Jacques Fesch

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Jacques Fesch
Serviteur de Dieu
Naissance
Saint-Germain-en-Laye dans les Yvelines
Décès (à 27 ans) 
Nationalité France Française

Jacques Fesch (né le à Saint-Germain-en-Laye - mort le à Paris) est un jeune homme français condamné à mort pour un braquage commis le à Paris, suivi par le meurtre d'un gardien de la paix. En prison, il devient un mystique chrétien ; il est actuellement en instance de béatification.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Jacques Fesch est le fils de Georges Fesch, directeur de banque et pianiste belge qui se réclame du lignage Fesch dont le cardinal Joseph Fesch était l'oncle maternel de Napoléon Bonaparte et de Marthe Hall[1].

Dans les années 1920, son père, qui dirige une banque pour les étrangers, s'installe avec sa famille à Paris, avant de venir s'installer à Saint-Germain-en-Laye. Jacques reçoit dans son enfance une éducation religieuse dont il se détache assez tôt. De 1938 à 1947, il fait ses études à l'école Saint-Érembert, puis intègre le lycée Claude-Debussy. Tout au long de son enfance, il reste marqué par la forte personnalité de son père, par la grande érudition de celui-ci, ainsi que par son affirmation d'homme athée. Les rapports difficiles entre ses parents instaurent dans la durée un climat familial instable[2].

Jacques Fesch rencontre Pierrette Pollack, sa future femme, lorsqu'il est encore lycéen. De 1950 à 1951, il accomplit son service militaire, dont il sort avec le grade de caporal et un certificat de bonne conduite. Il épouse Pierrette à Strasbourg le 5 juin 1951 ; le 7 juillet 1951 naît Véronique. Jacques rencontre ensuite Thérèse Troniou en décembre 1953, elle lui donna un garçon, le petit Gérard né en octobre 1954 à Saint-Vincent de Paul. Gérard sera reconnu en 2007 par décision de justice, comme le fils naturel de Jacques Fesch[3].

Affaire criminelle[modifier | modifier le code]

Fasciné par les ouvrages Seul à travers l'Atlantique et À la poursuite du soleil du navigateur Alain Gerbault, Fesch veut acheter un bateau pour naviguer et tenter l'aventure mais n'a pas assez d'argent. Le jeudi , rue Vivienne dans le 3e arrondissement de Paris, Fesch attaque à main armée le changeur Alexandre Silberstein pour lui voler des pièces d'or, et tente de l'assommer. Mais la victime a le temps d'appeler à l'aide[4].

Revolver en main, Fesch tente de couvrir sa fuite, blessant un passant, Raymond Lenoir, typographe de 31 ans. Le gardien de la paix Jean Vergne qui vient d'être alerté, donne la chasse au malfaiteur jusqu'au boulevard des Italiens, le somme de s'arrêter et fait feu dans sa direction. Perdant ses lunettes dans sa fuite, Fesch, malgré sa forte myopie, se retourne et tire à son tour, au jugé, maniant son arme dans la poche de son imperméable[5],[6],[7],[8]. Touché en plein cœur, Jean Vergne meurt. Quelques minutes plus tard, Fesch est arrêté dans le métro.

Procès[modifier | modifier le code]

Le procès a lieu dans un climat particulier. Jacques Fesch est défendu par l'avocat Paul Baudet, qui plaide :

« Jacques Fesch est un être que le hasard a pris dans une action tragique. Il a agi dans l'affolement. Il a tiré dans la folie de la poursuite. Est-ce que, vraiment, il doit être promis à la mort ? La mort que l'on souhaite pour lui est-elle proportionnée à celle qu'il a donnée ? Hier, lorsqu'on le poursuivait, c'était la mort dans le tumulte, dans la déraison. Demain, à l'échafaud, ce sera la mort raisonnée et froide. Hier, c'était la faillite de la volonté trompée par l'instinct animal. Demain, ce sera la froide détermination de vos volontés qui conduira à la guillotine[9]. »

Après plusieurs heures de délibérations, le le jury de la cour d'assises de la Seine le condamne à la peine de mort sans circonstances atténuantes, à deux voix de majorité[10],[11].

Exécution de la peine et conversion[modifier | modifier le code]

Pendant son incarcération, il retrouve la foi perdue dans sa jeunesse, change complètement, devient mystique, écrit des textes spirituels et regrette son crime[12],[13]. Il s'entretient régulièrement avec le père Devoyod, aumônier de la prison. Pendant ses années de détention, il entretient une correspondance régulière avec des proches, notamment le frère Thomas, sa belle-mère et recueille ses pensées dans un journal spirituel. En 1956, il apprend, en détention, le décès de sa mère à la suite d'une maladie[14],[15],[16]. La demande de grâce auprès du président René Coty est rejetée. Il accepte son sort avec sérénité[17]. À la veille de son exécution, conformément à sa foi et au lien qu'il entend consacrer avec son épouse au-delà même de la mort, il complète son mariage civil par un mariage religieux.

Il est guillotiné le 1er octobre dans la cour de la prison de la Santé par le bourreau André Obrecht[18].

Postérité[modifier | modifier le code]

Depuis sa mort, Fesch est considéré par certains catholiques et par l’Église comme un exemple de rédemption par la Foi. Pendant des années, sa veuve et sa fille respectent et défendent sa mémoire.

Grâce au travail effectué par le père Augustin-Michel Lemonnier dans les années 1970 et par une carmélite, sœur Véronique, dans les années 1980, Pierrette et Véronique Fesch font publier, en étroite collaboration avec ces deux religieux, les écrits de Jacques Fesch afin de transmettre ce témoignage au public[19],[20],[21].

Le , une instance en béatification est mise en place par l'archevêché de Paris afin d'étudier les faits relatifs à la vie et à la conversion de Jacques Fesch. Selon le père Henri Moreau, postulateur de la cause en béatification, ce qui distingue particulièrement le cas de Jacques Fesch, en comparaison d'autres conversions, et qui en constitue la singularité et fait que l'on en parle encore plus de cinquante ans après sa disparition, est, qu'en plus d'une grande force spirituelle manifestée dans ses écrits, la personne de Jacques Fesch a bénéficié d'une réputation de sainteté qui est apparue dès le départ, au moment même de son incarcération, et qui a perduré de façon continue et avec la même intensité, jusqu'à nos jours.

L'autre point significatif est que Jacques Fesch est un personnage contemporain, auquel il est possible de s'identifier, ce qui a incité le cardinal Lustiger à en parler pour la première fois publiquement auprès des détenus de la prison de la Santé lors d'une visite dans cette prison en novembre 1986.

Le , le cardinal Lustiger, archevêque de Paris, ouvre l'enquête préliminaire à la béatification de Jacques Fesch et le déclare ainsi Serviteur de Dieu :

« J'espère, a-t-il dit, qu'il sera un jour vénéré comme une figure de sainteté[22],[23]. »

En 2016, Gérard Fesch, fils de Jacques Fesch, entame une procédure pour obtenir la réhabilitation judiciaire de son père[24].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Dans cinq heures je verrai Jésus (Journal de prison) – Première édition avec préface du père André Manaranche (Paris, Sarment-Fayard, 1989) ; deuxième édition avec préface du père Daniel-Ange (Sarment-Jubilé).
    • Édition en disque CD de quelques extraits de lettres interprétés par Luc Reydel, avec la participation de Claire Meunier et de Michael Lonsdale, par les Éditions Jade (1994-2007).
  • Jacques Fesch : Œuvres complètes – Préface de Pierrette Fesch, Paris, Éditions du Cerf, 2015, 592 p. (ISBN 9-782-2040-9811-3)
  • Augustin-Michel Lemonnier (éd.), Michel Quoist (préf.), Lumière sur l'échafaud : Lettres de prison de Jacques Fesch, guillotiné le 1er octobre 1957 à 27 ans, Paris, Éditions ouvrières, coll. « Visages du Christ, no 9 », 1972, 141 p.
  • Augustin-Michel Lemonnier (éd.), Lumière sur l'échafaud ; suivi de Cellule 18 : Lettres de prison de Jacques Fesch, guillotiné le 1er octobre 1957 à 27 ans, Paris, Éditions ouvrières, coll. « À pleine vie », 1991, 320 p. (ISBN 2-7082-2833-1) – Réédition Paris, Pierre Téqui, 2007.

Adaptation théâtrale[modifier | modifier le code]

  • 2009 : Lumière sur l'échafaud avec Alain Sportiello. Mise en scène de Maria Blanco. Des représentations sont données à Paris dans la crypte de l'église Saint-Sulpice puis au théâtre du Ménilmontant. La pièce est jouée à Paris au théâtre Essaion du 10 mai au .

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Francisque Oeschger, Jacques Fesch : le guillotiné de Dieu, Monaco - Paris, Éditions du Rocher, coll. « Investigations », , 187 p.-[16] p. de pl. p. (ISBN 2-268-01805-9).
  • Jean Duchesne et Bernard Gouley, L'Affaire Jacques Fesch, Paris, De Fallois, , 248 p. (ISBN 2-87706-220-1)
  • André Manaranche (contient un choix de textes de Jacques Fesch), Jacques Fesch : du non-sens à la tendresse, Paris, Éditions du Jubilé, coll. « Trésors de la spiritualité chrétienne », , 346 p. (ISBN 2-86679-365-X).
    • 1re édition : André Manaranche, Jacques Fesch : du non-sens à la tendresse, Paris, Le Sarment-Fayard, coll. « Lumière / Témoins de la lumière », , 289 p. (ISBN 2-86679-188-6).
  • Javier Sicilia, Le Reflet de l'obscur (roman historique), México, Fondo de Cultura Económica, , 293 p. (ISBN 968-16-5112-X).
  • Gilbert Collard, Assa-saint : Jacques Fesch : L'Histoire du bon larron moderne, Paris, Presses de la Renaissance, , 225 p. (ISBN 2-85616-734-9)
  • Ruggiero Pietro Francavilla, Jacques Fesch, le mystère, Paris, Pierre Téqui, , 432 p. (ISBN 2-7403-1100-1). Livre retiré de la vente pour cause de plagiat ; cf. Livres Hebdo, mai 2004, numéros 556 à 559[25].
  • Mireille Cassin, Mystique public n°1, Cerf, , 210 p. (ISBN 978-2-2041-0588-0)

Documentaires télévisés [26][modifier | modifier le code]

  • 1989 : Le Glaive et la Balance de Charles Villeneuve, émission diffusée sur M6. Entretien avec Pierrette Fesch.
  • 1995 : Retour en grâce de José Dessart et Léon Michaux, film diffusé sur Planète. Critique dans Télérama du 28 juin 1995. Présentation de l'histoire de Jacques Fesch et ensemble d'entretiens sur ce sujet dont un avec Pierrette Fesch.
  • 2000 : L'Affaire Jacques Fesch de Dominique Adt, film diffusé sur France 3.
  • 2009-2010 : L'Affaire Jacques Fesch de Patricia Valeix, film diffusé sur 13ème rue. Histoire de l'affaire Fesch et ensemble d'entretiens avec différents intervenants tels le frère Thomas, Pierrette et Véronique Fesch. Critique dans Télérama datée de la semaine du 2 au 8 janvier 2010.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mireille Cassin, Mystique public n°1, Cerf, , p. 11.
  2. Mireille Cassin, Mystique public n°1, Cerf, , p. 13.
  3. « Au nom d'un père guillotiné », sur leparisien.fr,‎ .
  4. (en) Leo Knowles, Modern Heroes of the Church, Our Sunday Visitor Publishing, , p. 161.
  5. Francisque Oeschger 1994, p. 16.
  6. Jean Duchesne et Bernard Gouley 1994, p. 21.
  7. André Manaranche 2003, p. 128.
  8. Gilbert Collard 2002, p. 70.
  9. Plaidoirie reproduite dans l'ouvrage de Jean Duchesne et Bernard Gouley 1994, p. 140.
  10. « En 1957, la guillotine fonctionne… et l'opinion approuve. », Jean Duchesne et Bernard Gouley 1994, p. 147.
  11. Albert Camus et Arthur Koestler, Réflexions sur la peine capitale, Paris, Calmann-Lévy, coll. « Liberté de l'esprit »,  ; dans le chapitre sur la peine de mort en France par Jean Bloch-Michel, p. 209-210 : « Et la dernière enquête à laquelle a procédé, en 1956, l'Institut français d'opinion publique, ne fait malheureusement que le confirmer. Voici cette enquête, telle qu'elle a été publiée dans la presse : Première question : Les Anglais veulent supprimer la peine de mort. La loi française prévoit la peine de mort pour un certain nombre de cas. Vous-mêmes, êtes-vous pour le principe de la peine de mort, pour la peine de mort dans tous les cas prévus, pour la peine la peine de mort dans certains cas seulement, ou contre la peine de mort dans tous les cas ? Réponse : pour la peine de mort : 78 % ; pour la peine de mort dans tous les cas : 23 % ; pour la peine de mort dans certains cas : 55 % ; contre la peine de mort dans tous les cas : 19 % ; pas de réponse : 3 %. Deuxième question (posée aux 55 % partisans de la peine de mort dans certains cas) : Dans le cas de haute trahison, êtes-vous pour ou contre la peine de mort ? Réponse : pour la peine de mort : 18 % ; contre la peine de mort: 18 % ; ne se prononcent pas : 19 %. Troisième question : Pensez-vous que si, en France, on supprimait la peine de mort, le nombre des crimes augmenterait, diminuerait ou resterait le même ? Réponse : augmenterait : 47 % ; diminuerait: 2 %; resterait le même: 39 % ; ne se prononcent pas : 12 %. »
  12. Jean Duchesne et Bernard Gouley 1994, p. 81 : « Ce que j'ai fait est abominable […]. J'ai perdu la tête, je ne comprends pas pourquoi j'ai fait cela, comment j'en suis arrivé là […] », Jacques Fesch.
  13. André Manaranche 2003, p. 129 : « J'étais complètement affolé. J'avais complètement perdu le contrôle de moi-même. Tout cela est du noir pour moi. Quant à l'agent de police, c'était une vague forme pour moi. Je mourais de peur. », Jacques Fesch ; p. 184 : « Que de malheurs j'ai pu provoquer ! Que de drames pour en arriver là. Que de conséquences ne dois-je pas et ne devrai-je pas supporter toute ma vie : la mort d'un homme, le malheur d'une femme et d'une jeune fille, deux enfants qui vont souffrir, une orpheline ! Que de mal ai-je pu faire autour de moi par mon égoïsme et mon inconscience ! » ; p. 276 : « Je présente mes excuses à Madame Vergne. Oh Madame ! Vous êtes en droit de me haïr, mais je vous dis mes regrets les plus sincères, comme à tous ceux à qui j'ai fait […] », Jacques Fesch.
  14. Jean Duchesne et Bernard Gouley 1994, p. 104 : « […] la mort de Madame Fesch mère, survenue le 7 juin 1956 ».
  15. Francisque Oeschger 1994, p. 86 : « En juin 1956, sa mère est au plus mal. Elle souffre d'un cancer et va bientôt mourir. »
  16. André Manaranche 2003, p. 75 : « Je t'écris juste un petit mot pour te faire part de la grande perte et douleur que j'éprouve: ma mère est morte hier matin à l'aube […] » (Lettre de Jacques Fesch au frère Thomas datée du 8 juin 1956).
  17. Jean Duchesne et Bernard Gouley 1994, p. 205 : « Je me sens en paix. » (Jacques Fesch ; lettre du mardi 24 septembre 1957).
  18. André Manaranche 2003, p. 308 : lettre et témoignage de Monsieur Mariani, directeur de la prison de la Santé de 1954 à 1960, au sujet du détenu Jacques Fesch : « […] Jacques a été exécuté le  : je peux affirmer que, lors des derniers moments de son existence, il a fait preuve d'un formidable courage et d'une grande correction vis-à-vis des personnes obligées d'assister à l'exécution; je me rappelle qu'il a tenu à adresser ses remerciements à Maître Baudet, au Père Devoyod et à moi-même. […] Il m'est arrivé, lorsque je faisais ma tournée en détention et au quartier des condamnés à mort, de bavarder avec Fesch et d'essayer de remonter son moral. Je peux donc dire que son comportement vis-à-vis du personnel a été exemplaire et que tous ceux qui l'ont côtoyé avaient le même sentiment que moi, c'est-à-dire que Fesch regrettait sincèrement son crime et était parfaitement amendable. C'est également l'avis de Maître Baudet et du Père Devoyod qui connaissaient mieux Fesch que moi et avaient avec lui des rapports plus fréquents que les miens. Je crois aussi me rappeler […] que Fesch a reçu le soutien total de sa famille. Pour terminer, je voudrais vous faire part de ce que je pense encore aujourd'hui au sujet de Fesch : c'est qu'il aurait été grâcié si sa victime n'avait pas été un agent de la force publique. »
  19. Jean Duchesne et Bernard Gouley 1994, p. 228-235 : « Avec Paul Baudet et le Père Thomas, la famille de Jacques Fesch a tout de suite commencé à dépouiller et à lire les écrits transmis par l'administration pénitentiaire. […] Une religieuse carmélite vient heureusement prendre le relais […]. Il est fait appel à un religieux de la même famille spirituelle, le Père carme Augustin-Michel Lemonnier. Il rédige quatre premiers chapitre sobres, rappelant les faits et les origines du condamné, en utilisant quelques coupures de presse de l'époque… Les chapitres suivants permettent de suivre l’évolution spirituelle du prisonnier, à travers ce qu'il confie à son ami bénédictin (Lettres de Jacques Fesch au Frère Thomas). Les Éditions Ouvrières, où le Père Lemonnier est connu, acceptent le manuscrit. Un titre est trouvé Lumière sur l’échafaud […] L'écho rencontré par Lumière sur l'échafaud conduira Pierrette et Véronique Fesch, Sœur Véronique, le Père Lemonnier et les Éditions Ouvrières à préparer un second volume, non sans scrupules, mais pour répondre à une attente. Ce sera en 1980, Cellule 18. Ce sont cette fois des lettres à sa belle-mère, Marinette Polack, la Maman de Pierrette, qui constituent l'essentiel. »
  20. Jean Duchesne et Bernard Gouley 1994, p. 234-235 : « Père salésien, […] Giacomo Maria Medica s'est passionné pour Jacques Fesch. Il fera la connaissance de Sœur Véronique et de la famille. Il accédera ainsi aux documents inédits et obtiendra le premier, dès 1982, une traduction italienne du dernier Journal de Jacques. […] Le Journal sera finalement édité en France par les éditions Le Sarment-Fayard en 1989, sous le titre Dans Cinq heures, je verrai Jésus. Et le cas de Jacques Fesch gagnera à cette occasion le soutien d'un avocat d'envergure, à la fois enthousiaste et conscient des difficultés, en la personne du Père jésuite André Manaranche. »
  21. André Manaranche 2003. Au sujet de la parution du journal spirituel intitulé Dans cinq heures je verrai Jésus, p. 314 : « Merci à Véronique Fesch d'avoir, après trente ans de silence, estimé en son âme et conscience, qu'elle pouvait, qu'elle devait, sans trahir Jacques, livrer à de nombreux lecteurs le réconfort de ces pages bouleversantes. »
  22. Voir sur amisdejacquesfesch.fr.
  23. « 50 ans de la mort de Jacques Fesch : procès de béatification diocésain en cours »,‎ (consulté le 3 décembre 2015).
  24. Louise Colcombet, « Le combat de Gérard Fesch, le fils du guillotiné », sur leparisien.fr,‎ .
  25. Communiqué de presse officiel.
  26. Films et reportages disponibles à cette adresse.