Payerne

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Payerne
Payerne
Vue de l'hôtel de ville.
Blason de Payerne
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Vaud Vaud
District Broye-Vully
Localité(s) Corges, Etrabloz, Payerne, Vers-chez-Perrin, Vers-chez-Savary
Communes limitrophes Corcelles-près-Payerne, Grandcour, Trey (VD)
Cugy, Estavayer, Fétigny, Montagny, Torny (FR)
Syndic Eric Küng
NPA 1530 Payerne
1551 Vers-chez-Perrin
No OFS 5822
Démographie
Gentilé Payernois, Cochons Rouges
Population
permanente
10 040 hab. (31 décembre 2019)
Densité 415 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 49′ 00″ nord, 6° 56′ 00″ est
Altitude 456 m
Superficie 24,19 km2
Divers
Langue Français
Localisation
Localisation de Payerne
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.
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Payerne
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Payerne
Liens
Site web www.payerne.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Payerne (Peterlingen en allemand) est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district de la Broye-Vully, dont elle est le chef-lieu.

Géographie[modifier | modifier le code]

Payerne est située au bord du cours d'eau la Broye, à l'est du lac de Neuchâtel, au sud-ouest des lacs de Morat et de Bienne, et à 457 mètres d'altitude.

Situation générale: nord-est du canton de Vaud, à 19 kilomètres de Fribourg, à 28 km d'Yverdon-les-Bains, à 20 km de Moudon et à équidistance de Lausanne, Berne et Neuchâtel. En effet, 46 km séparent Payerne de ces trois dernières villes.

La commune est limitrophe de Corcelles-près-Payerne, Grandcour et Trey, ainsi que Cugy, Estavayer, Fétigny, Montagny et Torny dans le canton de Fribourg.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le tumulus de Roverex a été fouillé en 1898 par Albert Naef. qui y a trouvé un «char gaulois» et un torque en or.

Payerne, tumulus de Roverex, fouille de 1898, photographie Albert Naef (Archives cantonales vaudoises).

.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le , l'évêque Marius d'Avenches fonde une première église à Payerne qui deviendra l'église paroissiale. Selon des découvertes archéologiques réalisées en 2016, une seconde église a été fondée au VIIe siècle à un jet de pierre de l'église paroissiale, sous l’abbatiale actuelle. Il s'agit peut-être du cœur d’une première abbaye. Arrivés à Payerne, les moines de Cluny au Xe siècle construisent sur cet emplacement un nouveau monastère[3]. Celui-ci deviendra l'Abbatiale, de style roman avec un clocher gothique. C'est grâce aux dons de sa mère la reine Berthe de Souabe (907-966), dite Berthe la filandiaire, que l'impératrice Adélaïde de Bourgogne (femme d'Otton Ier du Saint-Empire) fit fonder ce monastère.

Le , le comte palatin de Bourgogne Guillaume III l'Enfant est assassiné dans l'église de Payerne.

En 1240, le comte Pierre II de Savoie (1203-1268) accorda à Payerne sa franchise municipale. Illustrée par les souverains bourguignons, et surtout par Berthe de Souabe, Payerne est une des plus anciennes villes de la Suisse[réf. nécessaire].

Démographie[modifier | modifier le code]

Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Payerne entre 1850 et 2012[4] :

Politique[modifier | modifier le code]

Municipalité (exécutif)[modifier | modifier le code]

Le Conseil municipal, appelé plus communément la Municipalité, constitue l'exécutif des communes du canton de Vaud. La Municipalité de Payerne compte cinq membres, élus par la population pour une durée de cinq ans au système majoritaire à deux tours. Le Conseil municipal est, pour la législature 2016 - 2021, composé des libéraux-radicaux Edouard Noverraz (élu en 2020 à la suite de l'élection de Christelle Luisier au Conseil d'État vaudois), André Jomini, Julien Mora et André Bersier ainsi que du socialiste Eric Kung[5].

Conseil communal (législatif)[modifier | modifier le code]

Le Conseil communal payernois compte 70 membres élus pour cinq ans au système proportionnel. La répartition des sièges après les élections de est la suivante : 38 libéraux-radicaux, 19 représentants du parti des socialistes et indépendants payernois et 13 UDC.[6]

Lors des élections de 2011, les libéraux-radicaux (à la suite de la fusion du parti radical et du parti libéral) avaient obtenu 39 sièges, les socialistes et indépendants 21 et l'UDC, non représentée auparavant, 10.

Lors des élections de 2006, les socialistes et indépendants avaient obtenu 25 sièges, le Parti radical-démocratique (PRD) 24 et le Parti libéral 21.

Lors des élections de 2001, le Parti radical-démocratique avait obtenu 31 sièges, le Parti libéral 21 et les socialistes et indépendants 18.

Liste des syndics de Payerne[modifier | modifier le code]

  • 1897-1915 : Emile Perrin, Parti libéral suisse (PLS).
  • 1916-1929 : Fernand Cornaz, Parti libéral suisse (PLS).
  • 1930-1941 : Louis Bosset, Parti radical-démocratique (PRD).
  • 1942-1947 : Robert Laurent, Parti radical-démocratique (PRD).
  • 1948-1955 : Henri Jomini, Parti libéral suisse (PLS).
  • 1955-1963 : Albert Cornamusaz, Parti radical-démocratique (PRD).
  • 1964-1981 : Achille Meyer, Parti radical-démocratique (PRD).
  • 1982-1985 : Robert Rapin, Parti libéral suisse (PLS).
  • 1986-2001 : Pierre Hurni, Parti socialiste suisse (PSS).
  • 2002-2011 : Michel Roulin, Hors Parti, ancien Parti radical-démocratique (PRD).
  • 2011-2020 : Christelle Luisier Brodard, Parti radical-démocratique (PRD), puis Parti libéral-radical (PLR).
  • 2020-  : Eric Küng, Parti Socialiste Indépendant Payernois (PSIP)

Économie[modifier | modifier le code]

L'agriculture et l'artisanat furent durant des siècles les activités principales de la ville, qui eut aussi des tanneries aux XVIIIe et XIXe siècles. La culture du tabac, commencée en 1719, prospéra au XIXe siècle et amena l'ouverture de manufactures dont Frossard (1868-1965) et Fivaz (1876-1965). Nestlé fabriqua du lait condensé (1890-1933) et Payerne reste connu pour sa charcuterie. L'industrie de la tuile existait au Moyen Âge déjà et une briqueterie mécanique fut fondée en 1898 ; achetée en 1934 par les Morandi, elle a été en activité jusqu'en 1969-1970. Eternit (produits en fibro-ciment) s'est installé en 1955. En 2005, le secteur tertiaire fournit 80 % des emplois.

Transports[modifier | modifier le code]

Vue aérienne des voies ferrées, photographie de Werner Friedli, 1949.

La gare de Payerne se situe au croisement des lignes ferroviaires de la Broye longitudinale et transversale. Elle est desservie par des lignes vers Lausanne, Kerzers, Yverdon-les-Bains, Fribourg et Berne.

Payerne est également desservie par la route principale 1 et l'autoroute A1 ZurichBerne-Lausanne-Genève.

Patrimoine bâti[modifier | modifier le code]

Vue aérienne de l'église de Payerne, Werner Friedli, 1949.
Abbatiale Notre-Dame avec son clocher tors.

La commune compte sur son territoire plusieurs monuments classés comme biens culturels suisses d'importance nationale[7] : l'abbatiale Notre-Dame, de fondation clunisienne, et les anciens bâtiments conventuels, l'ancien tribunal et ancien hôtel de ville, la fontaine du Banneret sur la place attenante et enfin l'église réformée Notre-Dame, dite aussi église paroissiale, par opposition à l'abbatiale, qui clôt la place.

Le Collège, ou l'ancienne école des filles (1835), a été construite par l'architecte lausannois Henri Perregaux[8].

Militaire[modifier | modifier le code]

En partie sur le territoire de la commune, se trouve un important Aérodrome militaire de Payerne, siège du bureau d'enquête sur les accidents d'aviation, de même qu'un arsenal. Les Forces aériennes suisses y ont établi leur plus importante base ainsi qu'une caserne de DCA.

Photo du Mirage exposé à la base aérienne de Payerne
Mirage exposé à la base aérienne de Payerne.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • Concerts de l'Abbatiale
  • Red Pigs Festival (chaque année en juin)
  • Airshow AIR14 Payerne (100e anniversaire des forces aériennes suisses du au )
  • La Fête Fédérale de Lutte suisse et des Jeux alpestres « Estavayer 2016 » a eu lieu du 26 au , sur le territoire et l'aérodrome militaire de Payerne
  • Fête du Tirage (chaque année le 3e dimanche d'août)
  • Les Brandons de Payerne (chaque année en février-mars), le plus grand carnaval de Suisse romande[9]
  • Comptoir de Payerne (tous les deux ans - année paire - en alternance avec le Comptoir Broyard - année impaire)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Brigitte Pradervand, « Histoire(s) d’eau payernoises », Monuments vaudois, vol. 10,‎ , p. 14-20 (ISSN 1664-3011).

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Bilan démographique selon le niveau géographique institutionnel », sur Office fédéral de la statistique (consulté le )
  2. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le )
  3. Justin Favrod, « Les débuts de Payerne revisités », Passé simple, Mensuel romand d’histoire et d’archéologie,‎ , p. 29-30 (lire en ligne)
  4. [zip] « Evolution de la population des communes 1850-2000 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le )
  5. « Votations et élections - Vaud », sur www.elections.vd.ch (consulté le )
  6. « Votations et élections - Vaud », sur www.elections.vd.ch (consulté le )
  7. [PDF] L'inventaire édité par la confédération suisse, canton de Vaud
  8. Paul Bissegger, D'ivoire et de marbre. Alexandre et Henri Perregaux ou l'Age d'Or de l'architecture vaudoise (1770-1850), Bibliothèque historique vaudoise, coll. « Bibliothèque historique vaudoise 131 », (ISBN 978-2-88454-131-2), p. 350-352
  9. « La Suisse va vibrer au son de ses carnavals », sur swissinfo.ch (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]

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