Montbazon

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Montbazon
Hôtel de ville
Hôtel de ville
Blason de Montbazon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Tours
Canton Montbazon
Intercommunalité Communauté de communes du Val de l'Indre
Maire
Mandat
Bernard Revêche
2014-2020
Code postal 37250
Code commune 37154
Démographie
Population
municipale
3 959 hab. (2011)
Densité 609 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 17′ 18″ N 0° 42′ 52″ E / 47.2883333333, 0.71444447° 17′ 18″ Nord 0° 42′ 52″ Est / 47.2883333333, 0.714444  
Altitude Min. 52 m – Max. 92 m
Superficie 6,50 km2
Localisation

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Montbazon

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Montbazon

Montbazon est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire en région Centre. Ses habitants sont appelés les Montbazonnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Montbazon est situé sur l'Indre entre Veigné, Monts et Sorigny. La ville se trouve à environ 12 km de Tours. Traversée par la nationale 10, la ville de Montbazon fut célèbre pour ses bouchons interminables avant l'ouverture de l'autoroute A 10. Sa traversée demeure parfois difficile.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 991, les moines de Cormery se plaignent auprès du roi que Foulques Nerra, comte d'Anjou (il est comte d'Anjou dès 987 alors qu'il n'a que 17 ans), construise une forteresse sur leur terre de Montbazon.

Dès 994, l'imposant donjon domine ce point stratégique de l'Indre témoignant des luttes acharnées opposant le Faucon Noir aux puissants comtes de Blois : la construction d'une ceinture de forteresses en cette fin de Xe siècle devait lui permettre de s'assurer le contrôle de toute la Touraine.

Dès 997 le donjon passe aux mains des adversaires de Foulques et il devra attendre 40 ans pour réussir à le reprendre quelques années avant sa mort en 1040.

En 1175, Henri II Plantagenêt lance d'énormes travaux d'agrandissement avec la construction de la tour ronde de l'entrée ainsi que des murailles.

Ces constructions sont réalisées avec la pierre brute extraite directement du plateau calcaire supportant le donjon. Cela permet donc en même temps de créer un ravin défensif.

La forteresse sera ensuite prise par le roi de France Philippe Auguste, au début du XIIIe siècle

Durant, la guerre de Cent Ans, le 11 septembre 1356, lors de la chevauchée du Prince noir celui-ci passe la nuit au château.

En 1425, un deuxième château est construit en face du vieux donjon. Ce château-neuf sera démoli sans arrière-pensée en 1746 et ses restes servent de remblai pour consolider la route d'Espagne (actuelle N10).

Érigé en duché pairie pour Louis VII de Rohan Guéméné au XVIe siècle.

Le donjon lui-même a échappé à la destruction car il a été habité jusqu'en 1725. Ses étages ainsi que le petit donjon attenant s'effondrent en 1791 et la municipalité autorise la destruction de l'ensemble.

En 1797 le mur est sectionné sur toute sa hauteur par la foudre : la fissure est toujours visible.

Le bâtiment est alors relégué au simple rôle d'entrepôt et son sommet accueille l'installation entre 1823 et 1852 d'un télégraphe Chappe.

En 1860, le site est acheté par un mécène et restauré de manière à pouvoir y installer en 1866 une statue de la vierge haute de 9,5 mètres, subventionnée par l'impératrice Eugénie, femme de Napoléon III.

La ville fut un temps connue pour ses embouteillages, la Nationale 10 (route reliant Paris à la côte Atlantique), la traversant en formant un goulet d'étranglement entre le pont sur l'Indre au nord et la côte du donjon au sud.

Aujourd'hui il ne reste que des ruines de ce qui fut un grand château.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Montbazon

Les armes de Montbazon se blasonnent ainsi :

De gueules aux neuf mâcles d'or accolées, ordonnées 3, 3 et 3[1].

Le blason est repris des armes de la famille de Rohan, également titulaire du duché-pairie de Montbazon.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[2]
Période Identité Étiquette Qualité
1878 1902 Emmanuel Brault    
1902 1938 André Delaunay    
1939 1957 Paul Guillaume-Louis    
1957 1967 Roger Aubert    
1967 1972 Jean Arthur Le Bourg    
1972 1977 Jean Bonneri    
1983 1989 Louis Le Bescam    
1989 1995 Régis Ramage DVD  
1995 2001 Jean-Pierre Caroit    
2001 2008 Philippe Audet    
2008 en cours Bernard Revêche    

Économie de la commune[modifier | modifier le code]

Évolution de l'endettement (en milliers d’€)[3] :

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Montbazon en 2010[4]
Taxe Taux appliqué (part communale)
Taxe d'habitation (TH) 20,63 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 23,83 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 48,36 %
Taxe professionnelle (TP) 0,00 %

Démographie[modifier | modifier le code]

Evolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 959 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
800 947 888 1 020 1 080 1 180 1 181 1 116 1 145
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 096 1 074 1 090 1 032 1 179 1 181 1 197 1 143 1 143
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 127 1 150 1 161 1 150 1 089 1 086 1 096 1 697 1 267
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 622 1 903 2 447 3 011 3 354 3 434 3 713 3 953 3 904
2011 - - - - - - - -
3 959 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Montbazon en 2009 en pourcentage[7].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou plus
0,7 
6,1 
75 à 89 ans
7,6 
14,4 
60 à 74 ans
15 
17,5 
45 à 59 ans
21,1 
23 
30 à 44 ans
23,3 
15,6 
15 à 29 ans
12,6 
23,2 
0 à 14 ans
19,8 

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • école maternelle Jean Le Bourg
  • école primaire Guillaume-Louis
  • collège public Albert-Camus
  • collège privé Saint-Gatien

Échanges Linguistiques[modifier | modifier le code]

Les échanges linguistiques de Montbazon sont, principalement, fait avec le collège d'Albert-Camus (collège public) : les échanges sont faits avec les pays suivants :

Allemagne : Stuttgart-Sillenbuch ;
Hollande avec la ville de Leyde ;
Espagne avec la ville de Ciudad Real.

Note : ceux-ci sont les échanges 2008 et 2009

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le donjon de Foulque Nerra supportant la statue de la Vierge à l'Enfant
Le donjon de Foulque Nerra et les remparts

Le donjon de Montbazon[8], un des premiers donjons médiévaux, datant de l'an 1000 environ. Il fait partie des nombreux donjons construits par Foulques Nerra. Les remparts du XVe siècle protégeaient le logis.

Le château devint la propriété de la famille Rohan vers 1490.

Au sommet du donjon, l'abbé Chauvin fit mettre en place, en 1886, la statue représentant le Vierge portant l'enfant Jésus mesurant 9 m 50 de hauteur et pesant 8 tonnes.

Il est visitable et a été aménagé pour le public après des années d'abandon.

En 2000, un projet de restauration du donjon a été lancé grâce une initiative privée. En 2007 les travaux de consolidation et de réparation sont arrivés à leur terme, permettant l'accueil du public dans l'édifice.

Les futures tranches de travaux permettront la réouverture des passages souterrains et l'aménagement des différentes salles de musées et d'accueil du public.

Initialement, sa hauteur était de 28 mètres. Sa forme rectangulaire est typique de l'époque (pas de problème d'artillerie).

Le château d'Artigny, construit entre 1919 et 1928 pour servir de résidence au parfumeur, patron de presse et homme politique François Coty. C'est aujourd'hui un grand hôtel.

Le pont sur l'Indre

Le pont sur l'Indre réalisé suivant les plans de l'ingénieur des Ponts et Chaussées Mathieu Bayeux. Il supportait la route d'Espagne, l'actuelle RN10, et a été achevé en 1758.

L'hôtel de ville a été réalisé en 1836

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Honoré de Balzac a souvent visité l'endroit qui est un des sites de son roman Le Lys dans la vallée (1836) et auquel il fait souvent référence. « Là, vous eussiez dit d'un petit coin de la Suisse. La prairie, sillonnée par les ruisseaux qui se jettent dans l'Indre, se découvre dans sa longueur, et se perd en lointains vaporeux. Du côté de Montbazon, l'œil aperçoit une immense étendue verte, et sur tous les autres points se trouve arrêté par des collines, par des masses d'arbres, par des rochers[9]. »
  • William Perry Dudley, restaurateur du donjon de Montbazon, entre 1922 et 1950. La municipalité de Montbazon donna son nom à une des rues de la commune.
  • Jules Baillarger, né en 1809 à Montbazon et mort en 1890, médecin aliéniste.

La web radio[modifier | modifier le code]

Le 1er mars 2010,Montbazon lance sa web radio. Elle consiste à connaître l'actualité de Montbazon et à écouter de la musique 24h sur 24.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : mars 2009.
  2. [1]
  3. [2]
  4. [3]
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  7. [4]
  8. Montbazon : Donjon
  9. édition dite du Furne, vol. 7, p. 287, et aussi p. 261-2, 287, 460


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]