Cheissoux

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Cheissoux
L'église de la Nativité-de la-Vierge
L'église de la Nativité-de la-Vierge
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Haute-Vienne
Arrondissement Limoges
Canton Eymoutiers
Intercommunalité Communauté de communes des Portes de Vassivière
Maire
Mandat
Thierry Ménucelli
2014-2020
Code postal 87460
Code commune 87043
Démographie
Population
municipale
183 hab. (2014)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 50′ 03″ nord, 1° 38′ 57″ est
Altitude Min. 334 m – Max. 548 m
Superficie 10,21 km2
Localisation

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Liens
Site web cheissoux.fr

Cheissoux (Chaisson la Chapèla en occitan) est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants s'appellent les Cheissounauds et les Cheissounaudes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de Commune de Cheissoux en Haute-Vienne

La commune de Cheissoux (1021 ha) a un relief de plateau, au sous-sol formé de roches métamorphiques. Ce plateau n'est pas « vraiment » plat, comme en donne pourtant l'impression la route qui traverse la commune, qui est la partie la plus occidentale du plateau de Millevaches.Le territoire communal est ainsi fait d'une vaste partie centrale, entre 430 et 460 m d'altitude: le plateau est parsemé de petites collines, et fortement entaillé à l'est par le vallon du ruisseau de Cheissoux. Au nord-est au contraire, le relief s'élève au-dessus de 500 m : le point culminant est à 547 m. Les monts d'Auriat, ici le versant sud, sont un véritable château d'eau. On trouve ainsi quelques cours d'eau, dont le plus important – le "ruisseau de Cheissoux"- limite la commune à l'est. La présence de l'eau est plus spectaculaire encore avec les nombreuses sources, dont l'importance est perceptible dans la toponymie (voir article spécifique). Les paysages, très verdoyants, alternent bois, prairies et champs. On est ici au "pays de l'arbre et de l'eau". Les résineux dominent la partie nord, montueuse et accidentée. Peu de champs aujourd'hui, les sols étant pauvres. Le climat est un dégradé du milieu atlantique, avec déjà des nuances de pré-montagne : relativement rude l'hiver (moyenne de janvier : 0 °) et très humide (environ 1100 à 1200 mm de pluies annuelles). L'évolution climatique va vers un type plus doux (étés autour de 22° en moyenne) et plus sec et une réduction notable du nombre de jours avec chutes de neige (en moyenne : 12 à 16). Sources : cartes géologiques et topographiques (I.G.N.) Atlas agroclimatique du Limousin (Météo-France)

Communes limitrophes de Cheissoux
Auriat
(Creuse)
Champnétery Cheissoux Saint-Julien-le-Petit
Bujaleuf

Toponymie[modifier | modifier le code]

Encore nommée usuellement Cheissoux-la-Chapelle au début du XXe siècle[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'occupation humaine de la commune est très ancienne, comme l'atteste la petite église romane. Le site municipal donne tous les détails marquants d'une histoire simple mais séculaire. Voir aussi les splendides photos et le très "pointu" article sur la toponymie, où est détaillée l'origine de chaque nom de lieu (48 au total) [3].

On connaît peu de textes pour la période médiévale si ce n'est une donation (1130) : les terres et l'église étaient données par le prieur d'Aureil à celui de Saint Léonard. L'existence d'une paroisse est attestée en 1318. Ensuite, elle fut alternativement intégrée soit dans celle de Bujaleuf (v. 1558), puis de Champnètery [Pierre de Bruxelles, curé en 1780], et à nouveau de Bujaleuf (1825). Elle redevint autonome en 1869.

Par contre, avec l'apparition des registres paroissiaux (fin XVIIe siècle), on peut voir se développer une micro-société assez banale, dans la cadre de paroisses successives. Curieusement, on trouve pas mal de mariages avec des habitants de Royère-en-Poitou (aujourd'hui Royère-de-Vassivière), en amont, et Saint Léonard (aujourd'hui Saint-Léonard-de-Noblat), en aval. Il semble que Cheissoux ait été une étape importante sur la route des "maçons creusois" vers l'Angoumois et l'Aquitaine.

La fin du XIXe siècle voit la création de deux écoles, non mixtes. En 1896, il y avait 136 élèves (66 garçons, 70 filles). J.Dubois donne la liste des instituteurs, dont le couple Chapoulaud en 1888.

Comme partout, la guerre de 1914-1918 fut très meurtrière : 25 noms figurent sur le monument aux morts dédié "à nos enfants victimes de la guerre". Tous ces "poilus" étaient des 2e classe. Le plus jeune avait 20 ans, le plus âgé 39. L'un est même mort après l'armistice, en captivité, le 12 décembre 1918. Pour 10 d'entre eux, on n'a pas retrouvé leurs corps. Ils ont été déclarés décédés par décision de justice. [sources : association "Patrimonia"]

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Cheissoux (Haute-Vienne).svg

Les armoiries[4] de Cheissoux se blasonnent ainsi :

D'azur au mont de trois coupeaux d'argent, sommé d'une colombe contournée et couvant d'or, surmontée d'un croissant d'argent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[5]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Thierry Menucelli[6] PS  
1983   Alain Ohier PC  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1906. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 183 habitants, en diminution de -5,67 % par rapport à 2009 (Haute-Vienne : 0,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
608 587 521 507 451 427 385 339 287
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014 -
261 259 210 192 209 210 188 183 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006 [10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église de la Nativité-de la-Vierge de Cheissoux

  • Église de la Nativité-de la-Vierge, du XIIIe siècle et sa croix monumentale[11]. Un panneau explicatif est visible à l'entrée à droite. Simple et clair, on découvre l'essentiel. La restauration des fresques murales a mis en valeur des œuvres sobres, et surtout d'une grande beauté. Pas besoin d'être croyant pour apprécier [photos dans le site internet de la mairie]
  • Le Puy des Roches, hauteur surmontée d'un énorme bloc granitique. Beau site, panorama magnifique, sans oublier de très jolies légendes[3] Un circuit pédestre passe à proximité. Il existe en effet trois magnifiques circuits, en grande partie forestiers, au relief très "sportif". On peut les suivre séparément, ou en boucle.
  • Le monument aux morts[12] : Érigé en bas du bourg, près de l'église, il ne présente a priori pas de caractéristiques remarquables. Il ressemble à la grande majorité des monuments limousins. Sur un grand bloc de granite, en forme d'obélisque, sont gravés 25 noms de soldats « morts pour la France » (selon la terminologie officielle). Seule figure l'initiale du prénom. On y trouve deux décors assez banals : un rameau avec feuilles de palmes et deux « croix de guerre ». En observant plus attentivement, on peut s'apercevoir que quelques feuilles de chêne ont été ajoutées; il s'agit d'une marque identitaire assez originale (pas de trace ailleurs dans le canton, et même au-delà sur le Plateau de Millevaches). Les distinctions militaires sont une concession à un modèle assez classique, et ne veulent pas signifier un quelconque militarisme. Aucun casque, aucune arme, encore moins de représentation d'un soldat en pied. Par contre, l'inscription est plus originale. Elle apporte une nette connotation pacifiste, comme nombre de monuments dans l'est de la Haute-Vienne : « La commune de Cheissoux à ses enfants victimes de la guerre ». C'est bien le mot « victime» qui est ici important. Les élus des années 1920 ont décidé de souligner le sacrifice plutôt que l'héroïsme. On conviendra que cette nuance n'est pas très apparente, l'ensemble du monument, sans référence religieuse, se voulant avant tout consensuel.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Notables sous l'Ancien Régime sortis des archives paroissiales, voici Georges Maumot, notaire, Georges Rideau, notaire-praticien, Georges Mommot, chirurgien (1633, tous au bourg). Léonard de La Regondie était seigneur du lieu en 1674. En 1768, la communauté d'habitants - sorte de conseil municipal avant la lettre - élisait deux syndics : Léonard Depert et Georges Goumot de Labesse.
  • Georges Guingouin (1913-2005), personnage (héros) de la Résistance française. « Lo grand » n'a pas de rapport direct avec la commune, mis à part le fait qu'il y avait des amis pour l'hébergement durant les plus durs moments de la lutte contre l'envahisseur nazi. Par contre, le chef du maquis eut à prendre une décision lourde de conséquences. Le capitaine Kampf, SS de la division Das Reich, capturé le 9 juin 1944, à La Bussière (commune de St Léonard de Noblat) fut ensuite amené et « planqué » à Cheissoux [ferme de La Combe]. Cet officier important aurait pu être une monnaie d'échange capitale. Mais le 10 juin, ses « collègues » perpétraient l'effroyable massacre d'Oradour-sur-Glane. L'apprenant, Georges Guingouin donna l'ordre d'exécuter l'officier allemand. On n'a jamais retrouvé son corps, même si une pierre tombale lui est consacrée dans un cimetière militaire en Charente.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joseph Dubois : le canton d'Eymoutiers (1900, réédité en 1996).
  • notes de l'association culturelle "Patrimonia" [M.Patinaud].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Nom des habitants », sur www.habitants.fr (consulté le 20 mars 2011)
  2. selon l'ouvrage de Françoise Myrh
  3. a et b site officiel de la mairie de Cheissoux
  4. « Les armoiries de la commune », sur blason-des-villes.e-monsite.com (consulté le 27 mars 2011)
  5. « Les maires de la commune » (consulté le 20 mars 2011)
  6. Site officiel de la préfecture de Haute-Vienne - liste des maires (doc pdf)
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. « Mérimée : église avec croix de parvis », sur www.culture.gouv.fr (consulté le 20 mars 2011)
  12. « Mérimée : Monument aux Morts », sur www.culture.gouv.fr (consulté le 20 mars 2011)