Domps

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Domps
Domps
La mairie de Domps
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Haute-Vienne
Arrondissement Limoges
Intercommunalité Communauté de communes des Portes de Vassivière
Maire
Mandat
Coline Bour
2020-2026
Code postal 87120
Code commune 87058
Démographie
Population
municipale
113 hab. (2018 en diminution de 5,83 % par rapport à 2013)
Densité 8,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 39′ 40″ nord, 1° 42′ 33″ est
Altitude Min. 413 m
Max. 666 m
Superficie 13,54 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton d'Eymoutiers
Législatives Première circonscription
Localisation
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Domps

Domps (Doms en occitan) est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants s'appellent les Dompsois et les Dompsoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est limitrophe du département de la Corrèze.

Situation de la commune de Domps en Haute-Vienne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Domps[2]
Sainte-Anne-Saint-Priest EYMOUTIERS
Sussac Domps L'Eglise-aux-Bois
Saint-Gilles-les-Forêts Chamberet
(Corrèze)

Relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

Domps est située sur les contreforts occidentaux du Massif central, et en bordure occidentale du plateau de Millevaches, à l'est du massif du mont Gargan. Elle est limitrophe du département de la Corrèze.

Altitude et vallonnement sont les caractéristiques.

Hydrographie importante, nombreux ruisseaux et naissance de la Combade, affluent de la Vienne (rive gauche).

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat de montagne », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, la température décroît rapidement en fonction de l'altitude. On observe une nébulosité minimale en hiver et maximale en été. Les vents et les précipitations varient notablement selon le lieu[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[5]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

  • Moyenne annuelle de température : 10 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 4,2 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 2,3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 14,8 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 1 386 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 14,1 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,8 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Chamberet », sur la commune de Chamberet, mise en service en 1986[9] et qui se trouve à 9 km à vol d'oiseau[10],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 11,1 °C et la hauteur de précipitations de 1 305,9 mm pour la période 1981-2010[11]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 4], « Limoges-Bellegarde », sur la commune de Limoges, mise en service en 1973 et à 41 km[12], la température moyenne annuelle évolue de 11,2 °C pour la période 1971-2000[13] à 11,4 °C pour 1981-2010[14], puis à 11,8 °C pour 1991-2020[15].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Domps est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[16],[17],[18]. La commune est en outre hors attraction des villes[19],[20].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (56,5 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (58,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (40,9 %), prairies (31,2 %), zones agricoles hétérogènes (18,3 %), terres arables (7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,5 %)[21].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom pouvant provenir de « dôme » donne l'image – bien réelle – d'un relief montueux (il s'agit de la même racine, celtique, que dans Puy-de-Dôme). Reste l'hypothèse : contraction du latin domus Psalmus : la maison de Psalmet. « Le » problème, c'est le P. Au XVIIIe siècle, on écrivait DONT, sans prononcer le T, donc pas de Psalmus ! On peut aussi imaginer un rapport avec la racine celtique "dunon" (d'où provient le mot donjon), qui désignait une forteresse. Dans ce cas, quelle serait la forteresse ? le relief montueux en lui-même ?

Histoire[modifier | modifier le code]

Pendant longtemps, la tradition a évoqué des traces de constructions gallo-romaines, jamais confirmées par l'archéologie, entre le bourg et le moulin du Roc.

Domps naît avec l'ermite saint Psalmet (VIIe siècle, période mérovingienne). La légende de ce saint irlandais est particulièrement imagée et sympathique. Si l'on s'approche de la chapelle édifiée dans les bois avoisinant le village de Grigeas (un hameau aujourd'hui), on comprendra ce que veut dire « se retirer du monde. » Et pourtant, il ne faut pas imaginer la vie des ermites du haut Moyen Âge comme une solitude absolue. Leurs bienfaits attiraient une foule de condisciples ou de pèlerins, ce qui est le cas de Saint-Léonard plus à l'ouest. Psalmet a également un lien avec Eymoutiers à une dizaine de kilomètres de là, où ses reliques furent conservées. Mais, historiquement, le village de Domps n'est attesté qu'en 1154 (première mention d'une église paroissiale). Cette dernière fut restaurée en 1487 : serait-ce une conséquence des ravages de la guerre de Cent Ans ?

Les terres de Domps ont toujours eu pour seigneurs des ecclésiastiques, seigneurs fonciers, avec droits de justice. Droits seigneuriaux détaillés dans un acte de 1613 : en nature (froment, poules…), en argent, en corvées (réquisitions de charrettes et bœufs)… Le seigneur était collectivement le chapitre d'Eymoutiers, qui nommait le curé de Domps. Les villages du Petit et Grand Bouchet faisaient exception, ayant pour seigneur l'évêque de Limoges. On peut découvrir grâce au recensement de 1806 que dix habitants de la commune étaient militaires (guerres napoléoniennes), mais « on ignorait s'ils étaient encore vivants, depuis plusieurs années, on n'avait aucune nouvelle ». L'ouvrage de Joseph Dubois donne la liste des curés depuis 1692, jusqu'à 1883 ; des maires de 1800 à 1888 ; ainsi que des instituteurs(trices) de 1849 à 1894. Pour le XIXe siècle et le XXe siècle, se reporter à l'ouvrage de M. Theillaud.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[22]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 En cours Isabelle Gane[23] DVD Salariée du secteur médical
mars 2001 mars 2008 Annie Lascaud    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Données des recensements du XIXe siècle :

  • 1806 : 465 hab. (dont 134 au bourg)
  • 1836 : 456 hab. (133)
  • 1896 : 709 hab. (229): NB l'augmentation de 253 habitants en 60 ans apparaît douteuse. Détail des principaux villages : le Grand Bouchet (150 h.), le Petit Bouchet (130 h.), Vaux (42 h, mais 77 en 1806), Excidioux (36 h.), le Roc (31 h.), la Borderie (30 h.), Grigeas (26 h.)…


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[25].

En 2018, la commune comptait 113 habitants[Note 6], en diminution de 5,83 % par rapport à 2013 (Haute-Vienne : −0,71 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
470447506466451467556543528
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
516465506550601602688709750
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
726718498465484466413338319
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2018
274223210172144146122124113
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Michel[28].


Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Voir le remarquable ouvrage de M. Theillaud sur l'histoire de Domps (2006), traitant principalement de la période la plus récente (XIXe-XXe siècles)
  • Le canton d'Eymoutiers : Joseph Dubois (1900)
  • L'histoire politique plus récente est également évoquée dans les mémoires universitaires d'Emmanuelle Ballot (1935-1953) et Michel Patinaud (1945-1990)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Nom des habitants », sur www.habitants.fr (consulté le ).
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  5. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  6. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  7. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  8. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  9. « Station Météo-France Chamberet - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  10. « Orthodromie entre Domps et Chamberet », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station Météo-France Chamberet - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  12. « Orthodromie entre Domps et Limoges », sur fr.distance.to (consulté le ).
  13. « Station météorologique de Limoges-Bellegarde - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Limoges-Bellegarde - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Station météorologique de Limoges-Bellegarde - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  16. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  18. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  19. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  22. « Les maires de la commune » (consulté le ).
  23. [PDF]Site officiel de la préfecture de Haute-Vienne - liste des maires
  24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  28. « Mérimée : Église paroissiale Saint-Michel », sur www.culture.gouv.fr (consulté le ).