Route nationale chinoise 219

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Route nationale chinoise 219
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carte

Longueur 2086
Ouverture 1957
Direction nord-ouest / sud-est
Extrémité nord-ouest Kargilik (Yechang), Xinjiang
Extrémité sud-est Lhatsé, Région autonome du Tibet
Villes principales Ngari
Région Xinjiang, Région autonome du Tibet
Réseau Route nationale

La route nationale chinoise 219 (G219) court le long de la frontière sud-ouest de la République populaire de Chine, depuis Kargilik (Yecheng), dans le Xinjiang jusqu'à Lhatsé, dans la région autonome du Tibet. Sa longueur totale est de 2 086 km[1]. La construction de cette route a débuté en 1951[2] et a été achevée en 1957. Elle traverse la zone conflictuelle d'Aksai Chin, zone gérée administrativement par la République populaire de Chine mais aussi revendiquée par l'Inde et sa construction a été l'un des éléments déclencheurs de la guerre sino-indienne de 1962.

Histoire[modifier | modifier le code]

La construction de la route est restée inconnue du gouvernement indien jusqu'à l'annonce officielle de son achèvement dans les journaux chinois en 1957. Une des raisons pour lesquelles l'Inde n'était pas au courant de cette route était qu'aucune patrouille frontalière indienne n'avait alors réussi à pénétrer dans la zone concernée. Après que l'ambassade indienne à Shanghai fit son rapport sur le sujet à New Delhi en septembre 1957, l'Inde décida d'envoyer 2 patrouilles sur place pour localiser la route. Cependant, à cause de l'hiver particulièrement rigoureux, les patrouilles ne quittèrent le district de Leh qu'en juillet 1958. La patrouille envoyée au sud de la route indiqua bien l'emplacement de celle-ci en octobre 1958, mais la patrouille envoyée au nord fût portée disparue.

Description[modifier | modifier le code]

Étant l'une des plus hautes routes du monde, le somptueux paysage du Xian de Rutog est également considéré comme l'un des endroits les plus inhospitaliers de la planète. Domar - une ville de blocs de béton et de tentes nomades - est l'un des avant-postes les plus sinistres et les plus éloignés de l'armée populaire de libération en bordure de l'Aksai Chin. À proximité de la ville de Mazar, de nombreux randonneurs et alpinistes bifurquent vers le massif du Karakoram et le camp de base du K2. En approchant de la frontière du Xinjiang, après le dernier hameau tibétain de Tserang Daban, se dresse un col dangereux à 5 050 m d'altitude. Les nomades tibétains vivant dans les environs élèvent des yaks et des chameaux. En descendant la cordillère du Kunlun occidentale, la route traverse d'autres cols de 3 000 m et 4 000 m et le dernier col offre une vue magique sur le lointain désert du Taklamakan en dessous avant de descendre dans le bassin de la rivière Karakax.

La route passe à proximité du mont Kailash et des lacs Manasarovar et Pangong Tso.

Itinéraire et distances[modifier | modifier le code]

Stèle marquant le franchissement du col de Jieshan Daban[3] sur la G219 dans le Xian de Rutog.
Villes traversées et distances[1]
Ville, région Distance en (km)
Boxirekxiāng près de Kargilik, Xinjiang 0
Rutog, Tibet 936
Gar, Tibet 1063
Zhongba, Tibet 1640
Saga, Tibet 1794
Ngamring, Tibet 2041
Chawuxiāng près de Lhatsé, Tibet 2086

Références[modifier | modifier le code]

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]