Vallorbe

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Vallorbe
Blason de Vallorbe
Héraldique
Vue du village de Vallorbe.
Vue du village de Vallorbe.
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Vaud
District Jura-Nord vaudois
Localité(s) et Communes limitrophes
(voir carte)
Localités :
Le Creux, Le Day
Communes limitrophes :
Drapeau de la France Jougne, Drapeau de la France Longevilles-Mont-d'Or, Ballaigues, Les Clées, Premier, Vaulion, L'Abbaye, Le Lieu
Syndic Stéphane Costantini (depuis 2009)
Code postal 1337
N° OFS 5764
Démographie
Gentilé Vallorbiers, Vallorbières
Population 3 569 hab. (31 décembre 2014)
Densité 154 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 42′ 43″ N 6° 22′ 45″ E / 46.711959, 6.37916746° 42′ 43″ Nord 6° 22′ 45″ Est / 46.711959, 6.379167
Altitude 770 m
Superficie 2 319 ha = 23,19 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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Liens
Site web www.vallorbe.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Vallorbe est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district du Jura-Nord vaudois.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village est attesté sous les formes latinisées : de valle urbanensi (1139) et de valle urbe (1148)[3], avant d'être écrit Valorbes (XIIIe siècle), Vallorbes (fin du XVe siècle), puis Vallorbe (vers 1900)[4]. La signification est simplement Vallée de l'Orbe, du nom de la rivière le long de laquelle est construit le village[4].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La ville de Vallorbe se situe en Suisse, dans le massif du Jura et plus précisément sur la rivière de l'Orbe, au milieu d'un vallon dominé au sud par la chaîne de la Dent de Vaulion, au nord par celle du Mont d'Or, à l'est par le Mont d'Orzeires. Une autre rivière, la Jougnena, traverse également le territoire communal. Les limites de la commune ont été délimitées par des bornes en 1569 avec la vallée de Joux, en 1649 avec la Franche-Comté et en 1739 avec la commune de Vaulion[5].

La commune de Vallorbe compte plusieurs hameaux en plus du village principal : Le Day, Le Creux et Les Grands Marais.

Faune et flore[modifier | modifier le code]

Le dernier loup vivant dans la région a été abattu en 1838[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Vallorbe apparaît pour la première fois dans un document historique en 1139, dans une bulle de l'abbatiale de Romainmôtier[5]. Les premiers habitants s'établissent autour de la Fontaine de St-Pancrace, restaurée en 2003. Un prieuré est créé en 1148, mais il est à nouveau rattaché à l'abbatiale de Romainmôtier en 1321[7]. Les activités liées à la sidérurgie commencent dès la fin du treizième siècle[5]. En 1349, environ la population de Vallorbe est décimée par l'épidémie de peste noire qui déferle sur toute l'Europe[5] et il faudra plus d'un siècle pour que la population du village recommence à augmenter[8]. En 1475, le village est ravagé par les troupes confédérées pendant la Guerre de Bourgogne[5], mais, signe positif pour le développement du village, les Grandes Forges sont inaugurées en 1499[9].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Aux dix-septième et dix-huitième siècles, la commune de Vallorbe agrandit le territoire communal en achetant divers alpages à des privés[10]. En 1635, la commune de Vallorbe achète ainsi l'alpage du Mont d'Orzeires à Gédéon de Hennezel[10]. Samuel de Watteville vend ensuite la montagne des Epoisats, imité en 1703 à Samuel de Watteville qui cède le Pré-à-la-Fée[10]. La commune acquiert encore le chalet d'Essert en 1709 (vendeur: Albert-Daniel de Hennezel), la Combe-à-Barathoux en 1815 (François et Jean-François Vallotton), le Chalet-des-Plans en 1832 et la montagne des deux Pralioux en 1842 (descendants de Jean-Samuel et Abraham Vallotton)[11].

Une grande partie du canton de Vaud actuel est annexée par le canton de Berne en 1536. Vallorbe passe alors à la Réforme, comme la plus grande partie du canton[12]. Le temple protestant qui existe encore actuellement est inauguré en 1712[5]. Une Assemblée des frères est fondée en 1850, suivie par l'Armée du Salut en 1887[13]. Il faut attendre 1890 pour qu'une église catholique ouvre à nouveau à Vallorbe (l'église catholique actuelle date toutefois de 1974, consacrée le 9 juin)[3]. Enfin, c'est l'Église évangélique du réveil qui fait son arrivée en 1938[13].

Deux conseils, le Conseil des Douze et le Conseil des Vingt-Quatre sont créés en 1713[3].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1806, l'usage du patois est interdit à l'école et le dialecte franco-provençal parlé jusque-là à Vallorbe disparaît progressivement[12].

Si un service de poste privé existe depuis 1712, il faut attendre 1837 pour voir l'ouverture d'un dépôt postal cantonal, puis 1849 pour qu'il soit transformé en bureau de poste fédéral[6][14]. Le télégraphe arrive en 1862 et le téléphone en 1895[14].

La fin du dix-neuvième siècle est marquée par le développement du réseau de transports. La route cantonale reliant Vallorbe à la capitale Lausanne par les Grand-Bois est construite entre 1854 et 1857[6]. Le réseau de diligence se développe également à cette époque, d'abord entre Vallorbe et Ballaigues (1857), puis entre Vallorbe et Jougne (1863)[6]. La ligne de chemin de fer entre Vallorbe et Daillens est construite entre 1866 et 1870, le viaduc du Day construit entre 1867 à 1879 en étant l'un des ouvrages les plus marquants[6]. La ligne ferroviaire Pontarlier - Vallorbe, construite entre 1870 et 1875[6], est ouverte au trafic le 1er juillet 1875 sur 26 km par la Compagnie Jougne - Éclépens (JE). Sur cette ligne se trouve le tunnel du Mont-d'Or et le tunnel de Jougne long de 1 662 mètres. En 1886 est inaugurée la ligne entre Le Day et Le Pont, à la vallée de Joux[6].

Les Vallorbiers bénéficient également de la construction d'un collège à la Voëte en 1825, d'un réseau d'eau potable dès 1895, de la pose de l'éclairage public deux ans plus tard, puis du début de la construction d'un réseau d’égouts durant la première décennie du vingtième siècle[6]. Des banques s'implantent également à Vallorbe pendant cette période : la Banque Vaudoise de Crédit en 1872, la Banque Cantonale Vaudoise en 1881 et le Crédit Foncier Vaudois en 1886[15].

Le 7 avril 1883, un incendie détruit 98 maisons à Vallorbe sur la rive gauche de l'Orbe. La rive droite sera ravagée à son tour en 1904[16].

En 1885, Vallorbe accueille la Fête cantonale de gymnastique[17].

XX siècle[modifier | modifier le code]

Début du siècle[modifier | modifier le code]

Le développement de Vallorbe se poursuit à un rythme rapide au début du vingtième siècle. La Société industrielle et commerciale est créée en 1900, tout comme le collège du Day[18],[13]. La gare du Day est inaugurée en 1907, suivi par le Casino une année plus tard et par l'infirmerie en 1911[16]. En 1914, les diligences sont remplacées par les Autotransports de la vallée de l'Orbe (AVO)[16]. Le collège de la rue Louis-Ruchonnet ouvre en 1915, tout comme la nouvelle gare et le tunnel du Mont-d'Or[16]. D'autres projets ferroviaires ne seront toutefois pas réalisés: la ligne Vallorbe-Yverdon abandonnée en 1911 et le tramway Ballaigues-Vallorbe-Le Day abandonné en 1914[19]. Une halle des fêtes est bâtie par la société de l'Abbaye en 1938[15]. Elle brûlera en 1984, mais sera reconstruite trois ans plus tard[15].

Les élections communales de 1925 sont marquées par l'alliance formée par les "minoritaires": libéraux, jeunes-radicaux, ainsi que les populaires indépendants de Gustave Jaillet-Combe[20]. Devancés à l'issue du premier tour, les radicaux ne présentent pas de radicaux au second tour, si bien qu'il n'y aura pas un seul radical au conseil communal entre 1925 et 1929 et que Gustave Jaillet-Combe deviendra le syndic de la commune[21].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Entre 1937 et 1941, le Fort de Pré-Giroud est construit pour interdire le passage du col de Jougne [22] et soutenir la défense de la frontière pendant la Seconde Guerre mondiale. La ligne ferroviaire Vallorbe-Pontarlier est fermée en 1939 et ne sera jamais rouverte, les voies étant démontées côté français[23]. En juin 1940, plusieurs centaines de réfugiés militaires et civils venant de France sont accueillis temporairement à Vallorbe, au Day et à Ballaigues[24].

Le 25 septembre 1944, des officiers de la 45e division d'infanterie américaine débarquée en Provence se présentent au poste de frontière de Vallorbe.

En avril 1945, après avoir obtenu des Allemands qu'ils le conduisent en Suisse, et du gouvernement suisse qu'il l'accepte sur son territoire, le maréchal Pétain demande à regagner la France. Le 24 avril, les autorités suisses lui font rejoindre la frontière puis il est remis aux autorités françaises le 26 avril au poste frontière de Vallorbe où le général Kœnig est chargé de le prendre en charge. Pétain est alors conduit en convoi automobile jusqu'à la gare des Hôpitaux-Neufs - Jougne[25], distante de quelques kilomètres où un train spécial le ramène de nuit à Paris. Il est condamné à la peine de mort. Sa peine est commuée en emprisonnement à perpétuité par le général de Gaulle.

Article détaillé : Arrestation du maréchal Pétain.

Deuxième partie du siècle[modifier | modifier le code]

Le bâtiment communal de la place du Pont est inauguré peu après la guerre, en 1949[16].

En 1950, le Parti socialiste obtient la majorité absolue des sièges au conseil communal, le législatif du village. Il la conserve jusqu'en 1957[3]. Il s'agit à ce jour de la seule période où la gauche a été majoritaire.

Si Vallorbe voit passer le dernier Simplon-Orient-Express le 19 mai 1977, le 22 janvier 1984 une liaison TGV est mise en place entre Paris et Lausanne[19]. Cette liaison est exploitée conjointement par la SNCF et les CFF[19]. Le passage de la frontière s'effectue à la gare de Vallorbe, inscrite comme bien culturel suisse d'importance nationale[réf. nécessaire].

Les années 1970 et le début des années 1980 sont marquées à Vallorbe par une importante chute démographique, le village perdant environ 900 habitants entre le milieu des années 1970 et le milieu des années 1980[26].

En juillet 1984, la grande salle de Vallorbe, propriété de l'Abbaye, la société de tir de Vallorbe, est détruite par un incendie[27]. Le 24 novembre 1985, le radical Philippe Mamie est élu à la syndicature, succédant à son collègue de parti André Jaillet[28]. Début novembre 1986, des festivités sont organisées pour le centième anniversaire de la ligne de chemin de fer Vallorbe-Le Pont[29]. Après la révision de la loi fédérale sur l'asile acceptée en votation populaire en 1987, la douane de Vallorbe devient l'un des postes-frontière autorisés auxquels les requérants doivent se présenter en arrivant en Suisse[30]. En 1988, un référendum est lancé contre l'instauration d'une taxe annuelle pour l'élimination des déchets[31]. La taxe a été refusée le 13 mars 1988 par 470 voix contre 168[31]. Le 11 mai 1988, Vallorbe accueille le Congrès du Parti radical-démocratique vaudois[32]. Les 30 septembre et 1er octobre 1989, une fête est organisée pour célébrer les 850 ans de la commune, en présence du président de la Confédération Jean-Pascal Delamuraz[33]. En novembre 1989, Philippe Mamie est réélu syndic de Vallorbe[34]. C'est également à la fin de l'année 1989 qu'est achevée la construction de la semi-autoroute reliant Orbe à Vallorbe[35].

Vie culturelle et sportive au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les infrastructures sportives sont développées progressivement pendant le vingtième siècle: la cabane du Mont d'Or du Club alpin suisse est inaugurée en 1931, suivie par la cabane Bellevue de la Fédération suisse de gymnastique douze ans plus tard et, enfin, de la cabane du Ski-Club à la Dent de Vaulion en 1949[16]. La piscine ouvre en 1953, le stade dix ans plus tard[16]. En 1966, Vallorbe accueille la Fête cantonale de gymnastique[17]. La première édition des 200 kilomètres de Vallorbe est organisée en 1977[36]. En juillet 1988, une étape du Tour de France passe par Vallorbe[37]. En juin 1989, la fête de gymnastique du Nord Vaudois est organisée à Vallorbe, réunissant 600 gymnastes[38].

A partir du milieu des années 1970, l'offre touristique et notamment muséale se développe rapidement. Les Grottes de Vallorbe peuvent être visitées par le grand public dès 1974[16], le Musée du fer ouvre ses portes en 1980[16], des bisons sont installés au Mont d'Orzeires en 1987[39], le Fort de Pré-Giroud est accessible au public dès 1988[16] et, enfin, le Musée du chemin de fer vient compléter l'offre en 1990[40].

En 1979, le Concours cantonal des musiques vaudoises est organisé à Vallorbe[17].

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Le 13 novembre 2000 est inauguré le Centre d’enregistrement de Vallorbe. Toute personne déposant une demande d’asile sur le territoire suisse est automatiquement dirigée vers ce type de centre où elle sera prise en charge pour une durée maximale de deux mois.

Population[modifier | modifier le code]

Évolution de la population
Année Habitants
1348 500
1397 300
1530 120
1703 925
1850 1491
1900 3279
1912 5310
1920 4621
1941 3592
1970 4028
1980 3375
1990 3271
2000 3247
2001 3096
2004 3118
2006 3144
2008 3295
2012 3405
2014 3667

En 2000, 85,5 % des habitants parlent français, 3,5 % italien et 2,4 % albanais. L'industrialisation a conduit Vallorbe à voir son nombre d'habitants augmenter rapidement et la commune a atteint son plus haut point en 1912 (5 310 habitants). Depuis, la population a toutefois baissé radicalement, le village perdant 16 % de sa population entre 1970 et 1980, suivant une tendance que connaissent beaucoup de communes suisses du Jura.

Politique[modifier | modifier le code]

Institutions[modifier | modifier le code]

La commune de Vallorbe est dotée d'un exécutif - la Municipalité - et le législatif - le Conseil communal. La première élection à la Municipalité a eu lieu en 1799 et la première élection au Conseil communal en 1814[6]. Depuis 1957, le Conseil communal, jusque-là élu selon le système majoritaire, est élu au système proportionnel. Le nombre de membres du Conseil communal vallorbier a varié au cours de l'histoire, allant de 50 à 75 selon les périodes. Jusqu'en 1981, la municipalité était élue par le conseil communal. Depuis lors, elle est élue directement par la population.

Partis politiques[modifier | modifier le code]

Le Conseil communal a été traditionnellement dominé par les partis de centre-droite, le Parti radical-démocratique et le Parti libéral, aujourd'hui fusionnés au sein du Parti libéral-radical. En 1925, les radicaux, devancés au premier tour par une alliance formée par les libéraux, les jeunes radicaux et les populaires indépendants, ne présentent pas de candidats au second tour et sont exclus tant du conseil communal que de la municipalité pour les quatre ans qui suivent[20]. Le Parti socialiste a disposé de la majorité des sièges du Conseil communal entre 1950 et 1957. Radicaux, libéraux et socialistes se sont présentés sur une liste d'entente lors des élections communales de 1937 et lors du second tour des élections de 1941.

Des indépendants, regroupés autour de l'ancien syndic Gustave Jaillet-Combe, ont obtenu six sièges sur une liste commune avec les radicaux et les libéraux. Une Entente communale a brièvement siégé au Conseil communal, obtenant sept sièges en 1977 et cinq en 1981. Lors des élections communales de 2011, c'est l'Union démocratique du centre (UDC) qui a fait son entrée au Conseil communal.

Le Parti ouvrier et populaire (POP) a présenté une liste en 1945 et 1949 (Entente ouvrière), sans toutefois obtenir d'élus. Par ailleurs, les socialistes n'ont pas non plus obtenu d'élus en 1921 et les libéraux en 1949.

Composition actuelle[modifier | modifier le code]

Le Conseil communal compte actuellement cinquante membres. Il est composé en 2012 de 27 libéraux-radicaux, 19 socialistes et 4 UDC.

La Municipalité (exécutif) est composée, pour la législature 2011 - 2016, de cinq membres : un libéral (Stéphane Costantini), deux socialistes (Sylviane Tharin et Hervé Foretay) et de deux radicaux (Madeline Dvořāk et Christophe Schwerzmann). Le poste de syndic est occupé par Stéphane Costantini.

Liste des syndics de Vallorbe[modifier | modifier le code]

Nom Début du mandat Fin du mandat Parti
D.-A. Jaillet nc 1885 NC
Emile Glardon 1885 1913 Parti radical-démocratique (PRD)
Samuel Jaquet 1914 1917 Parti radical-démocratique (PRD)
Adrien Grobéty 1917 1922 Parti radical-démocratique (PRD)
Henri Jaquet-Addor 1922 1925 Parti radical-démocratique (PRD)
Gustave Jaillet-Combe 1926 1929 Indépendant
Henri Jacquet-Addor (2) 1930 1945 Parti radical-démocratique (PRD)
Jean Glardon 1946 1949 Parti radical-démocratique (PRD)
Emile Favre 1950 1953 Parti Socialiste (PSS)
Ernest Truan 1954 1957 Parti Socialiste (PSS)
Jean Glardon (2) 1958 1967 Parti radical-démocratique (PRD)
André Jaillet 1968 1985 Parti radical-démocratique (PRD)
Philippe Mamie 1986 2001 Parti radical-démocratique (PRD)
Laurent Francfort 2002 2008 Parti libéral (PLS)
Stéphane Costantini 2009 Actuellement Parti libéral (PLS), puis Parti libéral-radical (PLR).

Composition du conseil communal de Vallorbe[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente la composition du Conseil communal de Vallorbe depuis 1941. L'abréviation PLR comprend aussi bien la liste commune radicale-libérale présentée en 1945 que le Parti libéral-radical de 2011.

PLR PRD PSS PLS Ind JR EC UDC Total
1921 0 50 0 15 0 5 0 0 70
1925 0 0 0 18 25 7 0 0 70
1929 0 28 25 17 0 0 0 0 70
1933 0 30 21 13 6 0 0 0 70
1937 0 32 26 14 0 0 0 0 70
1941 0 34 23 13 0 0 0 0 70
1945 40 PLR 25 PLR 0 0 0 0 65
1949 0 30 40 0 0 0 0 0 70
1953 0 27 38 5 0 0 0 0 70
1957 0 30 29 6 0 0 0 0 65
1961 0 33 29 8 0 0 0 0 70
1965 0 32 31 7 0 0 0 0 70
1969 0 32 30 8 0 0 0 0 70
1973 0 27 29 9 0 0 0 0 65
1977 0 27 24 7 0 0 7 0 65
1981 0 27 24 9 0 0 5 0 65
1985 0 27 26 12 0 0 0 0 65
1989 0 28 26 11 0 0 0 0 65
1993 0 20 20 10 0 0 0 0 50
1997 0 21 18 11 0 0 0 0 50
2001 0 20 18 12 0 0 0 0 50
2006 0 18 17 15 0 0 0 0 50
2011 27 0 19 0 0 0 0 4 50

Economie[modifier | modifier le code]

Métallurgie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

L'histoire de la métallurgie et de la sidérurgie remonte très tôt dans l'Histoire de Vallorbe, puisqu'une mine de fer a été ouverte en 1285 à La Dernier[5]. La mine du Mont d'Orzeires approvisionne également les industries du village[41]. En 1499, le village compte deux mines de fer, une forge, une scie, une tannerie et deux moulins[8]. En 1528, un droit d'eau est accordé aux Grandes Forges qui avaient été bâties en 1499[5]. Plus de cinquante forges sont bâties à Vallorbe entre 1600 et 1800[42].

Le dix-septième siècle est marqué à Vallorbe par plusieurs crises dans le secteur de la metallurgie[42]. Le dernier haut fourneau, celui des Grandes Forges, est éteint vers 1697[5], ceux de La Dernier et du Vivier ayant déjà fermé leurs portes dans les années qui précédaient en raison de la concurrence franc-comtoise[42]. Vallorbe se spécialise alors dans l'affinage et la petite métallurgie, des affineries ouvrant en 1675 aux Eterpaz, en 1681 à Cugillon et en 1689 au Moutier[42].

Le nombre de cloutiers augmente également rapidement dès la fin du dix-septième siècle[42]. Une forge de canons de fusils, ouverte aux Eterpaz en 1746, subsiste jusqu'en 1882 sous différents noms (Bailly Vandel, Reverchon et Vallotton, Usine de Vallorbe et des Rondez)[42]. Une fabrique d'outils (Leresche et Cie) s'y maintient toutefois jusqu'en 1959[42]. La fabrication de limes gagne également progressivement en importance: alors qu'il n'y a qu'un seul tailleur de limes en 1798, Vallorbe ne compte pas moins de sept usines en 1870[43]. Les forges du Creux ferment en 1956, suivies trois ans plus tard par celles des Eterpaz[16]. Les Grandes Forges ferment à leur tour entre 1967 et 1970[16].

Usines métallurgiques de Vallorbe (UMV)[modifier | modifier le code]

En 1899 sont fondées les Usines Métallurgiques de Vallorbe (UMV)[6] lors de la fusion de trois entreprises vallorbières fabriquant des limes: Glardon & Cie, Grobet SA et Borloz et Noguet-Borloz[44]. En 1982, l'entreprise connait des difficultés et doit se restructurer, passant de 466 employés en 1982 à 365 deux ans plus tard[45]. En 1985, l'entreprise réengage et compte 436 employés au 30 juin 1985[46], puis 550 fin 1988[47]. En avril 1989, des investisseurs lancent, sans succès, une offre publique d'achat (OPA) sur les UMV[47]. En juillet 1989, Daniel Audemars devient directeur des UMV, succédant à Charles Montferrini en poste depuis 1972[48]. En 2010, les UMV occupaient environ 320 personnes et vendaient des produits dans 85 pays[44]. Les UMV sont le premier employeur de Vallorbe[49].

Énergie[modifier | modifier le code]

La centrale électrique du Day, troisième du canton, est construite en 1889[6] et alimente une usine de production de chlorates (utilisées pour des désherbants ou des allumettes) qui subsistera jusqu'en 1972[50]. La Société électrique du Châtelard (SEC) et l'usine du même nom sont créées entre 1896 et 1897[6]. L'usine électrique des Forces motrices des Lacs de Joux et de l'Orbe est inaugurée à La Dernier en 1904[16]. Quelques années plus tard, en 1909-1910, c'est la Société du gaz de Vallorbe et l'usine du même nom qui sont fondées[16]. C'est en 1910 également qu'est construite une usine thermique à la Grande-Fin[16]. Un barrage sur la Jougnenaz est construit en 1937 au Pontet, suivi par un second au Châtelard en 1970[16]. Le barrage de la Compagnie vaudoise d'életricité sur l'Orbe est inauguré en 1955[16].

Divers[modifier | modifier le code]

Une usine de production de chaux est en activité aux Grands-Crêts de 1870 à 1933[50]. La société Clématéite est créée en 1904[51].

L'usine Posso, qui fabrique du matériel informatique et des cassettes magnétiques, s'implante à Vallorbe en 1967[52]. En 1986, elle doit licencier 24 de ses 160 employés[52], puis 40 employés supplémentaires en octobre 1987[53]. Plus tôt dans l'année 1987, le groupe Posso avait en revanche créé une société nommée Tecval Memories SA qui produit à Vallorbe des disques compacts[54].

En 1987, la fabrique de petits composants Gigatec quitte Vaulion pour s'installer à Vallorbe[55]. L'entreprise compte alors douze employés[55].

Un silo à céréales est construit au Day en 1979[56].

Culture et tourisme[modifier | modifier le code]

Journaux[modifier | modifier le code]

Le Journal de Vallorbe, qui existe encore aujourd'hui, commence à paraître le 29 juillet 1899[57]. Il prend son nom actuel de Feuille d'Avis et Journal de Vallorbe le 6 mars 1903[57].

Si le Journal de Vallorbe n'aura qu'un seul concurrent, L'Echo du Mont-d'Or, qui ne paraîtra en plus qu'une seule fois, le 12 janvier 1911, différents journaux satiriques paraissant une fois par année se succéderont: F.M.R. de 1933 à 1941, On dit que... de 1941 à 1950, puis Le Canard dès 1950[57]. Le premier était animé par les Scouts, le deuxième par la Société de jeunesse et le troisième par des membres de la chorale Persévérance[57].

Musées[modifier | modifier le code]

Le Musée du fer ouvre en 1980[16]. Il revient sur l'histoire industrielle de Vallorbe et, notamment, des nombreuses forges qui ont été en activité dans le village. En 1984, il s'agrandit grâce au rachat de la Forge Estoppey[58]. Il est complété par une section dédiée au chemin de fer en 1990[40]. La gare internationale de Vallorbe, construite en 1915, est par ailleurs classée parmi les biens culturels suisses d'importance nationale.

Le Fort de Pré-Giroud, anciennes fortifications militaires datant de la Seconde Guerre mondiale, est ouvert au public en juin 1988[16].

Grottes[modifier | modifier le code]

Les grottes de Vallorbe, exemple impressionnant de processus de karstification, ont été ouvertes au public en 1974[16]. En 1985, les grottes de Vallorbe figurent parmi les membres fondateurs de l'Association suisse des exploitants de cavernes aménagées pour le tourisme (ASECAT)[59]. Durant l'été 1986, une galerie artificielle est creusée pour faciliter le flux des visiteurs[60]. Le Trésor des fées, qui présente une collection de minéraux, est ouvert en 1992.

Les grottes aux Fées (petite et grande), situées dans la reculée de la Dernier, qui ont inspiré de nombreuses légendes[61], se trouvent également sur le territoire de la commune.

Parc animalier[modifier | modifier le code]

L'alpage du Mont d'Orzeires, à proximité du col, accueille des bisons depuis 1987[39]. Renommé Juraparc entre temps, il a ensuite accueilli des loups et des ours à partir de 2002[39].

Divers[modifier | modifier le code]

Vallorbe fait partie du pays de la précision[62]. C'est une ville étape de la « Route de l'Horlogerie ».

Sport[modifier | modifier le code]

  • Vélo-Club Vallorbe, fondé en 1926 [63]
  • Hockey-Club Vallorbe, fondé en 1949
  • Club des Patineurs de Vallorbe (CPV)
  • Club de Karaté
  • Club de Judo
  • Fédération Suisse de Gymnastique
  • Club de football
  • Mur de grimpe, fondé en 1928

Transport[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Jean Eicher, né à Vallorbe en 1930, facteur de clavecins, peintre et graveur.
  • Félix Vallotton (1865-1925), originaire de Vallorbe, peintre et graveur sur bois suisse.
  • Pierre-François Vallotton-Aubert, instituteur au collège d'Yverdon et Payerne, auteur d'un livre édité en 1875, Vallorbe, esquisse géographique, statistique et historique.
  • Henry Vallotton (1891-1971), originaire de Vallorbe, président du Conseil national en 1925, 1938 et 1939.
  • Louis Ruchonnet (1834-1893), conseiller fédéral ayant fait ses débuts à Vallorbe.
  • Carlo Trinco, dessinateur de bandes dessinées, né à Vallorbe.
  • Marcello Viotti (1954-2006), chef d'orchestre, né à Vallorbe.
  • Christian Grobet (né en 1941), originaire de Vallorbe, conseiller d'État à Genève.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Population résidante permanente au 31 décembre 2014 », sur Statistiques Vaud (consulté le 3 mars 2015)
  2. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  3. a, b, c et d Jean-Philippe Dépraz, « Vallorbe », Dictionnaire historique de la Suisse,‎ (lire en ligne)
  4. a et b Jean Combe (dir.), Vallorbe, Vallorbe, Commune de Vallorbe,‎ , 130 p., p. 24
  5. a, b, c, d, e, f, g, h et i Jean Combe (dir.), Vallorbe, Vallorbe, Commune de Vallorbe,‎ , 130 p., p. 123
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Jean Combe (dir.), Vallorbe, Vallorbe, Commune de Vallorbe,‎ , 130 p., p. 124
  7. Jean Combe (dir.), Vallorbe, Vallorbe, Commune de Vallorbe,‎ , p. 23-25
  8. a et b Jean Combe (dir.), Vallorbe, Vallorbe, Commune de Vallorbe,‎ , p. 27
  9. Jean Combe (dir.), Vallorbe, Vallorbe, Commune de Vallorbe,‎ , p. 28
  10. a, b et c Jean Combe (dir.), Vallorbe, Vallorbe, Commune de Vallorbe,‎ , p. 20
  11. Jean Combe (dir.), Vallorbe, Vallorbe, Commune de Vallorbe,‎ , p. 21
  12. a et b Jean Combe (dir.), Vallorbe, Vallorbe, Commune de Vallorbe,‎ , p. 30
  13. a, b et c Jean Combe (dir.), Vallorbe, Vallorbe, Commune de Vallorbe,‎ , p. 87
  14. a et b Jean Combe (dir.), Vallorbe, Vallorbe, Commune de Vallorbe,‎ , p. 77
  15. a, b et c Jean Combe (dir.), Vallorbe, Vallorbe, Commune de Vallorbe,‎ , p. 89
  16. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s et t Jean Combe (dir.), Vallorbe, Vallorbe, Commune de Vallorbe,‎ , 130 p., p. 125
  17. a, b et c Jean Combe (dir), Vallorbe, Vallorbe, Commune de Vallorbe,‎ , p. 90
  18. Jean Combe (dir.), Vallorbe, Vallorbe, Commune de Vallorbe,‎ , p. 45
  19. a, b et c Jean Combe (dir.), Vallorbe, Vallorbe, Commune de Vallorbe,‎ , p. 74
  20. a et b « Elections communales », Feuilles d'Avis de Lausanne,‎
  21. « Elections communales - Vallorbe », Feuille d'avis de Lausanne,‎
  22. Col de Jougne (France), map.geo.admin.ch, consulté le 16 décembre 2012
  23. Jean Combe (dir.), Vallorbe, Vallorbe, Commune de Vallorbe,‎ , p. 76
  24. G. J., « Vallorbe a reçu des réfugiés », La Gazette de Lausanne,‎ , p. 4
  25. Roger Maudhuy, Vichy, les procès de la collaboration, Bruxelles, Ixelles éditions,‎ (ISBN 978-2-87515-379-1, [books.google.fr/books?id=1HCeEVmlIIYC&pg=PT285&dq=Pétain+%2B+fort+de+Montrouge&hl=fr&sa=X&ei=Dn9mU_LjCKaw0QWQ7oHgBQ&ved=0CD0Q6AEwAg#v=onepage&q=Pétain%20%2B%20fort%20de%20Montrouge&f=false lire en ligne])
  26. Francis Aerny, « Vallorbe prépare son avenir », La Gazette de Lausanne,‎ , p. 3
  27. « Vallorbe - La grande salle en feu », La Gazette de Lausanne,‎ , p. 3
  28. « Des syndics élus dans l'indifférence », La Gazette de Lausanne,‎ , p. 2
  29. « Un pont entre le passé et l'avenir », La Gazette de Lausanne,‎ , p. 4
  30. Daniel Miéville, « Il faudra montrer patte blanche », La Gazette de Lausanne,‎ , p. 14
  31. a et b « Refus d'une taxe pour l'élimination des déchets », La Gazette de Lausanne,‎ , p. 11
  32. Daniel Miéville, « J. Martin candidat radical », La Gazette de Lausanne,‎ , p. 17
  33. « Vallorbe en fête », L'Express,‎ , p. 36
  34. « Changement à Yverdon », La Gazette de Lausanne,‎ , p. 12
  35. Paul Jost, « Vallorbe est maintenant relié au réseau des routes nationales », La Gazette de Lausanne,‎ , p. 22
  36. « Une marche classique parmi les classiques », La Gazette de Lausanne,‎ , p. 4
  37. « Premier succès français », La Gazette de Lausanne,‎ , p. 20
  38. « Gymnastes en fête », La Gazette de Lausanne,‎ , p. 14
  39. a, b et c « Histoire », sur Site du Musée du Fer du Chemin de fer (consulté le 22 mars 2015)
  40. a et b Site officiel du musée
  41. Jean Combe (dir.), Vallorbe, Vallorbe, Commune de Vallorbe,‎ , p. 12
  42. a, b, c, d, e, f et g Jean Combe (dir.), Vallorbe, Vallorbe, Commune de Vallorbe,‎ , p. 36-37
  43. Jean Combe (dir.), Vallorbe, Vallorbe, Commune de Vallorbe,‎ , p. 41-42
  44. a et b Bref portrait des Usines Métallurgiques de Vallorbe SA, UMV,‎ , 4 p. (lire en ligne), p. 2
  45. J.-Ph. Chenaux, « Usines Métallurgiques de Vallorbe: redressement », La Gazette de Lausanne,‎ , p. 9
  46. « Vallorbe: les Usines sortent du tunnel! », La Gazette de Lausanne,‎ , p. 3
  47. a et b « OPA sur les Usines métallurgiques », La Gazette de Lausanne,‎ , p. 13
  48. « Nouveau directeur », La Gazette de Lausanne,‎ , p. 19
  49. « Les UMV s'agrandissent », PME Magazine,‎ , p. 13
  50. a et b Jean Combe (dir.), Vallorbe, Vallorbe, Commune de Vallorbe,‎ , p. 43
  51. Jean Combe (dir.), Vallorbe, Vallorbe, Commune de Vallorbe,‎ , p. 48
  52. a et b « Frontaliers licenciés à Vallorbe », La Gazette de Lausanne,‎ , p. 25
  53. « 40 licenciements à Vallorbe », La Gazette de Lausanne,‎ , p. 17
  54. « Sociétés », La Gazette de Lausanne,‎ , p. 5
  55. a et b Michel Barbini, « Les plus petits composants », La Gazette de Lausanne,‎ , p. 7
  56. Jean Combe (dir.), Vallorbe, Vallorbe, Commune de Vallorbe,‎ , p. 52
  57. a, b, c et d Jean Combe (dir.), Vallorbe, Vallorbe, Commune de Vallorbe,‎ , p. 108-109
  58. « Vallorbe: le Musée du fer s'étend », La Gazette de Lausanne,‎ , p. 5
  59. « Les exploitants de caverne s'associent », La Gazette de Lausanne,‎ , p. 11
  60. « Une galerie pour faire sauter le bouchon », La Gazette de Lausanne,‎ , p. 6
  61. Spéléo Lausanne
  62. Watch Valley
  63. http://vcv.ch/club/04423399e40ef521b/index.html site officiel du VC Vallorbe

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