Beaulieu-sous-Parthenay

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Beaulieu-sous-Parthenay
Beaulieu-sous-Parthenay
Le château de la Guyonnière.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Deux-Sèvres
Arrondissement Parthenay
Canton La Gâtine
Intercommunalité Communauté de communes Val de Gâtine
Maire
Mandat
Francine Chausseray
2014-2020
Code postal 79420
Code commune 79029
Démographie
Gentilé Béllilocéens, Béllilocéennes ou Béalociens, Béalociennes
Population
municipale
675 hab. (2016 en augmentation de 0,6 % par rapport à 2011)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 34′ 36″ nord, 0° 14′ 00″ ouest
Altitude Min. 143 m
Max. 228 m
Superficie 26,72 km2
Localisation

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Beaulieu-sous-Parthenay, en poitevin-saintongeais « Bealu », est une commune du centre-ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Beaulieu-sous-Parthenay est située au nord-est du canton de Mazières-en-Gâtine, dans le centre du département des Deux-Sèvres, sur une ancienne route reliant Parthenay à Saint-Maixent-l'École.

En dehors du bourg, l’habitat est dispersé. Environ 60 groupements de bâtiments ou villages constellent le territoire. Cette dissémination des lieux de peuplement est essentiellement due aux innombrables sources qui jaillissent du sol. L’eau a toujours été nécessaire pour organiser la vie. Les limites de la commune sont dessinées par des ruisseaux ou des rivières sur au moins 60 % de son périmètre. Les étangs font partie du paysage, façonné du primaire ancien au Jurassique inférieur, qui a laissé d’épaisses couches d’argile. Le granit et les schistes cristallins affleurent fréquemment, en ponctuant les prairies de chirons, ces gros blocs laissés par l’érosion.

La commune qui connut un millier d’habitants au début du siècle, régressa jusqu'à 530 béalociens en 1975. La proximité de Parthenay permet aujourd’hui une expansion lente mais régulière. La population est voisine de 650 personnes, soit une densité de 23 habitants au km². Sa répartition par tranche d’âges est proche de la moyenne du département. Le parc de logement est ancien, 40 % ont été construits après 1975. La quasi-totalité des résidences principales est constituée de maisons individuelles. Le réseau routier comprend cinq routes départementales dont la RD 938 de Parthenay à Saint Maixent l’Ecole, du nord au sud, et la RD 22 de Mazières-en-Gâtine à Thenezay de l’ouest à l’est. Les voies intercommunales ont une longueur voisine de 20 km, les routes communales de 21 environ, et les chemins ruraux côtoient les 31 km, dont 15 sont particulièrement adaptés à la randonnée.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Beaulieu vient du latin « bellus locus », « lieu beau », endroit agréable à habiter.
De nombreuses communes portent ce nom unique. Pour éviter les confusions , on indique le département entre parenthèses: ce sont Beaulieu (Ardèche), Beaulieu (Cantal), Beaulieu (Côte-d'Or), Beaulieu (Hérault), Beaulieu (Indre), Beaulieu (Isère), Beaulieu (Haute-Loire), Beaulieu (Nièvre), Beaulieu (Orne), Beaulieu (Puy-de-Dôme). Certaines communes ont adjoint, pour se différencier, un mot indiquant leur situation: Beaulieu-sous-Parthenay, Beaulieu-sur-Mer, Beaulieu-sur-Loire, Beaulieu-sur-Layon, Beaulieu-sous-la-Roche, Beaulieu-les-Fontaines, Beaulieu-sur-Sonnette, Beaulieu-sur-Oudon, Beaulieu-en-Argonne, Beaulieu-lès-Loches, Beaulieu-sur-Dordogne.
La gentilé des habitants de Beaulieu est très variée: Beaulieusard, Beaulieurois, Bellilocien, Bellieurain, Bellilocois, Belliloquois, Belliloqueteux, Belliquière, Berlugan, Beloudonien.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premiers témoignages de séjour sur le territoire datent du néolithique supérieur, il y a cinq millénaires. Il a été retrouvé des haches polies sur un coteau de la Viette près de la Férolière. Les labours ont remonté à la lumière cet outil primitif. Beaucoup plus tard l’occupation romaine a fixé bon nombre de chemins pour mieux contrôler les turbulentes tribus celtes qui occupaient notre espace.

Notre église possède de nombreux éléments de maçonnerie originaires du XIIe siècle, le porche, des chapiteaux, ainsi que des corbeaux supports de colonnettes, que le tailleur de pierres a sculpté sous forme de têtes humanoïde et de félins, peut-être pour rappeler un ancien culte païen célébré sur l’emplacement actuel de l’église qui couvre des puits aujourd’hui disparus. Elle est caractérisée par l’inclinaison de son clocher, que les récentes réfections n’ont pu corriger.

La commune comprend plusieurs anciens logis fortifiés construits au XIVe siècle, dont le château de la Guyonnière, encore entouré de douves baignant un jardin d’inspiration médiévale. Le château de la Meilleraye, ancienne demeure qui fut somptueuse, ou séjourna le maréchal de France Charles de La Porte, fut édifié au XVIIe siècle sur l’emplacement d’une ancienne maison forte. Ses ruines romantiques, classées, attendent une conjonction d’évènements favorables pour être mises en valeur.

Plusieurs borderies ont été construites en moellons de granit à cette époque, dont celle de La Sablière qui porte la date de 1608 sur la clef de la voûte d'entrée. Pour appréhender l'origine des noms des lieux-dits, il est prudent de les étudier, avant toute référence livresque, à la lumière du parler local (poitevin)

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1834 1837 Jacques Poindessault    
1837 1842 Jouneau    
1843 1874 Pierre Jollit    
1874 1891 Jamain    
1882 1896 Honoré Gaillard    
1896 1917 Emile Poindessault    
1918 1920 Pierre Chaigneau -
Jean Bichot (maires délégués)
   
1920 1939 Armand Charron    
1939 1940 André David    
1941 1944 Anor Jollit   Président de la délégation spéciale
1945 1967 André David    
1967 1989 Gérard Poindessault    
1989 2001 Roger Pelletier    
mars 2001 2008 Jean Tournayre    
mars 2008 2014 Jean Tournayre[1]    
mars 2014 En cours Francine Chausseray SE Retraitée

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3].

En 2016, la commune comptait 675 habitants[Note 1], en augmentation de 0,6 % par rapport à 2011 (Deux-Sèvres : +1,03 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
800925730916990924867871874
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
871839853840849900985953984
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0371 0461 030860796755738700679
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
650575533584591623638671675
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Sur les 2670 hectares de la commune, une trentaine d’exploitations agricoles, d’une superficie moyenne de 60 ha, se sont spécialisées dans l’élevage bovin, ovin et caprin, ainsi que dans la production laitière. Les terres labourables sont destinées essentiellement aux productions d’aliments pour le bétail sous forme d’ensilage vert et de céréales. Le bocage est soigneusement entretenu pour l’élevage extensif ovin, et bovin. Une exploitation élève des canards en hors sol. Enfin le tourisme vert a fait naître quelques vocations. Les bois et la forêt couvrent le tiers du territoire. Ils permettent l’exploitation forestière, ainsi que la chasse au petit et au gros gibier.

Le commerce et l’artisanat contribuent à animer la commune. Dans le bourg trois commerces : une boulangerie, un bar-tabac distributeur de journaux, un salon de coiffure, sont proches de la place Saint-Benoît. Les artisans et animateurs de petites entreprises couvrent la distribution, l’entretien de l’habitat et des espaces verts. Le tourisme vert a permis la création de l‘accueil en chambres d’hôtes, et gîtes.

Les différentes associations ont tissé un réseau social qui se manifeste par l’entraide, le sport, les activités culturelles et festives. Des manifestations annuelles comme « La Main Verte » le troisième weekend d’avril (présentation et vente de végétaux), la foire aux puces et la brocante le troisième samedi d’août, ou ponctuelles dans le cadre des manifestations sportives (football, cyclisme, pétanque) et des ateliers culturels régionaux, permettent régulièrement à la population et à ses voisins de se rencontrer. De plus, le club de "tennis loisirs Beaulieu-Vouhé" refait son apparition en 2009 avec une nouvelle équipe dirigeante.

La commune est partagée entre différentes zones d’influences. La plus importante est celle du pôle industriel, commercial, éducatif, administratif, et culturel de Parthenay, dont elle tire une partie de son nom. En effet le tiers de la population active travaille dans ce bassin d’emploi. Les courses familiales hebdomadaires y sont réalisées pour l’essentiel. Le vendredi après-midi, et le samedi pour les salariés. Le mercredi pour les populations rurales, dont le marché hebdomadaire ponctue la semaine depuis des décennies. La commune appartient à cette circonscription à laquelle elle est rattachée pour le secours incendie, et bien sûr pour une partie des actes médicaux. Niort est la seconde destination des salariés, des chalands. La communauté de communes du Pays Sud-Gâtine, établissement public de coopération intercommunale dont le siège est à Saint-Lin, regroupe les mêmes communes que le canton de Mazières-en-Gâtine. Mazières-en-Gâtine, chef lieu du canton abrite le collège, une section de gendarmerie, et un bureau du Trésor public. La population revendique son appartenance à la Gâtine.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de la Guyonnière.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]