Vaulion

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Vaulion
Blason de Vaulion
Héraldique
Image illustrative de l'article Vaulion
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Vaud Vaud
District Jura-Nord vaudois
Communes limitrophes
(voir carte)
Vallorbe, Premier, Romainmôtier-Envy, Juriens, Mont-la-Ville, L'Abbaye
Syndic Claude Languetin
NPA 1325
N° OFS 5765
Démographie
Gentilé Les Vaulienis / Les Vaulienies
Population 492 hab. (31 décembre 2016)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 41′ 16″ nord, 6° 23′ 20″ est
Altitude 933 m
Superficie 1 317 ha = 13,17 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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Liens
Site web www.vaulion.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Vaulion est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district du Jura-Nord vaudois.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Premières mentions: in Valle Leonis (1097), Alburcum de Valleuni (env. 1160), Petrus de Valiom (1263), Vaulion (1436). Vaulion est littéralement la «vallée de Léon». Le toponyme est en effet formé de val- (du latin vallis, «vallée»), et du nom de personne Leo, Leone. Il s'agit d'un nom de formation romane[3].

Armoiries[modifier | modifier le code]

D'argent à la lettre V de gueules surmontée de trois cœurs appointés de sinople, de gueules et d'or. Selon une ancienne tradition, l'amour serait l'une des qualités des habitants de Vaulion. C'est ainsi en tout cas que l'on explique, localement, la présence de trois cœurs qui apparaissent sur plusieurs édifices de la commune et sur une enseigne d'auberge. Une décision communale de 1798 leur attribue les couleurs de la République helvétique, rouge, vert et jaune. Il y a eu toutefois des variantes et la forme actuelle ne date que de 1923[4].


Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Vaulion est cité pour la première fois en 1097 lors d'un accord entre le prieur de Romainmôtier, son seigneur et le sire de Cicon qui y possédait des serfs. Vaulion a d'abord dépendu du prieuré de Romainmôtier, puis, pendant la période bernoise, au bailliage de Romainmôtier[7]. En 1798, il a été intégré au nouveau district d'Orbe, avant de rejoindre, en 2006, celui du Jura-Nord vaudois[7].

Si l'agriculture était évidemment importante à Vaulion, le village connut très tôt des activités annexes: tisserands depuis 1591, cloutiers de 1681 à 1850, cordonniers du XVIIe au XXe siècles, armuriers de 1730 à 1835, lapidaires de 1770 à 1975, ou encore fabricants de limes au dix-neuvième siècle[7].

Patrimoine monumental[modifier | modifier le code]

  • L'église protestante a été reconstruite en 1753-1755 d'après des plans de l'architecte lausannois Gabriel Delagrange. La date de 1755 se lit sur la porte occidentale, accompagnée des initiales des principaux artisans, soit les maçons Olivier, David et Jean-Pierre Reymond, et du gouverneur Jean-Pierre Michod. Jusqu'en 1967, la disposition du mobilier était exceptionnellement «en largeur», avec la chaire au nord, et deux galeries latérales[8]. Cloches du XVe siècle et de 1544. Vitrail 1968 par Casimir Reymond[9]
  • La cure, maison d'habitation aménagée en 1745 par l'architecte neuchâtelois Daniel-Henri Vaucher. Cette immeuble d'un seul étage habitable, offrant cinq chambres ajourées par des fenêtres en arc surbaissé, est un bon exemple de demeure de montagne, destinée à un pasteur de deuxième rang[10].

Démographie[modifier | modifier le code]

Le village comptait 32 feux en 1396, 20 en 1499, 27 en 1550, 46 en 1579, 83 en 1696[7]. La population a connu une forte baisse dans la deuxième moitié du vingtième siècle. Le village comptait en effet 1145 habitants en 1803, 994 en 1850 et 1051 en 1920, alors qu'il n'en compte plus que 483 en 2014[7].

Politique[modifier | modifier le code]

La commune de Vaulion est dotée d'une municipalité de cinq membres (exécutif) et d'un conseil communal de vingt-neuf membres (législatif), tous deux élus au suffrage universel pour une période de cinq ans. Les élections se déroulent selon le système majoritaire.

Liste des syndics de Vaulion[modifier | modifier le code]

  •  ?-1901: Henri Magnenat.
  • 1901-1917: Auguste Reymond, Parti radical-démocratique.
  • 1917-1941: Georges Reymond, Parti radical-démocratique.
  • 1941-1952: Auguste Reymond, Parti radical-démocratique.
  • 1952-1965: Ernest Maire, Parti radical-démocratique.
  • 1965-1973: Louis Reymond.
  • 1974-1985: Robert Goy.
  • 1985-1993: Jacques Resplendino, Parti radical-démocratique.
  • 1993-1997: Gilles Fahrni, indépendant.
  • 1997-actuellement: Claude Languetin.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Population résidente permanente au 31 décembre 2016 », sur Statistiques Vaud (consulté le 5 septembre 2017)
  2. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 26 août 2017)
  3. Florence Cattin (et al.), Dictionnaire toponymique des communes suisses, Neuchâtel, Frauenfeld, Lausanne, Centre de dialectologie, Université de Neuchâtel et Huber, , 1102 p. (ISBN 3-7193-1308-5), p. 914
  4. Olivier Dessemontet et Louis F. Nicollier, Armorial des communes vaudoises, Lausanne, Spes, , 270 p., p. 182
  5. Parcs et inventaire fédéral ISOS, map.geo.admin.ch.
  6. [PDF]Vaulion, ISOS.
  7. a, b, c, d et e Guy Le Comte, « Vaulion », Dictionnaire historique de la Suisse,‎ (lire en ligne)
  8. Marcel Grandjean, Les temples vaudois. L’architecture réformée dans le Pays de Vaud (1536-1798), Bibliothèque historique vaudoise, coll. « BHV 51 », , p. 227.
  9. a et b Guide artistique de la Suisse : Jura, Jura bernois, Neuchâtel, Vaud, Genève, vol. 4a, Berne, Société d'histoire de l'art en Suisse, , 642 p. (ISBN 978-3-906131-98-6), p. 332.
  10. Monique Fontannaz, Les cures vaudoises. Histoire architecturale, 1536-1845, Bibliothèque historique vaudoise, coll. « BHV 84 », , p. 160-162.

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