Mopti

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Mopti
Le port de Mopti
Le port de Mopti
Administration
Pays Drapeau du Mali Mali
Région Mopti
Cercle Mopti
Maire Oumar Bathily (URD)
élu(e) en 2009[1]
Démographie
Population 114 296 hab. (2009)
Population précédent recensement 80 472 hab. (1998)
Taux de croissance annuel moyen 3.2 %
Géographie
Coordonnées 14° 29′ 23″ N 4° 10′ 48″ O / 14.489814, -4.17996714° 29′ 23″ Nord 4° 10′ 48″ Ouest / 14.489814, -4.179967  
Altitude 268,5 m
Localisation

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Mopti

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Mopti

Mopti est une ville et une commune du Mali, chef-lieu du Cercle de Mopti et de la région de Mopti.

Géographie[modifier | modifier le code]

Mopti sur le fleuve Niger
Mopti, Pinasses au bord du Bani.

Mopti est située au confluent du Niger et de son affluent le Bani. Elle est surnommée « la Venise du Mali ». C'est à ce titre un port frénétique où transitent personnes et biens. C'est également un grand chantier naval sur le fleuve où plusieurs fabriques de pirogues emploient de nombreux artisans.

Elle compte en 2009 près de 115 000 habitants, de différentes ethnies : Bozos, Peuls, Songhaïs, Bambaras, Dogons, Marakas, Touaregs qui cohabitent pacifiquement comme le montre le film L'Esprit de Mopti de Pascal Letellier et Moussa Ouane (1999).

Climat[modifier | modifier le code]

Mopti appartient à la frange centrale du Sahel africain, dite « Le Sahel des nomades ». De ce fait elle bénéficie d'un climat semi-aride avec un total des précipitations annuelles de 466,8 mm et une saison des pluies s'étendant de fin mai à début octobre. Le mois le plus arrosé est celui d'août avec un total des précipitations de 155,8 mm. Les températures connaissent aussi des variations saisonnières non négligeables. On enregistre les températures les plus chaudes au mois de mai (T max=40,6 °C°) et les plus froides en janvier (T min=15,0 °C). Ces conditions climatiques sont associées à une végétation clairsemée de steppe et l'élevage itinérant constitue la principale ressource agricole.

Relevé météorologique de Mopti-altitude:272 m-latitude:14°31'N
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 15 17,8 21,3 25 26,8 25,8 24 23,4 23,7 23,6 19,5 16 21,8
Température moyenne (°C) 23,5 26,2 29,2 31,9 33,1 31,6 29,1 27,8 28,1 29 26,9 23,7 28,3
Température maximale moyenne (°C) 37,1 35,1 37,8 40 40,6 38 34,8 32,9 33,6 35,6 35,2 31,7 35,6
Précipitations (mm) 0 0,1 0,4 4,3 23,5 56,1 127 155,8 80,1 18,5 0,3 0,7 466,8
Source : Le climat à Bamako (en ° C et mm, moyennes mensuelles) climate-charts.com


Histoire[modifier | modifier le code]

La ville a été fondée au XIXe siècle par des Bozos. Elle porte alors le nom de Sangha qui signifie « lieu de rassemblement ». En 1919, alors que le Soudan français est une colonie française, la ville de Mopti est érigée par un arrêté général, en commune-mixte, géré par un administrateur-maire. Elle devient commune de plein exercice en 1956, suite à la loi française du 18 novembre 1955[2]. Elle est alors dirigée par un conseil municipal élu par un collège unique dirigé par un maire élu en son sein[3].

Économie[modifier | modifier le code]

La ville de Mopti recevait jusqu’à 10 000 touristes par an mais depuis les enlèvements d’Occidentaux par AQMI et les recommandations des gouvernements européens de ne pas se rendre dans le nord du Mali, l’activité touristique a chuté, avec en 2011 une baisse de 60 % par rapport à la période 2006-2008. Les recettes annuelles du secteur qui atteignaient vingt millions d’euros durant cette période sont inférieures à cinq millions d’euros en 2010[4].

La ville et la région de Mopti sont desservies par L'Aéroport international de Mopti Ambodédjo.

Monuments et lieux[modifier | modifier le code]

La grande mosquée de Mopti.
  • La Grande mosquée de Mopti, d'architecture soudanaise et appelée communément mosquée de Komoguel, a été construite entre 1933 et 1935 sur l’emplacement d’une précédente mosquée érigée en 1908. Mesurant 31 mètres de long sur 17 de large, elle est bâtie en briques et recouverte de banco. Sa restauration a débuté en 2004 grâce au financement accordé par la fondation Aga Khan pour la culture (AKTC). La restauration doit se terminer en mai 2006. La grande mosquée a été inscrite à l'inventaire des biens culturels du Mali du ministère de la Culture le 14 octobre 2004[5].
  • Le marché de Mopti est l'un des plus grands de la région, où cultivateurs dogons, pêcheurs bozos, éleveurs peuls viennent vendre récoltes, pêches et bêtes. Le lieu est particulièrement vivant et animé.
  • Le port de Mopti est un port important sur le fleuve Niger, où transitent hommes et marchandises. C'est aussi le lieu d'un important chantier naval de pirogues et pinasses. Le Bozo bar situé au bout du port est un lieu touristique renommé.

Politique[modifier | modifier le code]

Année Maire élu Parti politique
2004 Oumar Bathily indépendant
2009 Oumar Bathily URD

Religion[modifier | modifier le code]

Comme pour l'ensemble du Mali, la principale religion est l'Islam, avec néanmoins une forte présence animiste (particulièrement présent chez le peuple de pêcheur Bozos) et des minorités chrétiennes.

Pour ce qui est du catholicisme, la ville est le siège du Diocèse de Mopti.

Sports[modifier | modifier le code]

Le Stade Baréma Bocoum est situé à Mopti.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités nées à Mopti[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Informations sur les élus », sur Ministère de l’Administration territoriale et des Collectivités locales,‎ 12 août 2009 (consulté le 18 mars 2010)
  2. Loi N° 55-1489 du 18 novembre 1955 relative à la réorganisation municipale en Afrique Occidentale Française, en Afrique Equatoriale Française, au Togo, au Cameroun et à Madagascar [1]
  3. Kô Samaké, Modibo Keïta, Recherche sur l’Historique de la Décentralisation au Mali : De la Période Coloniale à la 3ème République, Penser pour agir.org, 7 février 2006 [2]
  4. Madiassa Kaba Diakité, « Crise au nord Mali : Sale temps pour le secteur du tourisme à Mopti », Le Républicain,‎ 15 mars 2012 (lire en ligne)
  5. Kassem Traoré, « Restauration de la grande Mosquée de Mopti : Les travaux tirent vers leur fin », Bamako Hebdo, cité par Malikounda le 29 avril 2006.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Drachoussoff, Mali : Djenné, Mopti, Dogons, Tombouctou, Éditions Pages du monde-Collection Anako, Gérardmer, 2010, 127 p. (ISBN 978-2-915867-40-4)
  • (de) Bernhard Gardi, Ein Markt wie Mopti : Handwerkerkasten und traditionelle Techniken in Mali, Ethnologisches Seminar der Universität und Museum für Völkerkunde : In Kommission bei Wepf, Bâle, 1985, 387 p. (ISBN 3-85977-175-2)
  • Annelet Harts-Broekhuis et Ali De Jong, L'environnement rural de la ville de Mopti : systèmes de production et réactions à la sécheresse : marchés ruraux, Institut des sciences humaines, Bamako ; Section de géographie humaine des pays en voie de développement, Université d'Utrecht, 1990, 149 p.
  • Marie-Aude Priez, Tombouctou et les villes du fleuve : Ségou, Djenné, Mopti, ASA éd., Paris, 1999, 88 p. (ISBN 2-911589-48-3)

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • L'esprit de Mopti, film documentaire réalisé par Moussa Ouane (et al.), La Médiathèque des Trois Mondes, Paris, 2001, 54 min (VHS)
  • Tiolté, ou la décrue du Djoliba, film documentaire réalisé par Joël Gaudin (auteur scientifique Philippe-Claude Chamard), Vidéoscop, Université Nancy 2, 2004, 49 min (VHS)

Liens externes[modifier | modifier le code]