Renens

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Renens
Renens
Vue de Renens, au crépuscule et en direction du sud-ouest.
Blason de Renens
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Vaud Vaud
District Ouest lausannois
Communes limitrophes Jouxtens-Mézery, Prilly, Lausanne, Chavannes-près-Renens, Écublens (VD), Crissier
Syndic Jean-François Clément
NPA 1020
No OFS 5591
Démographie
Gentilé Renanais
Population
permanente
20 886 hab. (31 décembre 2019)
Densité 7 056 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 32′ 19″ nord, 6° 35′ 03″ est
Altitude 440 m
Superficie 2,96 km2
Divers
Nom officiel Renens (VD)
Langue Français
Localisation
Localisation de Renens
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.
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Renens
Liens
Site web www.renens.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Renens (prononcé [ʁəɑ̃] en français Écoutez) est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district de l'Ouest lausannois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Renens se situe à l'ouest de Lausanne. La commune fait partie de l'agglomération lausannoise.

Topographie[modifier | modifier le code]

La commune occupe un terrain en pente descendant presque jusqu'au lac.

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Elle est traversée par une rivière, la Mèbre, et deux ruisseaux, le ruisseau de Broye et le ruisseau des Baumettes.

La Mèbre et le ruisseau de Broye sont tous deux symbolisés sur le drapeau de la ville.

Climat[modifier | modifier le code]

Située en plaine, Renens dispose d'un climat continental, influencé à la fois par sa proximité avec le lac Léman et celle des Alpes. Les différences de température peuvent donc être importantes au cours de l'année, avec une moyenne de 3 à 5 degrés en hiver et des maximales autour de 25 degrés en été atteignant parfois des pics de température, dépassant les 30 degrés.

Les massifs montagneux garantissent une pluviométrie relativement élevée, avec en moyenne un jour sur trois de pluie ou de légères précipitations.

Durant l'hiver, le brouillard s'installe en basse altitude, tandis que la ville jouit d'une moyenne d'ensoleillement de 8 heures par jour durant la saison estivale[3].

Transports[modifier | modifier le code]

Elle est traversée par deux routes importantes, ainsi que par les chemins de fer et la ligne M1 du métro de Lausanne. Sans être traversée par l'autoroute, Renens bénéficie de la sortie no 18 de l'A1 au niveau de Crissier.

Un tramway entre la place de l'Europe à Lausanne et la Gare de Renens est en construction. Sa mise en service est prévue en 2026[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de Rugnens apparaît pour la première fois en l'an 896[5], tour à tour Runens, Rugnens, Regnens puis finalement Renens. La Ville a pris son envol beaucoup plus tard ; au début du XXe siècle. Elle le doit à l'arrivée du chemin de fer, particulièrement à la construction de la ligne Morges - Yverdon-les-Bains. La gare de Renens est inaugurée en 1876 sous la coupelle de la Compagnie de Chemins de Fer de la Suisse Occidentale. Un rapide coup d'œil à l'évolution de la population le prouve : passant d'un petit village agricole de 433 habitants en 1860, elle passe à 1 279 en 1900 pour dépasser les 20 000 aujourd'hui.

Dans la nuit du 11 au , la gare de Renens est bombardée par des bombardiers anglais de retour d'une mission sur les usines Fiat de Turin. L'attaque, qui fait deux morts et huit blessés, est due à une erreur de navigation des équipages (d'autres bombes tombent sur Genève). Le gouvernement britannique présentera ses regrets et versera un dédommagement de 1,2 million de francs de l'époque[6].

Le proche passé de Renens, celui du XXe siècle, est intimement lié à l'industrie. C'est elle qui a façonné la ville, ses rues et ses places. Des grandes usines d'alors (Maillefer, Briquetterie, Fly, Thévenaz-Leduc, Iril), il ne reste aujourd'hui plus grand-chose. La ville a pris une autre direction, résolument tournée vers la culture, avec l'arrivée de l'École cantonale d’art de Lausanne ou le changement d'affectation de l'ancien silo à grain en espace de culture.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Vie politique récente[modifier | modifier le code]

La ville de Renens dispose d'un exécutif, la municipalité, comptant sept membres, et d'un législatif, le conseil communal, comptant 80 membres. Ces deux organes comptent une majorité de gauche.

Depuis les élections du , la composition de la Municipalité est la suivante: deux membres du Parti ouvrier et populaire (POP), trois socialistes, un radical et une écologiste. Le syndic est Jean-François Clément, Parti socialiste suisse (PSS).

Le parlement est lui composé de 17 membres de Fourmi rouge (POP et Gauche en mouvement), 23 du Parti socialiste, 21 du Parti libéral-radical, 8 des Verts - Mouvement écologiste et 10 de l'UDC, et un indépendant[7].

Liste des syndics de Renens[modifier | modifier le code]

  • 1902-1905 : Henri Marsens, Parti radical-démocratique (PRD).
  • 1906-1909 : Emile Wittwer, Parti radical-démocratique (PRD).
  • 1910-1917 : Edouard Collet, Parti radical-démocratique (PRD).
  • 1918-1921 : Innocent Rossi, Parti socialiste suisse (PSS).
  • 1922-1930 : Charles Wittwer, Parti radical-démocratique (PRD).
  • 1931-1933 : Justin Magnenat, Parti radical-démocratique (PRD).
  • 1934-1937 : Ernest Gloor, Parti socialiste suisse (PSS).
  • 1938-1945 : Eugène Amiguet, Parti radical-démocratique (PRD).
  • 1946-1949 : Henri Crot, Parti ouvrier et populaire (POP).
  • 1950-1953 : Albert Ruedi, Parti radical-démocratique (PRD).
  • 1954-1961 : Arthur Burki, Parti radical-démocratique (PRD), décédé en fonction.
  • 1961-1965 : Henri Nicollier, Parti socialiste suisse (PSS).
  • 1966-1977 : Georges Aegerter, Parti radical-démocratique (PRD).
  • 1978-1981 : Richard Naegele, Parti socialiste suisse (PSS).
  • 1982-1989 : Jacques Boss, Parti radical-démocratique (PRD).
  • 1990-1997 : Philippe Delachaux, Parti libéral suisse (PLS).
  • 1998-2006 : Anne-Marie Depoisier, Parti socialiste suisse (PSS).
  • 2006-2016 : Marianne Huguenin, Parti ouvrier et populaire (POP).
  • depuis le 1.7.2016 : Jean-François Clément, Parti socialiste suisse (PSS).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Développement futur[modifier | modifier le code]

Située dans une zone urbaine dense et dans un bassin économiquement très important, Renens s'intègre dans des projets de développement importants, tant communaux que régionaux :

  • Projet de développement de quartier : « Malley Bouge »

L'inauguration de la nouvelle halte du Réseau Express Régional (RER Vaud) « Prilly-Malley », située à l'intersection est des communes de Renens et Prilly, coïncide avec le lancement du projet de développement de quartier. Ce projet a pour principal objectif de requalifier une importante surface (environ 77 hectares) située dans une région économique très active et actuellement considérée comme friche urbaine. Le planning prévoit le déploiement final du projet jusqu'en 2030 avec la création d'une nouvelle structure urbaine mixte (résidentielle, commerciale et industrielle) développée sur cinq quartiers aux typologies différentes. Les estimations ciblent un développement résidentiel d'environ 6 500 habitants, la création d'environ 10 000 emplois et la création d'environ 800 000 m2 de plancher utile (construction d'immeubles).

Site du Canton de Vaud - Sites importants de développement économique Brochure de présentation de projet « Malley Bouge »

  • Projet de développement du réseau de transports

Renens est un pôle de transports très sollicité dans l'ensemble du réseau régional lémanique. Une étude repensant l'ensemble des structures de transport de l'agglomération abouti à un projet soumis en consultation populaire. Ce projet vise un déploiement des nouvelles structures jusqu'en 2020. Les transformations sont prévues dans l'ensemble de la commune, mais les deux principaux projets sont la transformation de la gare CFF de Renens et la ligne de tram reliant la gare CFF de Renens avec la gare métro de Lausanne-Flon.

Projet de développement de la structure de transports de Renens

  • Projet d'agglomération inter-urbaine : PALM

Renens est entièrement englobée dans le projet d'agglomération inter-urbaine « PALM », visant le regroupement des zones urbaines de Lausanne et Morges.

Site de présentation du projet d'agglométation Lausanne-Morges

Économie[modifier | modifier le code]

L'Usine à gaz de Malley a joué durant plus d'un demi-siècle un rôle économique majeur pour l'ensemble de la grande agglomération lausannoise, jusqu'à ce que le gaz de ville soit remplacé par le gaz naturel. Les derniers édifices subsistant de l'ancienne usine abritent aujourd'hui le club de tennis de table de Lausanne (CTT), et le Théâtre Kléber-Méleau.

L'opérateur de télécommunication Salt a son siège à Renens.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine bâti[modifier | modifier le code]

Château de Renens en hiver.
  • Le château.
  • La maison des Tilleuls, œuvre de l'architecte (1768-1772) Gabriel Delagrange[8].
  • Le silo de l'architecte Jean Tschumi.
  • La salle de spectacles, typique des années 1950.
  • Les maisons en rangée du chemin des Clos, construites en 1907 par l'architecte Georges Epitaux.
  • Le chemin de Villas-du-Mont.
  • Les maisons de l'avenue de Longemalle, prototypes de cité-jardin.
  • Le temple protestant de 1933-1935, par l'architecte Paul Lavenex[9].
  • L'atelier de reliure Mayer&Soutter et les Imprimeries Réunies, construits entre 1963 et 1965 par l'architecte Jean-Marc Lamunière.
  • Le bâtiment Eternit, construit entre 1961 et 1963 par l'architecte Frédéric Brugger.

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • Festimixx, Festival de musique et fête interculturelle (2000, 2003, 2006, 2009, 2012, 2015, 2018).
  • Festival de Théâtre en Herbe et des arts de la scène (première édition en 1986).
  • Renens Bouge, course pédestre de Renens (première édition en 2006).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Bilan démographique selon le niveau géographique institutionnel », sur Office fédéral de la statistique (consulté le )
  2. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le )
  3. Région du Léman (Suisse), « Climat et Météo - Informations pratiques », sur Office du Tourisme du Canton de Vaud (consulté le )
  4. Ville de Renens, « Tram Renens-Flon », sur Renens en mouvement (consulté le )
  5. Redirection
  6. Pionnair GE, « Genève bombardée par erreur par des appareils A.W.Whitley britanniques (1940) » (consulté le )
  7. site de la ville de Renens
  8. Isabelle Roland, « Une œuvre méconnue de Gabriel Delagrange », Monuments vaudois, vol. 9,‎ , p. 77-87 (ISSN 1664-3011).
  9. Guide artistique de la Suisse : Jura, Jura bernois, Neuchâtel, Vaud, Genève, vol. 4a, Berne, Société d'histoire de l'art en Suisse, , 642 p. (ISBN 978-3-906131-98-6), p. 274.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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