Lucien Descaves

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Lucien Alexandre Descaves, né à Paris 14e le 18 mars 1861 et mort à Paris 16e le 6 septembre 1949[1], est un écrivain naturaliste et libertaire[2].

Journaliste, romancier et auteur dramatique français, il est parmi les fondateurs de l'Académie Goncourt.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un graveur, il rendra hommage à cette profession dans une étude intitulée La Teigne (1885).

En 1887, Descaves signe avec Paul Margueritte, Paul Bonnetain et d'autres un manifeste contre Zola à l'occasion de son roman La Terre : le Manifeste des cinq.

Lucien Descaves s'est lui-même particulièrement rendu célèbre par un roman antimilitariste, intitulé Les Sous-offs, pour lequel il fut traduit en cour d'assises pour injures à l'armée et outrages aux bonnes mœurs. Il fut défendu par maîtres Tézenas et Millerand. C'est durant son service militaire, qu'il termina comme sergent-major, qu'il puise les scènes d'un réalisme cru qui ponctuent la fiction. Acquitté en 1890, il donna d'autres œuvres dans le même ton et contenant des violences jugées excessives par certains (Louis Bethléem) ou d'une brutale sincérité pour d'autres (Larousse).

Il est rédacteur au journal l'Aurore au moment de l'affaire Dreyfus, à qui il apporte son soutien.

En 1902, avec notamment Élisée Reclus, Jehan Rictus, Paraf-Javal, Maurice Donnay, Henri Zisly, Émile Armand, Georges Deherme, il est parmi les fondateurs de la Société pour la création et le développement d'un milieu libre en France qui appuiera la création d'une communauté libertaire, La clairière de Vaux (Essômes-sur-Marne, Aisne), « premier milieu libre » français non éphémère dissout en 1907.

Il tient à partir de 1916 la rubrique littéraire qui reste le point fort du Journal.

En 1927, il signe en compagnie d'Alain, Louis Guilloux, Henry Poulaille, Jules Romains, Séverine... la pétition (parue le 15 avril dans la revue Europe) contre la loi sur l'organisation générale de la nation pour le temps de guerre qui abroge toute indépendance intellectuelle et toute liberté d'opinion.

Il fait partie des membres fondateurs de l'Académie Goncourt. En 1932, il sera l'un des plus violents pourfendeurs de ses coacadémiciens après que le prix, qui semblait promis à Céline pour le Voyage au bout de la nuit, eut finalement échu aux Loups de Guy Mazeline. Il votera par correspondance jusqu'à son retour à la table Drouant le 22 novembre 1939.(in Jacques Robichon Le défi des Goncourt).

René Benjamin, qui lui vouait une haine tout à fait réciproque, a écrit sur lui : "Je ne connais rien de plus étroit que le bureau de Lucien Descaves si ce n'est son esprit".

Émile Brami, Céline vivant, livret d'accompagnement à 2 DVD d'entretiens et témoignages, Éd. Montparnasse.

Il fut président de cette académie de 1945 à 1949.

Il décède le 6 septembre 1949 à Paris.

Lucien Descaves était l'oncle de la pianiste Lucette Descaves (1906-1993) et le père de l'écrivain et homme de radio Pierre Descaves.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notices[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de l’état civil de Paris en ligne, mairie du 14e arrondissement, acte de naissance n° 1043, année 1861, avec mention marginale du décès
  2. Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social, « Le Maitron » : notice biographique.