Johann Heinrich Pestalozzi

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Johann Heinrich Pestalozzi
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Johann Heinrich Pestalozzi, par Francisco Javier Ramos, ca. 1806
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Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Formation
Activités
Famille
Épouse : Anna Pestalozzi-Schultess
Enfant : Jean-Jacques Pestalozzi
Conjoint
Anna Pestalozzi-Schulthess (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
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Johann Rudolf Tschiffeli (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Blason famille ch Johann Heinrich Pestalozzi.svg
Blason de la famille Pestalozzi.
Pestalozzi02.JPG
Maison où est mort Pestalozzi.
Pestalozzi Grabinschrift.jpg
Épitaphe de Pestalozzi.

Johann Heinrich Pestalozzi, né le à Zurich et mort à Brugg le , était un pédagogue éducateur et penseur suisse, pionnier de la pédagogie moderne. Il est connu pour avoir cherché à appliquer les principes de l'Émile de Rousseau, ensemble de théories novatrices sur l'éducation et la pédagogie publié en 1762. Pestalozzi influença le philosophe Fichte, qui voulut intégrer la pédagogie à la philosophie transcendantale de la liberté. Il fut proclamé citoyen français par l’Assemblée législative le [2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Johann Heinrich et Anna Pestalozzi entourés de leurs élèves

Influencé par les idées de Jean-Jacques Rousseau, il voue sa vie à l'éducation des enfants pauvres. En , la bataille de Stockach a laissé derrière elle de multiples orphelins. C'est pour cette raison que Johann Heinrich Pestalozzi a été appelé afin de former un orphelinat. Par la suite, il va chercher à éduquer et former tous les enfants qui sont en sa présence, même s'ils refusent au départ cette éducation[3]. Il pense une école à laquelle les parents devront envoyer leurs enfants, dispensant des premiers apprentissages et mettant en œuvre une pédagogie active, en lien avec les besoins environnants des enfants et la profession à laquelle ils sont promis. Les diverses écoles qu'il fonde — notamment à Stans, Berthoud et Yverdon-les-Bains — servent de modèles dans toute l'Europe. Ses méthodes d'éducation nouvelle, concrètes et directes, fondées sur le développement progressif de toutes les facultés, sont exposées dans ses ouvrages, dont le roman humanitaire Léonard et Gertrude (1781-1787) et l'essai Comment Gertrude instruit ses enfants (1801). En 1782 il est affilié aux Illuminés de Bavière sous le nom d'Alfred[4].

De 1804 à 1825, Pestalozzi réside à Yverdon où il fonde un institut pour les jeunes gens, un institut pour les jeunes filles, un institut pour les sourds-muets et un institut pour les enfants pauvres. Il eut comme élève Allan Kardec.

Pestalozzi, élu président de la Société helvétique, écrit pour elle ses deux derniers opuscules : Discours prononcé à Langenthal le et Essai d'une esquisse de ce qui constitue l'idée de l'éducation élémentaire.

Ses principes éducatifs sont :

  • présenter l'aspect concret avant d'introduire les concepts abstraits ;
  • commencer par l'environnement proche avant de s'occuper de ce qui est distant ;
  • faire précéder d'exercices simples les exercices compliqués ;
  • procéder graduellement et lentement.

Sa méthode se déploie dans trois directions: la tête, le cœur et la main, mis en parallèle avec trois verbes : connaître, vouloir, apprendre.

Sa pédagogie reste ancrée dans les domaines agricoles et professionnels et elle préconise l'enseignement mutuel. Les progrès qu'il a pu réaliser se situe sur des plans moraux et humains et non sur des plans économiques.

Son nom a été donné au village d'enfants Pestalozzi à Trogen.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Léonard et Gertrude (1781-1787)
  • Mes recherches sur la marche de la nature dans le développement du genre humain (1797)
  • Comment Gertrude instruit ses enfants (1801)[5]
  • Le Livre des mères (1803)
  • Lettres de Stans (1799)
  • Des principes fondamentaux de ma pensée (1797)
  • Éphémérides de l'humanité

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alfred Rufer, « Pestalozzi : un pédagogue « engagé » », La Suisse et la Révolution française, Paris, Société des études robespierristes,‎ .
  • Pestalozzi, le changement, brochure éditée à l'occasion du 200e anniversaire de l'arrivée de J.H. Pestalozzi à Yverdon et de l'exposition Pestalozzi, le changement Format 21/21, 68 p. illustré. Éd. CDRP, Yverdon, 2004.
  • James Guillaume, Pestalozzi : Étude biographique, Paris, Hachette, , 455 p., in-16°.
  • Ernest Aeppli, Pestalozzi : sa vie, sa pensée, son action au service du peuple, Genève, Labor et Fides à Genève, coll. « Les Vainqueurs (vol. 15) », , 231 p., avec 36 illustrations d'Alexandre Matthey
  • Michel Soëtard, Pestalozzi, Lucerne, René Coeckelberghs, coll. « Les Grands Suisses », , 149 p. (ISBN 2-8310-00-2 (édité erroné), OCLC 911657587, notice BnF no FRBNF36628511)
  • Jacqueline Cornaz Besson, Qui êtes-vous, monsieur Pestalozzi ?, Yverdon, la Thièle, , 113 p., 20 x 20 cm (ISBN 2-8283-0000-5)
  • Pestalozzianum Zürich & centre Pestalozzi d'Yverdon, Sur les pas des Pestalozzi, Yverdon, la Thièle, , 139 p.
  • Émile-Albert Niklaus, Pestalozzi, Albert Kundig, coll. « Pages suisses », 48 p.
  • Georges Piaton, Pestalozzi, Toulouse, Privat, , 139 p.
  • Johann Heinrich Pestalozzi, Oui ou non[6]?, Lausanne, Editions LEP, , 120 p., 16x24cm (ISBN 978-2-606-01238-0)
  • Johann Heinrich Pestalozzi, Daniel Tröhler, Michel Soëtard, Écrits sur la méthode, vol. 1[7], Lausanne, Editions LEP, , 200 p., 16x24cm (ISBN 978-2-606-01304-2)
  • Johann Heinrich Pestalozzi, Daniel Tröhler, Michel Soëtard, Écrits sur la méthode, t. 2, Lausanne, Editions LEP, , 184 p., 16x24cm (ISBN 978-2-606-01305-9).
  • Auguste Pinloche, Pestalozzi et l'éducation populaire moderne, Paris, F. Alcan, .
  • Jean-Néville Dubuis, "Je ne suis pas Pestalozzi !" spectacle commémoratif du 150e de la mort de Pestalozzi, Xverdon-les-Bains, 1977.
  • Michel Soëtard, Pestalozzi, un pédagogue suisse : biographie intérieure, Genève, Slatkine, , 180 p. (ISBN 978-2-05-102780-9).
  • James Guillaume, Aux sources de la pédagogie moderne, Paris, Théolib, , 183 p. (ISBN 978-2-36500-096-3, lire en ligne).
  • Daniel Tröhler, « Pestalozzi et le monde francophone, une relation difficile », Revue Germanique Internationale,‎ , p. 23, 35-50 (lire en ligne).
  • Daniel Tröhler, Pestalozzi : au cœur du tournant pédagogique, Lausanne, Antipodes, , 155 p., 21 cm (ISBN 978-2-88901-124-7, lire en ligne).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « https://zbcollections.ch/home/#/content/6e56b23a8a20451f91a83238d86e8539 » (consulté en )
  2. Décret du 26 août 1792.
  3. CFPI Casablanca - Maroc, « 26 pédagogues 06 Pestalozzi 01 », (consulté le )
  4. Arnaud de la Croix, Les Illuminati. La réalité derrière le mythe, Bruxelles, 2014, p. 135.
  5. Johann Heinrich Pestalozzi, « Comment Gertrude instruit ses enfants », sur Bibliothèque Numérique de l'Université d'Artois, Librairie Ch. Delagrave, (consulté le ).
  6. http://www.editionslep.ch/catalogue.php?catalogue=OK&var=914816&recherche=914816
  7. http://www.editionslep.ch/catalogue.php?catalogue=OK&var=935004&recherche=935004

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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