La Croisille-sur-Briance

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La Croisille-sur-Briance
La Croisille-sur-Briance
La mairie.
Blason de La Croisille-sur-Briance
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Haute-Vienne
Arrondissement Limoges
Intercommunalité Communauté de communes Briance-Combade
Maire
Mandat
Jean-Gérard Didierre
2020-2026
Code postal 87130
Code commune 87051
Démographie
Gentilé Crouzillauds
Population
municipale
630 hab. (2018 en diminution de 10,76 % par rapport à 2013)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 37′ 53″ nord, 1° 34′ 59″ est
Altitude Min. 387 m
Max. 709 m
Superficie 43,61 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Limoges
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Eymoutiers
Législatives Première circonscription
Localisation
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La Croisille-sur-Briance

La Croisille-sur-Briance (La Crosilha en occitan) est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Crouzillauds.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de La Croisille-sur-Briance en Haute-Vienne.

La commune est située sur la bordure occidentale du plateau de Millevaches et nord-ouest du Massif central, dans le sud-est de la Haute-Vienne. C'est une commune limitrophe avec le département de la Corrèze.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

La Croisille-sur-Briance est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Limoges, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 127 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (64,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (64,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (57,6 %), forêts (33,4 %), zones agricoles hétérogènes (7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,1 %), zones urbanisées (0,9 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'étymologie est en rapport avec la croix, pas forcément religieuse, mais désignant un croisement de routes. Cruzilla est un diminutif, de l'oïl croisille signifiant « petite croix ». En 1137, un texte évoque la parofia de la crozilla (paroisse de La Croisille).

Histoire[modifier | modifier le code]

À partir du Ve siècle av. J.-C., les Gaulois Lémovices exploitèrent une demi-douzaine de mines d'or dans le sud de la commune actuelle[8], au sein du district minier de Saint-Yrieix-la-Perche. L’exploitation de ces mines a été arrêtée après la conquête romaine[9].

La commune regroupait dans ses 62 écarts et son bourg 1850 habitants en 1936. Elle comptait vers 1940 : 13 cafés-buvettes, 13 hôtels-restaurants, 2 bouchers, 2 boulangers, 3 agents d'assurance, 2 garagistes, 7 couturières, 3 marchands de cycles et "tout un peuple d'artisans". Les radiales qui s'échappent de la place principale sont bordées de maisons neuves et de villas datées par leur style, leurs ouvertures, leurs ferronneries et leur agencement général ... On est à des années-lumière du paysage rural de la fin XIXe siècle (note *)

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[10]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Monique Daude    
mars 2008 En cours Jean-Gérard Didiere [11] PS  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[13].

En 2018, la commune comptait 630 habitants[Note 3], en diminution de 10,76 % par rapport à 2013 (Haute-Vienne : −0,71 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6951 7291 6422 0651 9802 1172 0222 1632 071
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 0162 0142 0762 0302 0642 1592 2692 3442 361
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 3572 3332 2251 9031 9351 8471 8031 6041 415
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 3021 1381 025815701700704704701
2017 2018 - - - - - - -
641630-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Pierre[16]
  • Château de la Vialle[17] : détruit par un incendie en 1899, il a été reconstruit sous la forme actuelle, début 1er quart XXe siècle.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr La Croisille-sur-Briance (Haute-Vienne).svg

Les armoiries de La Croisille-sur-Briance se blasonnent ainsi :

Écartelé: aux 1er et 4e d'azur au sautoir d'or cantonné de quatre tours d'argent ouvertes et ajourées du champ, aux 2e et 3e d'or à trois pals de gueules, chacun chargé de trois étoiles d'argent; à la croix estrée d'argent brochant sur la partition.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Chassagne pilote automobile de 1910 à 1930.
  • René Regaudie est un homme politique français, né le à La Croisille-sur-Briance et décédé le à Altkirch (Haut-Rhin). Il était pharmacien. Il fut maire de Châteauneuf-la-Forêt de 1935 à 1971, conseiller général du canton de Châteauneuf-la-Forêt de 1935 à 1942 et de 1945 à 1982 (il fut président du conseil général de la Haute-Vienne de 1955 à 1982) et député de la Haute-Vienne en 1946 à 1973.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Kiener, La Croisille vers 1940, Du rural à l'urbain : l'évolution du paysage des bourgs et petites villes de 1850 à 1950.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 20 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 5 avril 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Limoges », sur insee.fr (consulté le 5 avril 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 5 avril 2021).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 20 avril 2021)
  8. Béatrice Cauuet, L'Or des Celtes du Limousin, Limoges : Culture et patrimoine en Limousin, coll. Archéologie, 2004, (ISBN 2-911167-37-6), p. 25.
  9. Cauuet, op. cit., p. 33.
  10. « Les maires de la commune » (consulté le 25 mars 2011).
  11. Site officiel de la préfecture de Haute-Vienne - liste des maires (doc pdf)
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  16. « Mérimée : Église Paroissiale Saint-Pierre », sur www.culture.gouv.fr (consulté le 25 mars 2011).
  17. « Mérimée : Château », sur www.culture.gouv.fr (consulté le 25 mars 2011).