Rilhac-Treignac

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Rilhac-Treignac
Rilhac-Treignac
L'église
Blason de Rilhac-Treignac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Corrèze
Arrondissement Tulle
Canton Seilhac-Monédières
Intercommunalité CC Vézère-Monédières-Millesources
Maire
Mandat
Jean-Claude Fulminet
2014-2020
Code postal 19260
Code commune 19172
Démographie
Gentilé Rilhacois, Rilhacoises
Population
municipale
110 hab. (2016 en diminution de 6,78 % par rapport à 2011)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 31′ 38″ nord, 1° 41′ 12″ est
Altitude Min. 355 m
Max. 500 m
Superficie 9,42 km2
Localisation

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Rilhac-Treignac (Rilhac de Trainhac en occitan) est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune du Massif central située sur le plateau de Millevaches dans le parc naturel régional de Millevaches en Limousin, elle est arrosée par un affluent de la Vézère, le Bradascou.

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Meilhards Rose des vents
N Soudaine-Lavinadière
O    Rilhac-Treignac    E
S
Peyrissac

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Il a été mis au jour vers le village de la Chadourne des pièces de monnaies à l'effigie de Valerien Salonin, fils de l'empereur Gallien (250-268). Ces pièces avaient été enfouies à la suite d'un moment d'insécurité politique et militaire pour faire face au pillage qui règne dans la cité Lémovique au cœur de la Gaule romaine dès 260[1].

  • Il est probable qu'un camp gaulois était établi à Rilhac proche de l'église.
  • À Vieillemards, il a été retrouvé des vestiges gallo-romains.
  • Une voie gallo-romaine (Chamberet-le Lonzac) traversait Rilhac depuis le village de Magoutière vers le « gué de l'Aigue » à Peyrissac en passant par le Genet, le Mas et le Chassaing.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Rilhac a fait partie de la vicomté de Comborn qui était une des grandes dynasties féodales avec Archambaud Ier; les alliances matrimoniales avec les Latours, Auvergne ou Limoges ont été de plus en plus illustres. Un Boson de Rialac est plusieurs fois mentionné comme témoin au cartulaire d'Uzerche dans la première moitié du XIe siècle. Nul doute qu'il y eut alors une seigneurie à Rilhac et qu'elle fut présentée par des personnages d'une certaine importance, puisque l'un d'eux, Odon, porte le titre de « comtor »[2].

Un château a bien été construit ; on a très peu d'information sur celui-ci. Une légende raconte l'existence d'un souterrain qui rejoignait la Chadourne, où était située une maison forte; les religieux qui voyageaient y trouvaient refuge et sécurité. Rilhac et Peyrissac (Peyrissat) ne formait qu'une seule paroisse avec un seul prêtre.

XIe siècle : organisation des paroisses rurales.

L'église a été construite vers le XIe-XIIe siècle puis restaurée au XVIe siècle à la suite d'un incendie sans doute provoqué par les guerres de religion du XVIe siècle dues à l'arrivée du protestantisme dans la région.

Les Templiers : maison du Temple de Rilhac

Pour ce qui est de Rilhac, il n'est question précisément que du chapelain du Temple, curé de la localité, « frater Helias de Chalhistrac, presbyter curatus ecclesie de Relhatus, Lemovicensis diocesis »[3]. « La présence de ce prêtre du Temple à Rilhac, ne semble avoir de raison d'être que par l'existence d'une maison de l'Ordre à Rilhac ou aux environs, Sans doute Rilhac en Bas-Limousin, Corrèze, arrondissement de Tulle, canton de Treignac »[4].

Règne de Louis XIV[modifier | modifier le code]

En 1660, en se référant au premier Registre, il existe plusieurs villages par ordre d'importance : d'abord le Genet, la Chadourne, le Chassaing, Vieillemard, la Chèze et le Mas, puis le Peuch, le Teyssier ; les états civils du Bourg n'apparaitront que vers 1692 et les autres villages encore plus tard. Le Mas et le Bourg pourraient être considérés comme le même lieu car ils sont très proches l'un de l'autre.

Révolution 1789[modifier | modifier le code]

Cette époque a été une période trouble de l'histoire de Rilhac ; certains citoyens et surtout les ecclésiastiques, n'ont pas voulu obéir aux nouvelles règles. La justice était faite à la "maison commune" qui était jusqu'en 1789 le logement des domestiques du château ; elle restera maison commune jusqu'en 1848 environ. Rilhac n'avait plus de seigneurs mais des familles bourgeoises dont certains membres faisaient partie de la municipalité. Certes, il n'était pas trop de l'intérêt de ces derniers d'activer le courant révolutionnaire. Et pourtant, soit par crainte, soit par patriotisme, ils s'unirent eux aussi de toutes leurs forces contre les "tyrans coalisés". Il n'existait qu'une seule école pour "Reilhac" et "Peyrissat". Des plaintes furent portées par des parents d'élèves au sujet de l'éloignement de l'école. On créa alors deux sections, l'une eut son chef-lieu à Reilhac (bourg) et l'autre à la Chadourne avec Mme Doulcet "fame Mauranges" comme nouvelle institutrice. Toutes les décisions, même le choix de l'instituteur ou du médecin, étaient prises par des administrateurs ou des chefs de district ; ces réformes sont accueillies avec enthousiasme et Rilhac osa en 1789 dire sa haine à la monarchie et son espoir en la Révolution[5].

Après la Révolution[modifier | modifier le code]

Après la Révolution, Peyrissac a demandé sa séparation avec Rilhac lors de la création des communes. En 1811, Rilhac devient officiellement Rilhac-Treignac.

1860 : M. Mauranges, propriétaire de l'école, loue au sieur Veyriéras un local pour un bail de 7 ans.

1884 : construction de l'école (à l'emplacement de la mairie actuelle).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Rilhac-Treignac Blason Parti au 1er d'azur à trois bandes d'or, au 2d d'or à trois coquilles de sinople.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours Jean-Claude Fulminet Droite Agriculteur

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 112 habitants, en diminution de -4,27 % par rapport à 2009 (Corrèze : -0,61 %, France hors Mayotte : 2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
324330335409396406417438464
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
450415435399424440442449446
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
459470443412457381357315276
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
262216162148131121115119112
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Borzeix, Le Pays de Treignac autrefois, Treignac, éditions de l'Esperluette, 2011.
  • Monique Borzeix, Histoire des écoles du canton de Treignac, Treignac, éditions de l'Esperluette, 2013.
  • Yves Lavalade, Les noms de lieux du canton de Treignac, éditions de L'Esperluette, 2014 (dont évidemment Rilhac-Treignac, p. 87-90).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sources : revue Limouzi, 1961
  2. Source : Victor Berchat, curé, 1899
  3. Procès des Templiers, tome I, page 75
  4. Sources : Trudon des Ormes, Les possessions templières recueillent durant les interrogatoires des templiers par les hommes de Philippe le Bel et les commissions pontificales des diocèses de France
  5. Source : C. Besse, imp. la Gutemberg, 190
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .