Artannes-sur-Indre
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| Artannes-sur-Indre | ||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Centre | |
| Département | Indre-et-Loire | |
| Arrondissement | Tours | |
| Canton | Montbazon | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Val de l'Indre | |
| Maire Mandat |
Gérard BOUGRIER 2008-2014 |
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| Code postal | 37260 | |
| Code commune | 37006 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
2 494 hab. (2009) | |
| Densité | 119 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 47 m — Max. 98 m | |
| Superficie | 20,97 km2 | |
| Localisation | ||
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Artannes-sur-Indre est une commune française, située dans le département d'Indre-et-Loire et la région Centre. Ses habitants sont appelés les Artannais, Artannaises.
Sommaire |
Géographie [modifier]
À mi-chemin entre Montbazon et Azay-le-Rideau, Artannes fait partie de la Vallée de l'Indre. Le territoire communal est arrosé par la rivière Indre.
Histoire [modifier]
Un dolmen et une cachette de l’Age de bronze montrent l’ancienneté de l’occupation des lieux. Les deux fontaines, probablement sacrées jadis, qui encadrent le bourg et le chêne des Danses rappellent que le village d’Artannes était actif à l’époque gallo-romaine. En 1830, Balzac fit étape à Artannes en allant à pied de Joué-lès-Tours à Saché.
Héraldique [modifier]
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Les armes d'Artannes-sur-Indre se blasonnent ainsi : D'or à un ours en pied de sable tenant une roue de moulin de gueules, au chef du même chargée d'une croix archiépiscopale tréflée d'argent mouvant du trait du chef[1]. |
Administration [modifier]
Jumelages [modifier]
Démographie [modifier]
Graphique d'évolution de la population, 1794-1999
Lieux et monuments [modifier]
- Le Bourg - Préau de l'ancienne école de filles de 1883, aujourd'hui : atelier d'artiste-peintre (1er prix des paysagistes français),rue de la Fontaine Sainte, source de Sainte Cécile qui guérissait les maladies des yeux.
- Le Château des Archevêques - (derrière l'église, rue des Douves). Reconstruit vers 1470. La chapelle seigneuriale a été intégrée à l'église. À gauche du chevet de l'église, linteau sculpté aux armes de l'archevêque Hélie de Bourdeille mort ici en 1484. Hélie de Bourdeilles fut chargé de rédiger le rapport qui permit la réhabilitation de Jeanne d'Arc. Plus à gauche, ancien lavoir carré alimenté par une source.
- L'église Saint-Maurice - L'église formait avec le palais des archevêques un quadrilatère entouré de douves. Plusieurs fois remaniée, elle réunit des fondements et un clocher du XIIe, des arcades en plein cintre, des fenêtres gothiques et des baies modernes. À la croisée du transept, la clé de voûte porte le blason de Martin de Beaune, archevêque de Tours au XVIe. Dans la nef, vitraux du XIXe siècle par Fournier et Lobin de l'école hollandaise. En tenue de légionnaire romain, saint Maurice, patron de cette église, figure sur l'un d'eux, en compagnie de saint Étienne. On le trouve aussi sur une bannière de procession. Parmi le mobilier, trois cathèdres et un banc du XVIe.
St Maurice fut un officier de l'armée romaine, martyrisé en Suisse au IIIe siècle avec ses hommes pour avoir refusé de s'en prendre au chrétiens.
- Le Manoir de l'Alouette (route de Pont-de-Ruan - XVIe siècle). Deux tourelles en encorbellement. Évoqué par Balzac dans "Le curé de Tours" et dans "Les deux amis". À droite, maison rurale "du bol de lait", où Balzac s'est arrêté en 1830 et décrite dans "Le médecin de campagne".
- Ancien manoir de la Turbellière - (route de Villeperdue à partir de Pont-de-Ruan). Pigeonnier hexagonal évoqué par Balzac, maison à colombages du XVIe siècle, à Gaucher-de-Sainte-Marthe, cité par Rabelais dans son Picrocole.
- Le Grand Moulin. Roue arrêtée en 1988. En pignon bas-relief (chanvre et lin). Lavoir.
- Les Moulins dits "de Balzac" ( à l'entrée de Pont-de-Ruan, à gauche du pont). Cités dès 1285, évoqués par l'écrivain dans Le Lys dans la vallée. À gauche, moulin Potard, arrêté en 1961, à droite, moulin Clausset, long déversoir de 1852.
- L'ancienne ferme fortifiée des Robinières. Deux tours, une chapelle, un bâtiment du XVIe siècle.
Patrimoine vert [modifier]
Le Noyer dit "de Balzac" - En bordure de la route de Ballan-Miré, le "vrai" noyer, disparu, se trouvait à 50m de celui-ci.
Le Chêne des Danses - La tradition dit que les fées s'y retrouvaient pour y danser la nuit.
Personnalités liées à la commune [modifier]
Honoré de Balzac a visité toute la vallée de l'Indre et Loire, et notamment Artannes-sur-Indre, pour écrire son roman Le Lys dans la vallée 1836[5].
Helie de Bourdeilles (évêque de Tours) : il écrit un rapport qui permit de réhabiliter Jeanne d'Arc. Il fut aussi confesseur de Louis XI
Jean-François Guérin (1929-2005), fondateur d'une société de prêtres, la communauté Saint-Martin. Il a passé son enfance à Artannes et y est enterré.
Notes et références [modifier]
- Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : mars 2009.
- Recensement de la population au 1er janvier 2009, sur INSEE. Consulté le 31 décembre 2011
- Artannes-sur-Indre sur le site de l'Insee
- Site "Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui"
- Le Lys dans la vallée, édition dite du Furne, vol.7, p.262