Faux-la-Montagne

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Faux-la-Montagne
Le centre du bourg.
Le centre du bourg.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Creuse
Arrondissement Aubusson
Canton Felletin
Intercommunalité Communauté de communes Creuse Grand Sud
Maire
Mandat
Catherine Moulin
2014-2020
Code postal 23340
Code commune 23077
Démographie
Population
municipale
365 hab. (2014)
Densité 7,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 45′ 06″ nord, 1° 56′ 08″ est
Altitude Min. 525 m
Max. 826 m
Superficie 47,89 km2
Localisation

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Liens
Site web fauxlamontagne.fr

Faux-la-Montagne (Faus en occitan) est une commune française située dans le département de la Creuse en région Nouvelle-Aquitaine. Elle fait partie du périmètre du Parc naturel régional de Millevaches en Limousin.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune se situe dans le Parc naturel régional de Millevaches en Limousin sur les contreforts du plateau de Millevaches et se prolonge sur sa partie Nord jusqu'à la presqu'île de Broussas qui borde le lac de Vassivière.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Faux-la-Montagne
Beaumont-du-Lac
(Haute-Vienne)
Royère-de-Vassivière Gentioux-Pigerolles
La Villedieu
Nedde
(Haute-Vienne)
Faux-la-Montagne
Rempnat
(Haute-Vienne)
Tarnac
(Corrèze)
Peyrelevade
(Corrèze)

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire est bordé au Sud-Ouest par la Vienne, sur 2,2 kilomètres, marquant la limite avec le département de la Haute-Vienne. Il s'agit d'ailleurs de la seule fois que la rivière arrose le territoire creusois.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Un projet d'écoquartier est en cours sur deux hectares. Il comprendra des maisons en auto-construction, deux logements sociaux, un verger, un potager, un compostage, un stationnement collectif, un four à pain, une halle. Le projet est lauréat de l'appel à projet écoquartier (palmarès projets ruraux) du ministère chargé du développement durable[1]. Le projet de quartier apparaît en 2014 dans le documentaire de Dominique Marchais consacré au bassin versant de la Loire, La Ligne de partage des eaux.

Climat[modifier | modifier le code]

La Creuse est soumise à un climat océanique plus ou moins dégradé à l'image de son relief qui varie de 200 à 900 mètres du Sud au Nord.

Pour le Plateau de Millevaches où est située Faux-la-Montagne, c'est un climat humide dégradé par des reliefs de moyenne montagne qui sont le premier obstacle aux perturbations venant de l'Atlantique. Les précipitations sont très abondantes, avec une moyenne pluviométrique à Royère-de-Vassivière de 1550mm/an[2]. Les chutes de neige sont significatives et tiennent au sol. Les températures basses sont régies par le relief. La moyenne annuelle journalière est de 8° centigrade. Le plateau connaît néanmoins de belles journées tièdes (grâce à une inversion de température), alors qu'elles sont médiocres ailleurs dans les vallées[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La région[modifier | modifier le code]

Le Limousin est une des 26 régions françaises, composée des trois départements Corrèze, Creuse et Haute-Vienne. Situé presque en totalité sur le Massif central, au 1er janvier 2005, il regroupait 724 243 habitants sur près de 17 000 km². Ses habitants sont appelés les Limousins.

Jean-Paul Denanot est Président du Conseil régional du Limousin depuis 2004.

La circonscription[modifier | modifier le code]

Avant la redécoupage des circonscriptions législatives françaises de 2010, Faux-la Montagne appartenait à la 2e circonscription de la Creuse. Celle-ci était composée des cantons de : Ahun, Aubusson, Auzances, Bellegarde-en-Marche, Boussac, Chambon-sur-Voueize, Châtelus-Malvaleix, Chénérailles, La Courtine, Crocq, Évaux-les-Bains, Felletin, Gentioux-Pigerolles, Jarnages, Pontarion, Royère-de-Vassivière, Saint-Sulpice-les-Champs. Depuis cette réforme la Creuse ne comporte plus qu'une seule circonscription qui comporte tous les cantons de la Creuse.

Le député de cette circonscription était M. Jean Auclair de l'UMP jusqu'en 2012. Il est par ailleurs Maire de Cressat et Membre du Conseil général de la Creuse, (Canton d'Ahun).

Aux élections législatives françaises de 2012 où il n'y avait plus qu'une circonscription pour la Creuse c'est Michel Vergnier (PS) qui a été élu, battant M Auclair avec 52,55 % des voix[4]. À Faux-la-Montagne le score au deuxième tour était le suivant [5]:

  • Michel Vergnier : 76,08 %
  • Jean Auclair : 23,82 %

Le département[modifier | modifier le code]

Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, essentiellement à partir de l'ancienne province de la Marche. Ses habitants sont appelés les Creusois.

Les conseillers généraux sont élus dans le cadre des cantons pour une durée 6 ans. En Creuse, il y a 27 cantons et donc 27 conseillers généraux. Ces derniers élisent en leur sein le Président du Conseil Général de la Creuse. Depuis 2001, c'est Jean-Jacques Lozach, conseiller général de Bourganeuf, qui en est le Président.

Le Conseiller général actuel du canton, à la suite du décès de Pierre Gourdy (UMP) (2004-2005), c'est Jean-Luc Léger (PS) qui a été élu le 10 avril 2005.

La commune[modifier | modifier le code]

Lors des élections municipales de mars 2008 sur 315 inscrits il y a eu lors du deuxième tour 266 votants soit 84,44 % (87,94 % au premier tour)[6].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
  mars 2008 François Chatoux PS  
mars 2008 en cours Catherine Moulin[7] DVG
(sensibilité écologiste)[8]
Ouvrière
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 365 habitants, en diminution de -0,27 % par rapport à 2009 (Creuse : -2,49 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 278 954 1 072 1 082 1 366 1 637 1 771 1 869 1 888
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 917 1 838 1 872 1 945 1 920 1 997 1 924 1 847 1 835
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 951 1 856 1 801 1 253 1 162 1 038 996 896 829
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
695 565 417 396 391 394 364 359 365
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

La commune a subi un siècle de déprise démographique ; elle comptait près de 2 000 habitants au début du XXe siècle[1] pour 366 aujourd'hui.

Population estimée vers 1700 (règne de Louis XIV) d'après les registres paroissiaux : entre 950 et 1050 hab.

Entre le maximum et aujourd'hui, diminution par 5,5. Soit un nombre supérieur à la moyenne de l'ensemble du Plateau (:3), mais comparable aux communes environnantes (IPNS n° 46, mars 2014)

Culture[modifier | modifier le code]

  • Télé Millevaches est basée à Faux-La-Montagne.
  • folie! les mots... Festival culturel la troisième semaine de juillet
  • IPNS , journal (associatif) d'informations et de débats du Plateau de Millevaches, a son siège à Faux-la-Montagne.

Distinctions culturelles[modifier | modifier le code]

Faux-la-Montagne fait partie des communes ayant reçu l’étoile verte espérantiste, distinction remise aux maires de communes recensant des locuteurs de la langue construite espéranto.

Économie[modifier | modifier le code]

Le « lavoir civique » de Faux.
  • Ambiance Bois[13], une scierie autogérée, est installée à Faux-la-Montagne depuis 1988.
  • La Navette est une agence de rédaction spécialisée dans l'économie sociale et solidaire basée à Faux-La-Montagne. L'agence emploie 8 salariés[14].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint Étienne est d'une nef avec deux chapelles sur les côtés qui ont été ajoutées ultérieurement.
Elle a été construite peut-être dès le XIIIe siècle (source Mérimée).

Église Saint-Étienne de Faux-la-Montagne

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Laetitia Carton (née en 1974), réalisatrice, réside à Faux[15].
  • François Dedenis : le 13 avril 1866 naît au village de Châtain, hameau de Faux-la-Montagne, François Dedenis qui sera le fondateur de la première manufacture industrielle française d'accordéons à Brive en Corrèze, département voisin, en 1887.
  • Gaston Fanton : le 7 mai 1956, un camion de l'armée rempli de réservistes rappelés pour la guerre d'Algérie, se rend à la Courtine, centre de regroupement avant le départ pour l'Algérie. Il est alors bloqué à La Villedieu par les habitants qui soutiennent les soldats réfractaires. Trois personnes seront condamnées pour l'exemple : René Romanet, maire de La Villedieu, Gaston Fanton, instituteur de Faux-la-Montagne, Antoine Meunier, vétéran invalide de la deuxième guerre mondiale.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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