Robert Bourgi

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Robert Bourgi

Naissance 4 avril 1945 (69 ans)
Drapeau : Sénégal Dakar
Profession
Autres activités

-Délégué National du Club 89 chargé des Pays en Développement de 1981 à 1996 -Conseiller Politique de Michel Aurillac de 1986 à 1988

-Chargé de Mission du RPR, responsable des relations politiques avec les Pays africains au Sud du Sahara
Distinctions

Robert Bourgi, né à Dakar (Sénégal) le 4 avril 1945 d'une famille libanaise, est avocat au Barreau de Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en Afrique, au Sénégal, Robert Bourgi est considéré comme l'héritier spirituel de Jacques Foccart avec lequel son père Mahmoud Bourgi, important commerçant gaulliste, avait noué des relations d'affaires[1]. Proche du pouvoir, il conseille la poursuite de relations privilégiées entre la France et le continent africain.

D'abord conseiller politique de Michel Aurillac, Ministre de la Coopération de Jacques Chirac sous la première cohabitation, de 1986 à 1988, puis de Dominique de Villepin, il est passé dans le camp de Nicolas Sarkozy en septembre 2005 ; ce dernier l'a décoré de la Légion d'honneur en septembre 2007[2],[3]. Il a également endossé le rôle de Délégué National du Club 89, chargé des Pays en Développement de 1981 à 1996, en plus d'être chargé de Mission du RPR, responsable des relations politiques avec les Pays africains du Sud du Sahara.

Robert Bourgi était un proche de l'ancien président (en fonction de 1967 à 2009) gabonais Omar Bongo. Il est également proche du président (en fonction de 2000 à 2012) sénégalais Abdoulaye Wade et du président (en fonction depuis 1997) congolais Denis Sassou-Nguesso.

Il a joué, à la demande d'Omar Bongo et de Denis Sassou Nguesso, un rôle décisif dans l'éviction de Jean-Marie Bockel de son poste de secrétaire d'État chargé de la Coopération et de la Francophonie[4],[5].

D'après Le Monde,« nombre de diplomates craignent que son influence auprès de Nicolas Sarkozy reflète l'idée que le président se fait de l'Afrique, celle d'"un continent qu'on ne tient que par les barbouzes" »[1].

Robert Bourgi a soutenu ouvertement le futur nouveau président gabonais Ali Bongo Ondimba lors de la présidentielle 2009 : « Au Gabon, la France n'a pas de candidat, mais le candidat de Robert Bourgi, c'est Ali Bongo. Or je suis un ami très écouté de Nicolas Sarkozy. De façon subliminale, l'électeur le comprendra »[1].

Robert Bourgi est membre du Comité consultatif international de l'Organisation de la presse africaine (APO), qui assure notamment ses relations presse[6].

Le 11 septembre 2011, il a expliqué au Journal du dimanche avoir, dans les années 1990, à de nombreuses reprises, transporté « des millions d'euros » d'États africains faisant partie de la « Françafrique » au profit de Jacques Chirac, précisant que Dominique de Villepin était au courant de cette situation[7],[8]. Le même jour, Jacques Chirac et Dominique de Villepin ont fait savoir leur intention de déposer plainte contre l'avocat.

Le 12 septembre 2011, il est mis en cause par Jean-François Probst, un ex-collaborateur de Jacques Chirac, dans la poursuite de ces opérations occultes : « Robert Bourgi s'est dépensé sans compter pour Sarkozy auprès de nombreux chefs d’États africains lors de la présidentielle de 2007 »[9].

Le même jour, au Grand journal sur Canal+, il indique que la campagne électorale de Jean-Marie Le Pen de 1988 a été financée par ce même système de « valises ». Ces propos lui ont valu une condamnation pour diffamation par le tribunal correctionnel de Paris le 13 décembre 2012[10].

Bourgi aurait participé à la libération de Clotilde Reiss . Le 16 mai 2010 l'étudiante française, emprisonnée par les Iraniens à Téhéran depuis 2009, était relâchée, alors que les négociations semblaient abandonnées. Et pourtant, le 18 mai 2010 le site internet du magazine hebdomadaire "Jeune Afrique", à savoir le magazine de référence en ce qui concerne les actualités de ce continent, nous livre un article par Laurane Provenzano [11] . Cette journaliste n'est cependant pas la seule à dénoncer le rôle capital voire primordial qu'a joué le libanais de confession chiite. En effet "Le Temps" rapporte l'utilité de Bourgi [12] ainsi que "Le Point" avec un article en date du 16 mai 2010 [13] . "L'International" quant à lui s'applique à détailler les principales étapes de l'importance de la médiation sénégalaise, incluant notre avocat natif de Dakar, son ami Karim Wade et le père de celui-ci, Abdoulaye Wade dans son article du 19 mai 2010 [14]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Le Général de Gaulle et l'Afrique noire : 1940-1969, Librairie générale de droit et de jurisprudence, Paris ; Nouvelles éditions africaines, Dakar, Abdijan, 1980, 515 p. (ISBN 2-275-01134-X) (texte remanié d'une thèse de Science politique soutenue à l'Université de Paris 1 en 1978)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Presse[modifier | modifier le code]

  • « Robert Bourgi, l'héritier des secrets de la Françafrique », Le Monde, 25 mars 2009
  • « L'homme qui a tué Bockel », Le Point, 27 mars 2008
  • « À Bongo, la France reconnaissante », Le Monde, 11 juin 2009

Liens externes[modifier | modifier le code]