Montbazon
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| Montbazon | ||
Hôtel de ville |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Centre | |
| Département | Indre-et-Loire | |
| Arrondissement | Tours | |
| Canton | Montbazon | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Val de l'Indre | |
| Maire Mandat |
Bernard Revêche 2008-2014 |
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| Code postal | 37250 | |
| Code commune | 37154 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
3 920 hab. (2008) | |
| Densité | 603 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 52 m – Max. 92 m | |
| Superficie | 6,50 km2 | |
| Localisation | ||
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Montbazon est une commune française, située dans le département d'Indre-et-Loire et la région Centre. Ses habitants sont appelés les Montbazonnais.
Sommaire |
Géographie[modifier]
Montbazon est situé sur l'Indre entre Veigné, Monts et Sorigny. La ville se trouve à environ 12 km de Tours. Traversée par la nationale 10, la ville de Montbazon fut célèbre pour ses bouchons interminables avant l'ouverture de l'autoroute A 10. Sa traversée demeure parfois difficile.
Histoire[modifier]
En 991, les moines de Cormery se plaignent auprès du roi que Foulques Nerra, comte d'Anjou (il est comte d'Anjou dès 987 alors qu'il n'a que 17 ans), construise une forteresse sur leur terre de Montbazon.
Dès 994, l'imposant donjon domine ce point stratégique de l'Indre témoignant des luttes acharnées opposant le Faucon Noir aux puissants comtes de Blois : la construction d'une ceinture de forteresses en cette fin de Xe siècle devait lui permettre de s'assurer le contrôle de toute la Touraine.
Dès 997 le donjon passe aux mains des adversaires de Foulques et il devra attendre 40 ans pour réussir à le reprendre quelques années avant sa mort en 1040.
En 1175, Henri II Plantagenêt lance d'énormes travaux d'agrandissement avec la construction de la tour ronde de l'entrée ainsi que des murailles.
Ces constructions sont réalisées avec la pierre brute extraite directement du plateau calcaire supportant le donjon. Cela permet donc en même temps de créer un ravin défensif.
La forteresse sera ensuite prise par le roi de France Philippe Auguste, au début du XIIIe siècle
Durant, la guerre de Cent Ans, le 11 septembre 1356, lors de la chevauchée du Prince noir celui-ci passe la nuit au château.
En 1425, un deuxième château est construit en face du vieux donjon. Ce château-neuf sera démoli sans arrière-pensée en 1746 et ses restes servent de remblai pour consolider la route d'Espagne (actuelle N10).
Érigé en duché pairie pour Louis VII de Rohan Guéméné au XVIe siècle.
Le donjon lui-même a échappé à la destruction car il a été habité jusqu'en 1725. Ses étages ainsi que le petit donjon attenant s'effondrent en 1791 et la municipalité autorise la destruction de l'ensemble.
En 1797 le mur est sectionné sur toute sa hauteur par la foudre : la fissure est toujours visible.
Le bâtiment est alors relégué au simple rôle d'entrepôt et son sommet accueille l'installation entre 1823 et 1852 d'un télégraphe Chappe.
En 1860, le site est acheté par un mécène et restauré de manière à pouvoir y installer en 1866 une statue de la vierge haute de 9,5 mètres, subventionnée par l'impératrice Eugénie, femme de Napoléon III.
La ville fut un temps connue pour ses embouteillages, la Nationale 10 (route reliant Paris à la côte Atlantique), la traversant en formant un goulet d'étranglement entre le pont sur l'Indre au nord et la côte du donjon au sud.
Aujourd'hui il ne reste que des ruines de ce qui fut un grand château.
Héraldique[modifier]
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Les armes de Montbazon se blasonnent ainsi : De gueules aux neuf mâcles d'or accolées, ordonnées 3, 3 et 3[1]. Le blason est repris des armes de la famille de Rohan, également titulaire du duché-pairie de Montbazon. |
Administration[modifier]
Démographie[modifier]
Graphique d'évolution de la population, 1793-1999
Éducation[modifier]
- école maternelle Jean Le Bourg
- école primaire Guillaume-Louis
- collège public Albert-Camus
- collège privé Saint-Gatien
Échanges Linguistiques[modifier]
Les échanges linguistiques de Montbazon sont, principalement, fait avec le collège d'Albert-Camus (collège public) : les échanges sont faits avec les pays suivants :
- – Allemagne : Stuttgart-Sillenbuch ;
- – Hollande avec la ville de Leyde ;
- – Espagne avec la ville de Ciudad Real.
Note : ceux-ci sont les échanges 2008 et 2009
Lieux et monuments[modifier]
Le donjon de Montbazon[5], un des premiers donjons médiévaux, datant de l'an 1000 environ. Il fait partie des nombreux donjons construits par Foulques Nerra. Les remparts du XVe siècle protégeaient le logis.
Le château devint la propriété de la famille Rohan vers 1490.
Au sommet du donjon, l'abbé Chauvin fit mettre en place, en 1886, la statue représentant le Vierge portant l'enfant Jésus mesurant 9 m 50 de hauteur et pesant 8 tonnes.
Il est visitable et a été aménagé pour le public après des années d'abandon.
En 2000, un projet de restauration du donjon a été lancé grâce une initiative privée. En 2007 les travaux de consolidation et de réparation sont arrivés à leur terme, permettant l'accueil du public dans l'édifice.
Les futures tranches de travaux permettront la réouverture des passages souterrains et l'aménagement des différentes salles de musées et d'accueil du public.
Initialement, sa hauteur était de 28 mètres. Sa forme rectangulaire est typique de l'époque (pas de problème d'artillerie).
Le château d'Artigny, construit entre 1919 et 1928 pour servir de résidence au parfumeur, patron de presse et homme politique François Coty. C'est aujourd'hui un grand hôtel.
Le pont sur l'Indre réalisé suivant les plans de l'ingénieur des Ponts et Chaussées Mathieu Bayeux. Il supportait la route d'Espagne, l'actuelle RN10, et a été achevé en 1758.
L'hôtel de ville a été réalisé en 1836
Personnalités liées à la commune[modifier]
- Honoré de Balzac a souvent visité l'endroit qui est un des sites de son roman Le Lys dans la vallée (1836) et auquel il fait souvent référence. « Là, vous eussiez dit d'un petit coin de la Suisse. La prairie, sillonnée par les ruisseaux qui se jettent dans l'Indre, se découvre dans sa longueur, et se perd en lointains vaporeux. Du côté de Montbazon, l'œil aperçoit une immense étendue verte, et sur tous les autres points se trouve arrêté par des collines, par des masses d'arbres, par des rochers[6]. »
- William Perry Dudley, restaurateur du donjon de Montbazon, entre 1922 et 1950. La municipalité de Montbazon donna son nom à une des rues de la commune.
La web radio[modifier]
Le 1er mars 2010,Montbazon lance sa web radio. Elle consiste à connaître l'actualité de Montbazon et à écouter de la musique 24h sur 24.
Notes et références[modifier]
- Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : mars 2009.
- Recensement de la population au 1er janvier 2008, sur INSEE. Consulté le 30 septembre 2011
- Montbazon sur le site de l'Insee
- Site "Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui"
- Montbazon : Donjon
- édition dite du Furne, vol. 7, p. 287, et aussi p. 261-2, 287, 460