Traian Băsescu

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Traian Băsescu
Traian Băsescu à un congrès du Parti populaire européen (PPE), en décembre 2013.
Traian Băsescu à un congrès du Parti populaire européen (PPE), en décembre 2013.
Fonctions
5e président de Roumanie
(4e président de la période post-communiste)

(suspendu du 20 avril au 23 mai 2007
et du 10 juillet au 27 août 2012)[1]
Élection 12 décembre 2004
Réélection 6 décembre 2009
Premier ministre Eugen Bejinariu (intérim)
Călin Popescu-Tăriceanu
Emil Boc
Cătălin Predoiu (intérim)
Mihai Răzvan Ungureanu
Victor Ponta
Prédécesseur Ion Iliescu
Successeur Klaus Iohannis
Maire de Bucarest
Prédécesseur Viorel Lis
Successeur Adriean Videanu
Ministre des Transports
Président Emil Constantinescu
Premier ministre Radu Vasile
Alexandru Athanasiu (intérim)
Mugur Isărescu
Prédécesseur Anton Ionescu
Successeur Anca Boagiu
Président Emil Constantinescu
Premier ministre Victor Ciorbea
Prédécesseur Aurel Novac
Successeur Anton Ionescu
Président Ion Iliescu
Premier ministre Petre Roman
Theodor Stolojan
Prédécesseur Doru Pană
Successeur Paul Teodoru
Biographie
Date de naissance (63 ans)
Lieu de naissance Murfatlar (Roumanie)
Nationalité roumaine
Parti politique FSN (1989-1992)
PD (1992-2004)
PMP (depuis 2014)
Conjoint Maria Băsescu
Enfant(s) Ioana Băsescu
Elena Băsescu
Profession Officier de marine marchande

Signature

Traian Băsescu
Présidents de Roumanie

Traian Băsescu, né le à Basarabi, près de Constanța (Județ de Constanța), est un homme d'État roumain, président de Roumanie de 2004 à 2014.

Ancien officier de marine marchande, il est ministre des Transports à plusieurs reprises entre 1991 et 2000, puis maire de Bucarest de 2000 à 2004.

Il devient président de Roumanie après avoir emporté l'élection présidentielle roumaine de 2004 face au candidat de la gauche, Adrian Năstase. Lors du scrutin présidentiel de 2009, il est réélu de justesse pour un second mandat face à Mircea Geoană. Il est suspendu de ses fonctions à deux reprises par le Parlement, en 2007 et 2012, mais les deux référendums qui s'ensuivent ne permettent pas sa destitution. Ses deux mandats sont marqués par la lutte contre la corruption, les conséquences de la Grande Récession et par l'entrée de la Roumanie dans l'Union européenne. Klaus Iohannis lui succède en .

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Traian Băsescu est le fils d'un commissaire politique communiste de l'armée roumaine[2], Dumitru Băsescu, camarade de promotion des généraux Victor Stănculescu et Vasile Milea, qui, en 1989, prennent une part déterminante au renversement de Nicolae Ceausescu[3]. Il a un frère, Mircea, né en 1953.

Carrière dans la marine[modifier | modifier le code]

En 1977, Traian Băsescu sort diplômé de l'Institut naval de Constanța et devient officier de marine pour la compagnie d'État NavRom, qui a succédé au SMR[4]. Entre 1981 et 1987, il est capitaine du cargo mixte Biruința, le plus grand navire de la flotte marchande roumaine. À partir de 1989, Băsescu est le responsable de l'agence NavRom à Anvers, le troisième port d'Europe à cette époque[5].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Ministre du gouvernement[modifier | modifier le code]

Après la révolution de décembre 1989, il entre dans l'arène politique aux côtés d'Ion Iliescu et de Petre Roman, et devient ministre des Transports dans les gouvernements Roman et Stolojan entre 1991 et 1992. Lorsque le FSN se divise entre une aile conservatrice incarnée par Iliescu et une aile réformatrice incarnée par Roman, Băsescu suit Roman, fondateur du Parti démocrate (PD). Il devient député de ce parti, de 1992 à 1996.

Băsescu dirige l'équipe de campagne de Petre Roman lors de l'élection présidentielle de 1996. Ce dernier échoue contre Emil Constantinescu, le candidat libéral, mais Băsescu est réélu au Parlement. Il redevient ministre des Transports des gouvernements de coalition de centre-droit de Victor Ciorbea, Radu Vasile et Mugur Isărescu, entre 1996 et 2000. Dans le même temps, il est inculpé dans le dossier Flota, une affaire de corruption concernant des pots de vin perçus lors de la privatisation de la marine marchande roumaine.

Maire de Bucarest[modifier | modifier le code]

Réputé charismatique, il est élu maire de la capitale, Bucarest, en 2000.

L'année suivante, il se présente à la tête du Parti démocrate, contre Petre Roman, et est élu. Il organise une nouvelle coalition entre le Parti démocrate et le Parti national libéral en vue des élections de 2004 : l'Alliance pour la justice et la vérité. L'Alliance et Băsescu soutiennent la candidature à l'élection présidentielle de Theodor Stolojan, ancien Premier ministre libéral.

À la suite du désistement de Stolojan, Băsescu se présente au nom de la coalition face au Premier ministre social-démocrate, Adrian Năstase. Pendant la campagne présidentielle de 2004, Băsescu prend ouvertement des positions tranchées, visant à mettre fin aux privilèges des élus, à ouvrir les archives de la Securitate, à restituer aux propriétaires d'origine les biens personnels confisqués par le régime communiste et vainement revendiqués depuis quinze ans, à accélérer la mise du pays aux normes juridiques et économiques européennes, ou encore à légaliser le droit au mariage pour les couples homosexuels. Il suscite ainsi une levée de boucliers politique et médiatique, qui dépasse les clivages politiques. Accusé d'être un ancien communiste et d'être corrompu, il réplique à Adrian Năstase, lors d'un débat télévisé : « Cite-moi un seul politique, un seul candidat qui n'ait pas été communiste et qui arrive à vivre uniquement de son salaire, et je me désiste tout de suite pour lui. Oui, j'ai été communiste, oui, j'ai fait du business, mais moi au moins je l'avoue. »

Président de Roumanie[modifier | modifier le code]

Premier mandat[modifier | modifier le code]

Traian Băsescu et le Premier ministre Călin Popescu-Tăriceanu, en octobre 2005.

Traian Băsescu remporte le second tour de l'élection présidentielle, le , avec 51,23 % des voix. Il démissionne de son mandat de maire de Bucarest lorsqu'il devient officiellement le troisième président de la Roumanie post-communiste, pour un mandat de cinq ans, le .

Il est le premier chef d'État roumain à condamner officiellement les crimes des communistes dans un discours au Parlement, le , malgré les sifflets d'une partie des élus[6]. Il déclare notamment : « Pour les citoyens roumains, le communisme a été un régime imposé par un groupe politique qui s’est autoproclamé gardien de la vérité, un régime totalitaire issu de la violence et qui a fini dans la violence. C’était un régime oppressif qui a exproprié la population roumaine pendant cinq décennies d’histoire moderne. Il a violé les lois et forcé les citoyens à vivre dans le mensonge et la peur. Des enquêtes approfondies et des déclarations de témoins ont souligné la nature antipatriotique du régime communiste. Au vu de cela nous pouvons conclure que le régime communiste qui a gouverné la Roumanie de 1945 à 1989 a été illégitime et criminel. »

En 2007, le président est accusé par l'opposition de « dix-neuf cas de violations de la Constitution », notamment par son « attitude partisane et d'abandon de son rôle de médiateur politique », en raison de son « refus injustifié de nommer des ministres proposés par le Premier ministre » ou encore pour « avoir favorisé certains agents économiques ». Une procédure de destitution est alors lancée et le Parlement vote la suspension des fonctions du président Băsescu, le , par 322 voix contre 108 et 10 abstentions. Celle-ci devient effective le lendemain. Aux termes de la Constitution roumaine, un référendum est organisé le 19 mai[7] pour décider si le président reprendra ses fonctions ou non. En attendant, Băsescu reste président de Roumanie, mais ses fonctions sont assurées par le président du Sénat, Nicolae Văcăroiu[8]. Les résultats du référendum constituent une large victoire pour le président, puisque le « non » l'emporte avec 74,48 % des suffrages exprimés, ce qui décrédibilise l'opposition, pourtant majoritaire au Parlement grâce aux alliances entre partis. Jusqu'à la fin du mandat de Traian Băsescu, les rapports entre le pouvoir législatif et l'exécutif restent tendus.

Second mandat[modifier | modifier le code]

Traian Băsescu annonce qu'il est candidat à sa succession pour continuer notamment à réformer un État qu'il juge encore miné par la corruption[9]. Il indique que, le même jour que le premier tour de la présidentielle, se tiendra un référendum qui vise à introduire une seule chambre et à réduire le nombre de parlementaires, qui sont, selon lui, en majorité corrompus et bloquent les réformes[9]. De nombreux diplomates étrangers saluent alors son engagement en faveur de la lutte contre la corruption[6]. Durant son mandat présidentiel, Băsescu a en effet renforcé les pouvoirs des procureurs et assuré leur indépendance, ce qui a permis à plusieurs enquêtes de corruption de haut niveau d'aboutir[10]. Au niveau économique, il promet également de continuer à réduire les dépenses publiques[11]

Lors du premier tour de l'élection présidentielle, le , il arrive en tête avec 32,4 % des suffrages, devançant de peu son adversaire social-démocrate, Mircea Geoană[12]. Par ailleurs, 77,8 % des électeurs ont approuvé par référendum l'idée d'une république monocamérale et 88,8 % une réduction du nombre de parlementaires de 471 à 300. Mircea Geoană prend un avantage en obtenant, entre les deux tours, le soutien du candidat du Parti national libéral (centre-droit), Crin Antonescu, qui a recueilli 20 % des voix[13]. Le candidat de la gauche est ainsi donné gagnant par les sondages, deux d'entre eux le créditant même d'une avance de huit points sur le président sortant, trois jours avant le second tour[14]. Mais au soir du 6 décembre, la confusion règne, les deux candidats revendiquant la victoire[15]. Mais c'est finalement Traian Băsescu qui remporte le scrutin, avec 50,33 % des voix et moins de 70 000 voix d'avance. L'opposition conteste la régularité du scrutin, mais les observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), présents sur place, indiquent que l'élection s'est « tenue dans le respect des engagements pris auprès de l'OSCE[16] ». Après la décision de la Cour constitutionnelle rejetant la tenue d'une nouvelle élection, le candidat de la gauche admet sa défaite et souhaite bonne chance à Băsescu[17].

Investi le , Traian Băsescu rend hommage au millier de jeunes morts lors des combats de la Révolution de 1989, et reconduit Emil Boc au poste de Premier ministre. Traian Băsescu continue alors à soutenir la politique de rigueur menée par le gouvernement, en échange d'une aide apportée par le Fonds monétaire international et l'Union européenne. Mais les mesures adoptées, parmi lesquelles la baisse de 25 % du salaire des fonctionnaires, font chuter sa cote de popularité[6]. Il doit faire face à la colère des juges, qui refusent de se soumettre à cette décision et qui, au terme d'un long conflit, parviennent à faire augmenter leurs salaires par le biais de décisions de justice[10].

Après la démission d'Emil Boc, en le président nomme Mihai Răzvan Ungureanu au poste de Premier ministre. Celui-ci est renversé le , à la suite de l'adoption d'une motion de censure de l'Union sociale-libérale, alliance regroupant le Parti social-démocrate et deux partis de centre-droit, le Parti national libéral et le Parti conservateur. Traian Băsescu nomme alors le social-démocrate Victor Ponta à la tête du gouvernement. Rapidement, les tensions à la tête de l'exécutif se multiplient. Ainsi, en , Victor Ponta limoge plusieurs hauts fonctionnaires réputés proches de Băsescu, puis, alors que la Cour constitutionnelle estime que c'est au chef de l'État de représenter la Roumanie au Conseil européen, le Premier ministre, mandaté par le Parlement, se rend tout de même au sommet européen.

Traian Băsescu, en 2012.

Le , l'Union sociale-libérale, majoritaire au Parlement, révoque notamment les présidents des deux chambres du Parlement, tous deux soutiens de Traian Băsescu. La Cour constitutionnelle dénonce alors des attaques « virulentes et sans précédent » de la part du gouvernement, qui, dès le lendemain, adopte un décret d'urgence réduisant les prérogatives de celle-ci. Le 6 juillet, le Parlement roumain vote la suspension de Băsescu par 258 voix contre 114. Les parlementaires réclamant sa destitution considèrent qu'il a outrepassé ses prérogatives constitutionnelles lors de la mise en place de mesures d'austérité en 2010 et qu'il a usé de son influence sur des questions judiciaires. Le président et ses alliés estiment qu'il s'agit d'une tentative de l'Union sociale-libérale de prendre le contrôle de l'État ; alors que la Roumanie doit intégrer l'espace Schengen, l'Union européenne se dit « ébranlée » et annonce une surveillance renforcée jusqu'à la fin de l'année dans le domaine de la justice et de l'état de droit[18]. La Cour constitutionnelle valide, le 9 juillet, la suspension du président et la tenue d'un référendum devant conduire à sa destitution[19],[20],[21]. Dès le lendemain, le président du Sénat, Crin Antonescu, assure l'intérim[22]. Les partisans de Băsescu appellent à l'abstention lors du scrutin référendaire. Le jour du vote, le 29 juillet, la participation est de 46,2 %, soit inférieure au seuil de 50 % des inscrits nécessaire à la validation du référendum[23]. Traian Băsescu retrouve ses fonctions le [24]. Par la suite, plusieurs personnalités proches de Victor Ponta sont condamnées, notamment Liviu Dragnea, ancien vice-Premier ministre, qui écope d'un an de prison avec sursis en mars 2015 pour avoir tenté d'altérer des résultats concernant la participation au vote[25].

Après le référendum, Traian Băsescu appelle à l'apaisement avec le gouvernement et se fait peu présent jusqu'à la tenue des élections législatives de décembre 2012, qui aboutissent à une large victoire de la coalition de l'Union sociale-libérale du Premier ministre sortant, Victor Ponta, que Traian Băsescu se voit contraint de reconduire dans ses fonctions. Progressivement, les tensions entre les deux têtes de l'exécutif réapparaissent.

Alors qu'il ne peut briguer un troisième mandat en raison des dispositions constitutionnelles, Traian Băsescu apporte son soutien à Elena Udrea, candidate du Parti Mouvement populaire, dont il a soutenu la création à la suite d'une crise interne au Parti démocrate-libéral. Tandis que le président sortant dénonce l'importance des services de renseignements en Roumanie, la campagne présidentielle de 2014 est marquée par plusieurs scandales de corruption. Elena Udrea arrive en quatrième position, avec 5,2 % des voix, et appelle à faire barrage à la candidature de Victor Ponta au second tour[26]. Contrairement à ce qu'annonçaient les sondages, le candidat de droite (PNL-PDL), Klaus Iohannis, l'emporte face à Victor Ponta et succède à Traian Băsescu le .

Après la présidence[modifier | modifier le code]

À la fin de l'année 2014, Traian Băsescu rejoint le récent Parti Mouvement populaire (PMP), mené par Elena Udrea. Celle-ci étant mise en cause dans des affaires judiciaires, l'idée qu'il puisse prendre la présidence du parti est évoquée[27].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Du 20 avril au 23 mai 2007, Nicolae Văcăroiu assure l'intérim ; du 10 juillet au 27 août 2012, c'est Crin Antonescu qui assure l'intérim.
  2. Affecté, à partir de 1949, au 18e régiment de blindés de Basarabi selon Roxana Glăvan, citée ci-dessous.
  3. (ro) « Povestile adolescentului Traian Basescu », Evenimentul Zilei,‎ et (ro) Roxana Glăvan, « A murit un om discret: mama preşedintelui Băsescu », Adevărul,‎
  4. (ro) « Ascensiunea lui Traian Băsescu (I) », Observator cultural,‎ .
  5. (en) « The world’s largest container ports », The Economist,‎ .
  6. a, b et c « Basescu, ex-capitaine de marine qui pourrait perdre la barre de la Roumanie », Le Point,‎
  7. La Constitution parle d'un délai de trente jours maximum
  8. (ro) « Tara fara cap », Evenimentul Zilei,‎
  9. a et b « Le président Basescu brigue un second mandat pour “réformer” la Roumanie », Le Monde,‎ .
  10. a et b « Après le retour de M. Basescu, la crise continue à Bucarest », Le Monde, 28 août 2012.
  11. Isabelle Wesselingh, « Romanian president steps up attacks ahead of poll », AFP, 14 novembre 2009.
  12. « Présidentielle en Roumanie : le président sortant Basescu devance Geoana d'une courte tête », dépêche AFP, 25 novembre 2009.
  13. « Roumanie : les libéraux et la gauche s'allient contre Basescu pour les Présidentielles », dépêche AFP, 25 novembre 2009.
  14. « Mircea Geoana toujours favori de la présidentielle roumaine », Le Nouvel Observateur, 3 décembre 2009.
  15. « Les deux candidats crient victoire à la présidentielle roumaine », Le Point, 6 décembre 2009.
  16. « Victoire contestée de Traian Basescu en Roumanie », Le Monde, 8 décembre 2009.
  17. http://www.mediafax.ro/politic/geoana-accept-decizia-ccr-ii-urez-succes-lui-basescu-5179650
  18. http://fr.euronews.com/2012/07/19/la-confiance-de-l-union-europeenne-en-la-roumanie-est-ebranlee/
  19. (en)« "Romania parliament votes to impeach president" », Al Jazeera,‎
  20. (en) « "Romanian Parliament Votes To Impeach President" », Radio Free Europe,‎
  21. (ro) « Suspendarea preşedintelui Băsescu face valuri în presa internaţională », Cotidianul,‎ .
  22. « Le président roumain transmet le pouvoir », Le Figaro, 10 juillet 2012.
  23. « Roumanie: le président Basescu survit à un référendum de destitution », AFP, repris par L'Express,‎
  24. « Le Parlement roumain entérine le retour en fonctions de Basescu », Le Nouvel observateur, 27 août 2012.
  25. http://www.romandie.com/news/Roumanie-un-ministre-condamne-a-la-prison-avec-sursis-pour-fraude_RP/593732.rom
  26. http://www.mediafax.ro/politic/udrea-votul-in-turul-ii-trebuie-sa-fie-anti-ponta-dar-nu-sunt-adepta-raului-cel-mai-mic-13510029
  27. http://www.gandul.info/politica/pmp-il-va-invita-pe-traian-basescu-sa-se-alature-partidului-13719380

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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