Bernard Brochand

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Brochand.
Bernard Brochand
Image illustrative de l'article Bernard Brochand
Fonctions
Député français
En fonction depuis le
(16 ans, 7 mois et 16 jours)
Élection
Réélection 16 juin 2002
Circonscription 8e des Alpes-Maritimes
Législature XIe, XIIe, XIIIe, XIVe, et XVe
Prédécesseur Louise Moreau
Maire de Cannes

(13 ans et 17 jours)
Réélection 17 juin 2007
Prédécesseur Maurice Delauney
Successeur David Lisnard
Biographie
Nom de naissance Bernard Brochand
Date de naissance (79 ans)
Lieu de naissance Nice, Alpes-Maritimes (France)
Nationalité Français
Parti politique Rassemblement pour la République (2001-2002)
Union pour un mouvement populaire (2002-2015)
Les Républicains (depuis 2015)

Bernard Brochand, né le à Nice (Alpes-Maritimes), est un homme politique français, député et ancien maire de Cannes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

Il est diplômé de HEC en 1962 et licencié des sciences économiques.

Vie professionnelle[modifier | modifier le code]

Durant sa carrière professionnelle, commencée chez Procter & Gamble au service marketing, il a successivement été à la tête d'Eurocom 1975, directeur général puis président du directoire de DDB International 1989 après avoir été le fondateur de la filiale européenne, la première agence internationale de publicité.

Il crée d'ailleurs en 1986 avec Jacques Lendrevie Market Sup, connu maintenant sous le nom Sup de Pub[1],[2], une école de communication et de marketing. Elle fusionnera par la suite avec Euro RSCG Campus, une école créée par Jacques Séguéla.

Cela ne l'a pas empêché d'être toujours passionné par le sport et tout particulièrement par le football, qu'il a pratiqué pendant sa jeunesse dans plusieurs clubs professionnels comme l'AS Cannes, le Stade Français et l'AS Brestoise mais aussi en étant sélectionné dans les équipes de France junior, militaire et amateur.

En 1971, il entre au conseil d'administration du PSG avant de devenir président de l'association du Club à la fin des années 1990. En 1998, il est responsable de la communication de la Coupe du monde de football en France.

Impliqué dans le monde de l'audiovisuel, en 1984 il participe à la création de Canal+. Il est d'ailleurs celui qui suggéra à la chaîne d'étendre son offre sportive. Il est à l'initiative de la réorientation de Canal+ vers le sport et notamment le football, la chaîne devenant « la chaîne du cinéma et du sport » en France. Puis, en 2002, il devient administrateur de Radio France (pour un mandat de 5 ans)

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Il est membre du groupe UMP de l'Assemblée nationale. Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre, lui confie la mission de la création de la Chaîne française d'information internationale qui deviendra quelques mois plus tard France 24.

Il a écrit un rapport qui a été remis à Thierry Breton sur le prix du gaz en France.

Depuis juillet 2004, il est président du CNAC, Comité national anti-contrefaçon puis président du GEP « Contrefaçon et piraterie ».

Impliqué dans le sport cannois, comme dans le club de volley-ball féminin du RCC, Bernard Brochand a par ailleurs vu sa ville élue ville la plus sportive de France pour l'année 2003[3].

Il soutient la candidature de François Fillon pour la présidence de l'UMP lors du congrès d'automne 2012.

Il ne se représente pas à la mairie de Cannes lors des élections municipales de 2014.

Il soutient Nicolas Sarkozy pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016[4].

Doyen d'âge de l'Assemblée nationale issue des élections législatives de 2017 qui ont vu sa réélection comme député de la 8e circonscription des Alpes-Maritimes avec 58,83 % des voix, il préside à ce titre la session inaugurale de XVe législature, le [5].

Il parraine Laurent Wauquiez pour le congrès des Républicains de 2017, scrutin lors duquel est élu le président du parti[6].

Affaires[modifier | modifier le code]

Corruption[modifier | modifier le code]

En 2014, il est visé dans une affaire de corruption pour laquelle son immunité parlementaire n'a pas été levée, malgré les demandes de la justice[7] :

Ce dossier concerne les conditions d’obtention en 2013 d’une convention de travaux par une boîte de nuit de Cannes, à une époque où il était maire de la ville. Les magistrats ont notamment mis la main, a rapporté le JDD, sur des emails datant de 2011 montrant que les tenanciers auraient eu accès aux conditions d’un appel d’offres municipal… dix-huit mois avant qu’il ne soit lancé. Mais le 16 avril 2014, le bureau de l’Assemblée refuse la levée d’immunité de l’élu. A ce jour, il n’a donc pas été mis en examen ni même entendu dans cette affaire.[8].

Compte dissimulé en Suisse[modifier | modifier le code]

Le 13 novembre 2014, la HATVP signale le député Brochand au parquet pour un compte en Suisse dissimulé ouvert depuis 40 ans avec un avoir de plus de 1,2 million d'euros. Le 15 septembre 2017, Europe 1[9] révèle que l'ancien maire de Cannes a comparu pour cette affaire dans une procédure de plaider-coupable[10] : « Le parquet de Paris avait proposé, après enquête, une condamnation à huit mois de prison avec sursis et 200.000 euros d'amende », mais, « fait rare, un juge a refusé vendredi d'homologuer cette condamnation, estimant que «les peines sont inadaptées au regard des circonstances de l'infraction et de la personnalité de l'auteur », « représentant de la Nation »[11].

Controverse[modifier | modifier le code]

Il est selon le magazine Capital et le collectif Regards citoyens le « bonnet d’âne » de l’Assemblée nationale pour son absence quasi-totale de travail parlementaire (aucune intervention dans l’Assemblée, aucun rapport, aucun amendement)[12],[13].

Mandats[modifier | modifier le code]

Député
  • Depuis le 2 avril 2001 : Député de la 8e circonscription des Alpes-Maritimes
Maire

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Le Publicitor en 1985
  • Vous pouvez réussir l'impossible en 2006

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. magazine Stratégies no 1475 du 01/11/2007 - Formation : la publicité, du mythe à la réalité
  2. http://www.supdepub.com
  3. Le palmarès des villes les plus sportives de France sur le site de la fédération nationale des offices municipaux du sport
  4. « Serge Dassault et Patrick Balkany parmi les parlementaires qui soutiennent Nicolas Sarkozy », lemonde.fr, 9 septembre 2016.
  5. ssemblée : « Arrêtons de parler de l'âge ! », demande Brochand, doyen des députés, Le Parisien, 26 juin 2016.
  6. Ludovic Vigogne, « La liste des 136 parrains de Laurent Wauquiez », lopinion.fr, 11 octobre 2017.
  7. « Compte en Suisse: le député UMP Brochand, nouveau Cahuzac ? »
  8. « La première séance de l'Assemblée sera présidée par un député… soupçonné de corruption », Marianne,‎ (lire en ligne)
  9. http://www.europe1.fr/societe/lancien-maire-de-cannes-bernard-brochand-condamne-pour-avoir-dissimule-un-compte-en-suisse-3436781
  10. http://www.huffingtonpost.fr/2017/09/15/le-depute-lr-bernard-brochand-condamne-pour-son-compte-en-suisse-affirme-europe1_a_23210072/
  11. http://www.20minutes.fr/nice/2133655-20170915-compte-suisse-doyen-deputes-devra-expliquer-devant-justice
  12. « Les députés qui bossent et ceux qui glandent… notre classement », Capital.fr,‎ (lire en ligne)
  13. La première séance de l'Assemblée sera présidée par un député… soupçonné de corruption, marianne.net, 22 juin 2017
  14. Article sur Paris-Côte d'azur

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :