Karel Schwarzenberg

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Karel Schwarzenberg
Karel Schwarzenberg, en 2007.
Karel Schwarzenberg, en 2007.
Fonctions
Vice-président du gouvernement tchèque
Ministre des Affaires étrangères
13 juillet 201010 juillet 2013
Président du gouvernement Petr Nečas
Gouvernement Nečas
Prédécesseur Jan Kohout
Successeur Jan Kohout
Président de TOP 09
En fonction depuis le 27 novembre 2009
Prédécesseur Parti fondé
Ministre des Affaires étrangères
9 janvier 20078 mai 2009
Président du gouvernement Mirek Topolánek
Gouvernement Topolánek II
Prédécesseur Alexandr Vondra
Successeur Jan Kohout
Biographie
Nom de naissance Karl Johannes Nepomuk
Josef Norbert Friedrich
Antonius Wratislaw Mena zu Schwarzenberg
Date de naissance 10 décembre 1937 (77 ans)
Lieu de naissance Prague (Tchécoslovaquie)
Nationalité Tchèque
Suisse
Parti politique TOP 09
Diplômé de Université de Vienne
Université de Munich
Université de Graz
Religion Chrétien catholique

Signature

Karel Schwarzenberg, de son nom de naissance Karl Johannes Nepomuk Josef Norbert Friedrich Antonius Wratislaw Mena zu Schwarzenberg[1], né le 10 décembre 1937 à Prague, est un homme politique tchèque, membre fondateur et président du parti TOP 09.

Ministre des Affaires étrangères de la République tchèque de 2007 à 2009, il retrouve ce portefeuille en 2010, celui-ci étant accompagné du titre de vice-président du gouvernement. Candidat à l'élection présidentielle tchèque de 2013, premier scrutin présidentiel national au suffrage universel direct, il est cependant battu par le candidat social-démocrate Miloš Zeman.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le descendant d'une famille aristocratique[modifier | modifier le code]

Il est le fils ainé du prince Karl von Schwarzenberg et de la princesse Antoinette von Fürstenberg.

Issu de la maison de Schwarzenberg, vieille famille aristocratique de Franconie et de Bohême, Karl zu Schwarzenberg quitte très jeune avec ses parents, la Tchécoslovaquie communiste pour aller vivre en Autriche et en Suisse ; il possède les nationalités tchèque et suisse. Il étudie le droit et l'économie forestière dans les universités de Vienne, Munich et Graz.

Il est aujourd'hui le chef de la maison princière, et se fait appeler "S.A.S. le prince Karl VII zu Schwarzenberg", bien que les titres nobiliaires aient été abrogés en Tchécoslovaquie le 10 décembre 1918.

Il possède de nombreux biens immobiliers en République tchèque, en Bavière et en Autriche. Il fut également le principal actionnaire de l'hebdomadaire tchèque Respekt.

Un proche collaborateur de Václav Havel[modifier | modifier le code]

Il revient en Tchécoslovaquie après la révolution de Velours et devient, en tant que Chancelier, un des plus proches conseillers du président Václav Havel au début des années 1990. Il est aussi membre de la commission Trilatérale et de la conférence de Bilderberg.

Deux fois chef de la diplomatie[modifier | modifier le code]

Le 9 janvier 2007, il est nommé, sur proposition du Parti Vert (SZ), dont il ne fait pas partie, ministre des Affaires étrangères dans le second gouvernement de Mirek Topolánek. Remplacé par Jan Kohout après la chute du gouvernement, le 8 mai 2009, il rejoint, peu après, le nouveau parti conservateur libéral TOP 09, dont il est élu président.

Après les élections législatives des 28 et 29 mai 2010, il devient, le 13 juillet, premier vice-président du gouvernement et ministre des Affaires étrangères, dans le gouvernement dirigé par Petr Nečas, qui rassemble le Parti démocratique civique (ODS), TOP 09 et Affaires publiques (VV).

Son mandat est caractérisé par des positions atlantistes et résolument pro-américaines. Le 8 juillet 2008, il signe avec la secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice un accord sur l'emplacement de bases radar américaines sur la zone militaire de Brdy. Partisan de la reconnaissance de l'indépendance du Kosovo, cette question est inscrite à l'ordre du jour du gouvernement le 21 mai 2008 sur ​​sa proposition. Il s'exprime, de manière répétée, en faveur de l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne[2].

À l'inverse, Schwarzenberg ne manque pas de s'exprimer négativement au sujet de la Russie. Il est, selon ses opposants politiques, le principal responsable des mauvais rapports diplomatiques entre la Russie, la Chine et la République tchèque durant ces années[3].

Ainsi, la suite de la guerre d'Ossétie du Sud de 2008 et de l'occupation russe de plusieurs points stratégiques de Géorgie dont le port de Poti, il se déclare favorable à un boycott des Jeux olympiques d'hiver de 2014, affirmant : « Je trouve qu'organiser une fête de la paix et du sport dans le voisinage immédiat d'un lieu où l'on a massacré et mené une guerre d'agression est une idée étrange »[4].

Selon Hlas Ruska, Karel Schwarzenberg est bien connu, pour, à chaque moment approprié et inapproprié, donner ses appréciations de la Russie. Il déclare ainsi en 2012 au magazine américain Foreign Policy : « Sous Nicolas, la Russie a conquis une grande partie de l'Asie centrale. Poutine la place, au total avec succès et une fois de plus, sous le contrôle de la Russie et l'Occident est en train de perdre »[5].

L'élection présidentielle de 2013[modifier | modifier le code]

Dès le 22 octobre 2011, il fait connaître sa volonté d'être candidat à l'élection présidentielle de janvier 2013, qui doit se tenir, pour la première fois, au suffrage universel direct. Sa candidature est validée avec les parrainages de trente-huit députés de TOP 09 et des Maires et Indépendants (STAN), un petit parti allié. En obtenant un score de 23,4 % des suffrages exprimés, pour un taux de participation de 61,31 %, il se classe deuxième du premier tour, juste derrière Miloš Zeman, qui obtient 24,2 % des voix, se qualifiant ainsi pour le second tour des 25 et 26 janvier[6].

Au lendemain du vote, il reçoit le soutien de Zuzana Roithová, candidate de l'Union chrétienne démocrate - Parti populaire tchécoslovaque (KDU-ČSL), qui a obtenu 5 % des voix, et Přemysl Sobotka, candidat de l'ODS, qui a obtenu 2,3 % des suffrages, alors que Jan Fischer, troisième du premier tour avec 16,4 % des voix, fait savoir que Schwarzenberg est le candidat qualifié dont il se sent le plus proche[7]. Au second tour, il remporte 44 % des suffrages, étant ainsi défait par Zeman[8].

Le 10 juillet suivant, l'indépendant Jan Kohout le remplace comme ministre des Affaires étrangères.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]