Bertrand Meheut

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Bertrand Meheut, né le à Rennes, est une personnalité française du monde des affaires, président du groupe Canal+ depuis 2003[1],[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père, Michel, était chirurgien[3]. Bertrand Meheut fait ses études secondaires au collège Roger Vercel, puis au lycée de La Fontaine des Eaux à Dinan. Il est diplômé de l'École des Mines de Nancy (promotion 1972).

Bertrand Meheut démarre sa carrière à Transpac, filiale rennaise de France Télécom où il travaille 9 ans[4]. Il entre en 1984 chez Rhône-Poulenc, où pendant douze ans il assure différentes fonctions pour finalement être nommé vice-président et directeur général de la branche Europe.

En , il prend la tête d'Isoroy en succédant à Noël Ancian[5], puis il prend en 1996 la vice-présidence de Roullier (groupe agro-alimentaire) dans l'optique de succéder à Daniel Roulier, mais ne restera que 2 ans suite au constat que cette succession serait trop tardive[4].

Il retourne en 1999 chez Rhône-Poulenc devenu Aventis suite à la demande de Jean-René Fourtou[4],[3]. Il prend en la direction d'Aventis CropScience, une des filiales en agrochimie et biotechnologies[6], puis, en , la présidence du groupe[7].

Étranger au monde des médias, ce proche de Jean-René Fourtou (ex-PDG de Vivendi Universal) entre à Canal+ en 2002, succédant à Pierre Lescure[4]. D'abord directeur général, il est nommé président du directoire du groupe en 2003, puis président de Canal+ S.A. Il est également membre du directoire de Vivendi. Durant son mandat, il a purgé la dette du groupe qui s'élevait à 5€ milliards, a acquis l'exclusivité sur les droits du championnat de France de football (en mettant en 2004 600 millions d'euros sur la table, soit 1,8€ milliards sur 3 ans[4]), a contrecarré les tentatives d'absorption par Lagardère, et a accompagné la fusion avec TPS[8]. Le redressement de Canal+ est passé par des mesures de restrictions et de cessions d'actifs : côté employés, remplacement des boissons gratuites par des fontaines d'eau et invitations limitées aux événements[3] ; côté entreprise, revente des filiales étrangères (Italie, Espagne, Benelux), de Canal+ Technologies (décodeur), d'Expand (production), et de Numéricable[3].

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

  • 5e au championnat de France de Finn (2005)[3]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Bertrand Meheut » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Latribune.fr
  2. Biographie par Vivendi, Vivendi.fr, 20 août 2012
  3. a, b, c, d et e Emmanuel Berretta, « L'alchimiste de Canal + », sur Lepoint.fr,‎
  4. a, b, c, d et e Hedwige Chevrillon, « Les sagas du pouvoir : Bertrand Méheut », sur Lsechos.fr,‎
  5. « Bertrand Meheut succède à Noël Ancian à la tête d'Isoroy », sur Lesechos.fr,‎
  6. « CHIMIE L'agrochimie française de nouveau bouleversée », sur Usinenouvelle.com,‎
  7. « Rapport annuel 2001 », sur Sanofi.com,‎
  8. « Bertrand Méheut, patron redresseur en quête de légitimité », sur Strategies.Fr,‎

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]