Renens

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Renens
Renens
Vue de Renens, au crépuscule et en direction du sud-ouest.
Blason de Renens
Armoiries
Renens
Logo
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Vaud Vaud
District Ouest lausannois
Nom officiel Renens (VD)
Communes limitrophes Jouxtens-Mézery, Prilly, Lausanne, Chavannes-près-Renens, Écublens (VD), Crissier
Syndic
Mandat
Jean-François Clément (PS)
2021-2026
NPA 1020
No OFS 5591
Démographie
Gentilé Renanais ou Renannais
Population
permanente
21 086 hab. (31 décembre 2022)
Densité 7 124 hab./km2
Langue Français
Géographie
Coordonnées 46° 32′ 19″ nord, 6° 35′ 03″ est
Altitude 440 m
Superficie 2,96 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Suisse
Voir sur la carte topographique de Suisse
Renens
Géolocalisation sur la carte : Suisse
Voir sur la carte administrative de Suisse
Renens
Géolocalisation sur la carte : canton de Vaud
Voir sur la carte administrative du canton de Vaud
Renens
Liens
Site web www.renens.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Renens (prononcé [ʁəɑ̃] en français Écoutez) est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district de l'Ouest lausannois, dont elle est le chef-lieu.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Renens se situe à l'ouest de Lausanne. La commune fait partie de l'agglomération lausannoise. La commune occupe un terrain en pente descendant presque jusqu'au lac.

Le territoire de Renens s'étend sur 2,96 km2[2]. Lors du relevé de 2013-2018, les surfaces d'habitations et d'infrastructures représentaient 95,3 % de sa superficie, les surfaces agricoles 2,4 % et les surfaces boisées 2,4 %[3].

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Elle est traversée par une rivière, la Mèbre, et deux ruisseaux, le ruisseau de Broye et le ruisseau des Baumettes.

La Mèbre et le ruisseau de Broye sont tous deux symbolisés sur le drapeau de la ville.

Climat[modifier | modifier le code]

Située en plaine, Renens dispose d'un climat continental, influencé à la fois par sa proximité avec le lac Léman et celle des Alpes. Les différences de température peuvent donc être importantes au cours de l'année, avec une moyenne de 3 à 5 degrés en hiver et des maximales autour de 25 degrés en été atteignant parfois des pics de température, dépassant les 30 degrés.

Les massifs montagneux garantissent une pluviométrie relativement élevée, avec en moyenne un jour sur trois de pluie ou de légères précipitations.

Durant l'hiver, le brouillard s'installe en basse altitude, tandis que la ville jouit d'une moyenne d'ensoleillement de 8 heures par jour durant la saison estivale[5].

Transports[modifier | modifier le code]

Elle est traversée par deux routes importantes, ainsi que par les chemins de fer et la ligne M1 du métro de Lausanne. Sans être traversée par l'autoroute, Renens bénéficie de la sortie no 18 de l'A1 au niveau de Crissier.

Un tramway entre la place de l'Europe à Lausanne et la Gare de Renens est en construction. Sa mise en service est prévue en 2026[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de Rugnens apparaît pour la première fois en l'an 896[7][réf. obsolète], tour à tour Runens, Rugnens, Regnens puis finalement Renens. La Ville a pris son envol beaucoup plus tard ; au début du XXe siècle. Elle le doit à l'arrivée du chemin de fer, particulièrement à la construction de la ligne Morges - Yverdon-les-Bains. La gare de Renens est inaugurée en 1876 sous la coupelle de la Compagnie de Chemins de Fer de la Suisse Occidentale. Un rapide coup d'œil à l'évolution de la population le prouve : passant d'un petit village agricole de 433 habitants en 1860, elle passe à 1 279 en 1900 pour dépasser les 20 000 aujourd'hui.

Dans la nuit du au , la gare de Renens est bombardée par des bombardiers anglais de retour d'une mission sur les usines Fiat de Turin. L'attaque, qui fait deux morts et huit blessés, est due à une erreur de navigation des équipages (d'autres bombes tombent sur Genève). Le gouvernement britannique présentera ses regrets et versera un dédommagement de 1,2 million de francs de l'époque[8][source insuffisante].

Le proche passé de Renens, celui du XXe siècle, est intimement lié à l'industrie. C'est elle qui a façonné la ville, ses rues et ses places. Des grandes usines d'alors (Maillefer, Briquetterie, Fly, Thévenaz-Leduc, Iril), il ne reste aujourd'hui plus grand-chose. La ville a pris une autre direction, résolument tournée vers la culture, avec l'arrivée de l'École cantonale d’art de Lausanne ou le changement d'affectation de l'ancien silo à grain en espace de culture.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Vie politique[modifier | modifier le code]

La ville de Renens dispose d'un exécutif, la municipalité, comptant sept membres, et d'un législatif, le conseil communal, comptant 80 membres. Ces deux organes comptent une majorité de gauche.

Depuis le 1er juillet 2021, la composition de la Municipalité est la suivante: deux membres du Parti ouvrier et populaire (POP), trois socialistes et deux écologistes. Le syndic est Jean-François Clément, Parti socialiste suisse (PSS).

Le parlement est lui composé de 18 membres de Fourmi rouge (POP et Gauche en mouvement), 20 du Parti socialiste, 18 du Parti libéral-radical, 17 des Verts - Mouvement écologiste et 7 de l'UDC.

Liste des syndics de Renens[modifier | modifier le code]

  • 1902-1905 : Henri Marsens, Parti radical-démocratique (PRD).
  • 1906-1909 : Emile Wittwer, Parti radical-démocratique (PRD).
  • 1910-1917 : Edouard Collet, Parti radical-démocratique (PRD).
  • 1918-1921 : Innocent Rossi, Parti socialiste suisse (PSS).
  • 1922-1930 : Charles Wittwer, Parti radical-démocratique (PRD).
  • 1931-1933 : Justin Magnenat, Parti radical-démocratique (PRD).
  • 1934-1937 : Ernest Gloor, Parti socialiste suisse (PSS).
  • 1938-1945 : Eugène Amiguet, Parti radical-démocratique (PRD).
  • 1946-1949 : Henri Crot, Parti ouvrier et populaire (POP).
  • 1950-1953 : Albert Ruedi, Parti radical-démocratique (PRD).
  • 1954-1961 : Arthur Burki, Parti radical-démocratique (PRD), décédé en fonction.
  • 1961-1965 : Henri Nicollier, Parti socialiste suisse (PSS).
  • 1966-1977 : Georges Aegerter, Parti radical-démocratique (PRD).
  • 1978-1981 : Richard Naegele, Parti socialiste suisse (PSS).
  • 1982-1989 : Jacques Boss, Parti radical-démocratique (PRD).
  • 1990-1997 : Philippe Delachaux, Parti libéral suisse (PLS).
  • 1998-2006 : Anne-Marie Depoisier, Parti socialiste suisse (PSS).
  • 2006-2016 : Marianne Huguenin, Parti ouvrier et populaire (POP).
  • depuis le 1.7.2016 : Jean-François Clément, Parti socialiste suisse (PSS).

Projet d'agglomération inter-urbaine[modifier | modifier le code]

Renens est entièrement englobée dans le projet d'agglomération inter-urbaine « PALM », visant le regroupement des zones urbaines de Lausanne et Morges.

Population[modifier | modifier le code]

Gentilé et surnom[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune se nomment les Renanais[9] ou les Renannais[10].

Ils sont surnommés lè Poûre-Dzein (les pauvres gens en patois vaudois)[9],[10].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population[modifier | modifier le code]

Renens compte 21 086 habitants au 31 décembre 2022 pour une densité de population de 7 124 hab/km2[1]. Sur la période 2010-2019, sa population a augmenté de 6,5 % (canton : 12,9 % ; Suisse : 9,4 %)[2].

Évolution de la population de Renens entre 1850 et 2020[11],[1]

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

En 2020, le taux de personnes de moins de 30 ans s'élève à 37,9 %, au-dessus de la valeur cantonale (35 %). Le taux de personnes de plus de 60 ans est quant à lui de 19,7 %, alors qu'il est de 21,9 % au niveau cantonal[12].

La même année, la commune compte 10 474 hommes pour 10 360 femmes, soit un taux de 49,7 % d'hommes, supérieur à celui du canton (48,2 %)[12].

Pyramide des âges de Renens en 2020 (%)[12]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans ou +
1,4 
5,4 
75 à 89 ans
7,4 
12,0 
60 à 74 ans
12,7 
20,7 
45 à 59 ans
20,3 
23,0 
30 à 44 ans
21,1 
24,0 
15 à 29 ans
22,0 
14,6 
- de 14 ans
15,1 
Pyramide des âges dans le canton de Vaud en 2020 (%)[12]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ans ou +
1,4 
6,1 
75 à 89 ans
8,2 
13,3 
60 à 74 ans
14,3 
21,5 
45 à 59 ans
21,2 
22,0 
30 à 44 ans
21,4 
19,6 
15 à 29 ans
18,0 
16,9 
- de 14 ans
15,5 

Économie[modifier | modifier le code]

L'Usine à gaz de Malley a joué durant plus d'un demi-siècle un rôle économique majeur pour l'ensemble de la grande agglomération lausannoise, jusqu'à ce que le gaz de ville soit remplacé par le gaz naturel. Les derniers édifices subsistant de l'ancienne usine abritent aujourd'hui le club de tennis de table de Lausanne (CTT), et le Théâtre Kléber-Méleau.

L'opérateur de télécommunication Salt a son siège à Renens.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine bâti[modifier | modifier le code]

Château de Renens en hiver.
  • Le château.
  • La maison des Tilleuls, œuvre de l'architecte (1768-1772) Gabriel Delagrange[13], devenu un centre culturel « La Ferme des Tilleuls »[14], et accueille l’œuvre de Danielle Jacqui ORGANuGAMME[15].
  • Le silo de l'architecte Jean Tschumi.
  • La salle de spectacles, typique des années 1950.
  • Les maisons en rangée du chemin des Clos, construites en 1907 par l'architecte Georges Épitaux.
  • Le chemin de Villas-du-Mont.
  • Les maisons de l'avenue de Longemalle, prototypes de cité-jardin.
  • Le temple protestant de 1933-1935, par l'architecte Paul Lavenex[16].
  • L'atelier de reliure Mayer&Soutter et les Imprimeries Réunies, construits entre 1963 et 1965 par l'architecte Jean-Marc Lamunière.
  • Le bâtiment Eternit, construit entre 1961 et 1963 par l'architecte Frédéric Brugger.

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • Festimixx, Festival de musique et fête interculturelle (2000, 2003, 2006, 2009, 2012, 2015, 2018, 2022).
  • Saison culturelle de Renens.
  • Vive(z) l’été, programme qui regroupe cinéma, théâtre, balades et danse durant l’été.
  • 1020 Run, course d'automne[17].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Bilan démographique selon le niveau géographique institutionnel » Accès libre, sur Office fédéral de la statistique (consulté le ).
  2. a b et c « Portraits régionaux 2021: chiffres-clés de toutes les communes » Accès libre [xls], sur Office fédéral de la statistique (consulté le ).
  3. Office fédéral de la statistique, « Statistique de la superficie standard - Communes selon 4 domaines principaux » Accès libre [xls], sur www.bfs.admin.ch, (consulté le ).
  4. « Limites de commune : Renens » Accès libre, sur geo.admin.ch (consulté le ).
  5. Région du Léman (Suisse), « Climat et Météo - Informations pratiques », sur Office du Tourisme du Canton de Vaud (consulté le )
  6. Ville de Renens, « Tram Renens-Flon », sur Renens en mouvement (consulté le )
  7. Redirection
  8. Pionnair GE, « Genève bombardée par erreur par des appareils A.W.Whitley britanniques (1940) » (consulté le )
  9. a et b « UCV - Annuaire - Renens », sur Union des communes vaudoises (consulté le )
  10. a et b Charles Roux, Noms et sobriquets des Vaudois, Yens-sur-Morges, Cabédita, , 129 p. (ISBN 2-88295-339-9), p. 78
  11. « Évolution de la population des communes 1850-2000 » Accès libre, sur Office fédéral de la statistique, (consulté le ).
  12. a b c et d « Population résidante permanente et non permanente selon les niveaux géographiques institutionnels, la nationalité (catégorie), le lieu de naissance, le sexe et la classe d'âge » Accès libre, sur Office fédéral de la statistique (consulté le ).
  13. Isabelle Roland, « Une œuvre méconnue de Gabriel Delagrange », Monuments vaudois, vol. 9,‎ , p. 77-87 (ISSN 1664-3011).
  14. Alexia Nichele, « Un nouveau centre culturel à l’ombre des tilleuls de Renens », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  15. « Le Colossal d'Art Brut ORGANuGAMME II », sur La Ferme des Tilleuls
  16. Guide artistique de la Suisse : Jura, Jura bernois, Neuchâtel, Vaud, Genève, vol. 4a, Berne, Société d'histoire de l'art en Suisse, , 642 p. (ISBN 978-3-906131-98-6), p. 274.
  17. « 1020 Run, le rendez-vous sportif populaire de Renens ! », sur renens.ch, (consulté le )