Vebret

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Vebret
La mairie de Vebret.
La mairie de Vebret.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Cantal
Arrondissement Mauriac
Canton Ydes
Intercommunalité Communauté de communes Sumène Artense
Maire
Mandat
Fabrice Meunier
2014-2020
Code postal 15240
Code commune 15250
Démographie
Population
municipale
493 hab. (2012)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 20′ 25″ N 2° 31′ 14″ E / 45.3403, 2.520645° 20′ 25″ Nord 2° 31′ 14″ Est / 45.3403, 2.5206  
Altitude Min. 425 m – Max. 727 m
Superficie 24,43 km2
Localisation

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Vebret

Vebret est une commune française, située dans le département du Cantal en région Auvergne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le bourg de Vebret est situé dans le Cantal, au pied du plateau basaltique de Chastel-Marlhac, à 480 mètres d'altitude. Ce plateau pittoresque est très caractéristique de la région des volcans d'Auvergne.

La commune de Vebret est traversée par quatre cours d'eau : la Rhue, la Sumène, et leurs affluents respectifs, le Soulou et le Violon.

Elle est composée de quarante hameaux disséminés.

Les 40 hameaux de Vebret

Bruyères de Rouchou, Champagnadoux, Champassis, Cheyssac, Costes de la Font, Couchal, Courtilles, Couzan, la Barrerie, la Besseyre, la Champ, la Gare, la Grosse Peyre, la Monselie, la Salvinie, Lavergne, la Vergne Petite, le Béal, le Bouchet, les Champs grands,lLes Clos, les Essards, les Lampradets, les Mouleyres, les Prades, les Vergnes Pionèdres, Maison Neuve, Montpigot, Montplaisir, Pourcheret, Prunet Bas, Prunet Haut, Pyrouse, Repastil, Rochemont, Roume, Serres, Suménat, Verchalles Soubro, Verchalles Soutro.

Le plateau de Chastel-Marlhac

Le plateau de Chastel-Marlac domine le bourg de Vebret. Il surplombe directement les hameaux de Serres et de la Salvinie. On peut y accéder par une ancienne voie romaine. Parvenu au sommet, le voyageur peut voir à ses pieds la vallée de la Sumène et la suite des maisons du bourg de Vebret, prolongée par les hameaux de Couchal, des Lempadrets et de Montpigot. Sur la droite, on peut admirer les gorges du Violon et la Monselie.

le Soulou

Ce ruisseau est célèbre pour sa production de truites et d'écrevisses. Il prend sa source près de la roche de Grely à l’orée de la forêt domaniale d'Algère. Il passe au sud de Saint-Étienne-de-Chomeil et faisait tourner autrefois les meules du moulin de Compié. Il traverse la commune d'Antignac et actionnait, autrefois, les moulins de Sauronnet et celui de la Ganette, situé en aval du hameau de Drulh, en face du château de Couzan. Jusqu'au milieu du XXe siècle, Jean Jovion y a exercé ses talents de meunier et traitait le sarrasin, blé noir apporté par ses voisins, battu au fléau et à l'origine d'un délicieux pain bis et de "pompes", sortes de galettes de sarrasin dont nos contemporains ont perdu le goût. Le moulin de la Ganette laisse le souvenir d'un lieu ludique où l'on dansait la bourrée au son de la vielle, accompagnant les chants de patois occitan. Le Soulou traverse ensuite la commune de Vebret pour aboutir à Cheyssac. Là encore le moulin a cessé toute activité. Le Soulou se jette dans la rivière de la Rhue près du « pont tremblant » après avoir irrigué tout le « pays de la Daille ». Au XIXe siècle, l'exploitation minière de la région a amené l'installation de « moulins à scie ». Il en existait un à Saint-Thomas auquel fut greffé dans les années 1838-39, un haut-fourneau. Le Soulou a servi à alimenter en eau le canal destiné à desservir ces industries. La prise d'eau était au nord de Cheyssac, peu avant la séparation des lignes de chemin de fer Bort-Aurillac et Bort-Neussargues. De ce long canal, il reste encore des parties visibles [1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Vebret est limitrophe de huit communes dont une du département de la Corrèze.

Communes limitrophes de Vebret
Madic Bort-les-Orgues
(Corrèze)
Champs-sur-Tarentaine-Marchal
Ydes Vebret Antignac
Saignes Le Monteil La Monselie

Histoire[modifier | modifier le code]

Liste des curés ayant desservi la paroisse de Vebret depuis la Révolution

1803 : Louis Fayet ; 1818 : Pierre Salvy ; 1822 : Joseph Larroze ; 1823 : Jacques Griffol ; 1824 : Jean-Baptiste Mauret ; 1844 : Jacques Faucher ; 1853 : Pierre Galvaing ; 1861 : Jean-Baptiste Jérémie ; 1866 : Antoine Blanc ; 1867 : Luis Bouchy ; 1885 : Antoine Laurichesse ; 1896 : Henri Pommier ; 1901 : Louis Salvy ; 1913 : Géraud Sanson ; 1936 : Pierre Roche ; 1950 : abbé Chapelle ; 1960 : abbé Duflot ; 1992 : abbé Maury ; 1999 : abbé Jacques Mieczylawmadjan.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs :

  • 1854 : Pierre Barrier
  • 1896 : Roger de Vaublanc
  • 1908 : Léon Delmas
  • 1919 : Léger Breton
  • 1934 : Marcelin Verdier
  • 1970 : M. Boutarel
  • 1977 : M. Gervais
  • 1989 : M. Potier
  • 1998 : Jean Couderc
  • 2008 : Chantal Bernard
  • 2014 : Fabrice Meunier[2]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 493 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 169 1 233 1 367 1 439 1 440 1 430 1 413 1 614 1 475
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 400 1 203 1 222 1 152 1 170 1 229 1 114 1 105 1 125
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 025 1 070 1 028 829 800 750 683 627 627
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
630 578 524 559 533 503 472 470 489
2012 - - - - - - - -
493 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église de Vebret. L’église Saint-Maurice-et-Saint-Louis est considérée comme un des trésors du patrimoine roman cantalien. Elle est citée dans une charte de Clovis retranscrite au XIIe siècle. L'édifice commencé au XIIe siècle fut souvent remanié, notamment au XVe siècle par l'adjonction de deux chapelles latérales. Celle de droite est réservée aux châtelains de Couzan : les armoiries des familles de Fontanges et de Vaublanc ornent le vitrail. La façade ouest est en pierres de taille de tuf volcanique. Des restaurations commencées en 1997 ont permis de mettre à jour un décor peint, dont les plus anciens éléments datent de l'époque romane[5].
Deux éléments caractéristiques sont à relever[6] :
  • Le clocher à peigne en forme de pyramide tronquée, percé de trois ouies abritant les cloches.
  • Le Christ monumental, de la fin du XIIe ou du début du XIIIe siècle ; la statue de deux mètres de hauteur sur deux mètres d'envergure, du type « Christ triomphant », est d'une rigidité imposante. La statue, en bois polychrome, est placée en évidence dans la nef centrale. Elle a fait l'objet d'une exposition très remarquée à Paris en 1992.
L'église et le Christ polychrome sont classés monuments historiques, respectivement en 1930 et 1957.
  • Château de Couzan. On accède à Couzan en passant par une enclave du village d'Antignac et en traversant le hameau de Druhl. Une longue voie en descente permet d'accéder à une vallée verdoyante bordée par les gorges du Soulou. Les prairies sont peuplées de vaches de Salers à la robe aux reflets pourpres. Au loin, le château de Couzan, campé sur son rocher, domine la plaine. Dans le haut Moyen Âge, le premier fort avait pour mission de défendre l'ancienne voie romaine qui longe le Soulou jusqu'aux environs de Bort-les-Orgues. On peut encore y admirer un ancien relais de poste à la Ganette.
Le château comporte un donjon datant de la fin du Moyen Âge, édifié par Antoine de Curières. Le corps de logis a été entièrement remanié dans le style néo-gothique au XIXe siècle par son descendant, le baron Roger de Vaublanc, ancien zouave pontifical, qui a notamment aménagé, à l'intérieur de l'édifice, une chapelle située au premier étage, dont les boiseries à « plis de serviette » sont calquées sur celles du château de Josselin, en Morbihan. Ce rapprochement entre l'Auvergne et la Bretagne fut directement inspiré par la belle-mère du baron, Marie-Thérèse du Fresne de Kerlan, baronne de Fontanges de Couzan, qui était originaire de la seigneurie de Kerlan en Plesidy (Côtes d'Armor).
La façade du château est ornée des armes des familles de Fontanges, du Fresne de Kerlan et de Vaublanc. Couzan est connu comme fief d'une baronnie historique. En 1202, Magdeleine de Couzan a fondé une chapellenie à Bort.
Le château a été inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1994. Il ne se visite pas.
  • Croix de granit à l'entrée du hameau de Couzan ; elle est contemporaine de la construction du donjon de Couzan au XVe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le baron Charles de Fontanges, châtelain de Couzan (1771-1858), commandant de la Garde nationale de Vebret.
  • Le baron Pierre de Vaublanc (1881-1940), châtelain de Couzan, qui fonda une coopérative laitière à Couchal.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Prendre le chemin qui longe la voie et conduit au Saut de la Saule ; on peut voir sur la gauche une partie de ce canal.
  2. Liste des maires du Cantal, site de la préfecture du Cantal (consulté le 17 août 2014).
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012.
  5. Monuments en chantiers-Auvergne, DRAC Auvergne, Impr. de Bussac, 1997.
  6. « L'église de Vebret », sur Auvergne romane


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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