Marius Vazeilles

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Marius Vazeilles
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Corrèze
-
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MeymacVoir et modifier les données sur Wikidata
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Marius Antonin Annet Francisque Vazeilles[2], né le à Messeix (Puy-de-Dôme) et mort le à Meymac (Corrèze), est un expert forestier, un syndicaliste, un homme politique et un archéologue français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un garde forestier, sorti major de l'École des Barres, Marius Vazeilles enseigne d'abord comme instituteur stagiaire à Saint-Sauves-d'Auvergne. Entre 1911 et 1912, il occupe le poste de garde général des Eaux et Forêts à Mauriac. En 1913, il est détaché au service des améliorations agricoles et s'installe à Meymac[2].

Pendant la guerre, il est mobilisé. Mais, en 1915, il est détaché de l'armée sur l'intervention d'Henri Queuille pour mettre en valeur le plateau de Millevaches. Il répertorie de façon détaillée cette région et, en 1917, il publie son ouvrage Mise en valeur du plateau de Millevaches, lequel demeure encore l'un des ouvrages fondamentaux de l'aménagement forestier et agricole.

En 1919, il quitte l'administration des Eaux et Forêts, devient pépiniériste puis expert forestier à Meymac. Il met au point au puy Chabrol, à Barsanges (commune de Pérols-sur-Vézère), l'implantation de près de 400 nouvelles espèces forestières (surtout des résineux) inconnues dans la région et plante 38 hectares d'arboretum[3].

Également passionné d'archéologie, Marius Vazeilles devient un spécialiste des époques gauloises, gallo-romaines et mérovingiennes, dont il met en évidence les traces sur le plateau de Millevaches. Il fouille inlassablement, classe et publie ses découvertes qu'il rassemble en collections parfaitement répertoriées.

Marius Vazeilles fut aussi un militant convaincu du syndicalisme agricole au sein du Parti communiste français de 1924 à 1928. Conseiller municipal communiste à Meymac, élu en 1936 député du Front populaire pour la circonscription d'Ussel, il organise et dirige la fédération communiste de la Corrèze et la Fédération nationale des paysans travailleurs.

Ayant approuvé la signature du pacte germano-soviétique et adhéré au groupe ouvrier et paysan français créé en remplacement du groupe communiste dissous à la Chambre des députés, il est arrêté le , déchu de son mandat le , et condamné le par le 3e tribunal militaire de Paris à 4 ans de prison avec sursis, 4 000 francs d'amende et 5 ans d'interdiction de séjour. Il fut placé en résidence surveillée à Tauves (Puy-de-Dôme) jusqu'en [4].

Marius Vazeilles se désolidarise du Parti communiste en février 1940 et ne militera plus. Le Parti l'exclut le [5].

Distinctions et titres[6][modifier | modifier le code]

  • Président d’honneur du syndicat départemental des propriétaires sylviculteurs
  • Grande Médaille d'or de la Société d’acclimatation et de protection de la nature en 1950
  • Prix Viellard de l’Académie d’agriculture en 1956 pour son rôle essentiel dans le reboisement du plateau de Millevaches et de ses environs
  • Nommé en mai 1957 correspondant national de l’Académie d’agriculture
  • Président d’honneur de la Société préhistorique de la Corrèze
  • Délégué de la Société préhistorique française
  • Président d’honneur de la Société des lettres, sciences et arts de la Corrèze
  • Membre de l’Institut Ligure, de la Société des amis des Eyzies
  • Officier de l'Ordre des Palmes académiques Officier de l'ordre des Palmes académiques
  • Commandeur de l'ordre national du Mérite Commandeur de l'ordre national du Mérite
  • Officier de la Légion d'honneur Officier de la Légion d'honneur : Chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur pour son action en faveur de l’arbre et de la forêt ; promu officier en
  • Président d’honneur du comité d’Ussel des membres de la Société d’entraide de la Légion d’honneur

Postérité[modifier | modifier le code]

La majeure partie de ses collections, fruit de plus de 150 études, ont été regroupées au musée Marius-Vazeilles[7],[8] à la suite de la création, en 1974, de la fondation Marius-Vazeilles[9] présidée initialement par sa fille, Mme Marcelle Magnier-Vazeilles.

Ses découvertes, qu'il avait jusque-là placées dans une grande cabane faisant office de réserves, au fond de son jardin, furent alors transférées dans l'aile de l'ancienne abbaye Saint-André de Meymac mitoyenne de l'église.

Publications (sélection)[modifier | modifier le code]

  • Mise en valeur du Plateau de Millevaches, 1920
  • « Histoire de Meymac et des paysans de la Montagne Limousine » Cahiers archéologiques, 1er fascicule
  • « La très vieille histoire locale ; archéologie préhistorique, celtique et gallo-romaine de la montagne limousine », Cahiers archéologiques, 2e et 3e fascicules, 1936
  • « Le Vieux passé de Chelles (Seine-et Marne) », Cahiers archéologiques, 4e fascicule, 1938
  • « Inventaire préhistorique en Haute et Moyenne Corrèze », dans le Bulletin de la Société des Lettres, des Sciences et des Arts de la Corrèze, t. LVII, 1953
  • Le Pays d'Ussel, Impr. du Corrézien, 1962

Textes politiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « http://www.archives.cg19.fr/recherche/instumentserie/id/1492 » (consulté le )
  2. a et b « Marius, Antonin, Annet, Francisque Vazeilles », sur assemblee-nationale.fr
  3. Voir arboretum du puy Chabrol sur Wikipedia en anglais.
  4. Jean Maitron, Guillaume Bourgeois, « VAZEILLES Marius [VAZEILLES Antonin, Annes, Francisque, Marius] », sur maitron-en-ligne.univ-paris1.fr.
  5. Arkheia no 2-3, 2001.
  6. D'après M. Parinaud (cf. Bibliographie).
    Sources :
    • : 95 J 1-189 Fonds Marius Vazeilles 1899-1995 sur archives.cg19.fr.
    • BSSHAC : Bulletin de la société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze. Travaux archéologiques « L'antique charrière gauloise de Saint-Angel à Féniers », RLSAC, 1961, no 2.
  7. Depuis 2016, musée d'archéologie et du patrimoine Marius-Vazeilles.
  8. Présentation sur le site du musée.
  9. Devenue « Association Fondation Marius-Vazeilles ».
  10. Éditeur scientifique.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages généraux[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]