Pradines (Corrèze)

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Pradines
Image illustrative de l'article Pradines (Corrèze)
Blason de Pradines
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Corrèze
Arrondissement Ussel
Canton Plateau de Millevaches
Intercommunalité Communauté de communes Bugeat - Sornac - Millevaches au Cœur
Maire
Mandat
André Laurent
2014-2020
Code postal 19170
Code commune 19168
Démographie
Population
municipale
105 hab. (2012)
Densité 5,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 30′ 27″ N 1° 54′ 36″ E / 45.5075, 1.9145° 30′ 27″ Nord 1° 54′ 36″ Est / 45.5075, 1.91
Altitude Min. 599 m – Max. 907 m
Superficie 19,59 km2
Localisation

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Pradines (Pradinas en occitan) est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Limousin.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune du Massif central située sur le plateau de Millevaches dans le parc naturel régional de Millevaches en Limousin. Elle arrosée par la Corrèze de Pradines et par la Douyge qui y prend sa source.

Histoire[modifier | modifier le code]

Période gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Deux chemins probablement antiques se croisaient près du fanum situé au col des Jaillants ou des Géants. L'un d'eux reliait Meymac au Lonzac, l'autre Chaumeil à Veix.

Près du Vietheil, au lieudit la Croix, des débris de tegulae et bac en granit indiquent la présence d'une structure gallo-romaine[1].

Près du Vietheil, au lieudit les Jaillants ou les Géants, de nombreux objets antiques  ont été recueillis à l'emplacement d'un bâtiment (céramique commune et sigillée, fragments d'antéfixes à tête de Gorgone, fragment de meule en basalte, deux monnaies non décrites...)[2]

La fouille de ce site a permis de mettre au jour deux fana[3]. Le premier, de plan rectangulaire, possède une cella de 8 m sur 6 m avec des murs épais de 0,40 m. Le mobilier est très réduit : des clous, quelques tessons et quatre monnaies (un as d'Auguste , un dupondius de Nîmes, un sesterce de Marc-Aurèle et monnaie de Lucile).

Les structures du second monument, situé à 30 m au nord du précédent, sont mieux conservées. De plan carré, les dimensions extérieures sont de 12,75 m pour la galerie et 6,80 m pour la cella. La face externe des murs de la galerie, épais de 0,65 m, est construite en petit appareil régulier. La face interne est bâtie en opus incertum, comme le mur de la cella épais de 0,70 m. Tous les angles sont appareillés en gros blocs de gneiss parfaitement taillés. Un dallage précédait l'entrée orientée à l'est. Le mobilier recueilli lors de la fouille de ce bâtiment comprend un antéfixe, des débris d'enduits peints, des plaques et une base de colonne en calcaire, quelques tesselles de mosaïque en pâte de verre, un sesterce d'Antonin-le-Pieux, un tesson de verre à décor gravé et de la céramique. Le site a livré quelques objets (des fragments d'antéfixes, de la céramique sigillée et commune et deux monnaies  (une de Nîmes et un bronze de Marc-Aurèle[4].

En 1981 et 1982, deux nouvelles campagnes de fouilles ont porté sur la partie nord de la galerie et les extérieurs ouest et nord du fanum[5]. La fouille a révélé une occupation antérieure à la construction de celui-ci. En effet, une couche de terre noire scellée par le sol de la galerie incluait de la céramique de tradition gauloise, en particulier des vases non tournés décorés d'une ligne horizontale de motifs impressionnés à la base du col. À l'extérieur, ce niveau précoce, moins marqué, a livré un as de Nîmes coupé par le milieu et quelques tessons de céramique du Ier s. av. J.-C. associés à de la céramique non tournée. Trois petites fosses comblées de pierres, de 0,60 m. de diamètre, appartenaient à cette première phase d'occupation.

Le parement externe du mur nord du fanum est construit en petit appareil très soigné. L'épaisseur des lits de moellons de la base du mur  augmente progressivement, puis les lits se dédoublent à intervalle régulier pour compenser la pente naturelle du terrain. De grandes dalles de granit longues de 0,80 à 1,75 m, hautes de 0,65 m forment un soubassement sur toute la longueur du mur ouest. Un gravillon noyé dans une couche de mortier maigre constituait le sol de la galerie qui reposait sur un hérisson formé de deux couches de pierres. Le mobilier recueilli se limite à quelques tessons de céramique, une coupelle en verre incolore ornée d'un décor meulé et un as de Claudius Albinus. Les matériaux de construction en terre cuite comprennent, outre les antéfixes, des briques de faîtage, des carreaux de briques et des tegulæ dont les dimensions permettent de distinguer deux groupes, l'un avec une longueur comprise entre 0,39 et 0,45 m, l'autre entre 0,47 et 0,49 m.


Les éléments chronologiques recueillis au cours de la fouille sont peu nombreux. La céramique de tradition gauloise associée à des éléments gallo-romains précoces permet de situer l'origine de l'occupation du site au Ier siècle av. J.-C. La construction du fanum est postérieure à cette époque et date probablement de la seconde moitié du 1er s. de notre ère. L'abandon du monument doit par contre se situer avant la fin du IIIe siècle. La situation géographique de ces temples, en  position dominante, sur un col,  évoque un sanctuaire routier.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Pradines Blason D'azur au lion d'argent.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 mars 2001 Jean Madranges PCF  
mars 2001 réélu en 2008 et 2014[6] André Laurent PCF  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 105 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
595 340 447 437 484 490 491 600 639
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
544 548 572 559 604 640 674 648 637
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
577 603 526 522 506 450 380 330 254
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
237 182 152 141 120 95 102 104 105
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. VAZEILLES (M.), « Vestiges de constructions gallo-romaines en Haute et Moyenne Corrèze (1ère liste) », Bull. de la soc. des Lettres, Sciences et Arts de la Corrèze, no 63,‎ , p. 135-164 [139].
  2. VAZEILLES (M.), « id. », Bull. de la soc. des Lettres, Sciences et Arts de la Corrèze,‎
  3. JOUDOUX (R.), « Note sur les recherches effectuées au site gallo-romain des Jaillants (commune de Pradines, 19) », Lemouzi, no 21,‎ , p. 33-43
  4. JOUDOUX (R.), « Los Jalhants, fanum à plan carré. Fouilles de sauvetage de l'été 1973 », Actes du 34e congrès de la Féd. des Soc. Sav. du Centre, Brive,,‎ , p. 23-35.
  5. LINTZ (G.), « Le Fanum des Jaillants, commune de Pradines (Corrèze) », Travaux d'archéologie limousine, no 5,‎ , p. 45-56.
  6. Site de la préfecture, consulté le 20 août 2008
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012.