Démoret

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Démoret
Blason de Démoret
Héraldique
Image illustrative de l'article Démoret
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Vaud Vaud
District Jura-Nord vaudois
Communes limitrophes Chêne-Pâquier, Champtauroz, Donneloye, Estavayer (FR), Montanaire, Molondin
Syndic Jean-Paul Vulliemin
NPA 1415
N° OFS 5912
Démographie
Gentilé Les Démoretois
Population 126 hab. (31 décembre 2016)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 44′ 50″ nord, 6° 45′ 24″ est
Altitude 730 m
Superficie 427 ha = 4,27 km2
Divers
Langue Français
Localisation
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.

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Liens
Site web www.demoret.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Démoret est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district du Jura-Nord vaudois.

Signification du lieu-dit[modifier | modifier le code]

Le nom du village viendrait du patron de la paroisse, Saint-Maurice, dont une forme du nom est associée à l’épithète dominus pour « sanctus ». En 1154, un document mentionne le village sous le nom de Donmores, probablement une déformation de Dominus Mauritius

Histoire[modifier | modifier le code]

Les fouilles de l’église, de 1963 à 1965, ont permis de découvrir des vestiges d’habitat d’époque romaine ainsi qu’une nécropole burgonde. Au Moyen Âge, la seigneurie appartenait à la famille de Portalban puis elle fut partagée en 1389 entre les donzels de Vuissens et une famille bourgeoise de Moudon.

Évolution de la population[modifier | modifier le code]

La population a augmenté durant la première moitié du XIXe siècle et a atteint 266 habitants en 1880, puis s’est stabilisée jusqu’en 1888 pour ensuite diminuer jusqu’en 1980 où le village ne comptait plus que 103 habitants. Depuis il y a de nouveau eu une augmentation et en 2000 le village avait 132 habitants.

Bâtiments remarquables[modifier | modifier le code]

L’église[modifier | modifier le code]

L’église est une des plus anciennes de la région, sous le vocable de Saint-Maurice. N’étant mentionnée comme paroissiale qu’en 1228, des fouilles archéologiques ont néanmoins permis de découvrir la présence de trois édifices successifs, ainsi que des vestiges romains et burgondes ; ces éléments sont encore visibles actuellement. Le chœur date de la fin du XIIIe ou du début du XIVe siècle. Une ancienne chapelle y est détruite de 1679 à 1681 et l’on construit une voûte à croisée d’ogives dans la nef. L’ancien cimetière entourait encore l’église en 1837; un nouveau avait cependant été aménagé quatre ans auparavant au sud du village, les directives cantonales exigeant le déplacement des lieux d’inhumation à l’extérieur des sites habités.

Les maisons seigneuriales[modifier | modifier le code]

Les trois maisons seigneuriales de Démoret subsistent aujourd’hui encore :

- Le Château-d’Enhaut (aussi appelé « Château Dessus »), reconstruit vers 1792, était la propriété de la famille Doxat. Le rural y est accolé. L’une des chambres de séjour est recouverte des papiers peints de la fin du XVIIIe siècle provenant du célèbre atelier Réveillon de Paris.

- La maison attenante à la grange des Dîmes, était propriété en 1746 du lieu Jaquier.

- Le Château-d’Enbas, dépendait anciennement des Treytorrents, mais était déjà au XIXe siècle la propriété d’une famille Jaquiéry. Il se compose de deux corps d’habitation séparés par une tour et une cour intérieure. L’exploitation rurale lui est accolée au nord-est.

Activités[modifier | modifier le code]

Les occupations traditionnelles des habitants sont l’agriculture et l’élevage du bétail. Le nombre des exploitations a cependant baissé depuis 1976 où il y en avait encore quinze. En 2001 il n’en restait plus qu’onze.

Le remaniement parcellaire a été achevé en 1972. À part cela, la commune a mené à bien dans la seconde moitié du siècle passé : la restauration du temple, la réfection du réseau d’eau et l’entretien des bâtiments communaux. Le plan des zones est achevé, ainsi que la STEP mise en fonction en 1996.

Trois sociétés animent la vie du village : la Jeunesse, le Chœur d’hommes et la Société de lecture.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Population résidente permanente au 31 décembre 2016 », sur Statistiques Vaud (consulté le 5 septembre 2017)
  2. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 26 août 2017)

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