Islam en Suisse

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Islam par pays

Selon l'Office fédéral de la statistique il y avait en 2011 près de 321 000 musulmans de plus de 15 ans habitant en Suisse, soit 4,9 % de la population. C'est, en nombre, la troisième dénomination du pays après le catholicisme (37,4 %) et le protestantisme (27,8 %)[1]. Au niveau cantonal, l'islam ne bénéficie pas de la collecte de l'impôt ecclésiastique[2].

La majorité des musulmans de Suisse sont de confession sunnite, mais l'on trouve également des chiites, alévis[3] et ismaéliens : l'actuel Aga Khan est né et vit à Genève.

Origine[modifier | modifier le code]

Immigration[modifier | modifier le code]

La plupart (88,3 % en 2000) des musulmans de Suisse ne sont pas des citoyens suisses. Sur les 11,7 % (36 481 personnes) avec la nationalité suisse (0,5 % de la population totale), 7,7 % sont naturalisés et 3,9 % ont obtenu la nationalité suisse à la naissance[1].

La plupart des musulmans de Suisse proviennent d'ex-Yougoslavie (56,4 %, en particulier de Bosnie-Herzégovine, du Kosovo, de Macédoine, du Sandjak) et de Turquie (20,2 %)[4].

Conversion[modifier | modifier le code]

10 000 des 400 000 musulmans vivant en Suisse seraient des convertis[réf. nécessaire]. Selon Susanne Leuenberger, spécialiste des religions, « dans la majorité des cas, c’est par amour que ces gens ont fait le pas ». Elle souligne également l'importance des conversions au sein des couples[5].

Au cours du XXe siècle et jusqu'à aujourd'hui, de nombreux suisses se sont tournés vers l'islam soufi dans leur quête spirituelle et métaphysique. Parmi les convertis les plus influents, on peut citer :

Répartition[modifier | modifier le code]

La plus grande concentration de musulmans se trouve en Suisse alémanique. Les cantons ayant plus de 5 % de musulmans sont, selon le recensement de 2001 :

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

Mosquée du centre culturel turc à Wangen bei Olten.

On comptait en 2009 environ 200 mosquées en Suisse dont 4 dotées de minarets. Une votation du 29 novembre 2009 demande et obtient l'interdiction de la construction d'autres minarets. Le parlement bâlois a accordé le 17 octobre 2012 la reconnaissance cantonale à la communauté alévie[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b [xls]Office fédéral de la statistique, Population résidante permanente âgée de 15 ans ou plus selon la religion
  2. (en) « Switzerland », sur U.S. Department of State (consulté le 9 septembre 2018)
  3. « Communautés alévis », sur www.migraweb.ch (consulté le 9 septembre 2018)
  4. Islam in Switzerland
  5. Patrick Marbach, « Les Suisses se tournent vers l'islam par amour », 20 minutes, 20 minutes Romandie SA,‎ , p. 6 (lire en ligne).
  6. http://patrickringgenberg.com/?q=node/18
  7. (en) en:Harry Oldmeadow (préf. William Stoddart), Frithjof Schuon and the Perennial Philosophy, Bloomington, World Wisdom, , 348 p. (ISBN 9781935493099, lire en ligne)
  8. Titus Burckhardt, Introduction aux doctrines ésotériques de l'Islam, Paris, Dervy, , 185 p. (ISBN 9782844545671).
  9. Patrick Ringgenberg, Diversité et unité des religions chez René Guénon et Frithjof Schuon, préface de Jean-Pierre Brach, Paris, L'Harmattan, 2010, p. 302, (ISBN 978-2-296-12762-3).
  10. http://www.kipa-apic.ch/index.php?pw=&na=0,0,0,0,f&ki=236423

Source[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]