Montgivray

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Montgivray
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Centre
Département Indre
Arrondissement La Châtre
Canton La Châtre
Intercommunalité Communauté de communes de La Châtre - Sainte-Sévère
Maire
Mandat
Jean-Claude Coutier
2008-2014
Code postal 36400
Code commune 36127
Démographie
Gentilé Montgivrains
Population
municipale
1 705 hab. (2010)
Densité 67 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 36′ 15″ N 1° 59′ 00″ E / 46.6041666667, 1.9833333333346° 36′ 15″ Nord
       1° 59′ 00″ Est
/ 46.6041666667, 1.98333333333
  
Altitude Min. 187 m — Max. 253 m
Superficie 25,48 km2
Localisation

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Montgivray
Liens
Site web montgivray.fr

Montgivray est une commune française, située dans le département de l'Indre, en région Centre.

Sommaire

Géographie [modifier]

Localisation [modifier]

La commune est située dans le sud-est[1] du département, dans la région naturelle du Boischaut Sud.

Les communes limitrophes[1] et chefs-lieux[1] sont : La Châtre (2 km), Nohant-Vic (3 km), Lourouer-Saint-Laurent (3 km), Lacs (4 km), Le Magny (4 km), Sarzay (6 km), Montipouret (8 km), Chassignolles (8 km), Châteauroux (32 km), Issoudun (38 km) et Le Blanc (70 km).

Hameaux et lieux-dits [modifier]

Les principaux hameaux[2] et lieux-dits de la commune sont : L'Avocat, Champeaux, Chavigner, La Fremenelle, La Justice, Lalœuf, Les Maisons Brûlées, Preugnarnault, Les Ribattes, Pouzelas, Urmont, Vielleville.

Géologie et hydrographie [modifier]

Le sous-sol est pour l'essentiel composé de marnes schisteuses. Le territoire communal est arrosé par les rivières Indre et Couarde.

Voies de communication et transports [modifier]

Le territoire communal est desservi par les routes départementales : 41a, 49, 49a, 72, 73, 940 et 943.

La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Châteauroux, située à 33 km. La commune est desservie par la ligne F du réseau L'Aile Bleue. L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre, situé à environ 37 km.

Le territoire communal est traversé par : le sentier de grande randonnée 46, le sentier de grande randonnée 654 et par le sentier de grande randonnée de pays : Sur les pas des maîtres sonneurs.

Réseau électrique [modifier]

La commune possède un poste source[3] sur son territoire qui est situé au lieu-dit Les Maisons Brulées.

Toponymie [modifier]

Montgivray fut appelé Maugivrayo en 1273 et Maugivray en 1289. Le « mont » de Montgivray ne désigne pas, ici, une hauteur mais est vraisemblablement une altération de « mau » (mauvais). Quant à « givray », il devrait s’agir d’un nom de personne gaulois Gabrius (du gaulois gaboro, chèvre) + suffixe iacus. L’étymologie désigne donc un lieu (ou une personne) de mauvaise réputation[4].

Ses habitants sont appelés les Montgivrains[5].

Histoire [modifier]

La première mention connue du nom de Montgivray remonte à 1273.

Voici quelques noms des seigneurs locaux : Guyot de Ceris (1368), Guichard Rossin (1432), Jean Tripet (1457), François de Lignières (1473), Olivier Guérin (1500), Barthélémy de Guéret (1629), François Hernet (1735) et Perault (1789)[6].

Par ordonnance royale du 20 avril 1820[7], le territoire communal est amputé de onze hectares : « l’hospice et le cimetière de La Châtre, avec les maisons, jardins, terrains et prés adjacents... sont distraits de la commune de Montgivray et réunis au territoire de La Châtre[8] ».

Le samedi[9] 18 août 2012, Montgivray a détenu le record de chaleur en France, avec 42,3 °C relevé.

Administration [modifier]

La commune dépend de l'arrondissement de La Châtre, du canton de La Châtre, de la deuxième circonscription de l'Indre et de la communauté de communes de La Châtre - Sainte-Sévère.

Elle dispose d'une agence postale communale[10].

Montgivray est jumelée depuis 1998, avec la commune de Mbagne, en Mauritanie.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995‎ en cours Jean-Claude Coutier[11],[12] PS Retraité des travaux publics de l’État

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 1 705 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
850 655 899 948 994 1 010 1 065 1 066 1 165
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 120 1 170 1 220 1 294 1 335 1 388 1 521 1 523 1 574
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 414 1 520 1 506 1 365 1 344 1 348 1 390 1 354 1 319
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2010 -
1 336 1 479 1 465 1 517 1 661 1 681 1 672 1 705 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[13] puis Insee à partir de 1968[14].)

Histogramme de l'évolution démographique


Économie [modifier]

Population et société [modifier]

La commune possède comme lieu d'enseignement[15] une école primaire publique (Camille Soulas). Le collège public (George Sand) de secteur[16] se trouve à La Châtre. Les lycées publics de secteur[16] se trouvent à La Châtre (lycée polyvalent George Sand) et à Châteauroux (lycée polyvalent Blaise Pascal).

Chaque année a lieu la « fête des moissons ».

Culture locale et patrimoine [modifier]

Le château néo-gothique et le parc.
Le château néo-gothique et le parc.
Les vestiges du vieux pont de la route de La Châtre.
Les vestiges du vieux pont de la route de La Châtre.
Détail d'une carte du plan Trudaine, montrant la route de La Châtre à Montgivray.
Détail d'une carte du plan Trudaine, montrant la route de La Châtre à Montgivray.
L'origine du château remonte jusqu'à 1130. Trente-deux propriétaires se sont succédé de 1227 à 1899. En 1956, il devient la mairie de Montgivray. Comme le dit Thalmann[17], c'est un château « sans histoires, sans tumulte, sans complot ». Après la Révolution, le château appartient, en 1837, à Hyppolite Chatiron, fils de Catherine Chatiron et Maurice Dupin, donc demi-frère de George Sand qui est d'ailleurs élevé avec la future George Sand à Nohant, comme elle l'écrit dans l'Histoire de ma vie. Après son décès en 1848, sa femme Émilie y vit jusqu'en 1870. Le château est vendu à Solange Clésinger, fille de George Sand, en 1875. L'architecte Alfred Dauvergne procède à une transformation importante de l'habitation. Le château est vendu en 1899. La demeure est à l'abandon jusqu'au rachat par la commune en 1956. La mairie en occupe une partie. Enfin en 1980, la commune acquiert des héritiers Aucante aussi la grange et les étables[18].
Le premier bâtiment de l'église, dédiée à Saint Saturnin, remonte au Xe siècle. La construction de l'église actuelle débute dans la deuxième moitié du XIe siècle. L'arcade est du XIe siècle ; l'abside et les chapiteaux sont du XIIe siècle ; le deux premières travées de la nef sont du XIIe siècle. L'abside, en cul-de-four, est percée de trois fenêtres. L'église est inscrite à l'inventaire général du patrimoine culturel[19], notamment pour une console et une statue de la Vierge à l'Enfant. L'église a été remaniée de nombreuses fois, avec adjonction de chapelles seigneuriales. L'abbé Lecomte, peintre amateur, a exécuté des peintures murales au début du XXe siècle[20].
Il est situé juste à côté du château, sur la place devant le chevet de l'église.
  • Vieux pont :
La route de La Châtre à Montgivray traverse l'Indre juste à l'entrée du bourg. Les restes du vieux pont sont visibles à côté de la route. Il est qualifié de « pont en ruine », sur l'atlas de Trudaine pour la généralité de Bourges, qui date de la deuxième moitié du XVIIIe siècle.

Personnalités liées à la commune [modifier]

Voir aussi [modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie [modifier]

  • Hugues-Emmanuel Thalmann, La Châtre et ses environs : Un autre regard, Saint-Cyr-sur-Loire, Éditions Alan Sutton, 2007, 160 p. (ISBN 978-2-84910-699-0) .
  • Abbé Paul Émile Pascaud, « Renseignements statistiques et administratifs sur la paroisse de Montgivray », Revue du Centre, tome X (1888), p. 49-65, 128-142, 187-201, 241-256, 289-301, 321-329, 386-391, 504-512, 519-539, et tome XI (1889), p. 1-11 [texte intégral] .

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. a, b et c Site de Lion 1906 : Indre, consulté le 10 septembre 2012.
  2. Eugène Hubert, Dictionnaire historique de l’Indre, Éditions Picard, réédition 1985.
  3. La Nouvelle République du Centre-Ouest, édition de l'Indre du 28 octobre 2009.
  4. Les Noms de lieux de l’Indre – Stéphane Gendron – Académie du Centre et CREDI Editions - 2004.
  5. Nom des habitants des communes françaises, Montgivray, sur le site habitants.fr de la SARL Patagos. Consulté le 15 mars 2012.
  6. Renseignements statistiques sur la paroisse de Montgivray, abbé Pascaud, 1888.
  7. A.N.-F 2 II Indre 2, plan annexé à la minute.
  8. La Châtre et la Vallée Noire, B. Audebert - J. Tournaire, 1900, Éditions Souny, Limoges, 1985.
  9. Site de Ouest-France : 42,3 degrés en Indre : Montgivray porte mal son nom!, consulté le 19 août 2012.
  10. Site de La Poste : Un bureau de poste, consulté le 22 août 2012.
  11. Site du ministère de l'Intérieur : Résultats des élections municipales de 2001, consulté le 18 février 2013.
  12. Site du ministère de l'Intérieur : Résultats des élections municipales de 2008, consulté le 28 novembre 2009.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  15. Site de l'académie d'Orléans-Tours : Coordonnées des établissements scolaires publics et privés sous contrat, consulté le 16 août 2012.
  16. a et b Site de l'académie d'Orléans-Tours : Tableau des secteurs de recrutement collèges et lycées, consulté le 20 août 2012.
  17. Thalmann 2007, p. 98-101.
  18. Site de la commune de Montgivray : Histoire du Château de Montgivray, consulté le 22 mai 2013.
  19. Notice no IA36000755, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. Site de la commune de Montgivray : Église Saint-Saturnin, consulté le 24 mai 2013.
  21. Thalmann 2007, p. 109.
  22. Eugène Hubert, dans la Revue du Centre de 1888, indique l'année de décès 1876.
  23. La Revue du Centre est alors une revue mensuelle. La publication débute dans le no 2 (15 février 1888) du tome X, page 49, et s'échelonne jusqu'au no 1 du tome XI, 1889 (exemplaire consultable aux fonds patrimoniaux de la bibliothèque de La Châtre). Le texte s'intitule Montgivray. Le titre initialement prévu par l'auteur est : Renseignements statistiques et administratifs sur la paroisse de Montgivray.