Domps

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Domps
Domps
La Combade près de sa source
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Haute-Vienne
Arrondissement Limoges
Canton Eymoutiers
Intercommunalité Communauté de communes des Portes de Vassivière
Maire
Mandat
Isabelle Gane
2014-2020
Code postal 87120
Code commune 87058
Démographie
Population
municipale
124 hab. (2015 en augmentation de 1,64 % par rapport à 2010)
Densité 9,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 39′ 40″ nord, 1° 42′ 33″ est
Altitude Min. 413 m
Max. 666 m
Superficie 13,54 km2
Localisation

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Domps (Doms en occitan) est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants s'appellent les Dompsois et les Dompsoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est limitrophe du département de la Corrèze.

Situation de la commune de Domps en Haute-Vienne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Domps[2]
Sainte-Anne-Saint-Priest Eymoutiers
Sussac Domps
Saint-Gilles-les-Forêts Chamberet
(Corrèze)

Relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

Domps est située sur les contreforts occidentaux du Massif central, et en bordure occidentale du plateau de Millevaches, à l'est du massif du mont Gargan. Elle est limitrophe du département de la Corrèze.

Altitude et vallonnement sont les caractéristiques.

Hydrographie importante, nombreux ruisseaux et naissance de la Combade, affluent de la Vienne (rive gauche).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom pouvant provenir de « dôme » donne l'image – bien réelle – d'un relief montueux (il s'agit de la même racine, celtique, que dans Puy-de-Dôme). Reste l'hypothèse : contraction du latin domus Psalmus : la maison de Psalmet. « Le » problème, c'est le P. Au XVIIIe siècle, on écrivait DONT, sans prononcer le T, donc pas de Psalmus !

Histoire[modifier | modifier le code]

Pendant longtemps, la tradition a évoqué des traces de constructions gallo-romaines, jamais confirmées par l'archéologie, entre le bourg et le moulin du Roc.

Domps naît avec l'ermite saint Psalmet (VIIe siècle, période mérovingienne). La légende de ce saint irlandais est particulièrement imagée et sympathique. Si l'on s'approche de la chapelle édifiée dans les bois avoisinant le village de Grigeas (un hameau aujourd'hui), on comprendra ce que veut dire « se retirer du monde. » Et pourtant, il ne faut pas imaginer la vie des ermites du haut Moyen Âge comme une solitude absolue. Leurs bienfaits attiraient une foule de condisciples ou de pèlerins, ce qui est le cas de Saint-Léonard plus à l'ouest. Psalmet a également un lien avec Eymoutiers à une dizaine de kilomètres de là, où ses reliques furent conservées.Mais, historiquement, le village de Domps n'est attesté qu'en 1154 (première mention d'une église paroissiale). Cette dernière fut restaurée en 1487 : est-ce une conséquence des ravages de la guerre de Cent Ans ?

Les terres de Domps ont toujours eu pour seigneurs des ecclésiastiques, seigneurs fonciers, avec droits de justice. Droits seigneuriaux détaillés dans un acte de 1613 : en nature (froment, poules…), en argent, en corvées (réquisitions de charrettes et bœufs)… Le seigneur était collectivement le chapitre d'Eymoutiers, qui nommait le curé de Domps. Les villages du Petit et Grand Bouchet faisaient exception, ayant pour seigneur l'évêque de Limoges. On peut découvrir grâce au recensement de 1806 que dix habitants de la commune étaient militaires (guerres napoléoniennes), mais « on ignorait s'ils étaient encore vivants, depuis plusieurs années, on n'avait aucune nouvelle ». L'ouvrage de Joseph Dubois donne la liste des curés depuis 1692, jusqu'à 1883 ; des maires de 1800 à 1888 ; ainsi que des instituteurs(trices) de 1849 à 1894. Pour le XIXe siècle et le XXe siècle, se reporter à l'ouvrage de M. Theillaud.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[3]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Isabelle Gane[4] DVD Salariée du secteur médical
mars 2001 mars 2008 Annie Lascaud    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Données des recensements du XIXe siècle :

  • 1806 : 465 hab. (dont 134 au bourg)
  • 1836 : 456 hab. (133)
  • 1896 : 709 hab. (229): NB l'augmentation de 253 habitants en 60 ans apparaît douteuse. Détail des principaux villages : le Grand Bouchet (150 h.), le Petit Bouchet (130 h.), Vaux (42 h, mais 77 en 1806), Excidioux (36 h.), le Roc (31 h.), la Borderie (30 h.), Grigeas (26 h.)…


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6].

En 2015, la commune comptait 124 habitants[Note 1], en augmentation de 1,64 % par rapport à 2010 (Haute-Vienne : -0,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
470447506466451467556543528
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
516465506550601602688709750
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
726718498465484466413338319
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 -
274223210172144146122124-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Michel[9].



Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Voir le remarquable ouvrage de M. Theillaud sur l'histoire de Domps (2006), traitant principalement de la période la plus récente (XIXe-XXe siècles)
  • Le canton d'Eymoutiers : Joseph Dubois (1900)
  • L'histoire politique plus récente est également évoquée dans les mémoires universitaires d'Emmanuelle Ballot (1935-1953) et Michel Patinaud (1945-1990)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Nom des habitants », sur www.habitants.fr (consulté le 1er avril 2011)
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. « Les maires de la commune » (consulté le 1er avril 2011)
  4. [PDF]Site officiel de la préfecture de Haute-Vienne - liste des maires
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. « Mérimée : Église paroissiale Saint-Michel », sur www.culture.gouv.fr (consulté le 1er avril 2011)