Beaulieu-lès-Loches

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Beaulieu-lès-Loches
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Loches
Canton Loches
Intercommunalité Loches Sud Touraine
Maire
Mandat
Sophie Métadier
2014-2020
Code postal 37600
Code commune 37020
Démographie
Gentilé Bellilociens
Population
municipale
1 811 hab. (2014)
Densité 467 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 07′ 45″ nord, 1° 00′ 58″ est
Altitude Min. 68 m
Max. 121 m
Superficie 3,88 km2
Localisation

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Beaulieu-lès-Loches
Liens
Site web beaulieulesloches.eu/

Beaulieu-lès-Loches est une commune française du département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est arrosé par la rivière Indre.

La commune se trouve dans l'aire géographique et dans la zone de production du lait, de fabrication et d'affinage du fromage Valençay[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le comte d'Anjou Foulques Nerra a fondé vers l'an 1007 une abbaye, confiée aux Bénédictins, au lieu-dit « Belli loci » pour se racheter de ses péchés. Foulques Nerra est enterré dans l'abbatiale. Autour de l'abbaye, une ville s'est développée. Elle bénéficia, chose rare à cette époque et dans cette région, d'une charte de fondation avec des droits de marché et de foire ; et pour l'abbaye celui de battre monnaie.

Pendant la Guerre de Cent Ans, la ville mal protégée fut occupée par les Anglais en 1359 et 1412. L'appellation de la rue Brûlée vient du souvenir de ce deuxième sac. Plus tard, en 1562, à l'époque des guerres de religion, ce sont les Huguenots qui pillent les biens de l'Église[2].

L’édit de Beaulieu est signé par Henri III de France et met fin à la cinquième guerre de religion française, le 6 mai 1576. Très libéral envers les protestants qui voient leurs revendications satisfaites, il obtempère également aux demandes financières exorbitantes des princes. Il déclenche immédiatement la sixième guerre de religion.

Beaulieu avait une économie dynamique, au XIXe siècle, on considérait le bellilocien comme plus entreprenant, plus apte au commerce que le lochois son voisin[3]. La commune a fortement décliné à la fin du XIXe siècle. Aujourd'hui, elle est avant tout une cité dortoir.

Selon l'Encyclopédie Universalis (2010) la charte de fondation de la ville utilisait pour la première fois (en l'an 1007) le mot "bourgeois" pour qualifier les habitants des villes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Beaulieu a été renommée Beaulieu-lès-Loches le 1er mars 1957.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Pierre Renard PS  
mars 2008 en cours Sophie Métadier DVD Urbaniste
Les données manquantes sont à compléter.


Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2009[4].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 811 habitants, en augmentation de 3,78 % par rapport à 2009 (Indre-et-Loire : 2,57 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 012 2 153 2 134 2 127 2 222 1 986 1 887 1 945 1 980
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 830 1 773 1 740 1 586 1 642 1 591 1 674 1 594 1 640
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 593 1 562 1 443 1 275 1 342 1 362 1 443 1 662 1 613
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
1 827 1 756 1 769 1 768 1 864 1 720 1 686 1 787 1 811
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Dans la ville[modifier | modifier le code]

L'Abbatiale
L'abbatiale de Beaulieu-lès-Loches.

Trois églises ont été bâties dans la ville : Saint-Pierre, Saint-Laurent et Saint-André ; aujourd'hui seules les deux premières sont encore debout, Saint-Laurent n'est plus utilisée pour le culte, mais pour des manifestations culturelles.

Il existait aussi un quartier aristocratique avec plusieurs hôtels dont la Maison des Templiers et la maison du Grenier à sel.

De l'abbaye, aujourd'hui nous avons encore le logis du Prieur, quelques bâtiments conventuels où se trouvent la mairie et des arcades du cloître dans les jardins entourant l'abbaye.

Le couvent des Viantaises, aujourd'hui disparu, a été fondé en 1643, par Catherine-Angélique et Rénée-Thérèse de Boursault, filles du marquis de Viantais, le seigneur de Bridoré. Les nonnes qui y vivaient étaient les chanoinesses régulières de l'Ordre de Saint-Augustin, filles de la mère de Dieu et elles étaient issues des plus grandes familles de la région. Isolé du monde par un mur de cinq mètres de haut, toujours visible, le couvent était situé dans une zone marécageuse, néfaste à la santé des religieuses dont un certain nombre mourait de fièvre, malgré leur jeune âge. Ce monastère a été dissous en 1791, à la suite de l'opposition des nonnes à la réorganisation de l'Eglise amenée par la Révolution française[9].

Hors la ville[modifier | modifier le code]

Une léproserie, bâtie au XIIe siècle, est encore visible hors les murs de la ville. De la maladrerie de la Madeleine ne subsiste que la chapelle. Vous pouvez voir le canal de Beaulieu commandé par les moines pour drainer les eaux de l'Indre et faciliter la construction des moulins. Les remparts sont encore visibles mais les portes ont disparu à la fin du XVIIIe siècle car elles gênaient le transport du bois. Dans le bâti remarquable de la ville, vous avez la tour Chevaleau datant du XIIe siècle. Un petit donjon sur la route de Jérusalem.

Durant la Guerre de Cent Ans, la ville est assiégée, mise à sac et sert de quartier général aux troupes assiégeant la forteresse de Loches. De cette période difficile, la ville de Beaulieu ne se relève pas. Malgré le retour des rois en Touraine (Charles VII ayant vécu à Loches) et des installations de familles nobles dans la ville (maison d'Agnès Sorel), la situation ne s'améliore pas. Les guerres de religion ramènent les troubles dans la ville qui s'endort doucement.

Aujourd'hui, la ville conserve un superbe patrimoine architectural et de nombreux bâtiments d'un grand intérêt.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • André Montoux (1912-1991), instituteur dans la commune, historien de Beaulieu-lès-Loches et de la Touraine[10].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Beaulieu-lès-Loches

Les armes de Beaulieu-lès-Loches se blasonnent ainsi :

D'argent à une fleur de lys de gueules, au chef d'azur chargé de trois étoiles du champ[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de l'Institut national de l'origine et de la qualité : Valençay, consulté le 15 août 2014.
  2. Loches et la Touraine du Sud, Bernard Briais, CLD
  3. Histoire de l'abbaye de la ville de Beaulieu, L. Archambault
  4. FICHE | Agenda 21 de Territoires - Beaulieu-lès-Loches, consultée le 27 octobre 2017
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Découvrir la Touraine, la vallée de l'Indre, Bernard Brias, CLD
  10. Pierre Renard, « Histoire contemporaine de l'ancienne église Saint-Laurent » [PDF], sur le site de Beaulieu-Lès-Loches (consulté le 14 août 2017).
  11. Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : mars 2009.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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