Sussac

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Sussac
Chapelle Mont Gargan.
Chapelle Mont Gargan.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Haute-Vienne
Arrondissement Limoges
Canton Eymoutiers
Intercommunalité Communauté de communes Briance-Combade
Maire
Mandat
Gisèle Faure
2014-2020
Code postal 87130
Code commune 87194
Démographie
Population
municipale
347 hab. (2014)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 39′ 53″ nord, 1° 38′ 53″ est
Altitude Min. 376 m
Max. 709 m
Superficie 25,42 km2
Localisation

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Sussac

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Sussac

Sussac (Suçac en occitan) est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Sussac en Haute-Vienne.

La commune de Sussac est située sur la bordure occidentale du plateau de Millevaches et nord-ouest du Massif central, dans le Sud-Est de la Haute-Vienne, et est traversée à leEst par la Combade. 

Communes limitrophes de Sussac
Châteauneuf-la-Forêt Sainte-Anne-Saint-Priest
Sussac Domps
La Croisille-sur-Briance Saint-Gilles-les-Forêts

Histoire[modifier | modifier le code]

Forme très fréquente en Occitanie : un nom d'homme (Sussius) plus le suffixe acum. Ce qui donnait "sussius acum". Probable origine romaine. Un texte du XIe siècle parle de "sussiac" , en 1240, on trouve "sussiacum".

Le dernier loup du Limousin (et l'un des derniers de France) fut tué le 6 janvier 1926 par Pierre Tauron sur la commune (source : Teulière Jean-Michel, "Le Loup en Limousin, petite histoire d'une grande disparition" éditions Souny).

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Sussac fut un des plus importants foyers de la Résistance. Protégés par l'impénétrable forêt de Châteauneuf, les FFI, commandés par le colonel Georges Guingouin, menèrent des actions de guérilla si fréquentes et lourdes que l'occupant voulut réduire cette poche hostile. Le village subit trois raids aériens (un mort et nombreuses destructions) avant le déclenchement de la bataille du mont Gargan (18-24 juillet 1944). Ce fut l'une des rares batailles ayant opposé frontalement les maquisards -3 500 hommes, 38 tués, 54 blessés et 3 disparus- et les troupes d'occupation -4 800 hommes, plus de 300 tués.


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 mars 2001 Pierre Matinaud    
mars 2001 avril 2008 Pierre Matinaud    
avril 2008 2014 Gisèle Faure [1]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 347 habitants, en diminution de -1,98 % par rapport à 2009 (Haute-Vienne : 0,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 050 1 059 1 052 1 113 1 218 1 424 1 352 1 560 1 466
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 368 1 274 1 316 1 194 1 267 1 325 1 422 1 463 1 488
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 557 1 571 1 507 1 345 1 179 1 124 1 071 979 892
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
790 685 560 471 427 368 353 350 347
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Parmi les lieux intéressants de Sussac se trouvent ses sites naturels. Deux d'entre eux sont remarquables et très représentatifs de la montagne limousine. Sur la D 39, venant de Châteauneuf ou la D 43, venant de La Croisille, au sortir de la forêt de Châteauneuf, touffue et sans visibilité, tout à coup, de larges panoramas à 180° s'ouvrent comme des rideaux de théâtre, en pleine lumière. On devine le bourg, dans une légère dépression. On voit de nombreux ruisseaux converger vers la Combade, elle-même affluent de la Vienne. Sur toute la largeur du paysage, à l'horizontale, de larges bandeaux de prairies naturelles. En parallèle à l'étage supérieur, jusqu'au sommet des collines, des forêts de feuillus ou de résineux. De loin en loin, des hameaux ou des maisons isolées, des routes qui sinuent : une leçon de géographe à ciel ouvert.

Au village de Bonneval, vestiges de l'église fondée au milieu du XIIe siècle par l'ordre de Grammont. Des fragments de l'édifice se retrouvent réutilisés dans les murs de bâtiments agricoles. Notamment un morceau de blocage du mur nord de l'église. Ainsi que douze colonnettes, prises dans un linteau de porte. De nombreux fragments -chapiteaux, corniches, linteaux- visibles, ont été réemployés alentour.

L'action des maquisards et les combats de la Libération sont marqués en de nombreux endroits : stèles au Clos de Sussac (à la mémoire de Violette Szabo), au Puy de Masseaux (où le maquis tenait un nid de mitrailleuses), dans le bourg (portant les noms des quinze maquisards tombés au combat) ; panneaux de mémoire : au Clos de Sussac (terrain des parachutages alliés), à Masseaux (en l'honneur des quatre maquisards du poste de mitrailleuses), à La Villa (où se trouvait le poste de commandement du colonel Guingouin).


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Cruveilhier, né à Limoges le 9 février 1791, mort à Sussac le 7 mars 1874, (inhumé à Limoges). Médecin universellement connu pour ses travaux sur l'anatomie pathologique du corps humain, auteur de publications de référence. Professeur à la faculté de Médecine de Montpellier puis à celle de de Paris. Membre de l'Académie de Médecine. Il a soigné notamment Talleyrand, Chateaubriand, Alfred de Vigny et Frédéric Choplin, dont il a accompagné les derniers moments. Il a également été appelé auprès de la reine Victoria. Sa descendance compte des médecins nombreux et éminents. Parmi eux, ont été maires de Sussac, son fils Édouard (de 1865 à 1871 et de 1888 à 1904) et son petit-fils Louis (de 1908 à 1919). Plus récemment, son arrière-arrière petite fille, Jacqueline Granier, a été maire de Sussac de 1989 à 1995.
  • Violette Szabo (1921-1945), agent secret britannique du SOE (Special Operation Executive) parachutée au Clos de Sussac le 8 juin 1944 pour coordonner les actions de sabotage des maquisards sur les voies de communication. Capturée lors d'une embuscade, interrogée et torturée par la SS, déportée à Ravensbrück, elle est exécutée d'une manière particulièrement sordide. Une stèle à sa mémoire a été dressée au Clos, au lieu même de son parachutage.
  • Robert (Bob) Maloubier (1923-2015). Membre des Forces françaises libres parachuté au Clos de Sussac le même jour que Violette Szabo. Participa à la libération de Limoges aux côtés de Georges Guingouin, puis à la mise en place du SDECE (renseignement extérieur).

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]