Club de Rome

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Club de Rome
Club Of Rome.gif

Création 8 avril 1968
Type Association internationale
Secrétariat
international
Drapeau de la Suisse Winterthour, Zurich
Langue(s) Anglais
Personne(s) clé(s) Aurelio Peccei
Alexander King
Site web http://www.clubofrome.org/

Le Club de Rome est un groupe de réflexion réunissant des scientifiques, des économistes, des fonctionnaires nationaux et internationaux, à l'initiative d'industriels de 53 pays qui financent leurs travaux. Le but : proposer des solutions ayant trait à la "gouvernance" mondiale dans son aspect environnemental et énergétique.

Pilotée à sa création par Aurelio Peccei, un Italien membre du conseil d'administration de Fiat, et Alexander King, un scientifique et fonctionnaire écossais, ancien directeur scientifique de l'Organisation de coopération et de développement économiques, il doit son nom au lieu de sa première réunion à Rome, à l'Accademia dei Lincei le 8 avril 1968. Mais son origine véritable ressort de réunions tenues dans la propriété privée de David Rockefeller à Bellagio (Italie).

Le club de Rome a déménagé son siège de Hambourg à Zurich comme annoncé en 2007[1].

Son comité exécutif est constitué de 13 membres.

Le Club de Rome se fit connaitre mondialement en 1972 par son premier rapport, The Limits to Growth, traduit en français par l'interrogation Halte à la croissance ?. Son interpellation intervint à l'apogée de la période dite des Trente Glorieuses, une période de croissance sans précédent dans les pays qui se qualifiaient eux-mêmes de développés et qui laissait penser que cette croissance était sans limite imaginable. Le concept de croissance zéro fut à l'origine de la naissance de l'écologie politique.

Sommaire

[modifier] Le rapport The limits to growth - Halte à la croissance ?

Article détaillé : Halte à la croissance ?.

Ce rapport, commandé en 1970 et publié en 1972 par le Club de Rome, fut aussi appelé Rapport Meadows.

Dans ce rapport, quatre ans après la contestation de la société de consommation de 1968 dans les pays d'économie libérale, pour la première fois, les vertus de la croissance sont remises en cause par des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology au nom d'une prise de conscience d'une pénurie prévisible des sources énergétiques et des conséquences du développement industriel sur l'environnement.

Les conclusions du rapport annoncent un futur inquiétant pour l'humanité. Beaucoup lui ont reproché à l'époque une certaine exagération dans ses prévisions : le rapport ne prévoit aucun épuisement de ressources ou d'événement catastrophique avant 2010 au moins, même dans le scénario le plus défavorable (et ce ne sont alors que les prémices de l'effondrement). Il est intéressant de voir les interactions entre les intérêts scientifiques et politiques sur ce sujet.

Il fut suivi en 1974 d'un deuxième rapport au Club de Rome : « Stratégie pour demain »[2], dont l'approche fut diversifiée et localisée selon dix grandes régions du monde ayant chacune une situation et des problématiques de développement différentes.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

[modifier] Notes et références

  1. swissinfo - Le Club de Rome déménage à Zurich
  2. Stratégie pour demain - 2 ème rapport au Club de Rome Mihajlo Mesarovic et Eduard Pestel - Edition du Seuil, 1974, 204 pages
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