British American Tobacco

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British American Tobacco
logo de British American Tobacco
Logo de British American Tobacco
illustration de British American Tobacco

Création 1902
Fondateurs James Buchanan DukeVoir et modifier les données sur Wikidata
Forme juridique Société ouverte à responsabilité limitéeVoir et modifier les données sur Wikidata
Action LSE : BATS, NYSE MKT : BTI
Siège social Londres
Drapeau de Grande-Bretagne Royaume-Uni
Direction Jack Bowles (en) (depuis le )[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Président Richard Burrows (en) (depuis )[2]Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité Industrie du tabacVoir et modifier les données sur Wikidata
Produits CigaretteVoir et modifier les données sur Wikidata
Filiales Tekel (en), Bentoel Group (en), British American Tobacco (Germany) (d) et British American Tobacco (Czech Republic) (d)
Effectif 63 677 en 2018
Site web www.bat.com

Capitalisation 62,095 milliards de livres sterling (GBP) (octobre 2019)
Chiffre d'affaires 24,492 milliards de livres sterling (GBP) en 2018
Résultat net 6,032 milliards de livres sterling (GBP) en 2018[3]
Le siège à Londres.

British American Tobacco (BAT) est un des plus importants producteurs de tabac et de cigarettes au monde, possédant notamment les marques Pall Mall, Gladstone, Dunhill, Lucky Strike, Kent, Winfield, Vogue, Players, Parisienne et Alain Delon. Le siège est implanté à Londres au Royaume-Uni.

BAT est, en 2012, le deuxième plus grand producteur de tabac au monde en nombre de ventes, après Philip Morris International[4]. BAT a une position de leader sur les marchés de plus de 50 pays et opérations[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'entreprise a été créée en 1902, quand la compagnie Imperial Tobacco de Grande-Bretagne et la American Tobacco Company des États-Unis se sont réunies en joint-venture. Un accord de non-concurrence a alors été conclu. James Buchanan Duke a été le président de la structure, et l'entreprise a ciblé les pays comme le Canada, la Chine, l'Allemagne, l'Afrique du Sud, la Nouvelle-Zélande et l'Australie (mais pas les États-Unis ou la Grande-Bretagne).

En 1999, British American Tobacco acquiert Rothmans International pour 7,5 milliards de dollars[6].

En juillet 2014, lors de l'acquisition par Reynolds American de Lorillard pour 25 milliards de dollars[7], British American Tobacco investit 4,7 milliards de dollars dans la nouvelle entité pour garder le niveau de participation à 42 % dans Reynolds American[7].

En février 2015, British American Tobacco acquiert les 24,7 % qu'il ne détient pas encore dans Souza Cruz pour 2,3 milliards de livres soit 3,53 milliards de dollars[8]. En septembre 2015, BAT acquiert CHIC Group of Poland, un fabricant polonais de cigarette électronique[9].

En septembre 2016, British American Tobacco souhaite acquérir les activités de production de tabac de Fabrika Duhana Sarajevo, un conglomérat public bosniaque[10].

En octobre 2016, British American Tobacco annonce l'acquisition des parts qu'il ne détient pas encore dans Reynolds American, soit 57,8 % de l'entreprise, pour 47 milliards de dollars[11],[12]. En novembre 2016, la direction de Reynolds American rejette cette offre d'acquisition[13]. En janvier 2017, British American Tobacco surenchérit avec une offre à 49,4 milliards de dollars[14].

En avril 2017, British American Tobacco annonce l'acquisition pour environ 100 millions d'euros de Bulgartabac, entreprise ayant anciennement eu le monopole de la distribution de tabac en Bulgarie et qui est présente en Bulgarie, en Albanie, en Bosnie-Herzégovine, au Kosovo et en Macédoine du Nord[15].

Actionnaires[modifier | modifier le code]

Liste des principaux actionnaires au 30 octobre 2019[16].

Capital Research & Management (Global Investors) 7,20 %
Reinet Investment 2,97 %
The Vanguard Group 2,93 %
Capital Research & Management (World Investors) 2,45 %
BlackRock Fund Advisors 2,20 %
Legal & General Investment Management 2,11 %
BlackRock Investment Management (Royaume-Uni) 1,72 %
Credit Suisse Asset Management (Suisse) 1,58 %
Cedar Rock Capital 1,47 %
Norges Bank Investment Management 1,23 %

Activité de lobbying[modifier | modifier le code]

British American Tobacco est inscrit depuis 2009 au registre de transparence des représentants d'intérêts auprès de la Commission européenne. Il déclare en 2017 pour cette activité des dépenses annuelles d'un montant compris entre 2 250 000 et 2 500 000 euros[17].

Pour l'année 2017, British American Tobacco déclare à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique exercer des activités de lobbying en France pour un montant qui n'excède pas 100 000 euros[18].

En juillet 2017, l'Alliance contre le tabac dénonce le lobbying agressif de BAT envers les professionnels de santé impliqués dans la lutte anti-tabac, pour tenter de faire passer sans preuve scientifique le tabac chauffé pour un dispositif à moindre risque[19].

Controverses[modifier | modifier le code]

Corruption et menaces en Afrique[modifier | modifier le code]

En 2015, un épisode de l'émission “ Panorama ” de la BBC a révélé que l’entreprise soudoyait des fonctionnaires au Rwanda, au Burundi ainsi qu’au Kenya en échange d’une application défaillante de la Convention-cadre de l'OMS concernant la lutte antitabac dans ses pays. L’émission a présenté des documents fournis par Paul Hopkins, ancien salarié de l’entreprise. Cette dernière a nié les accusations[20].

En 2017, il a été signalé que la BAT et d'autres entreprises du secteur du tabac ont usé d’un mélange de menaces et d'intimidations pour arrêter ou limiter l'application de la législation antitabac dans au moins huit pays africains[57]. Un document indique qu'en Ouganda la BAT a soutenu que le Tobacco Control Act allait à l'encontre de la Constitution du pays. Un autre document prouve que des avocats agissant au nom de BAT ont demandé que la Haute Cour du Kenya "annule dans son intégralité" la législation antitabac[21]

L'Office des fraudes graves a ouvert une enquête en août 2017 sur la base du dossier des preuves fournies par l'ancien employé Paul Hopkins. La procédure d'examen repose sur les allégations d’Hopkins selon lesquelles la BAT aurait versé des pots-de-vin à des fonctionnaires au Kenya, au Burundi, au Rwanda et aux Comores pour saper la réglementation de la lutte antitabac sur le marché africain qui est le seul marché en croissance. L’entreprise a réagi en déclarant qu’Hopkins était " un ancien employé escroc ” et en affirmant qu’étant présente dans 200 pays, elle ne pouvait garantir entièrement le respect des règles[22],[23].

Commercialisation du tabac dans des pays instables et des zones de conflit[modifier | modifier le code]

En août 2017, l'ancien employé et lanceur d’alerte, Paul Hopkins, a divulgué des documents internes de l’entreprise à la presse, affirmant que la British American Tobacco poursuivait ses efforts pour commercialiser et vendre ses produits dans des pays instables, profondément appauvris et dans des zones de conflit, notamment en Somalie, au Soudan du sud, en Syrie et en Irak.

Les documents divulgués présentent les stratégies visant à poursuivre les ventes de cigarettes via le marché noir dans les régions de Somalie contrôlées par le groupe islamiste Al-Shabaab mais aussi les plans visant à développer " un portefeuille de marques pertinentes pour le consommateur " et une " croissance durable... en volume " au Soudan du sud, deux jours seulement avant que le pays n'obtienne son indépendance, ainsi que le marketing actif et la croissance de la marque de cigarettes Kent en Irak et en Syrie, malgré des " marchés volatiles " alors que se poursuivent des combats en Irak et en Syrie[24].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. « https://www.bat.com/group/sites/UK__9D9KCY.nsf/vwPagesWebLive/DOBB9HZB »
  2. « https://www.bat.com/group/sites/UK__9D9KCY.nsf/vwPagesWebLive/DOBB9HYU »
  3. https://www.zonebourse.com/BRITISH-AMERICAN-TOBACCO-4001163/fondamentaux/
  4. (en) David Jones, BAT in £1.25 billion share buyback as earnings rise, Reuters, 23 février 2012
  5. (en) Marcus Leroux, « British American Tobacco profit boosted by weak pound », sur Timesonline.com, (consulté le 29 août 2010)
  6. (en) Edmund L. Andrews,British American Tobacco Will Buy Rothmans, The New York Times, 12 janvier 1999
  7. a et b Reynolds American to buy Lorillard for $25 billion, Siddharth Cavale, Reuters, 15 juillet 2014
  8. British American Tobacco mulls $3.5 billion buyout of Brazil unit stake, Martinne Geller et Guillermo Parra-Bernal, Reuters, 23 février 2015
  9. BAT to buy Polish e-cigarette firm, inks deal with Reynolds American, Reuters, 22 septembre 2015
  10. BAT plans Bosnia tobacco acquisition, Maja Zuvela, Reuters, 15 septembre 2016
  11. Tabac : BAT propose d'acheter l'ensemble de Reynolds pour 47 mds de dollars, 21 octobre 2016
  12. BAT offers to buy U.S. tobacco firm Reynolds in $47 billion deal, Martinne Geller, Paul Sandle et Pamela Barbaglia, Reuters, 21 octobre 2016
  13. Reynolds American rejects BAT's $47 billion takeover offer: source, Lauren Hirsch, Reuters, 15 novembre 2016
  14. BAT agrees to buy Reynolds for $49 billion, Paul Sandle, Reuters, 17 janvier 2017
  15. Tabac: BAT achète les marques Bulgartabac, Le Figaro, 12 avril 2017.
  16. « BAT : Actionnaires », sur www.zonebourse.com (consulté le 30 octobre 2019).
  17. « Registre de transparence », sur le site de la Commission européenne (consulté le 6 juin 2018).
  18. « Fiche Organisation « Haute Autorité pour la transparence de la vie publique », sur www.hatvp.fr (consulté le 6 juin 2018).
  19. Cyrille Vanlerberghe, « L'industrie du tabac tente d'amadouer les médecins », lLe Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 3 février 2018).
  20. (en-GB) Sarah Boseley Health editor, « British American Tobacco accused of bribing government officials », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le 2 décembre 2019)
  21. (en-GB) Sarah Boseley, « Threats, bullying, lawsuits: tobacco industry's dirty war for the African market », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le 2 décembre 2019)
  22. (en-GB) « Subscribe to read », sur Financial Times (consulté le 2 décembre 2019)
  23. (en-GB) Sarah Boseley et Julia Kollewe, « Serious Fraud Office opens investigation into BAT bribery claims », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le 2 décembre 2019)
  24. (en-GB) Sarah Boseley, « Revealed: how British American Tobacco exploited war zones to sell cigarettes », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le 7 janvier 2020)