Beaulieu-sur-Mer

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Beaulieu-sur-Mer
Beaulieu-sur-Mer
Port de Beaulieu-sur-Mer.
Blason de Beaulieu-sur-Mer
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Canton Beausoleil
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
Roger Roux
2014-2020
Code postal 06310
Code commune 06011
Démographie
Gentilé Berlugans
Population
municipale
3 721 hab. (2016 en diminution de 1,09 % par rapport à 2011)
Densité 4 045 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 42′ 18″ nord, 7° 19′ 48″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 189 m
Superficie 0,92 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur

Voir sur la carte administrative de Provence-Alpes-Côte d'Azur
City locator 14.svg
Beaulieu-sur-Mer

Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes

Voir sur la carte topographique des Alpes-Maritimes
City locator 14.svg
Beaulieu-sur-Mer

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Beaulieu-sur-Mer

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Beaulieu-sur-Mer
Liens
Site web www.beaulieusurmer.fr

Beaulieu-sur-Mer (Bèuluèc en occitan niçois) est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Berlugans.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Plage de la Baie des fourmis (et la Villa Kérylos), Beaulieu sur Mer, France

Beaulieu-sur-Mer se trouve sur la Côte d'Azur, entre Nice et Monaco, au bord de la mer Méditerranée sur la route du bord de mer (Basse corniche, route M6098). La ville est située à l'est du Cap Ferrat. Elle jouxte les agglomérations de Villefranche-sur-Mer, Saint-Jean-Cap-Ferrat et Èze. Beaulieu-sur-Mer a fait administrativement partie de la commune de Villefranche-sur-Mer jusqu'en 1891.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Commune membre de la Métropole Nice Côte d'Azur.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Beaulieu-sur-Mer
Villefranche-sur-Mer Villefranche-sur-Mer Villefranche-sur-Mer
Villefranche-sur-Mer Beaulieu-sur-Mer Mer Méditerranée
Villefranche-sur-Mer Saint-Jean-Cap-Ferrat Mer Méditerranée

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune de Beaulieu-sur-Mer est classée en loi littoral, catégorie Mer.

Collines environnantes : Mont Leuze, Mont Leuza, Plateau St-Michel, Plateau de la Justice, parc départemental de la Grande Corniche, Mont Alban, et Mont Boron sur la commune de Villefranche-sur-Mer.

Climat[modifier | modifier le code]

Climat classé Csb dans la classification de Köppen et Geiger[6].

Article détaillé : Climat des Alpes-Maritimes.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Beaulieu-sur-Mer se situe en zone de sismicité 4 (sismicité moyenne)[7].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Eaux souterraines[8] :

  • 4 forages,
  • 1 puits,
  • 1 source.

Beaulieu-sur-Mer dispose de la station d'épuration intercommunale de Nice, d'une capacité de 650 000 équivalent-habitants[9].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La ville est traversée par la route départementale 98, le principal axe de circulation entre Menton et Toulon.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Trois lignes de bus du réseau Lignes d'azur, sont en service. L'une d'entre elles a son terminus en ville. Les deux autres, reliant Nice à Menton et Nice à Saint-Jean-Cap-Ferrat traversent la ville en plusieurs arrêts[10].

Lignes SNCF[modifier | modifier le code]

Beaulieu-sur-Mer dispose par ailleurs d'une gare, desservie par le TER Provence-Alpes-Côte d'Azur, et permettant aux voyageurs de se rendre jusqu'à Juan-les-Pins, Cannes, Grasse vers l'ouest, et jusqu'à Menton et Vintimille vers l'est.

Ports[modifier | modifier le code]

Ports en Provence-Alpes-Côte d'Azur

Ports Sur la commune :

  • Le Port de Plaisance[11],
  • Port des Fourmis.

Ports les plus proches :

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Les aéroports les plus proches sont :

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Bello Loco en 1155[réf. souhaitée].

Bèuluec de Mar en occitan.

Beaulieu vient du latin bellus locus, « lieu beau », « endroit agréable à habiter ».
De nombreuses communes portent ce nom unique. Pour éviter les confusions , on indique le département entre parenthèses: ce sont Beaulieu (Ardèche), Beaulieu (Cantal), Beaulieu (Côte-d'Or), Beaulieu (Hérault), Beaulieu (Indre), Beaulieu (Isère), Beaulieu (Haute-Loire), Beaulieu (Nièvre), Beaulieu (Orne), Beaulieu (Puy-de-Dôme). Certaines communes ont adjoint, pour se différencier, un mot indiquant leur situation: Beaulieu-sur-Mer, Beaulieu-sur-Dordogne, Beaulieu-sur-Loire, Beaulieu-sur-Layon, Beaulieu-sous-la-Roche, Beaulieu-les-Fontaines, Beaulieu-sur-Sonnette, Beaulieu-sur-Oudon, Beaulieu-en-Argonne, Beaulieu-lès-Loches, Beaulieu-sous-Parthenay.
Le gentilé des habitants de Beaulieu est très variée: Beaulieusard, Beaulieurois, Bellilocien, Bellieurain, Bellilocois, Belliloquois, Belliloqueteux, Belliquière, Berlugan, Beloudonien.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le territoire de Beaulieu-sur-Mer est habité depuis la préhistoire. Une grotte localisée dans le quartier de la Petite Afrique (aujourd'hui détruite) a livré des traces d'occupation du Paléolithique à la fin du XIXe siècle[12]

Des travaux à l'emplacement des magasins Giaume et de l'hôtel Empress, au centre-ville, ont permis la mise au jour de céramiques du Néolithique à la même époque « Johnston-Lavis », éminent volcanologue britannique s'étant installé dans la région. [réf. souhaitée]

Antiquité - Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

On ne connaît pas de site de l'âge du fer sur le territoire de la commune, mais d'importantes traces d'occupation d'époque romaine ont été découvertes dans le secteur de la gare et sur le bord de mer, autour de la chapelle Notre-Dame d'Olivo où ont été mises au jour plus d'une centaine de sépultures antiques au XIXe siècle. Ces dernières permettent de penser qu'une importante voie de circulation antique longeait le bord de mer à la hauteur de Beaulieu.

Lors de la construction de l'église paroissiale et de la destruction de la batterie côtière[13],[14], à quelques mètres de la chapelle Notre-Dame d'Olivo, Johnston-Lavis a entrepris de fouilles et mis au jour un important dépôtoir de céramiques antiques comprises entre la fin du Ier s. ap. J.-C. et le VIe s. ap. J.-C[réf. souhaitée] Elles semblent indiquer la présence d'une station portuaire relativement importante à Beaulieu durant l'Antiquité. Ses fouilles dans le quartier de la gare lui ont permis d'observer les restes de riches habitats d'époque romaine, qui semblent appartenir à une petite agglomération littorale.

Dans les années 1950, le colonel Cheneveau, président de l'Institut de Préhistoire et d'Archéologie Alpes Méditerranée (IPAAM)][15], a entrepris des fouilles dans le jardinet attenant à la chapelle Notre-Dame et a mis au jour une nécropole de l'Antiquité tardive et du Haut Moyen Âge qui, contrairement à ce que dit la tradition locale, semble montrer que le littoral n'est pas abandonné à cette époque. [réf. souhaitée]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

C'est au XIXe siècle que Beaulieu-sur-Mer, relié à Nice par la route et le chemin de fer, devient un lieu de villégiature réputé. De nombreuses têtes couronnées et autres célébrités affectionnent particulièrement cette station hivernale. Parmi eux la plupart des grandes figures de la royauté européenne : le premier Prince de Galles, Léopold II, les Reines d’Italie et du Portugal, Guillaume II, l’Impératrice Eugénie… sans oublier les autres célébrités de l’époque comme Gustave Eiffel, Léon Tolstoï, l’archéologue Théodore Reinach à qui l’on doit la villa Kérylos[16],...

La Première Guerre mondiale marque un coup d'arrêt, mais la vocation touristique de Beaulieu-sur-Mer est désormais établie.

À partir de la seconde moitié des années 90, le déclin touristique et économique s'amorce. Plusieurs hôtels sont transformés en copropriété ou purement et simplement démolis pour laisser place à des immeubles de logements. Ce mouvement, lié principalement à l'augmentation des prix de l'immobilier, n'a pas été freiné par l'autorité municipale.

À partir de 2005, le célèbre hôtel Métropole et la Villa Eiffel bordant le littoral ont été rachetés[17] par des hommes d'affaires souhaitant relancer l'activité touristique en déclin à Beaulieu.

Par la suite des projets de démolition / reconstruction du Métropole [18] et de la Résidence Eiffel ont vu le jour mais ont été combattus par plusieurs associations qui protestaient[19] contre la spéculation foncière et immobilière dans le triangle d'or (Villefranche-sur-Mer / Saint-Jean-Cap-Ferrat / Beaulieu-sur-Mer)[20].

En 2010, le casino, dont les murs sont la propriété de la commune, a été mis en liquidation judiciaire[21]. Après d'importants travaux de rénovation, il rouvre ses portes le 17 décembre 2014, accueillant désormais un casino de jeux[22], une salle de spectacle[23], un restaurant et un cinéma[24].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité 2017[modifier | modifier le code]

En 2017, le budget de la commune était constitué ainsi[25] :

  • total des produits de fonctionnement : 8 570 000 , soit 2 270  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 7 846 000 , soit 2 078  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 1 742 000 , soit 461  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 1 196 000 , soit 317  par habitant ;
  • endettement : 3 728 000 , soit 990  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 11,00 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 11,90 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 5,49 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2015 : médiane en 2015 du revenu disponible, par unité de consommation : 21 873 [26].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1891 1891 Hippolyte Marinoni    
1891 1900 François de May    
1900 1904 Eugène Gourdin    
1904 1911 Jean Bailet    
1911 1919 Albert Léglise    
1919 1925 Pascal Clais    
1925 1927 Albert Dubarry    
1928 1940 François de May    
1940 1944 Antonin Liberos    
1944 1947 Paul Dubech    
1947 1947 Étienne Petit    
1947 1959 François de May    
1959 1989 Fernand Dunan UDF  
1989 2001 Christian Scolari RPR Avocat
2001 En cours
(au 30 avril 2014[27])
Roger Roux DVD-LR Fonctionnaire

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1891. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[29].

En 2016, la commune comptait 3 721 habitants[Note 1], en diminution de 1,09 % par rapport à 2011 (Alpes-Maritimes : +0,23 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936
5511 0581 3941 4981 8631 9802 2462 8052 524
1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
2 1762 4843 2904 0504 2734 3024 0133 6753 714
2007 2012 2016 - - - - - -
3 7203 7643 721------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[32] :

  • Écoles maternelle et primaire[33],
  • Collège,
  • Lycée à Nice.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[34] :

  • Médecins,
  • Pharmacies,
  • Hôpitaux à Cap-d'Ail, Nice.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Beaulieu-sur-Mer fait partie du triangle d'or (Beaulieu-sur-Mer, Saint-Jean-Cap-Ferrat, Villefranche-sur-Mer), secteur de la côte d'Azur où les prix de l'immobilier sont les plus élevés de France.

Commerces[modifier | modifier le code]

  • Commerces de proximité[40].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La villa Kérylos.
Villa Kérylos - Chambre de Madame Reinach.
La Rotonde et l'ancien Hôtel Bristol.
Vu du train, ensemble de villas à Beaulieu-sur-Mer.
  • L’ancien Hôtel Bristol, édifice de six étages est construit en 1898 par l’architecte danois Hans-Georg Tersling, prenant à l'époque tout l’espace entre la gare et la mer. Ce palace est né de la volonté d'un fabricant de meubles londonien, Sir Blundell Maple et accueille dès son ouverture le 1er janvier 1899 les grands de ce monde tels que le prince Louis Napoléon, la duchesse d'Aoste. Il est pendant longtemps l’un des plus vastes et des plus luxueux palaces de la Riviera : 150 employés, 300 chambres, des salons particuliers, plusieurs bibliothèques et d’immenses pavillons situés aux deux extrémités pour accueillir concerts ou pièces de théâtre. L’immeuble occupe 2000 m2, avec côté sud, un vaste jardin complanté de fleurs, orangers, palmiers. Côté nord se trouvent les dépendances, cuisines, argenterie, lingerie. Le hall de l’entrée principale, de huit mètres de hauteur, conduit à un double escalier monumental qui met en communication avec les étages ; 60 chambres réparties le long d’un couloir de 150 mètres dans chacun des cinq premiers étages, au sixième, les logements du personnel. Cette renommée fut quelque peu ébranlée à la suite d'un incendie en avril 1911 qui détruisit la toiture à l'allure de château anglais contraignant les propriétaires à la remplacer par un toit plat rasant ainsi le dernier étage[41]. Puis en 1954, les contraintes économiques, la disparition des grandes familles européennes occasionnèrent une vente du Bristol par appartements. L'hôtel est aujourd'hui une copropriété de grand standing, conservant le hall d'entrée. Inaugurée en 1904, la Rotonde est adjacente à l'Hôtel Bristol. Pour répondre à la demande d’une salle à manger supplémentaire servant pour le thé dansant de l’après-midi, l'architecte créa un espace rayonnant particulièrement scénique. Les hivernants de la bonne société auxquels se mêlaient les familles régnantes d’Europe en séjour d’hiver sur la Côte, se rendaient fréquemment à la Rotonde pour passer un moment privilégié. Cet édifice se présente sous la forme d’une grande salle circulaire à absides vitrées, coiffée d’une coupole à pans coupés. Des colonnes corinthiennes structurent les avancées en arrondi des absides, délimitant un lumineux volume intérieur. Sa terrasse donne sur le jardin du Casino de Beaulieu qu’annonce, le long de la route du bord de mer, une rangée de washingtonia filifera, palmier originaire de Californie. La Rotonde, lot de copropriété appartenant à la commune, est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en date du .
  • La villa de May située avenue Charles II comte de Provence, à côté du collège Jean-Cocteau, a été construite en 1826 par Gaétan de May, puis elle a été rachetée par la ville, en 1967 pour y accueillir le musée d'Histoire et d'Archéologie. Les deux salons au rez-de-chaussée, le salon de Diane, le salon du jugement de Pâris et le petit salon aux amours au premier étage avec leur décor sont inscrits au titre des monuments historiques le . La villa fut entièrement restaurée entre 2013-2014 et elle accueille désormais le conservatoire intercommunal de Musique.
  • Le palais des Anglais situé avenue Maréchal Foch est édifié en 1885 sous le nom d’Hôtel des Anglais[42] et fait face à la gare ferroviaire. C'est l'un des premiers hôtels de la ville qui accueille l'aristocratie Européenne pendant la saison d'hiver. La modénature de l'immeuble de quatre étages est riche. Chaque étage possède une frise de style différent. Le dôme central est supporté en façade principale par quatre cariatides. Au niveau du dôme également, on retrouve les armoiries royales du Royaume-Uni avec la représentation du lion et de la licorne ainsi que la devise en Français Honni soit qui mal y pense de l'Ordre de la Jarretière. Il est à noter que la devise est inscrite sur l'édifice avec deux « n » contrairement à l'usage outre-manche qui ne comprend qu'un seul « n ». Les ferronneries des balcons sont d'inspiration art nouveau. L’hôtel fut fréquenté, entre autres, par l'un des fils de la Reine Victoria du Royaume-Uni et frère du Roi Édouard VII du Royaume-Uni, Arthur du Royaume-Uni, duc de Connaught et Strathearn. L'immeuble a servi d’hôpital militaire pendant le conflit de la Première Guerre mondiale. L'édifice a été transformé en immeuble d'appartements en 1939.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église du Sacré-Cœur, boulevard Leclerc, construite en 1899[43] et son orgue[44].
  • Chapelle Sancta-Maria-de-Olivo, boulevard Leclerc XIe siècle[45].
  • Église anglicane Saint-Michael, rue des Myrtes, construite en 1893[46] et son orgue[47].
  • Monuments commémoratifs : monument aux morts[48] et plaque commémorative dans l'église[49].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Hippolyte Auguste Marinoni (1823-1904), inventeur, patron de presse, fut maire de Beaulieu-sur-Mer pendant 19 jours.
  • Édouard Meny de Marangue (1882-1967), médaillé de bronze de tennis en double messieurs aux Jeux olympiques de Stockholm en 1912, il est décédé à Beaulieu-sur-Mer en 1967.
  • Charles Fagniez (1874-1952), entomologiste, a habité la villa Les Mandarines, près de l'hôtel Bristol.
  • Pierre Boileau (1906-1989), écrivain, il a vécu à Beaulieu-sur-Mer où il est décédé en 1989.
  • Jean-Claude Rémoleux (1923-1985), acteur français.
  • Louis Cane, peintre et sculpteur, il est né à Beaulieu-sur-Mer en 1943.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Beaulieu-sur-Mer Blason Coupé au 1) d’azur au soleil d’or, au 2) d’or à l’olivier arraché de sinople fruité de sable. PAX in PULCHRITUDINE, c'est-à-dire "Paix dans la Beauté" ou “dans la Splendeur"[50].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Éric Le Ray, Hippolyte Auguste Marinoni, 1823-1904, le fondateur de la presse moderne, Editions l'Harmattan, Paris, 2009
  • André Cane, Naissance d’une commune : Beaulieu-sur-mer, p. 121-133, Nice-Historique, 1991, no 72 Lire en ligne
  • Collectif, Le patrimoine des communes des Alpes-Maritimes en deux volumes, vol. II : Cantons de Menton à Villefranche-sur-Mer, Paris, Flohic Éditions, coll. « Le Patrimoine des Communes de France », , 574 p. (ISBN 2-84234-071-X)
    Canton de Villefranche-sur-Mer : pp. 998 à 1015 : Beaulieu-sur-Mer (dont la Villa Kérilos pp. 1013-1014)
  • Philippe de Beauchamp, Photographies Loïc-Jahan, L'art religieux dans les Alpes-Maritimes, architecture religieuse, peintures murales et retables, Aix-en-Provence, Édisud, , 143 p. (ISBN 2-85744-485-0)
    Pays niçois, Var inférieur et côte Est : Beaulieu-sur-Mer, p. 56
  • Dossier inventaire Gare de Beaulieu-sur-Mer
  • L'architecture de villégiature

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Plan d'Occupation des Sols
  2. Le PLU de Beaulieu-sur-mer annulé
  3. En application de l'article L.121-8 du Code de l'urbanisme, la légalité de permis de construire (projets d'infrastructures hôtelières) délivrés sous le régime d'un PLU annulé, est apprécié au regard du POS antérieur
  4. Le Plan Local d'Urbanisme Métropolitain (PLUm)
  5. Le PLU métropolitain Nice-Côte d'Azur
  6. Table climatique
  7. Plan séisme
  8. L'eau dans la commune
  9. Description de la station NICE-HALIOTIS
  10. Venir à Beaulieu-sur-Mer
  11. Ports
  12. Histoire de Beaulieu-sur-Mer
  13. Batterie
  14. Tours à signaux : Tour de Boso
  15. Institut de Préhistoire et d'Archéologie Alpes Méditerranée
  16. L'histoire de Beaulieu-sur-Mer
  17. Côte d'Azur : l’Hôtel Métropole va renaître à Beaulieu-sur-Mer. Le 5 étoiles fermé depuis 2006
  18. Faut-il détruire le Métropole ? Un palace azuréen dans la tourmente
  19. Association de Défense de l'Environnement de Beaulieu-sur-Mer (ADEB)
  20. Communiqué de l'association de défense de l'environnement et du cadre de vie Berlugans
  21. Le casino de Beaulieu en liquidation
  22. Le casino de Beaulieu rouvre ses portes ce mercredi soir
  23. Première visite du casino de Beaulieu avant son ouverture en décembre
  24. Site du Cinéma de Beaulieu
  25. Les comptes de la commune de Neufchâteau
  26. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  27. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  28. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  29. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  30. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  31. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  32. Établissements d'enseignements
  33. École élémentaire
  34. Professionnels et établissements de santé
  35. Paroisse Notre-Dame de l'Espérance
  36. Église anglicane Belle Époque, St Michael's
  37. Beaulieu-sur-Mer, page 50
  38. Maraîchage et fruits
  39. Noix sèches et produits dérivés
  40. Commerces de proximité
  41. Le Petit Niçois du 29 mars 1911
  42. « hôtel de voyageurs dit Hôtel des Anglais, actuellement immeuble dit Palais des Anglais », notice no IA06000992, base Mérimée, ministère français de la Culture
  43. « église paroissiale du Sacré-Cœur », notice no IA06001028, base Mérimée, ministère français de la Culture
  44. Le soutien de la Fondation du patrimoine pour l'orgue de l'église du Sacré-Cœur
  45. « église paroissiale Notre-Dame-d'Olive, dite Sancta-Maria », notice no IA06001029, base Mérimée, ministère français de la Culture
  46. « église d'anglicans Saint-Michael », notice no IA06001030, base Mérimée, ministère français de la Culture
  47. Notice no IM06000926, base Palissy, ministère français de la Culture Orgue de l'église d'anglicans Saint-Michael
  48. Conflits commémorés : 1914-1918 - 1939-1945 - Indochine (1946-1954) - AFN-Algérie (1954-1962)
  49. Monument paroissial
  50. Nice Côte d'Azur 3 : Beaulieu-sur-Mer, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau