Parti libéral-radical

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PLR.Les Libéraux-Radicaux
(de) FDP.Die Liberalen
(it) PLR.I Liberali Radicali
(rm) PLD.Ils Liberals
Image illustrative de l'article Parti libéral-radical
Logo officiel
Présentation
Président Petra Gössi
Fondation 2009
Fusion de Parti libéral suisse et Parti radical-démocratique
Siège Neuengasse 20
Case postale 6136
3001 Berne
Positionnement Droite[1]
Idéologie Conservatisme[1]
Libéralisme[2]
Couleurs Bleu
Site web http://www.plr.ch/
Présidents de groupe
Président de groupe Ignazio Cassis, conseiller national (TI)
Conseillers fédéraux Johann Schneider-Ammann
Didier Burkhalter
Représentation
Conseillers nationaux[3]
33 / 200
Conseillers aux États[4]
13 / 46
Législatifs cantonaux[5]
520 / 2 608
Exécutifs cantonaux[6]
42 / 156
Petra Gössi, présidente du PLR depuis le 16 avril 2016.

Le Parti libéral-radical (PLR.Les Libéraux-Radicaux) (en allemand : Freisinnig-Demokratische Partei (FDP.Die Liberalen), en italien : Partito liberale-radicale svizzero (PLR. I Liberali), en romanche Partida liberaldemocrata svizra (PLD. Ils Liberals)) est un parti politique suisse qui prône une économie libérale, une politique sociétale libérale. Il a été fondé en 2009 à la suite de la fusion de deux partis fondateurs de la Suisse moderne, le Parti libéral suisse (PLS) et le Parti radical-démocratique (PRD). Après de multiples baisses régulières de leur force électorale, le PRD et le PLS décident de créer le 25 juin 2005 l'Union libérale radicale[7], devant mettre en synergie les forces de la droite libérale. Après avoir formé un groupe parlementaire commun entre le PRD et le PLS à la suite des élections d'octobre 2007, les sections jeunesses et femmes des deux partis fusionnèrent en 2008. En septembre 2008, les délégués des deux partis respectifs décident de créer officiellement le PLR. Le 27 février 2009, les statuts sont officiellement approuvés et le parti est créé rétroactivement en date du 1er janvier 2009. Il est donc parmi les plus jeunes partis de Suisse mais il est toutefois aussi celui qui hérite de la plus longue histoire politique, avec 160 ans d'engagement.

Il détient 33 sièges au Conseil national sur 200 et 13 au Conseil des États sur 46.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le PLR a été fondé en 2009, il a pris ses racines dans les différents mouvements qui l’ont précédé. Tout d'abord l'« Association nationale[8] » créée en 1835, puis l’Association patriotique suisse de 1872 et enfin la fraction parlementaire radicale-démocratique créée en 1878. Le Parti libéral suisse était lui principalement issu de l’ « Association fédérale », qui réunit les libéraux-conservateurs des cantons réformés en 1875. Les «Libéraux» créèrent en 1893 la fraction libérale-démocratique du Parlement, puis, en 1913, le Parti libéral suisse. Depuis le milieu du XIXe siècle, le PRD et le PLS ont porté l’État fédéral et les autorités cantonales et communales dans toutes les régions de Suisse. Le PRD a été présent au gouvernement fédéral sans interruption depuis 1848 et le PLR y est aujourd’hui encore représenté avec deux sièges sur les sept que compte le gouvernement fédéral. Le PLR plonge donc très profondément ses racines dans l’histoire politique de la Suisse.

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • 1830 - Le mouvement de la Régénération[9] saisit la Suisse et pousse une dizaine de cantons à réviser leurs constitutions dans un sens libéral, consacrant les principes de la démocratie représentative, de la souveraineté populaire et de l’égalité entre villes et campagnes. On redécouvre l’apport de la République helvétique de 1798. La création de « l’Association nationale » (Nazionalverein), en 1835, marque une étape dans le processus de démocratisation de la vie politique, et d’unification du pays.
  • 1840 - 1847 Le libéralisme politique, puissant dans les cantons réformés et les plus industrialisés, se scinde en deux camps : les libéraux, attachés au fédéralisme et aux libertés individuelles et les radicaux, partisans d’un État fédéral fort, de l’affirmation des droits populaires et d’une nation suisse.
  • 1848, La défaite des 7 cantons du Sonderbund ouvre la voie à l’adoption de la Constitution fédérale du 12 septembre 1848, qui pose les fondements de la Suisse moderne. Les Chambres fédérales et le Conseil fédéral sont dominés par les radicaux, qui détiennent aussi le pouvoir dans la plupart des cantons. Hégémonie qui durera jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale.

Le courant libéral-conservateur est représenté au Parlement par vingt à trente élus, provenant des cantons romands (Genève, Vaud, Neuchâtel) et, dans une moindre mesure, de cantons alémaniques (Bâle-Ville, Zurich, Grisons, Saint-Gall, Berne, etc.) Ce courant va perdurer durant la seconde moitié du XIXe siècle, avant de décliner dès 1900, notamment en Suisse alémanique.

  • 1872, Échec de la première révision constitutionnelle, à cause de l’opposition conjuguée des radicaux romands, notamment vaudois, des libéraux-conservateurs et des conservateurs-catholiques.

Les radicaux suisses, secoués par l’échec, créent « l’Association patriotique suisse », en 1873, « un parti de masse, de type primitif » (Roland Ruffieux), qui rassemble la « grande famille radicale », « die freisinnige Grossfamilie » (Erich Gruner). Ce mouvement populaire, et le ralliement des radicaux romands, permet la révision totale de la Constitution du 19 avril 1874. L’« Association patriotique suisse », le « Volksverein », compte près de 100 000 membres, de toutes confessions et de tous milieux sociaux. Plus tard, l’élargissement des droits populaires (représentation proportionnelle dans les cantons, puis sur le plan fédéral, en 1919 ; inscription des droits de referendum et d’initiative) favorisera l’émergence des partis modernes.

  • 1875, Création de l’« Association fédérale », de l’« Eidgenössische Verein », qui réunit les libéraux-conservateurs des cantons réformés.
  • 1878, Création de la fraction parlementaire radicale-démocratique. Les liens restent lâches entre les élus nationaux. Ce n’est qu’en 1892 qu’un règlement interne est adopté, mais la maxime de la liberté de vote prévaut sur la discipline de groupe.
  • 1891, Élection d’un premier catholique-conservateur (Josef Zemp) au Conseil fédéral, jusqu’alors monocolore. En 1918, un second conservateur-catholique (Jean-Marie Musy) entre au Gouvernement.
  • 1893, Création de la fraction libérale-démocratique, puis, en 1913, du parti libéral suisse.
  • 1894, Création à Olten du parti radical-démocratique suisse, suivie, en 1914, de l’ouverture d’un secrétariat national, à Berne. De nombreux éléments libéraux des cantons alémaniques rallient la nouvelle formation. En Suisse romande, la division entre deux courants persiste dans les cantons réformés. Dans les cantons catholiques, libéraux et radicaux font cause commune.
  • 1896, Création de la fraction « groupe de politique sociale », qui rassemble les éléments démocrates de la Suisse orientale surtout. Suivie, en 1911, de la formation d’un groupe démocrate. Au tournant du siècle, la « grande famille radicale » est ainsi éclatée en trois courants, d’importance inégale.
  • 1917, Élection au Conseil fédéral du libéral genevois Gustave Ador.
  • 1918, Premières élections au Conseil national à la proportionnelle : le PRD perd la majorité absolue.
  • 1929, Élection au Conseil fédéral du premier membre ( Rudolf Minger) du parti paysan artisan et bourgeois (PAI-BGB).
  • 1943, Élection du premier socialiste (Ernst Nobs) au Conseil fédéral.
  • 1959, Naissance de la « formule magique » pour l’élection du Conseil fédéral (2 PRD-2 PS- 2 PCCS-1 PAI), grâce à l’alliance des socialistes et des conservateurs-chrétiens sociaux.
  • 1961, Création de l’«Union libérale-démocratique de Suisse ».
  • 2003, Formation d’un groupe parlementaire commun radical-libéral à l’Assemblée fédérale.
  • 2003, Élection de deux membres de l’UDC au Conseil fédéral. Le PDC perd un siège.
  • 2005, Création de l’Union Libérale-Radicale (ULR).
  • 2006, Fusion des Partis radical et libéral dans le canton de Fribourg.
  • 2008, Fusion des Partis radical et libéral dans les cantons du Valais et de Neuchâtel. La création d’un nouveau parti sera décidée lors de l’Assemblée des délégués du PRD et du PLS du 25 octobre 2008. Radicaux et Libéraux décident de se rassembler dans un nouveau parti au niveau fédéral.
  • 2009, Le 1er janvier, la naissance du PLR. Les Libéraux-Radicaux est effective. Lors de l’Assemblée des délégués du PRD et du PLS du 28 février, la fusion sera confirmée juridiquement (décision unanime) et le contrat de fusion accepté. Les nouveaux statuts entrent en vigueur rétroactivement au 1er janvier.

Élection du conseiller fédéral, Didier Burkhalter.

  • 2010 Élection du conseiller fédéral, Johann Schneider-Ammann
  • 2011 Fusion des Partis radical et libéral dans le canton de Genève.
  • 2012 Fusion des Partis radical et libéral dans le canton de Vaud.

Orientation[modifier | modifier le code]

Le PLR est un parti que la presse qualifie régulièrement du centre ou du centre droit. Cependant, les positions du parti notamment du point de vue de l'armement et de l'économie les situent clairement tout à droite avec des prises de position encore plus dures que le parti UDC [10].

Les objectifs[modifier | modifier le code]

Le PLR s’engage pour la liberté de choix et l’initiative individuelle. Il défend ardemment trois thèmes qui sont :

  • Plus d’emplois et de meilleure qualité
  • La cohésion de notre société et la santé de nos assurances sociales
  • Un État plus efficace au service des citoyens

Le PLR en quelques chiffres[modifier | modifier le code]

Le PLR compte environ 130 000 membres dans tous les cantons et à l’étranger.

Avec 16,7 % des voix le PLR.Les Libéraux-Radicaux se positionne clairement comme troisième parti de Suisse : UDC 26,60 %, PS 18,7 %, PLR 15,1 %, PDC 12,3 %, etc. Cependant, le Parti libéral-radical dépense 15 fois plus dans le budget campagne politique que le PS, 23 fois plus que les Vert'libéraux et 30 fois plus que les Verts. C'est proche de que ce que dépense l'UDC[11].

Le PLR a deux représentants au Conseil fédéral, le gouvernement suisse qui compte sept membres : M. Johann N. Schneider-Ammann, chef du Département fédéral de l’économie (DFE), et M. Didier Burkhalter, chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE).

Avec 46 élus, il est le 3e parti, sans alliance, le plus fortement représenté au Parlement :

Le secrétariat général[modifier | modifier le code]

Le secrétariat général est tout à la fois un état-major et un prestataire de service du parti libéral-radical suisse. Il apporte un soutien au parti et le groupe radical aux chambres fédérales dans la mise en œuvre des objectifs fixés dans les statuts et dans le programme du parti. Dans le domaine politique, il incombe au secrétariat général les lourdes charges suivantes: détecter de façon précoce les développements sociétaux, politiques, économiques et culturels; élaborer des idées, des papiers de position, des programmes et des supports destinés à toutes instances du parti suisse ; suivi des contacts avec le Conseil fédéral et l’administration ; conduite des campagnes électorales ; élaboration de prises de position et les communications, organisation des assises et autres séminaires. Le secrétariat général organise des séances et des réunions de tous les organes du parti, notamment le bureau directeur, la conférence des présidents, des délégués suisses, des secrétaires cantonaux ainsi que des comités. Il organise des conférences de presse, constitue des comités d’action, cherche des conférenciers, s’assure des bons contacts avec les médias et informe le public par le biais de ses médias (service de presse, Freisinn, les « pages de politique fédérales », les brochures etc.) et tient le parti informé, en interne, de tout le travail qui y est réalisé. Les collaborateurs du secrétariat général soutiennent les organes du parti et les membres du groupe dans leur travail. Ils veillent à la meilleure intégration dans le parti des femmes, des travailleurs, des fonctionnaires etc. La centrale garantit la collaboration entre toutes les commissions du parti, notamment du parti et du groupe, des partis cantonaux et des comités. Le secrétariat général représente le parti au sein des comités transpartites (par exemple en cas d’élections populaires), de l’Internationale libérale (IL) et de l’European Liberal Democratic and Reform Party (ELDR). Il nourrit les contacts avec les organisations qui lui sont proches, comme celle des femmes du PLR, des jeunes libéraux-radicaux, du PLR international, de l’association PLR du service public etc. Le secrétariat général soutient les partis cantonaux lors des élections par une série de services.

Conseillers fédéraux Libéraux-Radicaux 1848-2009[modifier | modifier le code]

Conseillers fédéraux[modifier | modifier le code]

Les libéraux-radicaux ont fourni 69 conseillers fédéraux depuis 1848.

Présidents[modifier | modifier le code]

Comité directeur du PLR.Les Libéraux-Radicaux[modifier | modifier le code]

Membres élus par l’Assemblée des délégués[modifier | modifier le code]

Membres ex officio[modifier | modifier le code]

Autres membres[modifier | modifier le code]

Assesseurs[modifier | modifier le code]

  • Marcel Dobler (SG)
  • Philippe Miauton (VD)
  • Christian Scheuermeyer (SO)¨
  • Daniela Schneeberger (BL)
  • Ruedi Waser (NW)
  • Rolin Wavre (GE)

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections au Conseil national[modifier | modifier le code]

Année Votes Députés Rang
Voix %
2011 364 704 15,1
30 / 200
3e
2015 413 434 16,4
33 / 200
3e

Élections au Conseil des États[modifier | modifier le code]

Année Sièges Rang
2011
11 / 46
2e
2015
13 / 46
1er

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Diestchi, E. (1979) 60 Jahre Eidgenössische Politik – Ein Beitrag zur Parteigeschichte des schweizerischen Freisinns. Bern: FDP Schweiz.
  • (de) FDP Schweiz (1994) « Hundert Jahre FDP » Politische Rundschau nos 2+3, 1994.
  • (de) Dettwiler Rustici, M. Berner Lauffeuer. Roman zur Gründung des Schweizer Bundesstaates.Schumacher, J.-J. (1970). Sociologie de l’Union libérale-démocratique suisse (Parti libéral).
  • Olivier Meuwly (2007), L’Unité impossible. Le Parti radical suisse à la Belle Époque, Ed. Attinger,
  • Olivier Meuwly (2010), Les Partis politiques : acteurs de l'histoire suisse, Le Savoir suisse.

Liens externes[modifier | modifier le code]