyclopédie d'Yverdon, publiée entre 1770 et 1780.
  • Pierre Duvoisin, né en 1938, conseiller d'État du canton de Vaud de 1982 à 1994.
  • Frederick Haldimand (1718-1791), gouverneur britannique au Canada, né et mort à Yverdon.
  • Rodolphe Kasser (1927-2013), philologue et archéologue né à Yverdon.
  • Claire Krähenbühl, poète et artiste née à Yverdon en 1942.
  • Denise Mützenberg, poète et éditrice née à Yverdon en 1942 et sœur jumelle de Claire Krähenbühl.
  • Françoise Perret, première femme élue au Conseil communal d’Yverdon, rédactrice en chef du Journal d’Yverdon de 1967 à 1977, devenant la première femme à tenir les rênes d’un quotidien en Suisse.
  • Johann Heinrich Pestalozzi, établit son école à Yverdon de 1805 à 1825. La place principale de la ville porte désormais son nom.
  • Jean-Jacques Rousseau (1712 - 1778), écrivain, philosophe, musicien, se réfugie à Yverdon-les-Bains en 1762 après la condamnation de ses ouvrages par le Parlement de Paris.
  • Whitney Toyloy, miss suisse 2009, née en 1990 et résidant à Yverdon-les-Bains.
  • Joakim Scheidegger, cinéaste, né à Yverdon-les-Bains en 1991. Réalisateur de Quelle Vie !, court-métrage nominé dans divers festivals autour du monde, dont deux nominations au Young Film Makers Los Angeles.

Yverdon-les-Bains est le lieu de décès de :

Éducation[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Transport[modifier | modifier le code]

Du 1er octobre 1953 au 1er novembre 1960, la ville d'Yverdon se dote de la technologie du « gyrobus » (première ville au monde à adopter cette technologie) pour la mise en place d'un réseau de transports en commun, avant d'opter pour un réseau de bus classiques[65].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Edmond Aubert, Histoire d'Yverdon - Des temps préhistoriques à la conquête bernoise, tome I, Schaer librairie & éditeur, Yverdon, 1995
  • Daniel de Raemy & Carine Bruseau, Histoire d'Yverdon - De la conquête bernoise à la Révolution vaudoise, tome II, Schaer librairie & éditeur, Yverdon, 2001
  • Daniel de Raemy & Patrick Auderset, Histoire d'Yverdon - De la Révolution vaudoise à nos jours, tome III, Schaer librairie & éditeur, Yverdon, 2001

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Population résidente permanente au 31 décembre 2016 », sur Statistiques Vaud (consulté le 5 septembre 2017)
  2. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 26 août 2017)
  3. a et b Florence Cattin (et al.), Dictionnaire toponymique des communes suisses, Neuchâtel, Frauenfeld, Lausanne, Centre de dialectologie, Université de Neuchâtel et Huber, , 1102 p. (ISBN 3-7193-1308-5), p. 982
  4. Pierre-Yves Lambert, La Langue gauloise, éditions errance 1994.
  5. « Yverdon l'or des bains » (consulté le 16 juin 2015)
  6. Dictionnaire historique, géographique et statistique du canton de Vaud, Lausanne, , p. 832
  7. « "Yverdon-les-Bains", Dictionnaire historique de la Suisse »
  8. Jean-Louis VORUZ, « Hommes et Dieux du Néolithique. Les statues-menhirs d’Yverdon », Annuaire de la Société suisse de préhistoire et d’archéologie,‎ , pp. 37-64
  9. France TERRIER, Les embarcations gallo-romaines d’Yverdon-les-Bains, Yverdon-les-Bains,
  10. Daniel de Raemy, Châteaux, donjons et grandes tours dans les Etats de Savoie (1230-1330). Un modèle : le château d’Yverdon, Lausanne,
  11. Daniel de Raemy, Carine Brusau, Histoire d’Yverdon, tome II « De la conquête bernoise à la Révolution vaudoise », Yverdon-les-Bains,
  12. Claire Huguenin, Monique Fontannaz, Le temple d'Yverdon, Berne, SHAS,
  13. Monique Fontannaz, L’hôtel de ville d’Yverdon VD et son logis, Berne, SHAS,
  14. Christian Schülé, Les eaux thermales d’Yverdon-les-Bains. Une source d’histoire, Yverdon-les-Bains,
  15. Patrick Auderset, et al., Yverdon et sa région aux 19e et 20e siècles. Exposition permanente. Musée d'Yverdon et région, Yverdon-les-Bains,
  16. Patrick Auderset, et al., Yverdon et sa région aux 19e et 20e siècles. Exposition permanente. Musée d'Yverdon et région, Yverdon-les-Bains,
  17. « La Romandie, champ de bataille de la guerre d’Algérie - Gauchebdo », sur www.gauchebdo.ch (consulté le 16 juin 2015)
  18. « Suisses engagés » (consulté le 16 juin 2015)
  19. « 1960: Un Yverdonnois emprisonné en France pour avoir aidé le FLN », sur 24heures.ch/ (consulté le 16 juin 2015)
  20. « Inventaire PBC »
  21. « Inventaire PBC »
  22. « ISOS »
  23. « Sites palafittiques préhistoriques autour des Alpes »
  24. « Prix Wakker 2009 - Patrimoine suisse »
  25. Daniel de Raemy & Patrick Auderset, Histoire d'Yverdon - De la Révolution vaudoise à nos jours, tome III, Schaer librairie & éditeur, Yverdon, 2001, p. 175.
  26. Daniel de Raemy & Patrick Auderset, Histoire d'Yverdon - De la Révolution vaudoise à nos jours, tome III, Schaer librairie & éditeur, Yverdon, 2001, p. 179.
  27. Daniel de Raemy & Patrick Auderset, Histoire d'Yverdon - De la Révolution vaudoise à nos jours, tome III, Schaer librairie & éditeur, Yverdon, 2001, p. 181.
  28. Daniel de Raemy & Patrick Auderset, Histoire d'Yverdon - De la Révolution vaudoise à nos jours, tome III, Schaer librairie & éditeur, Yverdon, 2001, p. 183.
  29. Daniel de Raemy & Patrick Auderset, Histoire d'Yverdon - De la Révolution vaudoise à nos jours, tome III, Schaer librairie & éditeur, Yverdon, 2001, p. 302.
  30. Daniel de Raemy & Patrick Auderset, Histoire d'Yverdon - De la Révolution vaudoise à nos jours, tome III, Schaer librairie & éditeur, Yverdon, 2001, p. 296.
  31. Daniel de Raemy & Patrick Auderset, Histoire d'Yverdon - De la Révolution vaudoise à nos jours, tome III, Schaer librairie & éditeur, Yverdon, 2001, p. 297.
  32. Daniel de Raemy & Patrick Auderset, Histoire d'Yverdon - De la Révolution vaudoise à nos jours, tome III, Schaer librairie & éditeur, Yverdon, 2001, p. 298.
  33. Daniel de Raemy & Patrick Auderset, Histoire d'Yverdon - De la Révolution vaudoise à nos jours, tome III, Schaer librairie & éditeur, Yverdon, 2001, p. 298-300.
  34. Sandy Wetzel, « Y-Parc : Le Parc », sur www.y-parc.ch (consulté le 10 juin 2015)
  35. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o et p « http://www.yverdon-les-bains.ch/fileadmin/documents/hab/2010/Population_YlB_des_1850.pdf », sur www.yverdon-les-bains.ch (consulté le 10 juin 2015)
  36. a et b « http://www.yverdon-les-bains.ch/fileadmin/documents/hab/HAB24-13.pdf », sur www.yverdon-les-bains.ch (consulté le 10 juin 2015)
  37. « http://www.scris.vd.ch//Data_Dir/ElementsDir/7836/2/F/Population_communes_origine_2014.xls », sur www.scris.vd.ch (consulté le 10 juin 2015)
  38. « Yverdon a accueilli sa 30 000e habitante », sur 24heures.ch/ (consulté le 28 décembre 2015)
  39. Site officiel de la commune, consulté en septembre 2009.
  40. www.20minutes.ch, www.20min.ch, « 20 minutes - Jean-Claude Ruchet «plutôt surpris» de sa victoire - Vaud » (consulté le 10 juin 2015)
  41. « Le syndic d'Yverdon Daniel von Siebenthal a annoncé sa démission » (consulté le 10 juin 2015)
  42. « Valérie Jaggi Wepf élue haut la main à la Municipalité d'Yverdon », sur 24heures.ch/ (consulté le 10 juin 2015)
  43. « Jean-Daniel Carrard est élu syndic d'Yverdon », sur 24heures.ch/ (consulté le 10 juin 2015)
  44. « Le PLR fait un carton plein à Yverdon-les-Bains », sur 24heures.ch/ (consulté le 29 février 2016)
  45. « Répartition des dicastères 2016-2021 », sur www.yverdon-les-bains.ch (consulté le 8 décembre 2016)
  46. Résultats officiels sur le Site officiel du Conseil communal de la ville, consulté en septembre 2008.
  47. Résultats officiels sur le Site du Canton de Vaud, consulté en février 2016.
  48. Constitution du canton de Vaud de 2003 sur admin.ch
  49. Article du 14 septembre 2003 publié sur le site Swissart, consulté en septembre 2008.
  50. « La gare d’Yverdon aura ses caméras de surveillance » (consulté le 10 juin 2015)
  51. « Yverdon aura sa route de contournement » (consulté le 10 juin 2015)
  52. AYAM, site de l'Association Yverdonnoise d'Arts Martiaux
  53. Barbara Roth, « Billon, Jean-Michel » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne. consulté le 13/02/2016
  54. Informations sur le site de l'Office du Tourisme, consulté en septembre 2008
  55. « Fiche de recensement 2 », sur recensementarchitectural.vd.ch
  56. Informations sur le site de l'Office du Tourisme, consulté en septembre 2008
  57. « Fiche de recensement 3 », sur recensementarchitectural.vd.ch
  58. Paul Bissegger, D'ivoire et de marbre. Alexandre et Henri Perregaux ou l'Age d'Or de l'architecture vaudoise (1770-1850), Bibliothèque historique vaudoise, coll. « Bibliothèque historique vaudoise 131 », (ISBN 978-2-88454-131-2), p. 99-101
  59. « Fiche de recensement 16 », sur recensementarchitectural.vd.ch
  60. Paul Bissegger, D'ivoire et de marbre. Alexandre et Henri Perregaux ou l'Age d'Or de l'architecture vaudoise (1770-1850), Bibliothèque historique vaudoise, coll. « Bibliothèque historique vaudoise 131 », (ISBN 978-2-88454-131-2), p. 237-241
  61. « Fiche de recensement 363 », sur recensementarchitectural.vd.ch
  62. L’alignement de menhirs
  63. Jumelages
  64. « Yverdon annonce son jumelage avec Gotham City », sur 24heures.ch/ (consulté le 9 août 2015)
  65. « 1956: Yverdon roule en «Gyro» », sur 24heures.ch/ (consulté le 16 juin 2015)