Saint-Pierre (Cantal)

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Saint-Pierre
Saint-Pierre (Cantal)
La Dordogne au site de Saint-Nazaire. Toute la partie à gauche de la retenue se trouve sur la commune de Saint-Pierre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Mauriac
Canton Ydes
Intercommunalité Communauté de communes Sumène Artense
Maire
Mandat
Daniel Salvary
2014-2020
Code postal 15350
Code commune 15206
Démographie
Population
municipale
135 hab. (2016 en diminution de 20,12 % par rapport à 2011)
Densité 9,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 23′ 21″ nord, 2° 23′ 20″ est
Altitude Min. 352 m
Max. 692 m
Superficie 14,27 km2
Localisation

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Saint-Pierre est une commune française située dans le département du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Située dans le Massif central, la commune est entourée aux trois-quarts par le lit de la Dordogne qui marque là la limite entre le Cantal et la Corrèze. La commune de Champagnac est la seule avec laquelle elle partage une limite terrestre.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Saint-Pierre est limitrophe de six autres communes, dont cinq dans le département de la Corrèze.

Communes limitrophes de Saint-Pierre
Sainte-Marie-Lapanouze
(Corrèze)
Roche-le-Peyroux
(Corrèze)
Sarroux - Saint Julien
(Corrèze)
Liginiac
(Corrèze)
Saint-Pierre
Sérandon
(Corrèze)
Champagnac

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 1 427 hectares ; son altitude varie entre 352 et 692 mètres[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Outre la Dordogne qui enserre le territoire communal du nord-est au sud-ouest en passant par le nord, Saint-Pierre est traversée par deux de ses affluents : le ruisseau de Combret[2] et le ruisseau de Gioux[3].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 110, alors qu'il était de 102 en 1999[I 1].

Parmi ces logements, 60,9 % étaient des résidences principales, 32,7 % des résidences secondaires et 6,4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 86,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 10,0 % des appartements[I 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 64,2 %, en légère hausse par rapport à 1999 (61,0 %)[I 3].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune est née d'une création par démembrement de la commune de Champagnac en 1871[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La population de la commune étant comprise entre 100 et 499 habitants au recensement de 2011, onze conseillers municipaux ont été élus en 2014[5],[6].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001[7] En cours
(au 9 avril 2014[8])
Daniel Salvary UMP-LR Agriculteur

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Saint-Pierre relève du conseil de prud'hommes d'Aurillac, de la Cour administrative d'appel de Lyon, de la Cour d'appel de Riom, de la Cour d'assises du Cantal, du tribunal administratif de Clermont-Ferrand, du tribunal d'instance d'Aurillac, du tribunal de commerce d'Aurillac, du tribunal de grande instance d'Aurillac et du tribunal pour enfants d'Aurillac[9].

Contamination radioactive de l'environnement[modifier | modifier le code]

Sur la commune se trouvait une mine d’uranium qui est à l'origine d'une contamination radioactive par des déchets radifères de faible activité[Note 1]. En 2007, les recherches effectuées par l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) confirment les risques et la présence de déchets radioactifs dans le domaine public[11]. En juillet 2008, le magazine Le Point indique la réutilisation des déchets radioactifs comme remblai dans la commune[12]. La commune est citée parmi les communes contenant des déchets radioactifs, dans le reportage Uranium, le scandale de la France contaminée de l'émission Pièces à conviction sur France 3 le 11 février 2009[13]. Une instruction est ouverte contre la Société des mines de Jouac, filiale de la Cogema qui exploitait le site, devant le tribunal de grande instance d'Aurillac en décembre 2013[14]. Celle-ci est relaxée en mai 2014[15].

Le 15 juin 2016, la CRIIRAD dénonce, dans une lettre au ministre de l’Environnement, des travaux d'aménagement (plantation d'arbres, érection d'une stèle) sur des parcelles contenant certains des résidus d'exploitation, en violation de l'arrêté préfectoral interdisant toute atteinte aux couches de recouvrement des déchets.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 10 mars 2015, Saint-Pierre n'est jumelée avec aucune commune[16].

Démographie[modifier | modifier le code]


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1872. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[18].

En 2016, la commune comptait 135 habitants[Note 2], en diminution de 20,12 % par rapport à 2011 (Cantal : -1,09 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
538568570573509452542512543
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
374334311363238224231208148
1982 1990 1999 2004 2009 2014 2016 - -
148148150160168139135--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 20 342 €, ce qui plaçait Saint-Pierre au 30 706e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[20].

En 2009, 70,6 % des foyers fiscaux n'étaient pas imposables[I 4].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 102 personnes, parmi lesquelles on comptait 71,6 % d'actifs dont 63,7 % ayant un emploi et 7,8 % de chômeurs[I 5].

On comptait 373 emplois dans la zone d'emploi, contre 31 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 65, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 3] est de 49,2 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre un emploi pour deux habitants actifs[I 6].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Saint-Pierre comptait 21 établissements : 14 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 1 dans l'industrie, 2 dans la construction, 3 dans le commerce-transports-services divers et 1 était relatif au secteur administratif[I 7].

En 2011, aucune entreprise n'a été créée à Saint-Pierre[I 8].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le barrage de Marèges est pour moitié (à droite) sur la commune de Saint-Pierre.

La commune ne compte ni monument, ni objet répertorié à l'inventaire des monuments historiques[21],[22] mais elle contient 13 lieux et monuments ainsi que le mobilier de l'église paroissiale répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[23],[24]. Parmi ces lieux et monuments, on peut citer la centrale hydroélectrique dite « barrage de Marèges » qui se trouve en partie sur la commune, sur la Dordogne à la limite avec Liginiac et dont l'accès routier au barrage n'existe pas du côté Cantal ; cette centrale a été construite en 1935[25].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La CRIIRAD indique avoir procédé en 2003 « à une série de contrôles radiologiques dans l’environnement de l’ancien site de Saint-Pierre […] investigations financées par une association locale, « Nos enfants et leur sécurité », soucieuse des risques associés au plan d’eau aménagé dans la zone d’influence directe du site minier. Le site abritait une mine d’uranium (exploitée de 1958 à 1981) et une usine d’extraction de l’uranium (exploitée de 1976 à 1985). De source officielle[Quoi ?], 1 350 tonnes d’uranium ont été extraites ; 530 000 tonnes de déchets radioactifs ont été enfouies dans l’excavation de la mine à ciel ouvert et 70 000 tonnes de résidus fins et boues dans les bassins de décantation. »[10].
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
  3. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  5. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  6. EMP T5 - Emploi et activité.
  7. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  8. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Combret (P0700530) », consulté le 3 août 2014.
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Gioux (P0790530) », consulté le 3 août 2014.
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Article L2121-2 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance, consulté le 12 septembre 2015.
  6. Résultats des élections municipales et communautaires 2014 sur le site du ministère de l'Intérieur, consulté le 12 septembre 2015.
  7. « Les maires de Saint-Pierre », sur le site de l'association FranceGenWeb (consulté le 10 mars 2015).
  8. Liste des maires du Cantal, publiée le 9 avril 2014 par la préfecture du Cantal, [lire en ligne].
  9. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et des Libertés (consulté le 10 mars 2015).
  10. « MINE D'URANIUM DE SAINT-PIERRE (CANTAL) : MISE EN EVIDENCE D'UNE CONTAMINATION DE L'ENVIRONNEMENT », sur le site de la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité, (consulté le 10 mars 2015).
  11. Christophe Labbé et Olivia Recasens, « Ancien site minier d'uranium de Saint Pierre (Cantal) : des actions devront être menées pour assurer de la protection des populations et de l'environnement. », sur le site de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, (consulté le 10 mars 2015).
  12. Christophe Labbé et Olivia Recasens, « Le scandale des remblais radioactifs », sur le site du magazine Le Point, (consulté le 10 mars 2015).
  13. « JT »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur le site de TF1, (consulté le 10 mars 2015).
  14. La Montagne, 20 décembre 2013.
  15. ActuCantal, 15 mai 2014
  16. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 10 mars 2015).
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  20. « Fichier RFDM2011COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 novembre 2013).
  21. « Liste des monuments historiques de la commune de Saint-Pierre », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. « Liste des objets historiques de la commune de Saint-Pierre », base Palissy, ministère français de la Culture.
  23. « Liste des lieux et monuments de la commune de Saint-Pierre à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. « Liste des objets de la commune de Saint-Pierre à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Palissy, ministère français de la Culture.
  25. « Centrale hydroélectrique dite Barrage de Marèges », notice no IA15000083, base Mérimée, ministère français de la Culture.