Morat

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Morat
Murten
Blason de Morat
Héraldique
Vue de Morat depuis le Lac de Morat
Vue de Morat depuis le Lac de Morat
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Fribourg
District Lac[1]
Localité(s) et Communes limitrophes
(voir carte)
Localités :
Altavilla, Buchillon/Büchslen, Châtel/Burg, Courlevon, Jentes/Jeuss, Lourtens/Lurtigen, Morat/Murten, Salvagny/Salvenach
Communes limitrophes :
Champagny, Charmey, Cormondes, Courgevaux, Cressier, Greng, Meyriez, Monsmier (BE), Montilier, Mont-Vully, Ormey, Ried bei Kerzers, Villarepos, Villars-les-Moines (BE), Wallenried
Syndic Christian Brechbühl
NPA 3280
N° OFS 2275
Démographie
Gentilé Moratois
Population 6 545 hab. (31 décembre 2014)
Densité 264 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 55′ 41″ Nord 7° 07′ 01″ Est / 46.928061, 7.116954
Altitude 453 m
Superficie 2 477 ha = 24,77 km2
Divers
Nom officiel Murten/Morat
Nom français Morat
Langue Allemand (75 %), français (15 %), autres (10 %)
Localisation

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Morat
Liens
Site web www.murten-morat.ch
Sources
Référence population suisse[2]
Référence superficie suisse[3]

Morat, appelée en allemand Murten, est une commune suisse du canton de Fribourg, située dans le district du Lac, dont elle est le chef-lieu.

Géographie[modifier | modifier le code]

Morat se situe à l'est du lac de Morat, en face du Mont Vully, à 14km au nord de Fribourg. Morat et les villages voisins de Meyriez et Montilier forment une agglomération. Une partie de la zone industrielle de Morat est située sur la commune de Courgevaux.

La commune possède une rive de près de 1,8 km de long. Le territoire de la commune s'étend au sud-ouest sur les plateaux du Merlachfeld et de Fin de Mossard, où la commune de Meyriez est enclavée le long du lac. À l'est, la commune s'étend jusqu'aux villages de Burg (518m) et d'Altavilla (537m), qui ont été absorbés par la commune de Morat depuis 1975 et 1991, respectivement. Une étroite bande (500 m de large pour 4 km de long) détachée du reste de la commune se situe dans la plaine, intensivement cultivée, du Grand marais entre les communes de Charmey, Mont-Vully, Ried bei Kerzers et Monsmier dans le canton de Berne. Les autres communes voisines de Morat sont Champagny, Cormondes, Courgevaux, Cressier, Greng, Meyriez, Montilier, Ormey, Villarepos, Wallenried et Villars-les-Moines dans le canton de Berne.

Selon l'Office fédéral de la statistique, Morat mesure 2 477 ha[3]. 21,6 % de cette superficie correspond à des surfaces d'habitat ou d'infrastructure, 51,5 % à des surfaces agricoles, 26,3 % à des surfaces boisées et 0,5 % à des surfaces improductives[3].

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Morat compte 6 545 habitants en 2014[2]. Sa densité de population atteint 264,2 hab./km2.

Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Morat entre 1850 et 2008 (incluant celle des communes absorbées pendant cette période)[4] :

Morat est située sur la frontière linguistique entre l'allemand et le français, dans le district du Lac ; 76 % de la population parle allemand, 18 % français et 2 % italien (2011). Au XVe siècle, le français était encore la langue principalement parlée, mais l'allemand est devenu majoritaire à la fin du XVIIe siècle. Morat constitue un des liens entre la Suisse alémanique et la Suisse romande, entre Fribourg et Bienne. Un certain nombre d'habitants militent actuellement pour une officialisation du statut bilingue de la ville.

En 2000, la population est à un peu moins de 55 % catholique et à un peu moins de 35 % protestante.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'emplacement est mentionné en 515 sous le nom Moritum. Déjà du temps des Romains la région était bien peuplée, située au bord d’un axe de communication nord-sud reliant Rome à la Germanie par le col du Grand-Saint-Bernard, d'Aventicum (Avenches) à Solodurum (Soleure) et Windisch, et leur jonction vers Augusta Raurica à travers les Gorges du Taubenloch, et passant par le Col de Pierre Pertuis.

Une ville nouvelle est fondée en 1170 par le duc (Herzog en allemand) Berchtold IV de Zähringen. Le 22 juin 1476 eut lieu la bataille de Morat, qui vit la victoire des confédérés suisses, alliés de Louis XI de France, sur Charles le Téméraire.

La commune de Morat a fusionné successivement avec celles de Châtel (Burg en allemand) le 1er janvier 1975, d'Altavilla le 1er janvier 1991 et de Buchillon le 1er janvier 2013. Le 1er janvier 2016, elle a absorbé les anciennes communes de Courlevon, Jeuss, Lourtens et Salvagny.

En 2002, Morat fut l'une des villes organisatrices d'Expo.02.

Tourisme[modifier | modifier le code]

La porte de Berne

Le tourisme est un des points forts de la ville qui a mis en place règlement strict pour les constructions et la protection du patrimoine, la vieille ville et le bord du lac ont amplement préservé leur état d'origine et d'ensemble. Les remparts font actuellement encore presque le tour de la Ville, ce qui témoigne des anciens conflits dans la région.

Traditions / Manifestations[modifier | modifier le code]

  • La course Morat-Fribourg, course à pied en octobre.
  • Le « slow-UP », événement national dont le but est de motiver la population à plus d'exercice physique. Un dimanche de mai, tout le tour du lac de Morat (32 km) est interdit à la circulation automobile pour permettre aux gens d'en faire le tour à l'aide de véhicules à propulsion humaine.
  • Murtenclassic, festival de musique classique se tenant à la fin de l'été avec de nombreux concerts dans la cour du château, sur une scène prévue à cet effet.
  • Solennité (22 juin) : fête de la bataille de Morat.
  • Les Tambours des votations

Les tambours des votations[modifier | modifier le code]

Les dimanches de votations et d’élections, à l’heure d’ouverture du bureau de vote, un groupe de tambours, qui peut aller de deux à six ou huit, se déplace à travers la vieille ville de Morat et se rend au local de vote (l’école devant la ville) pour rappeler le devoir citoyen à la population. Le groupe, dont la taille est variable selon les années, se retrouve devant la maison « Rübenloch » et marche en battant le tambour jusqu’au local de vote dans l’école. Cette coutume n’a gardé qu’un caractère symbolique depuis l’introduction du vote par correspondance.

Il faut remonter aux débuts de la Société des tambours de Morat pour trouver quelques mentions dans les procès-verbaux  puis dans les livres de comptes (depuis 1934) où il apparaît que la ville paie un forfait de 10 francs à la société pour cette prestation. En 1936, une description détaillée figure au rapport annuel : « … le 3 décembre ont eu lieu les élections cantonales. À onze heures du matin et à une heure de l’après-midi nous avons joué du tambour à travers la vieille ville puis, à quatre heures, nous avons fini autour d’un verre de vin et d’une saucisse à l’auberge Ringmauer. »

Le tambour des votations a été expressément mentionné durant des décennies dans les statuts de la Société des fifres et tambours[5]. Depuis la dernière modification, les statuts fixent simplement une obligation faite aux membres de participer à toutes les activités de la société ; la prestation du jour des votations y est implicitement incluse puisqu’elle figure dans le programme annuel. La tradition est reconnue aussi bien par les tambours que par les instances de la Ville, celle-ci leur accordant un subside annuel au sens d’un mandat de prestations pour diverses interventions. On peut en déduire que la pratique est antérieure à la fondation de cette société (le 19 mars 1932). À ce moment-là, il est fait mention d’une ancienne société de tambours et on en trouve aussi l’évocation dans le journal Murtenbieter quand celui-ci parle, le 29 juin 1932, d’une « renaissance » de la société. On peut supposer que la société précédente remplissait les mêmes fonctions, dont la tâche de rappeler leurs devoirs aux citoyens les dimanches de votation[6].

Transports[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. [xls] « Liste officielle des communes de la Suisse - 01.01.2008 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 15 décembre 2008)
  2. a et b « Population résidante permanente et non permanente selon les niveaux géographiques institutionnels, le lieu de naissance et la nationalité », sur Office fédéral de la Statistique.
  3. a, b et c « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  4. [xls] « Evolution de la population des communes 1850-2000: Canton de Fribourg », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 20 décembre 2008)
  5. Gally Webdesign, Matthias Gally, « Association Suisse des Tambours et Fifres », sur www.stpv-astf.ch (consulté le 15 février 2016)
  6. Etat de Fribourg / Staat Freiburg, « Traditions vivantes fribourgeoises : Tambours des votations - Etat de Fribourg », sur www.fr.ch (consulté le 15 février 2016)

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Archives de la Société des fifres et tambours de Morat.
  • Journal Murtenbieter, 1932.
v · m
Communes du district du Lac
Barberêche · Champagny · Chiètres · Cormondes · Courgevaux · Courtepin · Cressier · Fräschels · Galmiz · Greng · Kleinbösingen · Meyriez · Misery-Courtion · Montilier · Mont-Vully · Morat · Ormey · Ried bei Kerzers · Villarepos · Wallenried