Féniers

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Féniers
Féniers
L'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Creuse
Arrondissement Aubusson
Canton Felletin
Intercommunalité Communauté de communes Haute-Corrèze Communauté
Maire
Mandat
Nathalie Peyrat
2014-2020
Code postal 23100
Code commune 23080
Démographie
Population
municipale
94 hab. (2016 en stagnation par rapport à 2011)
Densité 6,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 45′ 05″ nord, 2° 07′ 39″ est
Altitude Min. 772 m
Max. 921 m
Superficie 14,33 km2
Localisation

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Féniers (Feniers en occitan) est une commune française située dans le département de la Creuse en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Féniers est située au Nord du plateau de Millevaches en Creuse. La commune de Féniers comprend les hameaux de Crabanat, Le Petit Meymat, Ganneclaire, la Rebeyrolle, le Moulin et Louvage. Féniers est dominée par le Puy de Crabanat (921 m d'altitude). La source de la Creuse, affluent de la Vienne, est située sur cette commune (d'après l'ancien cadastre établi en 1834). Sa superficie est de 14,5 km².

Féniers est le plus haut chef-lieu de commune du département, établi à environ 840 mètres d'altitude.

Histoire[modifier | modifier le code]

La présence du menhir de Pierre Pointe atteste de l'ancienneté de l'occupation humaine.

Féniers était au Moyen Âge une commanderie des Hospitaliers et la commanderie de Féniers disposait d'une sous commanderie située à l'ancien village de Crabanat. L'église encore présente aujourd'hui dépendait de la commanderie. Cette église fut saccagée par les soldats protestants de la garnison de Peyrat au début du XVIIe siècle. Une légende dit qu'autrefois un tunnel reliait les deux villages qui avait pour but de faciliter les échanges (commerciaux et diplomatiques) des 2 commanderies tout en étant protégés des nombreux brigands de l'époque. Ce tunnel est aujourd'hui introuvable.

Depuis l'antiquité cette commune était essentiellement constituée de petits paysans. Mais après l'implantation du camp militaire annexe de La Courtine en 1902, les bars-hôtel se sont beaucoup développés à Féniers. Les militaires venaient étancher leur soif. Depuis le quasi abandon du camp et l'exode des jeunes vers les villes, le village connait un déclin. En effet, Féniers se vide peu à peu de ses habitants sans qu'ils ne soient remplacés.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Mars 1994 2001 Éliane Giron    
Mars 2001 2008 Alain Lescure DVG[1]  
Mars 2008 Mai 2010 Jean-Claude Alamarguy    
2010 En cours Nathalie Peyrat   Agricultrice
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3].

En 2016, la commune comptait 94 habitants[Note 1], en stagnation par rapport à 2011 (Creuse : -2,5 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
371326401393453422429446436
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
420408429442450418507426433
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
412373467332331357353324175
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
16213612811010593879494
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie locale[modifier | modifier le code]

Cette économie est surtout basée sur l'élevage bovin et ovin.

L'industrie forestière est importante.

Le tourisme d'été a aussi un effet sur la commune car il existe plusieurs maisons de gites.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le menhir dit de Pierre Pointe est un menhir christianisé avec de petites croix gravées sur trois faces et sur le sommet[6].

Treize moulins ont été recensés, un construit avant 1773, et les douze autres entre 1773 et 1833.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

La commanderie d'Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem date du XIIIe siècle, formée d'un grand corps de logis carré qui était en ruine en 1616 et a été remplacé par une ferme en partie incendiée en 1870[7].

L'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste, Saint-Clair de Féniers qui pourrait dater du XIIIe siècle appartenait à la commanderie de chevaliers de Malte de Féniers et a été très remaniée au XIXe siècle à la suite d'un incendie[8]. Elle comporte un clocher-mur au fronton triangulaire, remarquable par la puissance des deux contreforts qui le soutiennent.

Une chapelle attenante à une maison de maître à Crabanat.

Quatre croix monumentales datant du XIXe siècle[9].

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

  • Etang de Féniers.
  • Camps et radars militaires de Féniers.
  • Source de la Creuse

La mention de la source de la Creuse sur le cadastre de 1834 ne saurait être considérée comme un élément géographique sérieux dès lors que le Cadastre n'a de valeur qu'en ce qui concerne l'assiette de l'impôt foncier. Il est d'ailleurs de jurisprudence constante qu'en matière même de propriété le plan cadastral ne constitue éventuellement qu'un simple commencement de preuve.Ainsi cette mention " source de la Creuse" doit être considérée comme purement anecdotique et ne devrait pas figurer comme un patrimoine environnemental dès lors que cela est contraire à toutes les décisions administratives et notamment préfectorales concernant la conservation et la protection des milieux naturels qui désigne formellement le ruisseau prenant sa source sur Féniers sous le nom de Gioune. On pourrait certainement d'ailleurs retrouver ce nom de Gioune sur des documents bien antérieurs à 1834 comme la carte de Cassini qui est un document majeur en matière de toponymie. Sur cette carte ( AUBUSSON n°13 feuille 66 levers de1760 et1761 publiée en 1763 ) le nom de CREUSE est clairement inscrit sur le cours d'eau situé en amont de la confluence avec celui qui provient sur sa rive gauche des communes de Gioux et Féniers.

La Fête annuelle de Féniers[modifier | modifier le code]

Elle a lieu tous les ans vers la fin août. Cette fête rassemble les habitants de la commune mais aussi les touristes. C'est à cette occasion-là, que se déroule le Championnat National de Lancer de Passoires. Elle est clôturée par un bal et un feu d'artifice.

Lieu-dit de Crabanat[modifier | modifier le code]

Le lieu-dit de Crabanat accueille les vestiges du Château de Rochefort, ancienne commanderie Saint-Barthélémy, Saint-Blaise des Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, classée à l'inventaire général du patrimoine culturel et dont la construction date d'avant 1430[10],[11].

Une croix monumentale en granit, datant du XIXe siècle est également classée à l'inventaire général[12] ainsi qu'une maison de maître du XVIIIe siècle[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

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Mythes et Légendes de la commune[modifier | modifier le code]

L'existence d'un village de la taille de Féniers derrière le Puy de Crabanat est une hypothèse bien certaine. En effet, ce village nommé Crabanac réunissait au Moyen Âge les actuels villages de Crabanat, Villemonteix et Villevaleix. C'est ce village qui abritait la sous commanderie des Templiers. Il aurait été déserté et brûlé au cours d'une très importante épidémie de peste. Les habitants qui y ont survécu se sont installés dans les trois villages nommés précédemment. Au fil des années ils ont progressivement déplacé les pierres de l'ancien village pour construire les fermes et les maisons de leurs villages. [réf. nécessaire]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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