Forces armées indiennes

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Drapeau de l’armée indienne.

Les Forces armées indiennes (भारतीय थलसेना, Bhāratīya Thalsēnā; en anglais, Indian Army) sont composées d’une armée de terre, d’une armée de l’air, d’une marine, d’une unité de garde côtes, d’une organisation paramilitaire (sous contrôle du ministère des Affaires étrangères) et du commandement des forces stratégiques. En 2008, les effectifs totaux sont de 3 773 000 combattants, bien que l’armée indienne fasse appel à des volontaires et n’ait jamais utilisé la conscription (même pendant les guerres indo-pakistanaises). L’armée indienne compte 1 325 000 membres actifs, 1 155 000 réservistes, et 1 293 000 membres des forces paramilitaires[1]. Le siège de l’état-major se situe à New Delhi.

Son budget de la Défense est dans les années 2000 en augmentation constante et pour l'année fiscale 2009/2010, avec une hausse de 23,7 %, il atteindra 28,9 milliards de dollars américains[2]. En 2011, Le budget militaire de l'Inde a diminué de 3,9 %, ou 1,9 milliard de dollars en termes réels, avec une forte inflation annulant une augmentation nominale[3].

En 2008, elle fournit le troisième contingent mondial (en nombre d’hommes) aux opérations de maintien de la paix de l’ONU[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous colonisation britannique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Indian Army.

La Force aérienne indienne a été créé dès 1932 et assure la surveillance aérienne du Raj britannique grâce à une unité de cinq pilotes indiens et un officier de la RAF aux commandes de quatre biplans Wapiti. Durant la Seconde Guerre mondiale, l’Indian Army parviendra à arrêter l’avance des japonais en Birmanie.

Depuis l’indépendance[modifier | modifier le code]

En 1947, l’indépendance de l’Inde entraîne le premier conflit indo-pakistanais et la création de l’armée de terre indienne. La marine indienne est issue de la Compagnie anglaise des Indes orientales et ne fut créé qu’en 1950 à l’occasion de la proclamation de république indienne. La première intervention de la marine est la libération de Goa en 1961. Principaux conflits de l’armée indienne depuis 1947 :

Armée de terre[modifier | modifier le code]

L’armée de terre indienne est composé de 1 100 000 hommes (pour autant de réservistes). Elle est divisée en 6 commandements tactiques et un commandement d’entraînement. Avec près de 360 régiments d’infanterie, 200 régiments d’artillerie, 63 régiments de chars de bataille et 7 bataillons aériens, l’armée de terre indienne dispose de la deuxième armée de terre du monde.

Elle utilise plus de 600 chars T-90 (et a commencé la production de 1 000 autres T-90)[5], elle dispose également de 1 900 T-72 et d’environ 1 500 BMP-2. L’aviation de l’armée de terre dispose de 180 Alouette II et Alouette III qui seront remplacées par des HAL Dhruv[6].

Armée de l’air[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Force aérienne indienne.
Cocarde de la force aérienne Indienne

La force aérienne indienne est la quatrième du monde avec 170 000 personnes et près de 600 avions de combat (en 2006)[7]. Elle est divisée en sept commandements (couvrant 5 régions géographiques Indiennes et deux commandements pour la maintenance et l’entrainement) et plus de 80 escadrons. Elle possède près de 60 bases dont une au Tadjikistan. Les aéronefs de l’armée de l’air indienne sont principalement russes, aussi bien pour les avions de combat (MiG-21, MiG-27 et MiG-29) que pour le transport (An-32 et Il-76). On peut toutefois noter l’utilisation de matériel français (Mirage 2000, Jaguar et Alouette III)[8]. À l’horizon 2012-2015, une génération d’aéronefs indiens (HAL Tejas, HAL LCH (en) et T-50 (PAK-FA) doit remplacer les aéronefs vieillissants.

Marine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Marine indienne.
Sea Harrier indien sur le INS Viraat.

La marine indienne est composée de 55 000 marins parmi lesquels 5 000 membres de l’aviation navale et 2 000 commandos de Marine (MACROS). Avec plus de 155 navires répartis sur 3 bases métropolitaines, la marine indienne est la quatrième marine du monde[9]. Elle s’est constituée par la construction des navires les plus simples (chasseurs de mines, destroyers et frégates) et en rachetant les navires plus complexes aux marines étrangères comme les porte-avions INS Vikrant et INS Viraat, le bâtiment de débarquement INS Jalashva (en), ou les frégates Talwar (en). Elle possède également une quinzaine de sous-marin diésel, qui vont être remplacés par 6 Scorpène et 6 sous-marin type 214. La Marine indienne a débuté un vaste programme de modernisation de sa flotte qui a entrainé la construction en Inde de trois nouveaux bâtiments de débarquement INS Shardul, INS Kesari et INS Airavat (en), et prévoit l’arrivée de deux nouveaux porte-avions d’ici 2012 (dont le INS Vikrant construit en Inde et le INS Vikramaditya acheté en 2004 à la Russie). Ce programme prévoit en outre la construction de 6 SNLE[10] et la location d’un SNA de classe Akula à la Russie. L’aéronavale indienne s’appuie sur des Sea Harrier et des Sea King à partir du porte-avions INS Viraat et du bâtiment de débarquement INS Jalashva (en).

Commandement des forces stratégiques[modifier | modifier le code]

Ce commandement regroupe la force nucléaire indienne. Depuis 1974, l’Inde possède l’arme atomique mais à immédiatement renoncé à son utilisation déclarant que son essai nucléaire avait un but pacifique. En réalité, les recherches se poursuivirent au moins jusqu’en 1998. L’estimation de l’arsenal nucléaire indien est difficile, on l’évalue entre 50 et 90 têtes nucléaires au plutonium et un nombre inconnu de têtes nucléaires à l’uranium[11]. L’Inde n’est pas signataire du traité de non prolifération des armes nucléaires (TNP) et entreprit une série de cinq essais nucléaires en 1998 qui entraîna des sanctions américaines.

Les charges nucléaires indiennes peuvent être déployées à l’aide de missiles courte portée (Prithvi 150 km) et de missiles à moyenne portée (Agni 1 500 km). Un programme de missille balistique (Surya) est en cours pour équiper les SNLE de la marine indienne de Classe Arihant.

Un programme de défense antimissile balistique indien est en cours depuis les années 2000.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Document d’information sur un pays de la Direction des recherches de la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada mai 2007
  2. (fr) Bombay augmente le budget de la Défense, 16 février 2009
  3. [PDF]« Les dépenses militaires stagnent pour la première fois depuis treize ans selon les nouvelles données du SIPRI », sur Stockholm International Peace Research Institute,‎ 17 avril 2012 (consulté le 20 avril 2012)
  4. Philippe Bolopion, « 2008, la pire année pour l’ONU », Le Monde-Dossiers et documents, juin 2009, p. 1
  5. (fr) Page du T-90 sur Redstars
  6. (en) Page du HAL Druv sur Total air dominance
  7. (en) Page de l’armée de l’air indienne sur bharat-rakshak.com
  8. (en) Inventaire de l’IAF sur le Site officiel de l’armée Indienne
  9. (en) - L'article de la marine indienne sur Global Security.org
  10. (fr) Le projet de sous-marin nucléaire indien prend de la vitesse sur le portail des sous-marin
  11. (en) Page des armes nucléaires indiennes sur Fédaration of American Scientists