Meyrignac-l'Église

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Meyrignac-l'Église
Meyrignac-l'Église
La mairie de Meyrignac-l'Église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Corrèze
Arrondissement Ussel
Intercommunalité Communauté de communes de Ventadour - Égletons - Monédières
Maire
Mandat
Jean-François Menuet
2020-2026
Code postal 19800
Code commune 19137
Démographie
Population
municipale
63 hab. (2018 en augmentation de 6,78 % par rapport à 2013)
Densité 6,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 24′ 06″ nord, 1° 51′ 09″ est
Altitude Min. 430 m
Max. 813 m
Superficie 10,22 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Tulle
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Naves
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
Voir sur la carte administrative de Nouvelle-Aquitaine
City locator 14.svg
Meyrignac-l'Église
Géolocalisation sur la carte : Corrèze
Voir sur la carte topographique de la Corrèze
City locator 14.svg
Meyrignac-l'Église
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Meyrignac-l'Église
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Meyrignac-l'Église

Meyrignac-l'Église (Mairinhac la Gleisa en occitan) est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Meyrignac-l'Église
Saint-Augustin
Orliac-de-Bar Meyrignac-l'Église Sarran
Corrèze

Commune arrosée par les Rivières, nom de la branche mère de la Menaude.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Meyrignac-l'Église est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[1],[2].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Tulle, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 44 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[3],[4].

Économie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes de la localité sont: in Matriniaco mansum 885[5],[6], ecclesiam de Meyrinac 1105[7], cappellanus de Meyrinhac V. 1315[8], Meyrignac l'Église v. 1757 (pour la distinguer du village appelé de son côté Meyrignac-de-Bar)[9],[10], Meyrignac-la-Montagne [11].

Selon E. Nègre l'étymologie de la localité correspondrait à un nom de personne romain Matrinus + suffixe -acum[10]. M. Prodel partage ce point de vue et ajoute "l'origine de ces patronymes est celle du thème des déesses Mères, en particulier celles des sources et des rivières, les mères nourricières"[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Antoine Vialle, curé du bourg, malade dans son lit, fait son testament et demande à être enterré dans son église. Il charge son héritier, Léonard Vialle son neveu, de remettre la somme de 5 livres à son successeur (cf la quittance du curé Besse du ).

L'Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem ou de Malte en Limousin disposait des revenus du membre de Meyrignac-l'Église, qui étaient affermés au curé pour vingt-deux livres; il consistaient en dîmes des grains et des agneaux levées sur une partie du bourg de Meyrignac et du village de Vialle[12].

Pendant la Révolution française, pour suivre un décret de la Convention, la commune prend le nom de Meyrignac-la-Montagne.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Meyrignac-l'Église Blason
D'argent à un arbre de sinople sur une terrasse isolée de même, un lion de gueules passant devant le fût de l'arbre.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1805 1813 Martial Breuil    
avant 1856 ? Jean-Elisabeth Clément de Salaignac   Médecin, conseiller général du canton de Corrèze (1848-1858)
décédé en fonctions
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1957 mars 1977 Henri Lafarge    
mars 1977 mars 2001 Jean-Claude Imbert    
mars 2001 En cours Jean-François Menuet [13]
Réélu pour le mandat 2020-2026
  Agriculteur

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[15].

En 2018, la commune comptait 63 habitants[Note 3], en augmentation de 6,78 % par rapport à 2013 (Corrèze : −0,08 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
333273258312312318317344346
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
31628630529727727280270278
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
278264246198196183183150130
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1159581594046545063
2018 - - - - - - - -
63--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Cinéma[modifier | modifier le code]

Plusieurs films et séries ont été tournés dans la commune en particulier :

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Anne de Meyrignac-l'Église.
  • L'église paroissiale Sainte-Anne, époque romane et gothique.
  • L'étang de Meyrignac sur une superficie de 17 ha.
  • Les différents hameaux : Agnoux, le Coustal, l'Étang, la Vialleneuve, le Cey-Neuf, la Pépinière, la Vialle, la Roubeyrotte, Miers, Salagnac, les Bories.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Georges Lafarge, médecin, conseiller général, maire de Meyrignac-l'Église, « physiocrate du XXe siècle », auteur de livres sur les progrès à faire dans les domaines de la santé, de l'agriculture ou des énergies, créateur de la première (micro)centrale hydroélectrique de Corrèze en 1920 (récemment remise en service), et promoteur de l'électrification du département dans les années 1920. Il prévoyait l'utilisation généralisée de la force électrique, dans les logements, l'artisanat, l'industrie ou même l'agriculture (tracteurs reliés à des câbles en bord de pré). Situé au Centre-Droit et bien que très populaire dans son canton, il échoua à être député contre la Gauche du Front Populaire. Zélateur du tourisme (on lui doit la table d'orientation des Monédières), il est demeuré une figure emblématique du "grand homme" local dans le souvenir des anciens Corréziens jusqu'à aujourd'hui.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  2. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  3. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  4. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  5. DELOCHE (Maximin) Cartulaire de l'abbaye de Beaulieu (1859), p. 100.
  6. a et b PRODEL (Michel) Contribution à la toponymie de la Corrèze (2020), p. 385.
  7. CHAMPEVAL (J.-B.) Cartulaire de l'abbaye de Tulle. Bulletin de la Société scientifique historique et archéologique de la Corrèze (1887), t.9, p. 432.
  8. FONT-REAULX (Jacques de) Pouillés de la province de Bourges, Paris, (1961-1962),p.p. 494C.
  9. IGN, plan de Cassini, vers 1757.
  10. a et b NEGRE (E) Toponymie générale de la France (1990), t.1, p. 473.
  11. PLANTADIS (Joannès) Les noms Révolutionnaires des communes du Limousin. Bulletin de la Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze (1898), p. 329.
  12. VAYSSIERE (Augustin) L'Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem ou de Malte en Limousin (1976), p. 86.
  13. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 septembre 2020)
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.