Le Chenit

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Le Chenit
Le Chenit
Le lac de Joux, ici entouré du territoire de Chenit.
Blason de Le Chenit
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Vaud Vaud
District Jura-Nord vaudois
Localité(s) L'Orient, Le Brassus, Le Sentier, Le Solliat
Communes limitrophes Arzier-Le Muids, Bassins, Berolle, Bière, Gimel, L'Abbaye, Le Lieu, Longirod, Marchissy, Saint-George
Syndic Stives Morand (PLR)
NPA 1341 L'Orient
1347 Le Sentier, Le Solliat
1348 Le Brassus
N° OFS 5872
Démographie
Population
permanente
4 605 hab. (31 décembre 2018)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 36′ 00″ nord, 6° 14′ 00″ est
Altitude 1 010 m
Superficie 99,25 km2
Divers
Langue Français
Localisation
Localisation de Le Chenit
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.

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Liens
Site web www.communeduchenit.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Le Chenit est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district du Jura-Nord vaudois.

Géographie et présentation du territoire[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Chaux-Neuve Drapeau de la France France Mouthe Drapeau de la France France
Le Lieu
Lac de Joux Rose des vents
Chapelle-des-Bois Drapeau de la France France N L'Abbaye
Bière
O    Le Chenit    E
S
Bois-d'Amont Drapeau de la France France Arzier-Le Muids Gimel
Longirod
Marchissy

Le Chenit est située dans le massif du Jura, à l'ouest du lac de Joux. Le territoire communal occupe l'ouest de la vallée de Joux, il est entièrement compris dans le parc naturel régional Jura vaudois. En 2014, la surface forestière de la commune, comprenant notamment le Grand Risoux, est de 6 583 hectares, soit la quatrième de Suisse[3],[4].

La commune comprend plusieurs villages dont trois constituent officiellement des fractions :

Ces fractions ont pour exécutif des conseils administratifs de village, soumis directement à la juridiction du préfet. Elles prélèvent des impôts et sont responsables des jardins publics et de l'éclairage public ainsi que d'autres tâches spécifiques à chacune d'entre elles.

Le village du Solliat et le hameau de Derrière-la-Côte ne font pas partie des fractions de communes, mais sont organisés en association d'utilité publique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le titre le plus ancien qui fasse mention Du Chenit est une prononciation datée de 1513 par laquelle l'abbé de l'abbaye du lac de Joux accordait aux habitants de Vaulion de couper du bois dans une zone de la vallée de Joux nommée Chinit, les arbres débités étaient chargés sur des radeaux pour descendre le lac de Joux. Quelque temps plus tard la communauté Du Lieu commençait à s'étendre sur le territoire de ce qui deviendra la commune de Chenit, ils y établirent un moulin en 1590 avec l'autorisation des propriétaires de celui de Romainmôtier, Jacques et André Mayor : "lesdits Mayor convinrent par accord d'affranchir les trente-deux chefs de familles (d'où le nom de Trente-deux du Chenit que prit la communauté) de ce qu'ils avaient au moulin de Romainmôtier et de leur établir un moulin audit Chenit, si dans l'an et jour lesdits Mayor n'édifoient pas ce moulin, lesdits particuliers pourroient le construire à leurs frais, et alors le dit moulin leur appartiendroit, en propre, en payant la cense qui pourroit y être imposée". Au début des années 1600 la communauté chargeait l'un des leurs, Pierre Lecoultre[5], de négocier la fondation d'une église[6]. En juillet 1610 les baillis de Romainmôtier, Rodolphe Hornn et Ulderich Cocq, se rendaient sur le lieu pour ordonner le début des travaux. En contrepartie de l'établissement d'un diacre, pour officier au "temple du Chenit" et "y tenir l'école", la communauté s'engageait à lui fournir "une maison, dans le village du Lieu, un jardin, du pâturage commun, et du terrain pour recueillir le fourage nécessaire à l'hivernage d'une vache"[7].

Situation politique[modifier | modifier le code]

La commune du Chenit dispose d'un législatif, le Conseil communal, doté de soixante membres, et d'un exécutif, la Municipalité, comptant sept membres. Le législatif est élu au système proportionnel et l'exécutif au système majoritaire à deux tours. La Municipalité se compose actuellement de cinq élus du Parti libéral radical (PLR) et de deux élus du Parti socialiste (PS).

Liste des syndics du Chenit[modifier | modifier le code]

Début Fin Nom Parti Qualité
Ami Golay Président du Tribunal du district de la Vallée de Joux.

Député au Grand Conseil (1875-1880)

1875 1890 David-Ami Aubert
1898 1920 Eugène Golay PLS Député au Grand Conseil
1920 1920 Marc Golay

(1868-1954)

Juge de paix

Préfet du district de la Vallée de Joux (1920-1933).

Président du Crédit Mutuel de la Vallée.

Président du Conseil d'administration de la compagnie du Pont-Brassus (1927-1954).

1920 1929 Paul Audemars

(1860-1931)

PRD Horloger, commerçant.

Conseiller municipal (1910-1920).

Député au Grand Conseil.

1929 1933 Léon Aubert

(1873-1958)

Horloger.

Juge de paix (1920-1943).

Membre du conseil d'administration du Crédit Mutuel de la Vallée.

1934 1938 André Meylan Préfet du district de la Vallée de Joux
1938 1941 Hector Reymond[8]

(1875-1967)

Commerçant au Solliat

Membre du Conseil du Crédit Mutuel de la Vallée

1942 1949 Emile-Gustave Piguet[9](1895-1983) PLS Horloger

Directeur de la compagnie du Pont-Brassus (1950-1965)

Député au Grand Conseil (1949-1957)

1950 1963 Pierre Benoit PSS Buraliste postal
1964 1965 Marius Golay PSS
1966 1977 Jean Turban PSS
1978 1985 Claudine Piguet UDI Première femme à de devenir syndique d'une commune vaudoise.
1986 1997 Georges Piguet UDI
1998 2004 Janine Thalmann PSS
2004 2016 Jeannine Rainaud UDI-PLR
2016 Stives Morand UDI-PLR

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Le village urbanisé du Sentier[10] et le hameau de Chez-les-Aubert[11] sont classés à l'Inventaire fédéral des sites construits à protéger en Suisse[12].

Musées[modifier | modifier le code]

Le musée Audemars Piguet, situé au Brassus, couvre plus de 126 ans d'activité de la manufacture. Le nombre de montres à complications présentées en fait, dans ce domaine, un des plus importants musées horlogers privés[réf. souhaitée]. Au Sentier, l'« espace horloger de la Vallée de Joux » présente l'histoire horlogère de la Vallée ainsi qu'une collection de pendules anciennes du XVIe au XIXe siècle.

Industrie horlogère[modifier | modifier le code]

Plusieurs manufactures horlogères sont situées sur la commune : Audemars Piguet, Jaeger-LeCoultre, Breguet.

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école technique de la Vallée de Joux, située au Sentier, offre une formation d'apprentissage de micromécanicien ainsi qu'une formation de technicien ES-ET.

Santé[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Population résidante permanente au 31 décembre, nouvelle définition, Vaud », sur Statistiques Vaud (consulté le 25 juillet 2019)
  2. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 26 août 2017)
  3. Après Glaris Süd (11 614 ha), Maggia (7 771 ha) et Zernez (7 251 ha)
  4. [1] Statistique de la superficie standard - Communes selon 4 domaines principaux, Office fédéral de la statistique (OFS) - 1979-1985, 1992-1997, 2004-2009
  5. Voir fiche personnelle de Pierre Le Coultre constituée par Pierre Casalongaet celle constituée par Jean-Luc Aubert
  6. Voir les pages de Jean-Luc Aubert sur les familles de la Vallée de Joux
  7. Recueil historique sur l'origine de la vallée du Lac-de-Joux
  8. « M. Hector Reymond, ancien syndic », Feuille d'Avis de la Vallée de Joux,‎ , p. 6 (lire en ligne)
  9. G. Giroud, « M. Emile-Gustave Piguet », Feuille d'Avis de la Vallée de Joux,‎ , p. 9 (lire en ligne)
  10. [PDF]Le Sentier « Copie archivée » (version du 4 mars 2016 sur l'Internet Archive), ISOS.
  11. [PDF]Chez-les-Aubert « Copie archivée » (version du 3 mars 2016 sur l'Internet Archive), ISOS.
  12. Parcs et inventaire fédéral ISOS, map.geo.admin.ch.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Source[modifier | modifier le code]

  • Recueil historique sur l'origine de la vallée du Lac-de-Joux, Volume 1, Parties 2 à 3, Jacques David Nicole, éditions M. Ducloux, 1841, p.  313, 324, 338, 339, 348, 349, 352. Google livres

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]